L'Espagne tente d'éteindre son incendie bancaire

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Le gouvernement espagnol a utilisé un montage acrobatique pour éviter un recours aux marchés financiers à ses banques, notamment Bankia, récemment nationalisée, qui a besoin de 19 milliards d'euros. Conséquence, les taux à dix ans sont revenus à des niveaux record et l'écart de taux avec l'Allemagne a atteint un seuil historique.

C'est un aveu d'impuissance inquiétant que le gouvernement espagnol a envoyé lundi sous la forme d'un montage singulier qui permet d'éviter le recours aux marchés financiers. En effet, pour recapitaliser Bankia, qui a besoin de 19 milliards d'euros, Madrid a décidé d'émettre de la dette pour la fournir à la maison-mère de Bankia, BFA, qui pourra ainsi présenter de tels titres en guise de collatéral au guichet de la Banque centrale européenne (BCE) en échange de liquidités. Cette option signale que le Fonds de garantie des banques espagnol (Frob) mis en place en février et qui dispose de 5 milliards d'euros n'est plus en mesure de prêter directement aux banques pour satisfaire leurs besoins.

La BCE n'a pas été alertée

"Le gouvernement n'a pas encore décidé s'il allait utilisé ou non cette dette pour recapitaliser l'établissement nationalisé (Bankia a été nationalisé le 9 mai), et il décidera d'ici à trois mois", a confié à l'agence Bloomberg un porte-parole du ministre de l'Economie, sous couvert d'anonymat. De son côté, le Premier ministre Mariano Rajoy a indiqué lors d'une conférence de presse lundi que son gouvernement n'avait pas alerté la BCE de cette démarche. Il a indiqué qu'il n'avait aucun intention de demander un sauvetage de ses banques à Bruxelles, et  répété que l'opération de recapitalisation de Bankia, dont les actifs représentent un tiers du PIB espagnol, n'affectera pas l'objectif de déficit budgétaire public prévu.

Spread historique

Outre la descente aux enfers du titre Bankia, qui s'est déprécié jusqu'à 29% de sa valeur lundi, les marchés financiers ont réagi en envoyant le taux espagnol à 10 ans sur un pic de 6,47%, l'écart de taux avec la référence allemande s'est élargi à 511 points de base - un spread historique - et la prime d'assurance mesurée par les CDS atteignait 556 points de base. Pour le gouvernement, le sauvetage relève d'une mission impossible car Bankia n'est pas un cas isolé. Selon le quotidien El Mundo, trois autres banques placées elles aussi sous tutelle - CatalunyaCaixa, NovacaixaGalicia et Banco de Valencia - réclament elles aussi une aide d'un montant cumulé de l'ordre de 30 milliards d'euros. Cette information a contribué à augmenter la méfiance des investisseurs sur les marchés.

 

 

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Commentaires
a écrit le 29/05/2012 à 14:22 :
Je ne comprends pas pourquoi dans les journaux français on ne parle jamais de l'Islande qui est une référence.

L'Islande a laissé ses banques faire faillite (après referendum de la population), les islandais ont eu dur 2 années (monnaie dévaluée), ils se sont redressé et sont en pleine croissance sans avoir fait faillite, seules les banques ont été en faillite.

Ils ont juste appris à vivre autrement et plus correctement, n'ont plus de chômage et sont heureux autrement qu'avant la crise.

Une belle histoire que l'on cache aux grecs et aux espagnols pour sauver les banques européennes impliquées dans ces pays.

a écrit le 29/05/2012 à 13:04 :
il y aurait de l'argent mais pas pour des OPA pas chère! Pas très optimiste donc sauf les analystes per jamais vu achetez marchés trop bas achetez mais pour ceux qui ont les moyens des obligations allemandes à 0% un comble.
a écrit le 29/05/2012 à 11:11 :
solution à court terme deux zones euro celle du sud ... et celle du Nord!
Réponse de le 29/05/2012 à 11:49 :
Et une du milieu pour la France
Réponse de le 29/05/2012 à 11:56 :
La question étant : dans quelle zone serait la France...
a écrit le 29/05/2012 à 11:01 :
Espagne: Le Procureur renvoie à Anticorruption une plainte de la Confédération Intersyndicale de Caisses contre Fernandez Ordóñez et Jaime Caruana (les 2 derniers gouverneurs de la Banque d'Espagne) pour la gestion du "ladrillo" ---- Une man?uvre de la droite, du Ministre Luis de Guindos (anciennement Lehman), pour discréditer la Banque d'Espagne et de faciliter l'entrée des auditeurs privés? Pourrait l'être ...

Article: http://www.realestatepress.es/MostrarNoticia.asp?M=0&Id=19154

Article: Les deux derniers gouverneurs de la Banque d'Espagne, dénoncés par "prévarication" http://www.abc.es/20120528/economia/abci-fiscalia-remite-anticorrupcion-denuncia-201205281856.html
a écrit le 29/05/2012 à 10:46 :
Le plombier doit colmater le tuyau avant de remettre la pression d'eau...
a écrit le 29/05/2012 à 10:34 :
prélude à la fin de l'euro ?
Réponse de le 29/05/2012 à 10:47 :
Oui, c'est ça : on va tous crever, les Irlandais et les Grecs en premier ! (lol)
a écrit le 29/05/2012 à 10:18 :
Tu as raison "Néron" voici aussi un sujet aucunement abordé dans les médias sur l?Islande. On se réveille...

Islande a terminé l?année 2011 avec une croissance économique de 2,1% et selon les prévisions de la Commission européenne, elle va faire le triple du taux de croissance attendu pour l?UE en 2012 (La croissance de l?UE est prévue à 0,5% en 2012 contre 1,5% en Islande). Pour 2013 la croissance devrait atteindre 2,7%, principalement à cause de la création d?emplois. L?Islande est le pays qui a nationalisé les banques privées et qui a emprisonné les banquiers responsables de la crise.L?Islande a été le seul pays européen qui a rejeté par un référendum citoyen le sauvetage des banques privées, laissant s?effondrer certaines d?entre elles et jugeant de nombreux banquiers pour leurs crimes financiers.

Pendant ce temps dans un pays comme l?Espagne, le ministre l?économie qui fut un grand responsable chez Lehman Brothers, a maquillé les soldes bancaires et a gonflé les résultats pour faire croire à une solvabilité du système financier résultant de la déréglementation des marchés mais ce dernier a fini par s?effondrer.
a écrit le 29/05/2012 à 9:29 :
Une appétence pour le gain doublée d'une incompétence les politiques devront rendre des comptes. Un tribunal devra les juger pour leurs crimes. les peuples sont dans la misère n'ont plus de toît plus de travail plus rien. Quand c'est trop c'est trop et ils ne s'en aperçoivent même pas.
a écrit le 29/05/2012 à 9:22 :
Avec l'Espagne voila la vrai vérité, une arnaque,

L?arnaque de la dette : En France, l?Evasion fiscale est de 600 Milliards par an

L?annulation d?une dette est une farce si elle n?est pas annulée dans sa totalité, c?est à dire avec les intérêts inclus puisque la dette est de l?argent qui n?existe pas au départ, créée ex nihilo. Des lignes scripturaires (des écritures) servent à accorder des prêts. Mais les intérêts eux sont remboursés par les Etats et les clients des banques avec leur argent et les impôts. La finance fait ainsi du vrai à partir de rien et oblige à mettre en place des mesures coûteuses qui ne seront payées qu?en empruntant encore et encore, et ce, malgré les déficits abyssaux. C?est un tour de magie facile à comprendre. On peut dire que la finance a suffisamment escroquée les pays à ce jour pour que dette et les intérêts soient annulés et que chacun recouvre sa souveraineté monétaire pour que ce cercle vicieux et inextricable cesse.

Ce système a été mis en place pour prendre en otage les états, les obliger à emprunter pour générer des intérêts qui, au fur et à mesure, s?accumulent en creusant les déficits. Face à de telles dettes et des intérêts des intérêts des intérêts des intérêts des intérêts etc, le pays est pris au piège et accepte de privatiser, de vendre à perte et de se plier aux exigences des financiers, du FMI et de toutes leurs institutions connexes.

Mais aucun président de gauche ou de droite n?a été assez puissant et libre pour éviter de creuser la dette. Bien au contraire, tous ont été les bons serviteurs de la finance internationale.

L?Europe ne devrait pas aider la Grèce, mais la Grèce devrait recouvrer sa souveraineté monétaire et faire annuler la totalité de sa dette + intérêts au lieu d?être soumise encore à des emprunts pour rembourser encore plus d?intérêts, privatiser à outrance et paupériser son peuple. Pendant qu?en même temps elle est désossée, vendue à vil prix et rachetée par cette même finance.
Réponse de le 29/05/2012 à 11:42 :
Je ne suis pas d'accord avec vous. Tout d'abord, l'evasion fiscale en France est estimee a 50 milliards d'Euros, meme si cela depend evidemment des hypotheses retenues. Mais bien que ce chiffre puisse varier selon les etudes, il n'est certainement pas de 600 milliards ! Ensuite, redonner aux politiques le pouvoir de battre monnaie, c'est comme donner la cle de la cave a un alcoolique en sevrage! Pour un certain nombre de raisons que je ne vais pas developper ici (notamment le clientelisme, les divergences entre la logique economique/les interets economiques de la nation a moyen/long terme et les manoeuvres electoralistes a court terme des politiques qui a la difference d'actionnaires d'une entreprise privee n'ont guere d'incitation a veiller a la coherence economique du modele), on peut legitimement dire que l'Etat compte parmi les plus mauvais gestionnaires qui soient. Au moins, lorsqu'on passe par les marches, on a une sonnette d'alarme (qd personne ne vous fait plus confiance, c'est que peut-etre, il y a une remise en cause necessaire de votre cote). Il n'existe pas d'argent gratuit: en faisant tourner la planche a billet, certes vous ne payez pas de taux d'interet, mais vous paierez probablement en inflation. Car a nouveau, le financement de l'Etat par les marches est nettemement moins generateur d'inflation que la planche a billets, simplement parce qu'une grande partie de la dette se trouve dissiminee dans le systeme financier mondial, banques bien sur, mais aussi fonds speculatifs, fonds de pension, Asset management, compagnies d'assurance, Private wealth Management/banques privees etc. Il n'y a donc pas creation monetaire de la meme ampleur, puisqu'une bonne part de ces titres est transmise a une multitude d'investisseurs institutionnels et prives qui detiennent un excedant de tresorerie et qui soubaitent le placer. Idem, j'en profite pour tordre le coup a ce qu'on lit a longueur de temps dans nos medias anti-banquier, le coup des "les banques empruntent a 1% a la BCE et pretent a 2%,3%, 5% etc, elles se mettent la difference dans la poche". Dire cela sans aucun discernement, c'est de la profonde mauvaise foi, ou de la profonde ignorance. A nouveau, pour un certain nombre de raisons (notamment le fait qu'on ne prete pas au meme taux a court terme et a long terme, et qu'on ne prete pas non plus au meme taux pour un pret collateralise et un pret sans aucune garantie), le compte n'y est pas, les banques ne se font pas de l'argent gratuit par les operations LTRO aupres de la BCE, et certainement pas sur la France. Enfin, j'avancerai aussi que je ne vois pas pourquoi l'ensemble des acteurs economiques emprunteraient en payant des taux d'interet, sauf l'Etat (ceci confere un avantage concurentiel qui n'a pas lieu d'etre a l'Etat, alors que je ne suis pas sur qu'il fera meilleur usage de ces fonds compare a une multitude d'acteurs prives). "Aucun president de gauche ou de droite n'a ete assez puissant et libre pour eviter de creuser la dette", ici je suis plus ou moins d'accord avec vous. Aucun president n'a eu le courage de s'adresser a ses compatriotes et de dire: on vit au-dessus de nos moyens, ca ne va pas continuer eternellement, alors nous allons reduire les depenses de l'Etat: subventions sociales trop genereuses (attention, il ne s'agit pas non plus de remettre en cause tout notre contrat social... Mais il faut responsabiliser les gens, plus que dans la situation actuelle), certaines interventions publiques cheres et inefficientes, mille feuille de l'administration... On pourrait aussi ne pas toucher aux depenses et augmenter les recettes, mais nous vivons deja dans l'un des pays les plus imposes au monde, tant sur les particuliers (attention au regime confiscatoire qui fait fuire les cerveaux et autres) que sur les entreprises (attention au cout du travail qui ruine la competitivite). Qu'on ne me fasse pas croire qu'il n'y a pas d'economie a faire dans un pays dans lequel les depenses publiques representent 57% du PIB et ou un fonctionnaire detient un poste a vie... L'Etat est le seul acteur economique qui n'ait pas besoin d'ajuster ses effectifs en fonction des besoins; l'Etat est le seul acteur economique qui puisse se trouver en deficit durant plusieurs decennies. je trouve cela deraisonnable et je n'ai pas confiance dans un modele gere par un acteur qui puisse a ce point jouer avec les regles du systeme (jusqu'au jour que nous vivons, ou ca ne marche plus); croire que l'Etat ne puisse pas faire faillite (que son financement vienne des marches ou qu'il puisse imprimer lui-meme la monnaie), c'est vivre au pays des bisounours. Je ne cherche pas a favoriser les clivages publique/privee, ni a pointer une categorie de la population comme responsable. Je pense juste qu'on peut clairement optimiser et qu'il faut massivement reduire le train de vie de l'Etat. Moins d'Etat, moins de lois qui rendent le systeme de plus en plus obscure (et qui profitent in fine surtout a ceux qui ont les moyens de payer des armees de fiscalistes et specialistes du droit pour optimiser). Regardez ce que fait Monti en ce moment, ce qu'a fait l'Allemagne il y a 10 ans, ce qu'ont fait certains pays du Nord de l'Europe, plus generalement ce qu'ont fait de tres nombreux pays dans le monde: abroger des milliers de lois, simplifier, assouplir... Concernant le marche du travail, que l'Etat cesse de vider le dialogue social de son sens, et laisse faire les partis concernes. Que les energies de travail (celles qui creent une richesse veritable, l'Etat ne cree pas grand chose en transferant la richesse, et surtout il la detruit si il la transfere de maniere inefficiente) soient liberees, que les agents economiques concourrent pour la creation de richesse et non pour les faveurs de l'Etat. C'est le modele social etatique et interventioniste qui existe en France depuis 40 ans comme dans d'autres pays Europeens qui est en train de nous ruiner, non les banques ou les "privatisations".
Réponse de le 29/05/2012 à 15:42 :
Vraiment du n'importe quoi Mister Tyler.

Il ne suffit pas de rebondir sur les imprécisions et simplifications de Mister Neron pour le disqualifier et continuer d' asséner les mêmes inepties et vision néolobérale.

Si vous pensez que la gestion de l'état est le choléra alors celle de la finance est la lèpre.

L'indépendance ne peut se concevoir que si elle est strictement appliqué avec des contre pouvoir sans conflit d'intérêt entre les différentes sphères de pouvoir.

Ceux sont la même les acteurs de ce néolibéralisme qui ont libéré les forces ayant conduit à la crise de 1929 ! Pour créer la situation d'une nouvelle crise globalisée afin de pouvoir assoir définitivement ensuite leur modèle sur le plan planétaire. A ce titre, les allègements du poids de l'état que vous stigmatisés sans garde fou illustre bien votre volonté de voir tous les pays du monde venir s'aligner sur le" meilleur disant" ( meilleur = moins de charge capitaliste au niveau mondial ) donc des français ou des américains comme allemands vivant ni plus ni moins bien que la population chinoise d'aujourd'hui.
Dans vos exemples, c'est aussi oublier qu'un % (15% il me semble aujourd'hui avec un doublement en quelques dizaines de mois) toujours plus importants de citoyen des états-unis sont réduits au ticket de rationnement pour survivre. Que nombre d'acteurs économiques ne peuvent plus payer les salaires.

Ensuite vous voyez juste quant à la gestion et les conflits d'intérêts si l'état pouvait faire marcher "directement" la planche à billet. Mais c'est oublier que ces mêmes conflits oblitèrent l'action du système bancaire et agit à l'encontre de l'intérêt sociétal dans son ensemble. La plus grande répartition des actifs a comme seul avantage de rendre la crise globale et plus profonde mais plus longue à venir aussi.

Par ailleurs si nous étions dans un marché réellement libre, alors que les états ne prennent pas à leur compte la dette du privée sur leur dette publique...la faillite des entreprises privées , banques y comprises, vous verriez alors...que la dette publique serait du même niveau ou peu s'en faut qu'avant le déclenchement visible de cette crise !
Enfin, si les états l'ont fait...c'est tout simplement qu'ils sont les serviteurs du peuple qu'aussi bien des vrais acteurs de la finance ! Auriez-vous préféré que nous laissions sur le carreau... une grande partie de la finance mondiale ainsi que des centaines de millions de citoyen ! Nous serions déjà entré en guerre mondiale comme seul espoir d'une relance la plus rapide possible.

Ah oui, vous avez raison, la déliquescence depuis 40ans de la cohésion du système n'a strictement rien à voir avec la "loi Pompidou, Giscard, Rothschild" voté en 1973, abrogée depuis son remplacement par sa soeur qui figure dans l'acte d'union monétaire européen.
En somme, si les états ne faisaient pas les Lois....nous n'aurions pas de problèmes avec les banques par exemple. En somme, vous pronez "l'anarchie" (dans son acception négative biensur) organisée par autrui.
Donc la première mesure à prendre pour revenir 40ans en arrière serait d'abroger cette Loi... et bien au risque de vous étonnez, je ne suis pas d'accord ! Nous avons bien mieux à faire pour garantir l'indépendance et la régulation des flux.
La seule question est : qu'elle doit être la direction et les bénéficiaires ! L'intérêt général ou particulier est en jeu actuellement et qui en seraient les garants et avec quelle maitrise !?


Enfin vous avez l'exemple d'un petit pays , peu médiatisé , l'Islande qui a fait le ménage chez elle afin de reconstruire son pays sur des bases saines...oui un état (de n'importe quelle taille) peut le faire...s'il est animé par des gens qui sont réellement à son service exclusif ! Mais je vous rejoins sur le fond, il est d'importance que les états soient régulés par une autorité indépendante pour ne pas faire fonctionner "inutilement" la planche à billet de même, il est primordiale que cette autorité de régulation soit indépendante des conflits d'intérêt issu de la même finance ..sic !!

Il existe un exemple différent de l'Islande, la Suisse qui me semble possède à une grande échelle, une monnaie de substitution indépendante qui monte toujours en temps de crise (plusieurs dizaines de milliers d'entreprises l'utilisent en ce moment). L'avantage de ce système est d'avoir la possibilité que l'économie REELLE puisse continuer de fonctionner, pendant que l'économie VIRTUALISE se débat dans son marasme (issu de sa propre complaisance, il ne faut jamais l'oublier)

Il est important également de point faire confiance en un seul acteur, même si celui-ci se nomme Vatican Rénové ou un exécutif représentatif de l'ensemble des religions institutionnalisé. Je ne vois aucun obstacle à ce que ceux-ci soient représentés afin de garantir un "certain niveau" de recul et d'appréciation de la valeur humaine...mais non une mise sous tutelle plus ou moins caché qui servirait une certaine forme de doctrine et de pérennisation de l'esclavage de l'humanité.

Encore une fois, ce qui nous manque c'est la plus grande transparence de principe (et non une ouverture à la transparence issu d'une opacité profonde et séculaire ) assorti d'une totale transparence de l'ensemble des contre pouvoir tous reliés de façon à ce qu'il n'y ait aucun conflit d'intérêt qui conduirait ou paralyserait l'ensemble !

Bien cordialement
Réponse de le 29/05/2012 à 19:42 :
Bonjour Amonthot. Merci bien pour cette reponse courtoise et interessante, et permettez-moi a mon tour de revenir sur tout ceci, car nous discutons ici d'aspects tres varies. 1) Commencons par le premier sujet evoque, le financement des Etats. 1)a) Il me semble comprendre que vous ne me contredisez pas sur les questions techniques de creation monetaire/risque inflation dans le cas ou l'Etat emprunte sur les marches/imprime sa propre monnaie; or il s'agit souvent la d'un point de desaccord important, tant la fausse idee "d'argent gratuit" est repandue ("et pourquoi ne pas retrouver notre souverainete monetaire? Et imprimer, imprimer..."). Voila donc deja un point de convergence entre nous (peut-etre?)... 1b) Je ne suis pas sur de comprendre ce que vous entendez par " Mais c'est oublier que ces mêmes conflits oblitèrent l'action du système bancaire et agit à l'encontre de l'intérêt sociétal dans son ensemble". Si vous me dites qu'il existe egalement dans ce systeme (financement de l'Etat par les marches) un risque de surendettement de l'Etat (risque qui est + qu'evident dans le cas ou le politique a acces a la planche a billets), je suis parfaitement d'accord. C'est notamment une des raisons pour lesquelles je suis particulierement favorable a la fameuse "regle d'or" a la Merkel ou autre, destinee a proteger les citoyens de l'appetit en cash vorace de l'Etat... Car vous parlez de reguler l'Etat par une "autorite independente", mais il est difficile d'imaginer quelle "elite" pourrait bien etre responsable de cela. Limitons la puissance de feu financiere de l'Etat, notamment sa capacite (irresponsable!) a presenter des budgets deficitaires a repetition. Si j'etais provocateur, j'irais meme jusqu'a dire que je suis favorable au defaut unilateral pour les pays dont le poids de la dette est devenu insoutenable: les imprudents qui ont prete a outrance marquent leurs pertes, et l'Etat en question, incapable d'emprunter et disposant du monopole de la violence, decide de ne pas rembourser ses creanciers. La principale vertue etant que l'Etat, se privant de facto de la plupart des sources de financement, n'aura guere le choix et ne pourra depenser + que ce qu'il ne gagne. Encore une fois, pourquoi un Etat devrait-il etre perpetuellement en deficit? 1)c) Vous dites "vous verriez alors...que la dette publique serait du même niveau ou peu s'en faut qu'avant le déclenchement visible de cette crise", ceci est totalement faux. Je ne vous rappellerai pas de combien a augmenter la dette sous le mendat du president Sarkozy (on a assez entendu le chiffre, environ EUR 500MMM), mais les prets de l'Etat aux trois principales banques francaises fin 2008 n'excedent pas 20 milliards d'euros (prets integralement rembourses qui plus est, a un taux + qu'interessant pour l'Etat, environ 7.5% pour un taux de marche de reference a environ 4%...). Bien entendu, les recettes de l'Etat ont diminue sous l'effet de la crise economique (crise imputable, a mon sens, a tout le monde... Certes une part de la faute a la banque et au structureur qui titrise les creances, mais aussi une part de responsabilite pour le politique qui dit "sous mon mandat, XX% des americains deviendront proprietaires", et qui encourage au maximum l'activite!) , mais ce n'est pas de l'argent "donne" aux banques. Concernant l'Islande, ne vous trompez pas de crise: c'est avant tout les banques qui etaient plombees par des bilans pourris gigantesques (> 110% du PIB du pays!), truffes de subprimes. Chez nous, c'est une dette de l'Etat: vous conviendrez que le probleme est fondamentalement different (car encore une fois, les Etats europeens n'ont pas donne des centaines de milliards d'Euros aux banques!). Le gouvernement au pouvoir a l'epoque (particulierement liberal) les laisse tomber (et il a raison!), garantit les depots pour eviter un bain de sang, recapitalise et ainsi "cree" des banques publiques de depot "provisoires" avant de les vendre a des banques europeennes en meilleure sante. Les actionnaires ont pris de trop gros risques/ont laisse prendre de trop gros risques/n'ont pas veille a implementer un risk management puissant et bien outille pour les proteger des "options gratuites" de ceux qui ont le pouvoir sans parfois partager les memes risques. Au passage, rappelons juste que tout le monde, le peuple islandais en premier, a bien profite de la periode "fast" pre-crise, avec de nombreuses creations d'emploi, des beaux salaires, des subventions sociales a foison, meme une penurie de Rangerover a un moment si je ne m'abuse... Le pays s'en sort desormais mieux, mais au-dela du fait qu'ils ont simplement laisse les lois du marche s'appliquer (ie laisser tomber les banques), ils ont surtout signe un pacte de stabilite ete 2009, une sorte "d'austerite" raisonnable (et non imposee par DSK au FMI a l'epoque), visant le budget, l'endettement des menages et le systeme de change. C'est donc notamment la prudence et la rigueur budgetaire qui sauvent l'Islande en ce moment (+ une monnaie devaluee. + des ressources naturelles non negligeables... A la difference de la Grece!). Donc pour revenir sur le cas des banques islandaises, et sans vouloir tirer de loi generale, car c'est ensuite a considerer au cas par cas, mais il est effectivement bon de laisser les banques ou toute autre entreprise d'ailleurs (SeaFrance...) faire faillite lorsque des pertes colossales s'accumulent/le business model ne marche pas. Un exemple parmi tout un eventail des vertues purificatrices du marche dans le domaine financier: 50% de l'industrie des hedge funds a ete balayee en 2008-2009. Les banques qui pour certaines ne traitaient quasiment qu'avec eux, ont en partie re-orientees leur strategie pour diversifier leurs sources de revenu. C'est une bonne chose de voir les "mauvais" disparaitre, les "bons" rester, les clients et les business changer en consequence 2) Diminuer le poids de l'Etat et son intervention dans l'economie ne signifie pas "l'anarchie organisee par autrui", ie ne signifie pas ne pas avoir de loi ni de regle. Il est evident pour tout le monde (les neo-liberaux, ou meme Adam Smith...) que le marche seul ne fonctionne pas: vous ne pouvez laisser un marche en situation de monopole naturel a une entreprise privee (la construction et le maintien d'un reseau electrique par exemple). Vous ne pouvez laisser des fonds de pension prendre des risques demesures (car si ils se plantent, les gestionnaires sont vires, mais derriere des milliers de gens perdent les economies de toute une vie...), vous encadrez l'activite des acteurs financiers (Solvency et Basel). Vous limitez le leverage en obligeant a immobiliser des capitaux en face d'engagements non couverts. Tout comme l'Etat s'assure qu'on ne viendra pas vous cambrioler impunement. Donc l'Etat est present. En revanche, il ne promet pas la lune (en distribuant + qu'il ne le peut), ne se substitue pas aux investisseurs pour decider quel secteur d'activite de pointe devrait etre developpe (car il ne le fera jamais aussi bien que les investisseurs qui prennent des risques financiers directs/qui sont des experts du domaine), il ne va pas negocier avec tel ou tel grand groupe pour le persuader de ne pas delocaliser son usine, il ne vient pas se placer entre le salarie et son patron pour regler leurs differends, il n'emploie pas 8% de la population (c'est le cas en Grece!), en en faisant des gens invirables contre toute logique economique (qui peut se permettre cela?!) . Et surtout, dans le cas francais: il baisse les charges qu'il fait peser sur les createurs d'emploi et de richesse! 3) Je ne comprends pas votre comparaison entre Chine (qui est un pays en voie de developpement) et pays developpes. Pardonnez-moi la parallele, mais ceci me rappelle les propos demagos de Marine Le Pen ou autres NDA ou Melanchon la-dessus ("comment peut-on rivaliser avec la Chine? Vite, protectionnisme!")... Il ne s'agit evidemment pas de rivaliser sur les memes secteurs (notamment sur ceux ou le facteur cle de succes est le cout de main-d'oeuvre non qualifiee...), mais d'autres pays developpes, qui payent des salaires convenables, parviennent a avoir une industrie puissante, notamment axee sur les technologies de pointe/produits industriels de haute complexite. Je pense par exemple a l'Allemagne, la Suede, la Suisse (et oui... comme vous le savez peut-etre, il n'y a pas que des banques en Suisse!). 4) Je crois que l'on peut dire, sans pretendre qu'il existe de systeme ideal, que le liberalisme a toujours sur-performe les autres, par opposition au socialisme qui historiquement a toujours ete une catastrophe, partout ou il a ete applique, ou meme a nos modeles qui tendent vers la social-democratie... Pourquoi ne pas s'y remettre un peu plus? Enfin, ce dernier point n'est qu'une opinion personnelle... Bien a vous.
a écrit le 29/05/2012 à 8:12 :
L'autorité cenrale de surpevision des banque savait depuis longtemps que le système bancaire est gangrénée par la galle, le cancer est en phanse finale, mais personne ne voulait prendre cela au sérieux, du reste en Europe, les banques ne sont pas solides, elles risquent toutes la faillite. Je suis ma prope banque.
Réponse de le 29/05/2012 à 9:29 :
Parfait tomibiker, tu as raison de faire ta propre banque mais il te faudra attendre ans avant de pouvoir t'achater ta résidence principale.
Réponse de le 29/05/2012 à 9:30 :
suivre sa banque est loin d être facile : faites comme moi allez demander à votre directeur d agence qu elle est la notation de sa banque auprès de standard et poor's : il sait pas ! Demandez lui l engagement ( ou l ardoise possible) pour chacun des états ( grèce , espagne , portugal ...) il sait pas ! Mais il vous rassurera en vous disant que vos dépots sont garantis à hauteur de 100 000 e ce qui est mensonge puisque le fond de garanti ne couvre qu à peine la faillite d une seule banque
.
a écrit le 28/05/2012 à 23:38 :
Qu'on coupe les têtes de l'hydre des banksters, le temps de la révolution mondiale est arrivé, celui de la fin de l'Age de Fer, des commerçants sans loi, des avides ... Il est grand temps d'avancer, de passer à autre chose !
L?Europe est sous les feux de quelques spéculateurs qui jouent à la baisse, qui entassent des fortunes incommensurables, ils risquent de "gagner" mais leur avidité les perdra eux aussi ! car qu'auront-ils, après, à se mettre sous les dents ???
cf http://www.youtube.com/watch?v=TLjq25_ayWM&feature=share
Réponse de le 29/05/2012 à 0:35 :
Vous fumez quoi ????
Il n y aura pas de revolution mondiale ! l argent faisaient, fait et ferra la loi, pendant encore un moment !!!!
La difference, c est que toi, moi, nous, etions riche !
Réponse de le 29/05/2012 à 15:38 :
je sais pas ce que vous prennez mais faut arreter ...A supposer que revolution il y ait vous croyez que ca changera quoi?? Deux trois ans utopique dans le meilleur des cas et aprés?? Aprés les idéalistes d hier voudront croquer dans la belle pomme en or et ca sera repartit pour un tour joueurs différent mais mêmes rêgles : se faire un max de blé, peut importe comment et niquer son prochain avant qu il vous fasse pareil . C est comme ca c est la nature humaine , avide et violent nous sommes des primates aprés tout c est notre nature et elle est profondement ancrée en nous
a écrit le 28/05/2012 à 23:33 :
Encore une fois, les banquiers coulent un pays, une fois de plus avec une bulle immobilière et des endettements massifs des particuliers... Après s'être gavés de bonus immérités... Et un pays de plus où la bulle immobilière explose... Ca se rapproche de la France...
Réponse de le 29/05/2012 à 0:36 :
Il y a encore du temps !
Avant la France, il y a l italie, et puis l espagne n est pas encore tombée !!!
Réponse de le 29/05/2012 à 6:57 :
@gg :pas certain ! Il y a qq mois on plaçait dans l ordre des risques grèce portugal italie espagne puis france . L italie a un tissus industriel plus développé que la france ( pme) avec une balance commerciale moins déficitaire . La france ressemble plus à l espagne par sa bulle immobiliere .
a écrit le 28/05/2012 à 23:08 :
Le bon roi se remet de sa foulure durant son sejour dans la savage africaine pour chasser l'elephant
Réponse de le 29/05/2012 à 11:09 :
en fait d'éléphant , c'est plutôt les "gazelle" qui attirent les regards du roi
a écrit le 28/05/2012 à 22:47 :
Mais, mais...que fait donc le Roi Juan Carlos face à ce naufrage éléphantesque...et bien, rien...et personne pour prendre sa défense !

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