La BCE maintient son taux directeur inchangé

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Infographie La Tribune
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Comme la Bank of England, la BCE a opté pour le statu quo ce jeudi. Elle a décidé de maintenir son principal taux directeur inchangé à 1%. Lors de sa conférence de presse, son président a estimé que "la perspective économique reste sujette à des incertitudes élevées et à des risques baissiers significatifs" en zone euro. Il s'est aussi félicité des effets de la première opération de refinancement à trois ans de l'institution, estimant notamment qu'elle avait permis d'éviter une "congestion majeure du système bancaire".

Après deux baisses consécutives du loyer de l'argent en novembre et décembre, la Banque centrale européenne a sans surprise opté pour le statu quo, comme la Banque d'Angleterre l'avait fait quelques dizaines de minutes auparavant. 

Elle a décidé de maintenir son principal taux directeur inchangé à 1%. Ce taux, qui détermine à quel tarif les banques de la zone euro peuvent emprunter auprès de la BCE, avait retrouvé son plus bas niveau historique en décembre.

Lors de sa conférence de presse, Mario Draghi a estimé que "la provision de liquidités et les modes d'allocations pour les opérations de refinancement continueront de soutenir les banques de la zone euro et partant, l'économie réelle. Le recours considérable à la première opération de refinancement sur trois ans montre que nos mesures non conventionnelles apportent une contribution significative à l'amélioration de la situation du financement des banques, et soutiendront donc les conditions du financement et la confiance."

"Sans aucun doute, nous avons évité une congestion majeure pour notre système bancaire avec toutes les conséquences que cela aurait comporté pour le crédit, a-t-il poursuivi. Nous avons également vu les taux d'intérêt décliner, je dirais de manière significative, sinon spectaculaire, tout autant que la courbe des rendements."

Concernant les banques, il a précisé que celles "qui ont emprunté de l'argent à la BCE ne sont pas les mêmes que celles qui ont redéposé de l'argent en utilisant la facilité de dépôt de la BCE (...) Nous constatons que le marché interbancaire ne fonctionne toujours pas. Il a été plutôt rassurant de voir que s'ouvre un marché pour les obligations classiques. Mais je pense que nous sommes vraiment au début de ce processus."

Quant à la conjoncture économique, le président de la BCE a jugé que "la poursuite des tensions sur les marchés financiers continue d'affecter l'activité dans la zone euro, même si, selon certains indicateurs économiques récents, il y a quelques signes timides de stabilisation de l'activité à des niveaux assez bas. La perspective économique reste sujette à des incertitudes élevées et à des risques baissiers significatifs."

Soulignant que "la décision (de ce jeudi sur les tau) et l'intégralité de la discussion ont été unanimes", il a aussi estimé que "les coûts salariaux et les pressions sur les prix dans la zone euro devraient rester modestes et les taux d'inflation devraient évoluer en ligne avec la stabilité des prix à un l'horizon pertinent pour la politique monétaire."

"Dans cette situation d'incertitudes élevées, nous observons vraiment tous les facteurs. Nous surveillons touts les développements et ensuite nous décidons", a-t-il répondu à une question sur une éventuelle baisse des taux le mois prochain.

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Commentaires
a écrit le 13/01/2012 à 5:58 :
Taux directeur à 1 % et inflation dépassant allègrement les 2 % partout en Europe. Autrement dit, nos très chers banquiers emprunte du fric à des taux d'intérêt négatifs.... Et pourtant, ils sont soir disant au bord de la banqueroute.... Mais qui croire ?????

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