Pour la Buba, "le financement des Etats par les banques centrales peut rendre accro, comme une drogue"

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Dans un entretien au Spiegel à paraître lundi, Jens Weidmann, le président de la Bundesbank s'est déclaré très critique envers ce scénario qu'il assimile à un "financement des Etats par la planche à billets".

La Bundesbank multiplie ses attaques contre l'hypothèse d'un rachat d'obligations publiques par la Banque centrale européenne pour faire baisser les coûts d'emprunt de l'Espagne ou de l'Italie. Dans un entretien au Spiegel à paraître lundi, Jens Weidmann, le président de la Bundesbank s'est déclaré très critique envers ce scénario qu'il assimile à un "financement des Etats par la planche à billets".

Début août, la Banque centrale européenne (BCE) s'était dite disposée à agir si besoin par des mesures exceptionnelles contre la crise, qui pourraient passer notamment par des achats de dette publique sur le marché.

"Une telle politique est pour moi proche d'un financement des Etats par la planche à billets", a estimé Jens Weidmann, jugeant qu'"en démocratie, ce devrait être les Parlements et non les banques centrales qui décident d'une telle mutualisation des risques".

"La manne des banques centrales attiserait sans fin les convoitises", estime encore le président de la banque centrale allemande, affirmant qu'"il ne faut pas sous-estimer le danger que le financement par les banques centrales peut rendre accro, comme une drogue".

Le président de la BCE, Mario Draghi devrait donner plus de détails le 6 septembre à l'occasion de sa conférence de presse mensuelle à Francfort.

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Commentaires
a écrit le 27/08/2012 à 16:16 :
il a raison, il faut traiter les problèmes de façon rationnelle et objective plutôt que créer des bulles par a dette qui vont nous ruiner. chacun prend l'exemple des cancres de la classe, mais il faut regarder les bons exemples : la suéde, le québec, l'argentine... ont pris des mesures drastiques, des réformes rapides et de fond, et repartent avec de bons résultats. ce n'est pas en jetant l'argent public par les fenetres et dire qu'il ne faut toucher à rien qu'on va avancer, les économies potentielles sont trés importantes, surtout en france où nous avons le niveau de dépenses le plus élevé d'europe, il est donc facile de faire au moins 30% de gains pour baisser les impôts et alléger les charges des entreprises, et investir les gais ssur la relance, simple et évident. La tentation politicienne de ne pas toucher à l'électorat de gauche pour taxer et tuer la création de richesse est suicidaire, la solution est simple.
Réponse de le 28/08/2012 à 11:33 :
@marion C'est plus l'allemagne le modèle à l'UMP ? C'est bizarre mais l'argentine vous en avez dit beaucoup de mal qu'en ils ont virés le FMI. Finalement on dirait que le seul modèle qui vaille c'est toujours les autres... (Bizarrement j'ai oui dire qu'aux Québec tout le monde n'était pas enchanté du libéralisme économique...)
Réponse de le 28/08/2012 à 20:42 :
Mais non Bob, mon modèle, mon rêve, mon fantasme, c'est l'Ouganda où l'on vit beaucoup mieux qu'en Allemagne. Mais c'est vrai que cela va tellement bien en France qu'on ne va pas s'abaisser à regarder ce que fait les autres, surtout quand ça marche. Eux c'est eux, nous c'est nous, Hein Bob ? Gardons notre modèle qui a fait ses preuves ! P...tain, on est mal barré...
a écrit le 27/08/2012 à 15:28 :
Tout à fait nous avons une différence de conception sur ce que doit être une société: les allemands font réduire le chômage, nous le faisons augmenter. Ils ont réduit les emplois publics de plusieurs millions, nous les augmentons. Ils ont 46 points de dépenses, nous avons 56 pour 51 de prélèvements, situation qui doit se régler vu le niveau de la dette. Est-ce que le but c'est de faire comme l'Europe du Sud: tout le monde chômeur?
a écrit le 27/08/2012 à 10:29 :
Les Etats sont déjà accro aux déficits... Une masse monétaire qui enfle, qui enfle... Il va falloir que cette masse monétaire se déverse quelque part : dans les salaires (avec donc de l'inflation) je ne crois pas trop, dans l'immobilier donc (quoique l'on atteigne des sommets)... Bref, cette masse va devoir maigrir un jour où l'autre!
Réponse de le 27/08/2012 à 10:58 :
tout à fait d'accord, lesétats sont accro aux déficits, donc on peux en conclure que cette banque privée dénonce surtout les effets pervers de voir un marché d'emprunt fort lucratif lui passé sous le nez.... encore un témoignage d'un expert très objectif... Prochain article à paraitre Mc Do qui dénonce que manger équilibrer n'est pas bon !!!
Réponse de le 27/08/2012 à 14:01 :
@ Mickador / la Bundesbank "Buba" n'est pas une banque privée c'est l'équivalent de la banque de France.
Réponse de le 28/08/2012 à 2:03 :
Bien vu Tahi - Cette masse monétaire - dont les détenteurs (investisseurs) connaissent mieux que quiconque le risque de déclassement parce qu'ils ne veulent plus l'échanger entre eux - fait l'objet d'une ruée de nature physiocratique qui se déverse notamment dans l'immobilier, mais aussi d'autres placements durables, sites de ressources naturelles, entreprises stratégiques, péages, réseaux de distribution, etc. L'économiste P. Krugman faisait remarquer que la dette publique des Etats-Unis (+ 15 mille milliards USD) ne devait pas tant effrayer puisqu?elle correspondrait approximativement à la valeur des avoirs des sociétés américaines à l'étranger - dont une grande partie en Europe. L'émission monétaire dollar sert donc des objectifs stratégiques, et nous pénalise doublement : nous perdons un nombre croissant de propriétés et de centres de décision. C'est le processus de tiers-mondisation. Ajoutons à ce déferlement les pétrodollars, agrodollars, etc d'autres pays qui ne correspondent pas à des achats / ventes de biens de consommation, et ne contribuent pas à notre balance commerciale, sinon à aliéner notre tissu économique. Plus grave encore pour nous, notre situation de dépendance, que se passerait-il si les Etats-Unis devaient rapatrier ces capitaux d'urgence? Nous aurions certainement droit à un choc financier pareil à celui qu?a connu l?Argentine en 2001. La question de l'émission monétaire abusive est encore taboue mais de plus en plus préoccupante.
a écrit le 27/08/2012 à 3:14 :
Weidmann a raison, la tentation est trop belle, mais l'on ne peut plus continuer à payer de l'intérêt aux marchés, cela pénalise les finances publiques, sans compter la dramatisation des marchés investisseurs, laquelle a aussi des conséquences sociales déstabilisantes. Le tour de force consiste donc à trouver un garde-fou pour éviter que les Etats n'abusent de la planche à billets, car, à mon avis, pour l'instant, les Etats compensent la contraction de l'activité économique par des dépenses publiques, ce qui est préjudiciable à long terme. Pour éviter que les Etats n'accroissent les déficits, il est important de reprendre en mains nos leviers économiques, notre industrie, la distribution, et rétablir le lien industrie / consommation / marché qui est rompu, pour relancer l'activité, ce qui, in fine, soulagera les finances publiques.
a écrit le 26/08/2012 à 20:01 :
Acceptera la France cettes diktats de la Alemagne en l avenir ?Et le peuple Espagnol combien de temp subira un gouvernement Quisling? Espagne a 47 millions d habitants et cette voi elu pur le capital nous conduit a une tres grave explosion sociale et nationaliste, encore plus dangereux.
Réponse de le 27/08/2012 à 15:16 :
Il est normal que la société se révolte quand les politiciens créent 25% de chômage et 50% chez les jeunes.
a écrit le 26/08/2012 à 17:51 :
Le financement des état en quasi faillites par la BCE est pourtant la seule solution viable pour sortir a court terme de cette crise. Bien sur il faut des réformes structurelles. Mais ça va faire 4 ans déjà et on s'enfonce plus que l'on ne remonte. Le temps que ces efforts portent on aura coulé (il faudrait au bas mot encore 10 -20 ans).
Les USA, le Japon on déjà des banques centrales actives. Je ne crois ni en la relance ni a la rigueur, seulement a une sortie grâce a une gestion certes rigoureuse mais appuyée par la BCE pour pouvoir rembourser les dettes actuelles sans en créer de nouvelles.
Réponse de le 26/08/2012 à 20:26 :
Et quand plus vous payerez une inflation à 2 chiffres, en plus des impôts confiscatoires, alors même que vos revenus n'augmenteront plus, que direz vous ? Ah ! La planche à billets ! Comment peut on croire encore en des recettes aussi simples ?
Réponse de le 26/08/2012 à 22:23 :
Les rotatives tournent à pleine vitesse aux Etats-Unis et au Royaume-Uni ! Et pas d'inflation. Pas d'impôts confiscatoires. Les mauvais souvenirs du début des années 1920, avec les Allemands allant chercher leur pain avec une brouette pleine de billets, font faire des parallèles un peu simplistes hélas. C'est oublier que l'hyper inflation allemande avait été en partie voulue pour combattre l'occupation de la Ruhr par les troupes belges et françaises. Mais bon, ce genre de détails...
Réponse de le 26/08/2012 à 22:32 :
Ah bon ? Il n'y a pas d'inflation en ce moment sur les matières premières ? Ah non,:! c'est vrai ! que je suis bête ! Ce n'est pas lié à la planche à billets mais seulement à la demande mondiale. Sinon, quand on regarde les prix des produits courants, on constate une inflation de plus en plus marquée en ce moment. Mais c'est vrai, tout ce ci n'est pas vrai car l'INSEE et Eurostat ne le disent pas ! Quant au RU, l'inflation est près des 6 % par an en ce moment, mais l'inflation y est inexistante selon vous... Vous me faites bien rire !
Réponse de le 27/08/2012 à 3:24 :
Mdr - Très juste votre précision. Officiellement Draghi ne dévalue pas parce qu'il ne touche pas au taux directeur, par contre, en réalité, il déprécie fortement la monnaie puisqu'il accroit la masse monétaire, plusieurs milliers de milliards ? déjà dans le cadre du renflouement du secteur bancaire. Draghi se concerte avec la Fed, pour cette raison, également, la dépréciation passe inaperçue. Mais comme vous dites bien, l'impact sur les matières premières est dramatique (achats d'énergie, matières premières, alimentation, etc pour lesquels l'UE est déficitaire). La monnaie est dépréciée par l'augmentation de la masse monétaire, logiquement notre pouvoir d'achat diminue.
Réponse de le 27/08/2012 à 7:12 :
MDR, d'où sortez vous ces chiffres d'inflation britannique complètement fantaisistes ? Vous parlez d"'inflation à deux chiffres" puis avancez 6% - qui ne correspond en rien aux statistiques annoncées pour juillet (2.6%). Bref.... pas très sérieux.
Réponse de le 27/08/2012 à 14:03 :
@ Truk : idem
Réponse de le 27/08/2012 à 15:13 :
Ne parlez pas trop vite, la FED ne pourra pas alimenter indéfiniement le pays en dollars. On parle d'une dégradation en 2013. N'oublions pas que la dette de l'Etat est colossale. Le budget Obama est bien des milliards de milliards d'impôts et de baisse des dépenses. La question qui se pose c'est celui de l'utilisation de l'argent de la dette à bon escient et du niveau de vie de la population. Car les politiques conduites sont des politiques de destruction pure et simple de la classe moyenne. On voit déjà l'activisme des Tea Party, logiquement cela devrait prendre de l'ampleur.
Réponse de le 27/08/2012 à 15:22 :
On sacrifie les chômeurs en taxant l'activité et on truque les chiffres, en particulier du chômage... le chômage réel en Angleterre est de 16%. Il y a eu des émeutes récemment. Ils ont aussi la récession et 8% de déficit... On peut dire que Brown l'a mise dans un bel état avec ses dépenses sans résultats.
Réponse de le 27/08/2012 à 18:40 :
le fantasme sur l'inflation et l'hyperinflation a la peau dure !
Les analyses économiques de Truk sont parfaitement exactes !!
L'inflation endogène en Europe n'est pas pour demain !
On peut observer que le RU a une inflation supérieur à 2% depuis bien longtemps et la planche a billet n'a eu donc aucuneeffet inflationniste.
DAns un continent avec des économies ouvertes en concurrence entre elles, avec un chômage a 25% des salaires en baisse dans le Sud, etc etc les 25% d'inflation par an ne sont pas pour demain.

Quant aux matières premières invoqués par Mdr : il y a des fondamentaux / cycles propres à ces marchés qui n'ont rien à voir avec la politique monétaire européenne. On entend parler de récession en Australie du fait du ralentissement chinois et des baisses des métaux. Les céréales ont augmenté certes, mais à cause de la sécheresse aux US + Russie parce que la planche à Billet européenne tourne trop vite.
a écrit le 26/08/2012 à 15:35 :
D'apres ce que j'ai compris l'Allemagne ne demande pas aux pays du sud de faire de la croissance car ils en n'ont pas les moyens economiques mais au contraire des reformes de structure pour repartir sur des bases saines donc se sont des annees de souffrance qui sont exigees.Il faut le faire.Est-ce difficile a comprendre?
Réponse de le 26/08/2012 à 16:48 :
D'accord avec vous. Mais est-ce que les pays du sud sont capables de s'adapter, se réformer et se redresser en se voyant imposer une politique récessive ? N'est-ce pas une vision utopique ? Voyez où en est la Grèce, le Portugal (qui applique pourtant les mesures qu'on lui demande) et l'Espagne (connait-on vraiment l'ampleur des pertes sur l'immobilier et la situation réelle des régions) ? Etes vous optimiste pour l'Italie et la France ? Plus fondamentalement, avez-vous vu fonctionner un attelage composé d'un berge allemand (!), d'un chihuahua, d'un teckel, d'un lévrier et d'un terre-neuve ? Pour moi, la zone euro ne peut rester en l'état. Tous les scénarios sont possibles mais il va y avoir éclatement (au minimum l'exclusion de la Grèce). Le choc, quoiqu'ils fassent, est inévitable. Et je serai très surpris que les allemand se laissent entraîner dans un processus de monétisation ou mutualisation des dettes qu'ils ne contrôleraient pas. Ou alors au prix de conditions draconiennes, et on en revient au problème évoqué plus haut...
a écrit le 26/08/2012 à 14:46 :
Parce que le financement des Etats par les banques d'affaires ne les a pas rendus accros peut-être?
a écrit le 26/08/2012 à 14:20 :
Il a raison. Mais que propose-t-il ? L'austérité ? Les Grecs essaient depuis trois ans (et ils n'ont pas rien fait), ça ne marche pas. Les Espagnols (plus sérieusement encore que les Grecs) aussi. Ca ne marche pas non plus. Les Portugais. Ca ne marche toujours pas. Donc l'austérité, ce n'est pas la bonne méthode, ou du moins, pas le bon moment. Le financement par l'Allemagne des déficits du Sud ? Mais a-t-on songé à demander leur avis aux Allemands ? La sortie de l'Allemagne de la zone Euro - de loin la meilleure solution - seule ? Les Allemands n'en veulent pas non plus car ils savent que leur économie s'effondrerait illico sans l'Euro. Alors, quoi ? On continue de saigner toute l'Europe pour que l'Allemagne garde ses excédents ? Ca va mal finir.
Réponse de le 26/08/2012 à 17:07 :
Truk, vous qui avez une solution au problème actuel, je vous propose de devenir ministre de l'économie. Vous seriez sans aucun doute un excellent ministre à Bercy.
Réponse de le 26/08/2012 à 17:25 :
Ce n'est pas à Bercy qu'il faut être, mais à l'Elysée, car il ne s'agit pas de gérer les économies, mais de rompre des traités qui nous lient les mains. Pour briser l'Euro, et rétablir la juste respiration des monnaies entre elles, il faut avoir le pouvoir ! Quant à mon sort, merci de vous en inquiéter, mais à part sur ces questions, qui sont mon métier, je n'ai rien qui me pousse à la politique. Nous sommes encore en démocratie : on peut encore donner son avis, non ?
Réponse de le 28/08/2012 à 11:34 :
@Truk +1
a écrit le 26/08/2012 à 13:22 :
Entièrement d'accord !
Réponse de le 26/08/2012 à 13:44 :
Pour l instant , pas trop de choix laissé par les politiques .
Réponse de le 26/08/2012 à 14:30 :
@COCO, je confirme, c est d ailleur deja le cas !!!!!!
Réponse de le 26/08/2012 à 16:49 :
et cela amélioré la situation ?

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