Enfin, un accord en vue entre la Grèce et ses créanciers privés

L'Institut pour la finance internationale (IFI) a déclaré mercredi que le gouvernement grec et ses créanciers privés sont proches d'un accord final sur la restructuration de la dette du pays, une conclusion étant attendue cette semaine.

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"Nous sommes proches de la finalisation d'un échange de dette volontaire dans le cadre exposé publiquement en début de semaine par Jean-Claude Juncker en sa qualité de président de l'Eurogroupe", ont déclaré les dirigeants de l'Ifi. "Nous prévoyons de conclure la semaine prochaine pendant que des discussions sur d'autres sujets de poursuivent." Mardi, des banquiers et des responsables politiques avaient laissé entendre que les discussions entre la Grèce et ses créanciers privés pouvaient aboutir ce mercredi. La perspective d'un tel accord a contribué à la hausse des Bourses mondiales.

Hier, le FMI a fait un début de mea culpa sur sa responsabilité dans la situation catastrophique dans laquelle est plongée l'économie grecque. Le chef de mission du FMI chargé de surveiller le redressement des finances grecques, Poul Thomsen, a reconnu des erreurs dans le pilotage du pays depuis deux ans et plaidé pour moins d'économies budgétaires et davantage de libéralisation, dans un entretien publié mercredi par le quotidien grec Khatimerini. "L'adaptation budgétaire a été fondée de manière exagérée sur les hausses d'impôts, nous aurions dû mettre davantage l'accent sur la limitation des dépenses, c'est l'un des secteurs où nous aurions pu être plus convaincants auprès du gouvernement", a affirmé M. Thomsen. "Même si beaucoup reste à faire, la Grèce a bien avancé", a-t-il estimé, affirmant comprendre le malaise de l'opinion grecque face aux critiques rejetant la responsabilité du marasme sur le pays ou l'accusant d'être incapable de se redresser.

"Nous devrions être plus attentifs à garantir que nous envoyons un message équilibré quand nous disons que le programme est hors des rails", a-t-il insisté. Mais "les réformes et l'effort nécessaire (...) ont perdu de leur dynamique, nous devons la retrouver", a-t-il ajouté. "Nous devons ralentir un peu le rythme de l'assainissement budgétaire et avancer beaucoup plus vite dans la mise en oeuvre des réformes".

Il a réaffirmé que parmi celles-ci, il soutenait des mesures de réductions salariales dans le secteur privé, censées selon le FMI relancer l'économie via un gain de compétitivité, mais rejetées par les Grecs comme risquant de plomber encore plus la consommation et l'activité. L'idée d'une réduction du salaire minimum se heurte à l'opposition des syndicats. A 751 euros brut par mois, le salaire minimum est supérieur de 35% à celui du Portugal, et de 20% à celui de l'Espagne.

L'Allemagne a provoqué un tollé mardi lors de la réunion de l'Eurogroup en plaidant pour une mise sous tutelle économique et budgétaire de la Grèce.


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Commentaires 13
à écrit le 02/02/2012 à 18:32
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La Grèce est et sera dans un endettement chronique. Tant que les Grecs continueront à rester frondeurs, inciviques et irresponsables, les Finances de la Grèce s'aggraveront. N'est-il pas mieux que ce pays quitte l'Unioon Européenne ?

à écrit le 02/02/2012 à 18:11
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je préconise de rémunérer au salaire minimum de 751 euros les fonctionnaires de BRUXELLES ainsi que les politiques de l'eurogroupe qui ont fait preuve d'incurie en acceptant la gréce dans l'euro. Il y a 25 ans c'était déjà le bazar dans ce pays!

à écrit le 02/02/2012 à 10:32
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ENFIN EN VUE de l'esprit chaque jour le pétard va être sérieusement mouillé passons donc au feuilleton de l'Espagne?pardon le Portugal avant OK çà permet aux marchés de monter! Tous les jours une solution pour demain style mirage pour tout assoiffé ç...

à écrit le 02/02/2012 à 10:10
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Pour nous des contribuables français, c'est une mauvaise nouvelle. Il nous fait continuer de payer des dettes des autres. La seule solution est de sortir euro et union européen.

à écrit le 02/02/2012 à 8:33
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Tout ce cinéma pour finir par un défaut dans quelque temps. l'objectif de l'accord est de faire redescendre la dette à 120% du PIB ce qui reste largement insoutenable (d'un point de vue purement comptable pas politique). Je ne comprends pas trop ou i...

à écrit le 02/02/2012 à 8:22
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Ce qui est sûr c'est que ces gens font et disent n'importe quoi. Ils sont incapables de prendre des décisions qui tiennent la route.Ils ne nous voient pas, ne nous entendent pas, ne savent que faire des soustractions en ce qui nous concernent et des ...

à écrit le 02/02/2012 à 5:37
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Comment cette UE peut-elle être aimée des peuples ? Bientôt un printemps européen après le printemps arabe et quelques dirigeants pendus ? Par de telles préconisations, il ne faudra pas s'étonner de voir monter les extrêmes durant les prochains élect...

le 02/02/2012 à 7:05
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Je fais la même analyse en m'appuyant en plus sur le constat que nos sociétés sont de plus en plus sécuritaires, la dernière attaque en date étant la volonté de contrôler Internet soi-disant pour protéger les intérêts des "ayants-droit", mais surtout...

le 02/02/2012 à 8:37
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Et le fichage de 40 millions de citoyens français, vous en pensez quoi? C'est hallucinant, la démocratie a du plomb dans l'aile http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2012/02/01/claude-gueant-va-ficher-les-honnetes-gens/

à écrit le 01/02/2012 à 23:03
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Donc : EU = forte probabilité de guerres entre les peuples = l'inverse de la paix universelle promise = les peuples vont encore en prendre plein la figure pendant que l'oligarchie va se goinfrer de plus belle.

à écrit le 01/02/2012 à 22:57
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"A 751 euros brut par mois, le salaire minimum est supérieur de 35% à celui du Portugal, et de 20% à celui de l'Espagne." Le dumping social n'est-il pas seulement, en Europe, l'apanage des pays de l'est ? ;-)

à écrit le 01/02/2012 à 21:43
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bravo, et le référendum alors ?

le 02/02/2012 à 8:48
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Oui, un référendum, mais uniquement après qu'ils aient remboursé leurs dettes jusqu'au dernier centime.

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