Portugal : la grève générale contre l'austérité paralyse les grandes villes
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Même si la mobilisation a été en baisse, le Portugal continue de rejeter l'austérité imposée par son gouvernement, lui-même sous la pression des créanciers (FMI, BCE, Union européenne) et des marchés financiers. Et le mouvement a tout de même paralysé le pays.
A Lisbonne, le métro a été fermé et l'activité dans les principaux ports du pays réduite tandis que des manifestations ont eu lieu dans la capitale et plusieurs autres villes. Le mouvement n'a pas touché les transports aériens mais de nombreux services publics -écoles, hôpitaux, tribunaux, administrations, postes, bibliothèques, musées, ramassage des ordures ménagères- ont tourné au ralenti.
Test sur l'influence de la CGTP
La grève était un test sur l'influence de la CGTP, la principale confédération syndicale portugaise et la seule à avoir appelé à ce mouvement de protestation. Sans donner d'indications précises sur l'ampleur de la mobilisation, le leader de la centrale, Aménio Carlos, a mis en avant "les difficultés financières et l'intimidation sur les lieux de travail", pour expliquer une participation apparemment inférieure à celle qu'il espérait.
"La grève convoquée par la CGTP (...) n'aidera pas à résoudre les problèmes du pays. Nous avons la sensation qu'une majorité écrasante de Portugais ont exactement la même notion", a estimé pour sa part le porte-parole du gouvernement, Luis Marques Guedes, sans avancer aucune estimation de l'impact du mouvement.
Service minimum à Lisbonne pour les trains et autobus
Dans la capitale, où un service minimum était assuré pour les trains et les autobus, commerces, cafés, supermarchés, banques et pharmacies sont restés ouverts. "La grève ne sert à rien et elle nuit au pays", a affirmé Pedro, un serveur de café d'une trentaine d'années assurant que le nombre de ses clients n'avait pas diminué.
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Gréviste qui manifestait à Lisbonne aux côtés de quelques milliers de personnes, Helder Eduardo, éboueur de 33 ans, jugeait en revanche qu'il fallait "continuer à lutter", tout en reconnaissant que l'adhésion était "un peu plus faible" que lors des derniers mouvements de grève. "Depuis tout petit qu'on me dit qu'il faut se serrer la ceinture, mais ma ceinture ça fait longtemps qu'elle n'a plus de trous", a-t-il dit.
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