La réforme de la Chambre des Lords britannique sur la sellette

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Les députés conservateurs pourraient rejeter une motion limitant la durée des débats sur le projet de loi visant à faire de la Chambre des Lords une assemblée élue à 80%. La majorité des membres est actuellement nommée par les partis politiques. Un débat sans fin bloquerait le gouvernement de David Cameron dans sa réforme.

Les députés Britanniques doivent se prononcer ce mardi sur un projet de loi visant à faire de la Chambre des Lords une assemblée élue à 80% et à réduire de près de moitié le nombre de ses membres. La majorité des membres actuels de la chambre haute, dont l'origine remonte au XIe siècle, sont nommés par les partis politiques, tandis que 92 sont des pairs héréditaires et 26 des évêques anglicans. Le nombre de ces derniers pourrait passer à 12 en cas d'adoption du projet de réforme. Ce projet de loi devrait passer le cap du vote à la chambre des Communes, mais une proposition distincte du gouvernement, visant à limiter la durée du débat, pourrait être rejetée, avec l'appui de députés du parti conservateur du Premier ministre David Cameron opposés à la réforme.

Des discussions sans fin

Une motion du calendrier donne un maximum de dix jours aux députés pour discuter du projet de loi et y apporter éventuellement des modifications. Or, environ 70 députés conservateurs ont signé une lettre dans laquelle ils expriment leurs "sérieuses craintes", estimant que la réforme risque d'"ajouter une crise constitutionnelle à une crise économique". La motion visant à limiter la durée des débats pourrait donc être rejetée. Le débat pourrait ainsi durer indéfiniment, compromettant in fine le devenir du projet de loi.

Première défaite du gouvernement britannique

Le Parti travailliste d'opposition devrait se joindre aux députés conservateurs opposés à la motion limitant le débat à dix jours. Cette alliance conduirait à la première importante défaite parlementaire du gouvernement, et constituerait un coup de canif dans la coalition avec les libéraux démocrates, très attachés à la réforme. Le chef de la diplomatie britannique William Hague a reconnu mardi que le vote serait un "test" pour la coalition et a appelé les conservateurs à soutenir la réforme.

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