Joachim Gauck, ex-dissident de l'Est, futur président de l'Allemagne

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La chancelière allemande Angela Merkel a annoncé dimanche que le gouvernement et l'opposition étaient parvenus à un accord sur la candidature de Joachim Gauck à la présidence de la république fédérale.

Le nom de l'ancien militant des droits de l'homme d'Allemagne de l'Est a été présenté par l'opposition sociale-démocrate (SPD) après la démission, vendredi, de Christian Wulff, qui bénéficiait du soutien d'Angela Merkel. Le président sortant est impliqué dans diverses affaires où il est soupçonné d'avoir profité de faveurs indues.

La candidature de Joachim Gauck avait déjà reçu dans la journée le soutien du parti libéral-démocrate, partenaire des chrétiens-démocrates (CDU) d'Angela Merkel dans la coalition gouvernementale. Selon un sondage publié dimanche dans le Bild am Sonntag, 54% des Allemands souhaitent sa nomination. A 72 ans, cet ancien adversaire du régime communiste est-allemand, qui a supervisé le devenir des archives de la Stasi après la chute du mur de Berlin, en 1989, n'est affilié à aucun parti politique.

Il y a deux ans, la chancelière s'était opposée à sa candidature, appuyant Christian Wulff pour qu'il accède au poste de président, une fonction essentiellement honorifique mais qui incarne une forme d'autorité et de conscience morales. Le futur président sera élu d'ici le 18 mars par les 1.240 grands électeurs l'Assemblée fédérale, collège électoral composé des députés du Bundestag et d'un nombre équivalent de représentants des seize Länder.

 

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Commentaires
a écrit le 19/02/2012 à 22:44 :
Sarkozy dit toujours que la France doit prendre exemple sur l'Allemagne. Or, l'Allemagne vient de forcer son président à démissionner... Une question que je pose à Sarkozy : La France doit-être là aussi prendre l'exemple sur l'Allemagne et changer de président ?
Réponse de le 20/02/2012 à 11:12 :
Erreur de syllogisme, on appelle ça un sophisme.
Réponse de le 20/02/2012 à 11:57 :
La leçon est peut-être ailleurs : la France devrait-elle demeurer le seul pays dans l?Union européenne qui maintient un régime présidentiel ? Tous les autres se sont débarrassés de leurs souches absolutistes et ont choisi des régimes parlementaires. Ne serait-il pas plus sain que le Président français n?occupe lui aussi qu?« une fonction essentiellement honorifique mais qui incarne une forme d'autorité et de conscience morales » ? Ainsi, qu'elle soit de gauche ou de droite, la personne censée représenter le pays serait préservée des aboiements et des dénigrements de la vie politique quotidienne qui sinon entachent la nation entière.
Réponse de le 28/02/2013 à 20:48 :
Erreur, la France n'est vraiment pas un régime présidentiel mais parlementaire. Les Etats-Unis est l'un des seul régime présidentiel. En effet celui se caractérise par une séparation stricte des pouvoirs et une impossibilité de révocation. Or dans le régime parlementaire, la séparation des pouvoirs est souple et il y a des possibilité de révocation.
De plus il ne s'agit pas de souche absolutiste car la sur-importance du président n'existe que depuis l'introduction de la Vème République par Charles de Gaulles.

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