Portugal : le FMI craint une récession plus forte que prévu

L'austérité mise en oeuvre au Portugal, et saluée mardi dernier par les créanciers internationaux du pays, pourrait accentuer la récession en 2012, selon le FMI. Le PIB pourrait reculer de 3,3% et le chômage atteindre 14,5% fin 2012.

1 mn

Copyright Reuters - Le premiern ministre portugais Pedro Passos Coehlo
Copyright Reuters - Le premiern ministre portugais Pedro Passos Coehlo (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)

Si la politique d'austérité a contenté, mardi dernier, la troïka (BCE, FMI et Commission européenne), ses conséquences sur la croissance pourraient peser davantage que prévu. C'est la crainte du FMI, qui estime ce mercredi que la contraction de l'économie pourrait être plus forte que prévu en 2012, avant un retour à la croissance en 2013. "Il y a un risque que l'ajustement budgétaire conduise à une contraction plus grande" que prévu a indiqué au quotidien Jornal de Negocios, l'Ethiopien Abebe Selassié, représentant le FMI au sein de la "Troïka" (UE-FMI-BCE) des créanciers du Portugal.

A l'issue de sa troisième évaluation, la "Troïka" a accordé mardi dernier un satisfecit au Portugal pour la mise en oeuvre des réformes et mesures d'austerité exigées en échange du prêt de 78 milliards d'euros accordé en mai 2011.En raison des mesures de rigueur - réduction des salaires des fonctionnaires, des retraites et des prestations sociales, hausse généralisée des impôts - l'économie devrait reculer cette année de 3,3% et le chômage atteindre 14,5% fin 2012.

Un retour sur les marchés en 2013 compromis

Ces mauvaises prévisions ont suscité des craintes selon lesquelles le Portugal pourrait être contraint à demander une aide supplémentaire à ses créanciers voire même une restructuration de sa dette. L'hypothèse, avancée par certains spécialistes, que le Portugal ne pourra pas revenir comme prévu sur le marché en 2013 a renforcé les inquiétudes. "Retourner (sur les marchés) en 2013 ne sera pas facile", a admis Abebe Selassié estimant toutefois que "la solution est une stricte exécution du programme (d'aide) pour montrer aux investisseurs que les résultats sont en vue et que la dette est soutenable".
 

1 mn

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaires 2
à écrit le 01/03/2012 à 13:52
Signaler
Maintenant quand j'entends le mot Europe j'ai peur.

à écrit le 01/03/2012 à 13:12
Signaler
Mais a part ca, tout va pour le mieux dans cette grande, belle et genereuse Europe.

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.