Bankia s'effondre à la Bourse de Madrid

L'action de la quatrième banque espagnole, qui a réclamé vendredi à l'Etat une aide de 19 milliards d'euros, a plongé de 13,4%, lundi, entrainant dans son sillage la Bourse de Madrid, qui a clôturé à son plus bas niveau depuis 2009.
La quatrième banque espagnole réclame une aide publique gigantesque, de 23,5 milliards d'euros, au total. Copyright Reuters
La quatrième banque espagnole réclame une aide publique gigantesque, de 23,5 milliards d'euros, au total. Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)

Reprise de cotation dans la douleur, pour Bankia. Le cours de la quatrième banque espagnole, qui a sollicité vendredi une aide publique colossale de 19 milliards d'euros, a dévissé de 13,4%, lundi. Résultat, la capitalisation boursière de Bankia, dont la cotation avait été suspendue vendredi, est passée sous la barre des 3 milliards d'euros (à 2,7 milliards exactement). C'est dire si les investisseurs n'ont guère confiance dans la capacité du gouvernement espagnol à voler à l'aide de la banque, bien que Jose Ignacio Goirigolzarri, président de Bankia, se soit déclaré samedi "certain que l'Etat espagnol (allait) obtenir le financement (nécessaire)."

Quelque 184 milliards d'euros d'actifs immobiliers toxiques

Certes, Madrid s'est engagé à apporter les fonds indispensables à Bankia, cette dernière étant considérée comme une banque systémique, dont la faillite provoquerait des défaillances en cascade au sein du secteur bancaire espagnol. Mais l'Etat espagnol, qui a déjà prêté 4,5 milliards d'euros à Bankia le 9 mai, pourrait être sollicité par d'autres banques, le secteur accumulant quelque 184 milliards d'euros d'actifs immobiliers toxiques, en raison de l'éclatement de la bulle immobilière espagnole, en 2008. Au total, les banques espagnoles pourraient avoir besoin d'une aide de 60 milliards d'euros, selon l'Institut de la finance internationale (IIF). A quoi s'ajoutent les demandes de renflouement formulées à l'Etat par des régions très endettées, comme la Catalogne.

Crainte d'un scénario "à la grecque"

Conséquence, les marchés financiers redoutent que l'Espagne ne soit acculée à un scénario "à la grecque", avec la mise en place d'un plan de sauvetage pour le pays, qui accusait fin 2011 un déficit public de 8,9% de son Produit intérieur brut (PIB). De fait, le taux à 10 ans de l'obligation espagnole de référence s'est sensiblement tendu lundi, à plus de 6,5%, contre 6,311% vendredi soir. Soit un écart de 514 points de base par rapport au rendement du Bund allemand, du jamais vu. Les marchés actions n'étaient pas en reste : La Bourse de Madrid a clôturé lundi sur une chute de 2,17% à 6.401,2 points, son plus bas niveau depuis le 27 mai 2003. Et ce, malgré l'assurance donnée lundi par le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, que le sauvetage public de Bankia n'aurait "aucun impact" sur le déficit public du pays, qu'il s'est engagé à ramener à 5,3% du PIB cette année.
 

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Commentaires 17
à écrit le 28/05/2012 à 19:33
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Ca va secouer ds peu de temps.. Le gag, c'est qu'une Bankia pourrait emprunter à 1% auprès de la BCE, mais l'Etat espagnol devra, lui, emprunter à 6 % pour sauver la banque... Ah ah ah! Réformer les règles? Les BNP, Deutche Bank et autre CA y perdrai...

à écrit le 28/05/2012 à 13:46
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Et pendant ce temps là, il y a des gens pour acheter sur le marché des titres français. C'est dingue quand même !!!

le 28/05/2012 à 16:14
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La situation française n'est pas comparable à celle de l'Espagne. Le système bancaire français est sain et les banques françaises n'ont pas besoin d'argent public ; la France n'est pas, au contraire de l'Espagne, en récession et le taux de chômage fr...

le 28/05/2012 à 16:26
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@Bastien : l'Espagne (comme le Portugal) est devenu un "pays developpe" officiellement apres l'integration a la CEE en .... 1986.

le 28/05/2012 à 17:26
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@mat: tu devrais dire "pas encore besoin", car l'argent qui se trouve dans les banques est bien celui des contribuables, et en cas de déroute, ce sont bien les contribuables qui perdront leur fric :-)

le 28/05/2012 à 17:58
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Allons messieurs, un peu de jugeote que Diable ! Vous croyez que le système français est sain ? Que les banques sont pérennes ? Mais vous rêvez ! Sans les 1000 milliards offerts par la BCE sur un plateau, ce sont toutes nos grandes banques qui sautai...

à écrit le 28/05/2012 à 13:16
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Bin pas etonnant ! Apres une re capitalisation de 23 mds !

à écrit le 28/05/2012 à 12:54
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le début de la vraie fin de l?Europe.faites et cacher vos bas de laine car vous en aurez besoin, la vraie vie va revenir labeurs, sueurs, pleurs.....et du bon temps aussi il faut pas voir noir tout

à écrit le 28/05/2012 à 12:47
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c'est qui bnp ca

à écrit le 28/05/2012 à 11:59
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Je crois que la fête va commencer. Adieu la France, adieu l'Europe

le 28/05/2012 à 12:45
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+1. La premiere piece du dominos (Grece) tombera d'ici quelques jours ... ensuite l'Espagne.

le 28/05/2012 à 12:55
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Pas de problème en France ... FH va passer une loi pour imposer la croissance. Chose promise chomedu.

le 28/05/2012 à 13:18
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D ailleurs pour etre sur que le present est beau, et que les landemain chantent, il va aussi interdire la mort

le 28/05/2012 à 13:46
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au moins on ira dans les 3 ou 4 années difficiles avec une certaine unité voir une certaine transparence ..et ça cela change par rapport à qui vous savez. Cela sera plus respirable on en reparle dans 4 ans

le 28/05/2012 à 15:42
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@ RAS et gg Ben faut rappeler SARKO. Lui il a sauve le monde. D'ailleurs pendant son mandat la crise etait finie. Depuis son depart elle est repartie de plus belle. Ca va vite. Si F.H. pouvait aussi interdire la connerie, mais la y a du boulot.

le 28/05/2012 à 18:55
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si la connerie se mesurait, certains se disputeraient la palme du mètre étalon.A promettre l'irréalisable, on va droit dans le mur.Coluche avait dit, tu donnes le sahara en gestion à la gauche et dans 5 ans, tu rachètes du sable. Surveillez vos sous ...

le 28/05/2012 à 19:40
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Coluche ne disait pas "à la gauche", mais "à un énarque"... Un peu d'honnêteté s'il vous plaît...

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