Cacophonie en Finlande sur un éventuel "éclatement" de la zone euro

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Erkki Tuomioja, ministre Finlandais des Affaires étrangères
Erkki Tuomioja, ministre Finlandais des Affaires étrangères
Pour l'un, la Finlande est "100% derrière l'euro", pour l'autre, le pays se prépare à un éclatement de l'union monétaire. A Helsinki, la division règne entre le ministre des Affaires européennes et celui chargés des Affaires étrangères.

L'éventualité d'un "éclatement" de la zone euro sème la confusion en Finlande. Ce vendredi, le ministre des Affaires européennes finlandais conservateur Alexander Stubb, s'est désolidarisé de confrère aux Affaires étrangères, qui est, lui, membre du parti social démocrate. "Les déclarations du ministre des Affaires étrangères (Erkki) Tuomioja ne reflètent pas la position du gouvernement finlandais. La Finlande est à 100% derrière l'euro", a-t-il affirmé à l'AFP. 

Selon Alexander Stubb, le ministre des Affaires étrangères à "parlé en son nom propre" et affirme que "la position du gouvernement est très claire, nous sommes pro-européens et nous travaillons pour améliorer la situation de la zone euro". 

Errki Tuomioja avait affirmé que la Finlande se préparait à l'éclatement de la zone euro lors d'un entretien avec publié vendredi dans le Daily Telegraph. Il en a profité pour encourager les dirigeants européens à en faire de même et considéré qu'un éclatement pourrait permettre à l'UE de mieux fonctionner.

"Un éclatement (...) pourrait permettre à l'UE de mieux fonctionner"

Erkki Tuomioja a tempéré ses propos en affirmant que personne en Finlande ne souhaitait qu'un tel scénario ne se réalise, "pas même le parti des Vrais Finlandais", ce parti nationaliste et eurosceptique, troisième force politique du pays. Pour le ministre, "il y a un consensus sur le fait qu'un éclatement de la zone euro coûterait plus cher que de continuer à gérer la crise", mais il reste ambigu quant à ses véritables intentions pour l'avenir de la monnaie unique : "un éclatement ne signifierait pas la fin de l'Union européenne, cela pourrait au contraire permettre à l'UE de mieux fonctionner." La Finlande emboîte ainsi le pas à l'Autriche, qui réclamait jeudi "un moyen d'éjecter un pays de la zone euro."

 

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Commentaires
a écrit le 19/08/2012 à 13:35 :
Tous les mariages sont cahotiques. Longtemps le législateur a cru que les mariages seraient plus stables si le divorce était impossible.
Aujourd'hui, les lois sur le divorce facile sont considérées dans tous les pays occidentaux comme un progrès social.
a écrit le 19/08/2012 à 10:58 :
L'Europe, c'est différentes cultures. Revenons à la CEE, gardons une monnaie commune, mais surtout gardons notre autonomie.
a écrit le 19/08/2012 à 10:31 :
Pas étonnant quand on voit tous ces discours qui nous emméne inéxorablement à l'échec,que la france est plein de gu......,mais ce qui font ces discours inutile car l'expérience est mieux que des palabres sans fin,faut espérer qu'il en paieront les conséquences et doublement.
a écrit le 18/08/2012 à 9:43 :
Pourquoi pas? Il faut sortir ceux qui ne respectent pas les règles du jeux y compris ceux qui nous ont trompés pour rentrer dans la cour Euros. Remettre les choses à plat et repartir sur de bonnes bases
a écrit le 18/08/2012 à 8:13 :
Bientôt le sauve qui peut... et la soupe populaire pour presque la majorité des européens. L'incurie et les mensonges des responsables crèvent les yeux mais ce sont les peuples qui paient l'addition. Au diable l'Europe !
a écrit le 17/08/2012 à 18:46 :
Si la zone européenne explose il y a une chose très importante non soulevé pour les étudiants les formations axés sur l'union européenne comme "droit européen" "économie européenne" seront fini c'est à dire refaire une formation.
Réponse de le 18/08/2012 à 5:55 :
Quelle vision globale vous avez mon dieu....
a écrit le 17/08/2012 à 17:41 :
Il est temps de d arreter ce désastre économique et que les responsables sont jugés pour l incompétence et la dictacture imposé aux peuples en dépit de leurs accords.
a écrit le 17/08/2012 à 17:06 :
L'éclatement de la zone euro permettra, je l'espère de faire exploser l'UE, et non de la faire mieux fonctionner. Les finlandais rêvent gentiment si ils pensent qu?ils vont pouvoir ne pas payer pour l'Euro et ensuite profiter de la zone de libre échange. Fin de l'Euro = fin de l'Europe = fin du libre échange. En effet sortir de l'Euro va déstabiliser tellement le système bancaire et l?économie qu'il va falloir nationaliser les entreprises en difficulté et donc remettre des taxes d'importations temporairement pour renflouer l'état et rééquilibrer notre balance et retrouver de l'emploi en dévaluant. Et pour dévaluer il faut contrôler les changes et les flux financiers.
a écrit le 17/08/2012 à 16:49 :
A long terme l'Union monétaire politique devra aller vers plus de convergence mais une chose très simple de taille montre que cela ne sera pas possible, il n'y a pas de langue commune et intercompréhensible entre les différents citoyens européens, un Américain peut déménager dans trois ou quatre états et s'adapter immédiatement, un Chinois, Indien, Brésilien, Indonésien idem mais un Espagnol aller en Allemagne, puis en France et ensuite au Pays Bas et finalement en Finlande, non c'est pas possible...à moins qu'il ne parle cinq langues différentes.
Réponse de le 18/08/2012 à 13:22 :
Et oui, la convergence, ça ne se décrète pas. Il n'y a que nos idéologues et incompétents dirigeants pour croire pareilles âneries. Le pire, c'est qu'ils ne savaient même pas qu'une monnaie commune pousse à la divergence ! Pas à la convergence, ni même au statu quo, non : à la divergence. Le retour à la réalité est dur, mais ils finissent peu à peu à se réveiller : les Finlandais sont les premiers à oser dire publiquement ce que beaucoup de dirigeants européens concèdent en privé : l'Euro est une erreur pathétique.
a écrit le 17/08/2012 à 16:47 :
Je suis sûr et con-vaincu que les Suisses ou Norvegiens ou Suedois seraient prets a prendre la place des Finlandais =) ... Ou pas ...
Réponse de le 17/08/2012 à 19:36 :
dites, Viking, vous êtes le nouveau troll de latribune.fr ?
Réponse de le 17/08/2012 à 20:37 :
Non, Monsieur, aucun des pays triple-A que vous mentionnez n'a envie de remplacer la
Finlande au sein de l'Eurozone. Au contraire, ils souhaitent que la Finlande sorte de
l'Euro et les rejoigne pour former une nouvelle entité économique commune, avec une
autre monnaie commune, qui serait l'Auro (bon comme l'Or/Aurum) ou une Couronne
nordique, entre la Finlande, le Danemark, la Suède, la Norvège et...la Suisse et le
Lichtenstein. L'appartenance ou non à l'UE politique ne jouerait pas dans cette alliance
économique et financière. Par ailleurs, la Finlande est beaucoup moins dépendante de
ses exportations vers la zone Euro que l'Allemagne. Je peux aussi vous indiquer que
quelques entreprises Finlandaises emploient des milliers de personnes en France, bien
plus que les 8000 personnes que PSA va licencier.
a écrit le 17/08/2012 à 16:19 :
J'apprécierais que les journaux s'évertuent à écrire leurs articles dans l'ordre. Celui de la logique et du bon sens, voire de la simple chronologie.
Dans ce cas précis, le chapeau est correct, mais il aurait été plus intelligent de commencer par rapporter les propos d'Errki Tuomioja avant (en renvoyant éventuellement à un autre article), et non après, ceux d'Alexander Stubb qui lui répondent. Pour ce qui est de la dernière partie de cet article, on ne parvient pas à savoir si la nuance de Tuomioja intervient avant ou après les propos de Stubb, ou si elle concomitante à son propos général sur l'éclatement de la zone Euro.
En bref, on commence par rappeler le contexte, les différents épisodes qui ont mené à la situation actuelle, et ensuite on donne le nouvel élément. Pas le contraire.
C'est agaçant de devoir lire en travers les trois-quarts d'un article pour enfin arriver au point où le contexte est expliqué, et revenir ensuite sur ses pas. Mais c'est malheureusement une pratique d'écriture qui se généralise.
Réponse de le 17/08/2012 à 18:15 :
on enseigne l'écriture des articles "en pyramide", dans les journaux anglo-saxons.
Cela de façon à pouvoir les tronçonner à une longueur variable en ne les éditant quasiment pas.

Autrement dit, les 8 1ere lignes vont prendre le coeur de la nouvelle (le + "nouveau"), les 16 lignes suivantes vont rappeler cela et le développer, en minimisant la paraphrase.
Les 32 lignes suivantes vont revenir sur l'ensemble (qui a dit quoi en premier).

De la sorte on obtient un texte de 56 lignes tronçonable à 24 ou 8 lignes.

Certes, c'est pas l'idéal, et vous avez bien raison de faire vos remarques.

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