Oui, l'euro fait encore rêver... la banque centrale islandaise

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La Sedlabanki recommande l'adoption de l'euro. Mais l'île nordique est encore loin de l'adhésion à la zone euro.

La crise de la zone euro a-t-elle nui à l'attractivité de la monnaie unique ? Pas si sûr. Lundi, la banque centrale islandaise, la Sedlabanki, a publié un rapport qui recommande l'adoption de l'euro si l'île nordique décidait d'abandonner sa propre monnaie, la couronne.

En négociations

«Tout bien considéré, l'euro apparaît comme l'option qui répond le mieux aux besoins de l'économie islandaise», précise l'institution. L'Islande a entamé des négociations en vue de son adhésion à l'Union européenne après la crise financière qui a frappé durement le pays en 2008. Ces négociations buttent à présent sur la question des zones de pêche, vitales pour l'économie islandaise. Mais l'alliance sociale-démocrate de la premier ministre Johanna Sigurdardottir, très europhile, veut accélérer le mouvement.

Le danger du maintien de la couronne

Ces négociations posent en effet la question de l'adhésion de l'Islande à la zone euro. Mais de façon générale, le pays s'interroge sur l'opportunité de conserver ou non sa propre monnaie. La crise de 2008 a été déclenchée en grande partie parce que les banques islandaises n'ont pu faire face à leurs engagements en devises. Par ailleurs, petite économie très ouverte, l'Islande a besoin de stabilité monétaire. Une stabilité que la Sedlabanki assure tant bien que mal par des achats massifs de devises sur les marchés internationaux. L'abandon de la couronne aurait donc pour intérêt de faire cesser les frais. Du reste, en juin dernier, la premier ministre avait prévenu : «la situation monétaire ne peut rester en l'état».

Les options

L'Islande a alors plusieurs possibilités : le «currency board» qui permet, à grand frais, de maintenir un taux de change constant face à une devise ou un panier de devises, la «dollarisation» qui consiste à adopter de facto une devise étrangère comme monnaie officielle, comme par exemple le Monténégro avec l'euro aujourd'hui, ou enfin l'entrée dans la zone euro. L'avantage des deux dernières solutions est qu'elles sont moins coûteuses. Mais la question du choix de la monnaie future de l'Islande reste problématique.

Quelle monnaie ?

L'euro serait un choix judicieux : la zone euro et le Danemark (dont la monnaie est liée à l'euro) ont représenté en 2011 65% des exportations islandaises et 25% des importations. Mais choisir d'autres monnaies pourraient aussi avoir un sens pour l'Islande, notamment la couronne norvégienne -puisque les importations de Norvège, en raison du pétrole, pèsent à elles seules 17% du total- ou le dollar américain du fait de sa stature internationale et les 11% que représentent les importations américaines dans l'ensemble des achats islandais. En mars, l'adoption du dollar canadien avait été sérieusement évoquée en dépit de la part très modeste du Canada dans les échanges islandais.

«Non» en tête

En réalité, l'adoption de la future monnaie islandaise dépendra des négociations avec l'Union européenne. Si les Islandais n'en veulent pas, il est peu probable que l'île fasse le choix de l'euro. Or, pour le moment, les sondages montrent une large victoire du «non» à l'adhésion en cas de référendum.
 

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Commentaires
a écrit le 18/09/2012 à 15:03 :
Arf !

Vous m'avez fait bien rire avec votre "article" si peu objectif: à ce que je constate, tout est bon pour forcer les peuples "d'adhérer librement" à cette dictature qu'est l'Union Europénne.

SI vous aviez effectué un VRAI travail d'enquête, vous auriez alors découvert que c'est JUSTEMENT la couronne islandaise qui a permis à ce petit pays de surmonter la PLUS grave crise économique de toutes nos démocraties modernes (proportionnellement à son PNB).

Sachez que la croissance islandaise est de 2,8 % en 2012 quand dans le même temps, le FMI a établi celle de l'ensemble des pays de l'OCDE à 1,2 % !!!!!!!! Et ce, 4 ans à peine après les évênements de 2008.

De plus, l'arme PRINCIPALE qui a permis à la Banque Centrale de parvenir à un tel résultat est la fermeture des frontières aux capitaux étrangers, ce qui aurait été IMPOSSIBLE avec l'Euro !! Elle a interdit à la TRoika d'intervenir sur son sol comme elle le fait actuellement dans les autres pays en crise de la zone Euro.

Enfin bref, ne vous faites pas de soucis pour les islandais, ils vivent très très bien.

Mais bon, je sais pertinemment que pour pondre ce ramassis de mensonges, vous n'êtes jamais sortis de votre bureau parisien ....

Réponse de le 18/09/2012 à 16:58 :
Le souci, et ce rapport de leur banque centrale le montre, est que vous avez faux sur toute la ligne.
Réponse de le 18/09/2012 à 17:00 :
le currency board trop couteux...? ou très rentable...cela depend du taux de change fixè et de la balance des payments
...mais pour les euro-beats l'amour est aveugle
Réponse de le 18/09/2012 à 19:43 :
"Icelander". Une monnaie n'est sûre QUE si elle a une masse importante (dollar ou Euro), OU est raccrochée à une monnaie qui a de la masse. Une fois que vous aurez compris cela, vous aurez fait le petit pas important qui fera un grand pas pour l'Humanité. Et je ne cite PAS le journal ! L'Humanité des Humains PEUT être grande. Mais c'est pas demain la veille.
a écrit le 18/09/2012 à 14:50 :
Par contre, en Suède 85% de la population est fortement contre l'idée d'une adhésion à l'euro.

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