La Finlande envisage l'éclatement de la zone euro

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La Finlande a encore frappé. Interrogé par le Daily Telegraph, le ministre des Affaires étrangères finlandais a affirmé que la Finlande se préparait à l'éclatement de la zone euro. Il en a profité pour encourager les dirigeants européens à en faire de même et considéré qu'un éclatement pourrait permettre à l'UE de mieux fonctionner.

La Finlande a jeté un nouveau pavé dans la marre européenne lors d'un entretien avec Errki Tuomioja publié vendredi dans le Daily Telegraph. Pour le ministre des Affaires étrangères social démocrate, les dirigeants européens doivent se préparer à la possibilité d'un éclatement de la zone euro, comme le fait déjà la Finlande.

"Un éclatement (...) pourrait permettre à l'UE de mieux fonctionner"

Erkki Tuomioja a tempéré ses propos en affirmant que personne en Finlande ne souhaitait qu'un tel scénario ne se réalise, "pas même le parti des Vrais Finlandais", ce parti nationaliste et eurosceptique, troisième force politique du pays. Pour le ministre, "il y a un consensus sur le fait qu'un éclatement de la zone euro coûterait plus cher que de continuer à gérer la crise", mais il reste ambigu quant à ses véritables intentions pour l'avenir de la monnaie unique : "un éclatement ne signifierait pas la fin de l'Union européenne, cela pourrait au contraire permettre à l'UE de mieux fonctionner." La Finlande emboîte ainsi le pas à l'Autriche, qui réclamait jeudi "un moyen d'éjecter un pays de la zone euro."

Marquée par la crise financière qu'elle a traversé dans les années quatre-vingt-dix et les efforts qu'elle a dû consentir pour s'en sortir, la Finlande défend une "ligne dure" dans le règlement de la crise de la zone euro. Depuis le début de la crise, le pays milite pour une responsabilisation des pays en difficultés et s'oppose à toute mise en commun des dettes via des eurobonds ou le rachat de titres souverains par la Banque centrale européenne. "Plutôt sortir de l'euro que de payer les dettes des autres," avait même prévenu Jutta Urpilainen, la ministre des Finances.

Une réponse à Angela Merkel?

Erkki Tuomioja a-t-il ainsi voulu répondre à Angela Merkel? C'est possible. En visite jeudi chez son homologue canadien Stephen Harper, la chancelière a apporté tout son soutien à Mario Draghi. Lui qui avait tenté de préserver la zone euro de tensions excessives sur les marchés en promettant début août de faire "tout ce qui est nécessaire" pour sauver l'euro, allant jusqu'à évoquer des actions non-conventionelles de la BCE à la rentrée pour les pays qui souhaiteraient activer le FESF. Une volonté qu'Angela Merkel a jugé "tout à fait conforme" à la ligne suivie par les leaders européens depuis longtemps. Mais comme à son habitude, la chancelière allemande s'est bien gardée d'évoquer clairement les mesures qui seront prises pour sauver la monnaie unique.

Elle a préféré mettre l'accent sur le "partage des responsabilités politiques" et sur la nécessité d'accorder à la Commission européenne un droit de regard sur les budgets nationaux. Terrains sur lesquels Erkki Tuomioja et Angela Merkel devraient pourtant s'accorder.

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a écrit le 18/08/2012 à 15:49 :
La Finlande envisage l'éclatement de la zone euro.Enfin une bonne nouvelle...Maintenant, il ne suffit pas de l'envisager,..
a écrit le 18/08/2012 à 9:18 :
La zone euro a été mise en place avec de belles idées; ce devait prévenir les guerres, fournir le plein emploi, être une zone économique dynamique etc....
En réalité la monnaie unique a été imposée aux peuples (ex la France) et la zone euro n'est profitable qu'aux entreprises et aux financiers; notamment les banques qui mutualisent les pertes mais engrangent des profits pour rémunérer leurs dirigeants (grassement).
C'est d'ailleurs la finance qui a pris concrètement le pouvoir en Europe on le voit avec la BCE
et avec les chefs de gouvernements qui sont pour certains d'entre eux des anciens dirigeants de banque (ex; Monti en Itralie)
Enfin, je pense néanmoins que les choses vont bouger en 2013 avec une éventuelle guerre dans le moyen orient avec l'Iran, le prix du pétrole qui va exploser, et la rigueur qui va s'installer un peu partout, avec à la clé des troubles sociaux.
Réponse de le 18/03/2014 à 9:09 :
Nous sommes en 2014 et vos prévisions comme des milliers d'autres sont tombées a l'eau... Ils ne faut pas écouter les diseurs de bonnes/mauvaises aventures
a écrit le 17/08/2012 à 15:29 :
En mars 1940, lors de la guerre russo-finlandaise, les pays d?Europe dite "du sud" ont envoyé des navires d'aide alimentaire à la Finlande. L'ambassadeur de la Finlande à Lisbonne avait adressé une note diplomatique à l'époque pour remercier le pays et déclarait "la Finlande n'oubliera jamais la noblesse de votre attitude". Certes, il s'agissait de simples biens alimentaires en période de guerre et on ne demandait pas aux Etats une solidarité pour combler des dettes créées par les systèmes politico-financiers corrompus. Les responsables européens devraient néanmoins revisiter leur histoire avant de proférer des déclarations incendiaires.
Réponse de le 19/08/2012 à 10:39 :
Exact !!! Et dieu sait que les portugais etaient immensement riches en 1945....
Tellement plus que les finlandais aujourd'hui...
Réponse de le 25/08/2012 à 20:27 :
Oui ! il est tellement facile d'oublier...merci pour ce rappel ! Et que LES FINLANDAIS le LISENT !
a écrit le 17/08/2012 à 14:35 :
La mutualisation existe déjà de facto par le biais du MES ou du FESF et par le biais des rachats de dettes sur le marché primaire ou secondaire par la BCE. Les "euro-obligations" existent déjà.
Réponse de le 17/08/2012 à 21:32 :
Ca fait plaisir de voir que certains ont déjà tout compris.
Réponse de le 25/08/2012 à 20:28 :
Oui, en effet !
+1
a écrit le 17/08/2012 à 14:29 :
Voilà quelqu'un qui a manqué une belle occasion de se taire.
Réponse de le 17/08/2012 à 15:03 :
Il est exact que la politique de l'autruche a si souvent fait ses preuves...
a écrit le 17/08/2012 à 14:14 :
Le problème de l'Europe, et bien qu'elle ait été imaginée et "innaugurée" par de réels progressistes, c'est qu'elle aura été achevée par une ligne libérale capitaliste dure, issue de la fin du bloc communiste. Et de ce fait, pensant comme salutaire l'idée contraire..
On s'est empressé d'y intégrer de nouveaux pays émergeants de l'Est, leur laissant de surcroît des règles plus souples, créant au sein même de la communauté des déséquilibres. Ceux-ci agissent aujourd'hui que ce soit pour le transport, la traçabilité, les conditions de travail et sa fiscalité, comme une mise à niveau par le bas. Aussi, l'endettement de certain est d'abord lié à ces règles à deux vitesses mais, surtout à la précipitation de nos Grands Organisateurs. Ne pas avoir exigé des pays Euro, un fonctionnement interne adapté à cette nouvelle organisation (je pense notamment à la Grèce et son absence de cadastre) est à considérer comme une lourde faute.
Sortir de l'Euro non. Mais assouplir les règles pour certain "mauvais exportateurs" et les durcir pour d'autre "très (trop) bons" serait un premier pas. Parce que je trouve que la France est considérée à tort comme un mauvais élève économique en grande partie à cause de ces différences.
Réponse de le 17/08/2012 à 15:12 :
"achevée par une ligen libérale capitaliste dure issue de la fion du bloc communiste" ????

n'importe quoi... pour information, les "réels progressistes" c'est du socialisme, et le socialisme 'na besoin de personne pour s'effondrer et faire le malheur des peuples ....
a écrit le 17/08/2012 à 13:52 :
J'aimerais bien savoir très concrètement ce que veut dire "éclatement de la zone euro" ?

Donc :
Quoi ?
Qui ?
Comment ?
Et pour allez vers quoi ?
Réponse de le 17/08/2012 à 14:02 :
@ Jarod : alors, cela veut dire retour aux monnaies nationales pour certains pays, avec l'euro comme monnaie commune, l'euro restant monnaie unique pour l'europe du nord. et dévaluation dans la foulée. qui ? le Sud, bien sûr. comment ? cf Argentine 2001 quand elle s'est désarrimé du dollard : on ferme les banques 3 à 4 jours, on interdit l'achat de devises ou les retraits importants, on transforme vos comptes en euro en monnaie nationale et on dévalue dans la foulée, et vous êtes ruinés. Pour aller vers quoi ? une énorme dévaluation qui empéchera une dévaluation interne compétittive (comme la grèce actuellement).

Et ce seront les fourmis qui seront ruinés, et les cigales qui seront miséreuses. Merci l'Euro et surtout, merci nos dirigeants !!!
Réponse de le 17/08/2012 à 14:25 :
Chacun revient à sa monnaie nationale. L'Allemagne revient au mark, l'Espagne à la peseta, l'Italie à la lire, la Belgique au franc belge, l'Autriche au schilling, la France au franc français. Ce n'est pas très difficile, d'ailleurs toutes les monnaies plurinationales ont éclaté au cours de l'histoire (Union latine, rouble soviétique, couronne tchécoslovaque, dinar yougoslave,etc...) l'euro ne fera que rejoindre ce cimetière.
Réponse de le 17/08/2012 à 17:00 :
Ok, merci pour ces réponses. Mais alors cela ne peux être fait que de manière concerté entre les pays, non ? Qui fixe les nouveaux taux de change des anciennes nouvelles/monnaies ? Que deviennent les prêts contractés en Euro ? Et il y a certainement des quantités d'autres choses problématiques qui m'échappe... Cela me semble très compliqué, et très long a mettre en place, non ?
a écrit le 17/08/2012 à 13:51 :
L'Union de Kalmar a bien fini par sauter pourtant ils partageaient une culture similaire et des langues intercompréhensibles, les Finlandais savent parler le suédois langue obligatoire et inscrite dans la constitution.
a écrit le 17/08/2012 à 13:44 :
Assange a pris un coup de vieux mais je le croyais qu'il devait être extradé en Suède et non en Finlande.
a écrit le 17/08/2012 à 13:17 :
l' euro est un anachronisme et la seule solution c' est de virer les mauvais élèves et ce sera fait . On a jamais vu un pays se porter garant des dettes d'un autre . L 'affaire traîne car certains banquiers se sont crus géniaux en investissant dans les banques des pays voyous . Premièrement ils devraient être en taule et secundo il faudra accepter une perte quitte à se payer ultérieurement .
Réponse de le 17/08/2012 à 13:44 :
Un ch'ti ?
a écrit le 17/08/2012 à 12:52 :
Il n'y a pas de solutions miracles soit on dépense moins que ce que l'on ne gagne, soit on fait de l'inflation (prix+salaire), soit on restructure la dette, soit enfin on sort de l'euro.

Dépenser moins semble impossible sans une réforme profonde et une réorganisation totale du fonctionnement national tant au niveau de l'état que des régions. Bien entendu cela veux dire diviser le nombre de fonctionnaire par deux. Cela demanderait 10 ans au moins et des réformes lourdes ainsi que des audits et des plans d'optimisation.

L'inflation est impossible car la BCE nous en empêche de par ses statuts. Cela créé donc une rente de situation pour les créanciers. Il faudrait donc réformer le statut de la BCE mais pour cela il faut l'unanimité au conseil européens. Ce qui est chose impossible.

Restructurer la dette ça veux dire demander au créanciers d'abandonner une partie des intérêts ou du capital voir la totalité qu'ils nous ont prêté. Impensable pour eux sinon c'est la guerre financière et la fin de la confiance.

En dernier lieu la sortie de l'euro c'est le flou artistique total.

Alors que faire ?
Réponse de le 17/08/2012 à 13:17 :
La dette des pays du sud sera restructurée un jour ou l'autre et les marchés diront OK de peur de perdre la totalité de leur mise.
Réponse de le 17/08/2012 à 13:35 :
j'ai bien peur qu'il n'y ai qu'une seule solution qui permette de remettre les compteurs à zéro...préparons nous!
a écrit le 17/08/2012 à 12:32 :
La Finlande est entrée dans l'UE en 1995, avec la Suède et l'Autriche (mais sans la
Norvège !). Elle est entrée la première dans l'Euro, le 31 décembre 2001, une heure
avant la France ! Elle pourrait bien être la première à en sortir et sans regrets !
C'est le seul pays de l'Euro dont le 3xA n'est pas remis en cause, comme c'est le cas
de ses voisins, membres de l'UE ou non : Suède, Danemark, Norvège, qui ont TOUS
conservé leurs monnaies nationales. La Finlande est moins dépendante que l'Allemagne
de ses exportations vers la zone Euro, et le retour au Markka, ne poserait pas de si grands
problèmes.
Une autre solution serait de créer une monnaie commune aux pays nordiques, comme
un Auro ( bon comme l'Or / Aurum) ou la Couronne nordique. En laissant les autres
avec leur bEURrO ( qui compte pour du beurre !).
a écrit le 17/08/2012 à 12:31 :
Des pays comme la Finlande savent, intuitivement et par expérience, que le salut ne peut venir que de l'intérieur, d'eux mêmes donc; celui venant de l'extérieur étant soit tardif, rarement généreux s'il n'est pas coercitif. C'est le message (d'efforts dans la rigueur) qu'ils tentent de faire passer, avec leur "directitude" usuelle.
a écrit le 17/08/2012 à 12:26 :
Ce pays a vite oublié la crise dont il a fait l'objet dans les années '90. A cette époque l'Allemagne et une restructuration partielle de sa dette, ont permis à la Finlande de s'en sortir sans trop de dégâts. J'aime bien les pays qui profitent quand ça les arrange et crachent sur les autres quand ça va mieux.
Réponse de le 17/08/2012 à 12:40 :
Tiens le bisounours Vegatel13 vient de se reveiller. Au moins la Finlande pense au futur des Finlandais. En France, les Francais paient pour les Irlandais, Grecs, Chypriotes, Espagnols, Portugais, Roms .... La pauvreté augmente chaque année en France (cf record d'affluence aux Restos du Coeur) mais personne ne s'en emoit. Vive la solidarite internationale des "peuples", par contre le SDF de la rue, lui il peut crever ...
Réponse de le 17/08/2012 à 13:35 :
Votre remarque n'enlève rien à la pertinence du propos du "bisounous"?
Réponse de le 17/08/2012 à 13:59 :
@ Vegatek13 : je n'ai pas souvenir que la finlande est restructurée une partie de sa dette, la dette publique atteignant seulement 40 % du PIB en 1994 ???
Si la finlande a eu une grave crise économique au début des 90, c'était parcqu'elle était en économie étatisée et sous développée (pléonasme) travaillant essentiellement avec l'URSS qui s'est effondrée. La Finlande était donc un état socialiste qui s'est effondré (comme la GB en 77, la suède en 92, le canada en 94, la NZ en 86, le chili en 74, etc etc etc ...) qui s'est redressée par un formidable effort national, rien à voir avec une quelconque aide extérieure. Ce sont des gens sérieux qui en ont marre des glandeurs qui profitent. La réalité présentée, cela donne moins de poids à votre affirmatinop particulièrement hargneuse d'assisté qui ne veut pas faire d'effort et veut continuer à vivre du travail des autres ...
Réponse de le 17/08/2012 à 14:01 :
Ce type discours n'a aucune cohésion, bien sûr que c'est important de s'aider les uns les autres, oubliez vous quel était la raison principale de la création de l'Europe ? Regardons le résultat. N'est ce pas déjà une réussite ? Qui oserez maintenant s'élever contre un autre pays européen ?
Et pour renforcer cette idéal, que cela se perpétue, il est important de ne pas avoir de petits discours nationalistes comme vous avez pu l'écrire.
l'augmentation de la pauvreté n'est pas dû à une mauvaise gestion des gouvernements européen, ou en l?occurrence oui, mais de plusieurs années de laxisme et de manque de réactivité face à des pays comme la Chine, le Brésil,qui explosait économiquement.
Nous avions essayer envers et contre tout de vouloir garder nos petites industries sans chercher à comprendre en quoi nous aurions pu nous différencier et croître avec notre savoir faire et notre main d'oeuvre.
Peut être que si nous avions été plus réactif à cette époque, l'industrie française ne serait peut être pas ce qu'elle est aujourd'hui.
Il faut comprendre que maintenant nous vivons dans un monde globalisé, dans une économie globalisée. Le petit discours nationaliste peut être oublié, il va falloir réfléchir à des filières françaises à vendre, à exporter, à développer et nous en avons quelques unes : l'aéronautique, le marché du luxe, l'automobile (qui arrivera forcément à se relever de crise actuelle), la pétrochimie...
Réponse de le 17/08/2012 à 14:32 :
Aucun aide extérieur vous dites? ..c'était l'époque du gouvernement Kohl 5 et son ministre de l'économie Günter Rexrodt débloquait un prêt de 2 milliards de dollars pour la Finlande en ruine! L'histoire c'est l'histoire ..quand on connais pas inutile de commenter.
Réponse de le 17/08/2012 à 14:47 :
Puis je ne vois pas pourquoi on me traite de bisounours gratuitement. Je quitte donc cette discussion car si c'est pour entendre ça je m'en passe volentiers. Vous avez raison ..l'Europe c'est nul ..vous verrez bien le jour ou le Franc dévalué prendra place dans votre poche ce que cela veut dire. De mon coté je vous regarderais depuis une Ile lointaine ...
Réponse de le 17/08/2012 à 14:47 :
2 milliards seulement pour la Finlande ? On en est a plus de 300 milliards versés pour la Grece et le fonds n'a pas encore ete atteint ....
Réponse de le 17/08/2012 à 15:15 :
@ Vegateck13 :c'est bien ce que j'ai dit, un prêt de l'Allemagne ce n'est pas de la restructuration de dette, apprenez d'abord ce que c'est qu'une restructuration (cad un abandon de crances, cad un non remboursement) avant de commenter ....
Et l''économie c'est l'économie....
Réponse de le 17/08/2012 à 15:18 :
@ Vegatek13 : il est bien évident que quand on a pas d'arguments ni de raisonnement logique, on refuse la discussion et le débat en prenant un air supérieur.
Mais c'est l'Euro qui est nul, pas l'europe, et le franc dévalué sera la conséquence non pas de l'euro, mais de l'incapacité de nos dirigeants à mettre en place des structures économiques compétitives, et le franc dévalué, on en a l'habitude depuis Mitterrand (2 dévaluations en 1 an). L'euro a servi d'anesthésiant pour empécher nos dirigeants de faire des réformes... une ile lointaine ne sauvera pas vos euros ...
Réponse de le 17/08/2012 à 15:27 :
L'Europe c'est une embarcation qui regroupe, attachées entre elles, plusieurs embarcations diverses et variées : un paquebot (Allemagne), une planche a voile sans voile (Grece) une barque trouée (Espagne) un catamaran, un chalutier, un kayak, un pedalo (la France) ... Quand la mer est calme, tout se tient à peu près les uns à coté des autres. Mais dès que la mer s'agite et dès les premieres vagues, alors cet ensemble hétéroclite et illogique tangue et certains coulent ou désallent plus rapidement que d'autres.
Réponse de le 18/08/2012 à 13:57 :
Viking : bravo pour la comparaison . La zone Euro est 100 % un amalgame d´embarcations comme vous le décrivez !
Quand nombre de ces embarcations prennent l´eau de plus en plus, alors arrive le moment ou meme les plus fortes pompes du paquebot ne suffisent plus et dans ce cas ilne resste plus qu´a couper les amares pour ne pas couler avec..
a écrit le 17/08/2012 à 12:24 :
Cette europe ve éclater ou exploser peut importe,il faut en terminer avec cette europe,maintenant l'europe oblige la france (soumise) à ,garder et à s'occuper des roms,alors que cette méme europe ne dit rien au pays d'origine des swes méme roms,non il faut arréter la,c'est plus possible cette dictature européenne à l'égard de la france,ce serait trop long de dire tous ce que cette europe a de négatif,par rapport au positif.
Réponse de le 17/08/2012 à 12:35 :
On parle pas de Roms dans cette rubrique ..vois êtes un peu hors sujet si puis-je me permettre.
Réponse de le 17/08/2012 à 12:40 :
Vous mélangez un peu tout là non ?
Réponse de le 17/08/2012 à 13:48 :
12.000 pauvres hères n'ont rien à voir avec le propos de l'article : laissez les Roms en dehors de la crise du surendettement !
Réponse de le 17/08/2012 à 14:05 :
Vous devez confondre l'Europe et la zone Euro !
Réponse de le 17/08/2012 à 14:53 :
Je vois qu'il faut tout vous expliquer à vous,je suis en train de vous dire un des aspects parmi tant d'autre de négatif de cette europe,et pourquoi il faut en sortir, du moins pour ma part, je ne parle pas pour vous,vous voulez que je vous fasse un déssin avec ou quoi.
a écrit le 17/08/2012 à 12:21 :
L'éclatement de la zone euro laissera des dizaines de millions de personnes sur le carreau, dans la misère. Des mouvements sociaux, et même des émeutes, sont à craindre. C'est donc un drame en devenir.
Réponse de le 17/08/2012 à 12:47 :
Ahhh, les oracles apocalyptiques. Vous étiez de ceux qui disaient que l'euro apporterait prospérité et stabilité ?
Réponse de le 17/08/2012 à 13:12 :
"Si on quitte l'Euro, c'est la cata, et les-sauterelles-viendront-manger-nos-récoltes, le seul moyen, c'est "encore plus de Troika", encore plus de technocratie absconde et non élu, etc.. la musique, on la connait...
Par contre personne ne se pose la question de savoir - et d'argumenter à ce propos- quels intérets sont privilégiés par la mise en place de l'Euro...
....
...
QUI, au fait?
Réponse de le 17/08/2012 à 14:04 :
@ leon et Clyde : + 1

@ Benoit : le drame en devenir est lié à la conception même de l'euro. vous décrivez les conséquences inéluctables de l'euro, qui ne sont pas des causes ...
a écrit le 17/08/2012 à 12:19 :
Enfin un homme politique réaliste de la situation.
a écrit le 17/08/2012 à 12:18 :
La survie de la zone ? dépend de l'action de la BCE. En effet, si celle-ci cap le taux d'intérêt maximal auquel elle achètera tous les titres souverains des pays en difficultés, par exemple 6% qui me parait tenable pour l'Espagne compte tenu de son relatif faible stock de dettes, lui offrant un avantage certain en comparaison avec l'Italie. Mais un taux plus faible ne pourrait être que bénéfique, l'arbitrage doit alors se réaliser pour éviter un gonflement trop important du bilan de la BCE.
En ce qui concerne l'Allemagne (et le cas de la Finlande ou encore de l'Autriche peut être comparable), je suis toujours très dubitatif car ce pays semble oublier que son avenir sonne comme extrêmement sombre compte tenu de la perte sèche de population active qu'il enregistre. Au même titre que la Chine, l'Allemagne devra engager des réformes douloureuses dans les années futures afin de mettre sur pied un système de protection social stable et fiable. Par ailleurs, le nécessaire recours à l'immigration pour pallier la décroissance naturelle de la population risque de poser des problèmes sociaux en Allemagne où la Chancelière avait clairement souligné, il y a quelques mois, que le multi-culturalisme à l'allemande était tout bonnement un échec. Une opinion publique aussi refermée sur l'extérieur que celle de l'Allemagne acceptera-t-elle de devoir son salut à des migrants? Rien n'est moins sûr.
Enfin, au sujet de l'Europe, je pense sincèrement qu'elle est la seule voix pour les pays qui la compose afin de conserver une puissance économique de premier rang au niveau mondial. N'oublions pas que le cumul de nos PIB en UE dépasse largement celui des USA pour un niveau de population relativement comparable, faisant de l'UE la première zone économique mondiale. La tendance mondiale à l'intégration régionale est en marche (ALENA, APCE, MERCOSUR, Union Africaine), nous avons pris une avance considération sur ce domaine avec des institutions transnationales crédibles et légitimes. Ne jetons pas tout celà aux oubliettes pour revenir à des considérations nationalistes et protectionnistes susceptibles de mettre réellement à mal notre économie et notre cohésion sociale intra-européenne, qui vacille déjà face à l'inflexibilité de l'Allemagne comme l'a souligné Mario Monti. Mon souhait pour l'avenir est de conférer un réel pouvoir aux instances européennes à condition que celles-ci s'inscrivent dans un socle parfaitement démocratique au sein de toute la zone. N'ayons pas peur de confier les agrégats fondamentaux du carré magique de Kaldor à l'UE, et conservons une souveraine nationale dans le domaine de la transition écologique, la réduction des inégalités et l'émergence d'une cohésion sociale forte et durable...
Avec toutes ces idées, il me semble quasi impossible d'assister à un éclatement de la zone ? qui serait un désastre pour tous les pays membres avec une dévaluation excessive créant fuite des capitaux et hyperinflation malgré une croissance très faible... le syndrome de la stagflation des années 80 referait son apparition à notre plus grand désarroi.
Réponse de le 17/08/2012 à 13:57 :
Un taux à 6% supportable ! Ça veut dire en gros pour l'Espagne avoir au moins 6% de croissance dans les années à venir. Cela me paraît compliqué...
Pour moi, un état ne devrait pas payer d'intérêt sur la dette finançant ses investissements d'utilités publiques (hôpitaux, université, etc.).
Quant aux États-unis, ils n'iront jamais plus loin dans l'intégration "régionale". Demandez leurs de faire à peine la moitié de ce que nous avons fait : abandon de souveraineté nationale et du dollars. Ils vous rirons au nez...
Réponse de le 17/08/2012 à 14:05 :
@ usurier ?
pour mémoire, les états des USA peuvent faire faillite ....
un état doit payer des intérêt, sinon cela veut dire qu'il fait de l'inflation (emprunt à la banque centrale). et l'inflation , c'est un monstre hideux ...
Réponse de le 17/08/2012 à 14:53 :
Pour payer un taux de 6% d'intêrets il faut une croissance de 6%?? ..je crois qu'en maths vous n'etes pas trop au point avec tout mon respect.
Réponse de le 17/08/2012 à 15:21 :
@ Vegatek13 : si vous avez un pays avec un endettement proche de 100 % et qui emprunte à 6 %, il faut une croissance du pib du pays d'au moins 6 % sinon vous entrez dans une trappe à dettes, le pays produisant moins de richesse que d'intérêt à rembourser ...

c'est des maths basiques ...
Réponse de le 17/08/2012 à 15:57 :
@ john galt : "un état doit payer des intérêt, sinon cela veut dire qu'il fait de l'inflation (emprunt à la banque centrale). et l'inflation , c'est un monstre hideux ..." C'est un argument récurrent mais purement théorique et qui n'a d'ailleurs jamais été réellement démontré. Et quand bien même ce serait le cas, les périodes d'inflation ont la plupart du temps été des période de forte croissance et de faible taux de chômage... D'ailleurs, seule la BCE ne prête pas directement à ses états membres (les autres BC le font), c'est une pure hérésie idéologique et qui ne sert que les rentiers.
Réponse de le 17/08/2012 à 16:07 :
Payer des intérêts pour emprunter est un principe essentiel en économie d'une part pour la confiance des investisseurs, l'attractivité des placements et comme l'a dit John Galt pour éviter un excès de liquidités sur le marché qui se transforme très vite trappes à monnaie au sens de Keynes. Pour l'Espagne, compte tenu que son stock de dettes est d'environ 70% du PIB, le taux de 6% reste soutenable d'autant plus que les réformes actuelles permettront de dégager un excédent primaire même si actuellement, elles sapent fortement la croissance et donc le niveau des recettes de l'Etat. C'est justement sur ce petit point John Galt qui votre raisonnement est un légèrement réducteur même s'il parait cohérent à première vue. En effet, pour juger du niveau de dettes soutenables ou du taux d'intérêt souverain supportable, il est nécessaire de mettre dans la balance l'excédent ou le déficit primaire enregistré par l'état (recettes-dépenses avant charges de la dette=EDP) sous la forme de l'équation suivante: taux endettement t=taux endettement t-1*(1+i-c)-EDP (en % PIB). Un pays peut avoir un taux de croissance (c)<taux d'intérêt servi (i) est être en relativement bonne santé en ce qui concerne sa dette si son excédent primaire est suffisant pour stabiliser voire réduction son stock de dettes. Tout ceci est un peu technique mais permet bien de comprendre pourquoi les politiques d'austérité se succèdent aussi rapidement.
Réponse de le 17/08/2012 à 18:47 :
Il doit manquer 1 ou 2 variables à votre équation, parce que pour l'instant, ce genre de formule ne réussit pas trop à la Grèce par exemple... Ensuite j'aime bien le raisonnement : "dis moi ce qu'il te reste (EDP) et je te dirais combien je peux te prendre (i)" ou l'art de pressurer un État (enfin un peuple quoi !) jusqu'à sa moelle. Cette EDP ne serait-il pas plus utile à construire des écoles, financer la recherche, améliorer les soins hospitaliers, etc qu'à venir enrichir des rentiers ? Qu'est ce qui justifie qu'un État devrait rémunérer (via intérêts) des investisseurs en leur empruntant ce qu'il ne lui à pas prélever via imposition ? Enfin personne (ni Keynes) n'a encore démontré que le financement direct auprès d'une BC générait plus d'inflation qu'un financement de l'économie via les banques et d'ailleurs songer aux injections massives (colossales) de liquidités (QE) de ces dernières années qui n'ont pour l'instant générer qu'une faible inflation sur le niveau global des prix si ce n'est en alimentant des bulles spéculatives financières hératiques mais au combien dramatiques. La crise des subprimes n'en est-elle pas un exemple ?
Réponse de le 18/08/2012 à 0:27 :
Mais je suis totalement d'accord avec vous Usurier, mener des politiques d'austérité démentielles comme en Grèce ne ménera à rien et les niveaux de contraction du PIB dans les pays du Sud en sont la preuve. Je souhaite aussi du fond du coeur une intervention massive de la BCE, mais elle ne doit pas se substituer aux états qui doivent passer par les marchés eux-même pour se financer. Je préfèrerais donc un cap de taux d'intérêts max pourquoi pas par pays selon leurs agrégats macro-économiques passés et à avenir. Aujourd'hui le policy mix est complétement orienté dans le même sens avec une austérité budgétaire d'un côté et une politique monétaire encore trop restrictive malgré un taux des opérations de refinancement à moins d'1%. Il faut donc une action non-conventionelle de la BCE par l'intermédiaire de rachat d'obligations d'états ou une sorte de LTRO envers les états pourquoi pas.
Par contre, il est clair que le QE 1 et 2 ont alimenté la formation de bulle notamment sur les Bourses qui sont à des plus hauts depuis plusieurs mois. Elles créent donc de l'inflation sur le prix des actifs puisque ces Quantitative Easing ont, avant tout, profité aux institutions financières pusique la FED a acheté en majorité des titres publics sur le marché secondaire offrant du cash frais aux établissements financiers à placer sur des actifs risqués nationaux ou dans les pays émergents, posant des problèmes de stabilité des capitax avec une accumulation de capitaux sur les Bourses avec le risque d'une fuite massive en cas de retournement conjoncturel comme nous le vivons actuellement en Chine et au Brésil. Mais oui, il est clair que l'IPC reste à des niveaux acceptables et heureusement car la stagflation serait le pire des maux
Réponse de le 18/08/2012 à 16:40 :
Votre idée d'un cap de taux me paraît au jour d'aujourd'hui être un bon compromis mais qui hélas ne passera pas compte tenue de l'orientation politique européenne et du pouvoir des lobbys bancaires.
Dans tous les cas je reste convaincu que cette crise des dettes publiques (et comme toute les précédentes) ne se réglera que par la monétisation partielle ou totale de la dette... Mais après combien de plans de "sauvetage d'urgence" et de plans d'austérité ? lyrric
a écrit le 17/08/2012 à 12:10 :
Il fait pas dans la dentelle, j'espères que c'est juste pour réveiller nos politiques.
a écrit le 17/08/2012 à 12:10 :
Soit ces Finlandais sont complètement c.... Soient ils sont un peu plus futés que les autres !!!
Réponse de le 17/08/2012 à 12:39 :
Je pense qu'ils sont un petit peu plus futés que les autres, mais le temps nous le dira.
a écrit le 17/08/2012 à 12:05 :
Il faut que la Finlande, perdue dans son grand Nord et venue à l'Euro à contre coeur, la Grèce et Chypre, pays semi-orientaux, quittent le noyau dur de l'Europe. On s'en portera beaucoup mieux.
Réponse de le 17/08/2012 à 12:15 :
Tout à fait d'accord! ..
a écrit le 17/08/2012 à 11:59 :
L'éclatement de la zone euro je n'y crois pas; beaucoup l'attende comme le "grand soir" mais au final ce serait la victoire des financiers qui ont spéculé sur notre faillite.
a écrit le 17/08/2012 à 11:52 :
le ministre des Affaires finlandais?
a écrit le 17/08/2012 à 11:51 :
Au pays des grandes forêts, tiens, tout le monde n'a pas la langue de bois si prisée chez nous.
a écrit le 17/08/2012 à 11:51 :
Dans sa configuration actuelle, la zone Euro n'est plus tenable. Il faut opérer un divorce à l'amiable avec une monnaie commune pour les pays vertueux, les autres revenant à leurs vieux démons.
Réponse de le 17/08/2012 à 12:09 :
Le problème c'est que l'on pourrait très bien faire partie du 2eme contingent.
Réponse de le 17/08/2012 à 12:30 :
Ca ne srait pas forcément un problème
Réponse de le 17/08/2012 à 12:30 :
Ce n'est pas un problème, c'est une réalité. La France est aussi douée que la Grèce pour ce qui est de se réformer
Réponse de le 17/08/2012 à 12:39 :
Une monnaiie commune àl'ensemble de l'UE serait préférable à la monnaie unique d'un groupe d'Etats en déclin qui n'ont pas les moyens de leurs ambitions. Mais il faudrait inventer de nouvelles règles d'appartenance à l'UE, ce qui ne serait pas une mince affaire.
Réponse de le 24/11/2013 à 22:45 :
un Boeing 777 de British airways s'était écrasé à l 'atterrissage a Londres il y a quelques années. La cause était la présence de cristaux de glace dans un filtre de pompe à carburant ce qui entrainait une perte de puissance des moteurs. Décidément chez Boeing l' histoire semble bafouiller!

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