Au Pays-Bas, l'euroscepticisme gagne les chefs d'entreprises

Un chef d'entreprise sur trois pense que la zone euro doit se restreindre à l'Europe du Nord et un sur cinq voudraient voir les Pays-Bas quitter la zone euro.

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La location d'immobilier de bureau grandit aux Pays-Bas, à l'exemple de la ville de Nieuwegein,dans la province d'Utrech. Longtemps florissante, l'économie des Pays-Bas est à son tour rattrapée par la crise sur fond de difficultés politiques, créant une désenchantement des néerlandais à l'égard de la zone euro. /Copyright Reuters
La location d'immobilier de bureau grandit aux Pays-Bas, à l'exemple de la ville de Nieuwegein,dans la province d'Utrech. Longtemps florissante, l'économie des Pays-Bas est à son tour rattrapée par la crise sur fond de difficultés politiques, créant une désenchantement des néerlandais à l'égard de la zone euro. /Copyright Reuters

Longtemps rangé dans le camp des faucons dans la crise, les Pays-Bas sont à leur tour rattraper par la crise, comme en témoigne le débat en cours dans le pays qui est appelé à voter ce mois-ci pour élire une nouvelle chambre de députés. « La Grèce peut sortir de la zone euro, une fois pour toutes », a tranché ainsi lors d'un débat télévisé Sjoerd Vollegregt, le directeur général de Stork, un grand groupe d'ingénierie. Il n'est pas le seul à penser qu'une réforme drastique s'impose.

Une zone euro réduite aux pays du nord

Le tiers des chefs d'entreprise néerlandais pense que la zone euro doit se réduire à l'Europe du Nord, pour former une zone « Neuro ». C'est le résultat d'une enquête publiée le 3 septembre par le site d'informations économiques Z24, qui a sondé 500 chefs d'entreprise. Pas moins de 20 % d'entre eux voudraient par ailleurs quitter la zone euro et seulement la moitié des patrons défendent la zone euro telle qu'elle existe aujourd'hui... Une autre enquête, publiée le même jour par le bureau Panteia, confirme la tendance : 38% des chefs d'entreprise sondés veulent voir une zone euro plus petite et 10% en sortir carrément.

Désaffection

A une semaine des législatives du 12 septembre, l'euroscepticisme, exploité par les populistes de droite comme de gauche, semble avoir gagné un patronat puissant aux Pays-Bas (1,5 million de sociétés et 860.000 travailleurs indépendants). Des chefs d'entreprise qui doutent de plus en plus des partis et des dirigeants politiques. Selon une enquête publiée le 29 août par la chambre de commerce, à partir d'un échantillon de 10.000 entrepreneurs, 57% d'entre eux ne croient plus à la politique.

La plus grande organisation patronale, la Fédération des employeurs et industriels des Pays-Bas (VNO-NCW), tente de renverser la vapeur. Elle diffuse depuis une semaine, sur les chaînes de télévision publiques, une vidéo intitulée « L'Europe et les faits ». Cette production rappelle que sans l'euro et le marché commun, les Pays-Bas perdraient 90 milliards d'euros par an. « Sans l'Europe, pas de port de Rotterdam », affirme aussi la VNO-NCW.

L'Europe coûte certes aux Pays-Bas un engagement maximal de 90 millions d'euros pour le fonds d'urgence et la Banque centrale européenne (BCE), mais elle leur rapporte aussi 180 millions par an (chiffres de 2008 du Bureau central de planification - CPB) grâce au commerce intra-communautaire et aux investissements.
 

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Commentaires 3
à écrit le 04/09/2012 à 18:24
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Sans l'Europe, pas de port de Rotterdam » : encore quelques eurobéats qui oublient que l'euro n'est qu'une monnaie et pas l'Europe. De plus, allez donc chanter à Brel que Rotterdam n'existait pas avant l'euro !

le 04/09/2012 à 19:26
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Juste comme la chanson c'est le port d'amsterdam pas de rotterdam...

à écrit le 04/09/2012 à 14:36
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Bonjour le nombre de fautes d'orthographe est ahurissant.

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