Le ministre italien de l'économie appelle encore à la patience

Selon Vittorio Grilli, la croissance italienne reviendra l'an prochain et "accélérera" au second semestre. Sur le court terme, le ministre reconnaît son impuissance.

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Le ministre italien de l'Economie, Vittorio Grilli a montré de l'optimisme sur la situation économique de la Péninsule. Devant les commissions des finances réunies du Sénat et de la chambre des députés, il a indiqué que «l'économie devrait recommencer à se développer en 2013 à un rythme réduit puis elle accélérera dans la seconde moitié de l'année». C'est ce que rapporte le site Internet du quotidien milanaisIl Corriere della Sera.

Economie en recul en 2012

La clé de ce succès futur est, selon Vittorio Grilli, «la plus grande stabilité financière qui portera ses fruits, avec un retard inévitable, et conduira à une meilleure performance de notre économie». Le gouvernement continue donc d'appeler ses concitoyens à la patience. Pour 2012, Rome table désormais sur une forte contraction du PIB de 2,4%. En 2013, le PIB devrait montrer une quasi-stabilité du PIB (-0,2% attendu). L'économie italienne a enregistré au deuxième trimestre de cette année, son quatrième trimestre de baisse de la richesse nationale.

Grève dans les transports

Si Mario Monti reste encore relativement populaire (il est le personnage politique préféré des Italiens, mais avec un faible score de 19% des personnes interrogées dans un récent sondage), la grogne ne cesse de monter de l'autre côté des Alpes. Les grandes villes du pays vivent ce mercredi leur deuxième jour de grève dans les transports publics.

La croissance, oui, mais comment ?

Vittorio Grilli a donc voulu contrer les critiques à l'égard du «tout austérité» qu'il incarnerait. «La situation de crise qui perdure réclame un fort engagement du gouvernement pour donner une riposte concrète à l'urgence de relance de l'économie non seulement à moyen et long terme, mais aussi à brève échéance», a déclaré le ministre. Autrement dit, le gouvernement italien semble conscient que ses appels à la patience ne suffiront pas éternellement et qu'il est temps d'agir. Mais comment? Vittorio Grilli se garde bien de s'avancer sur ce point. «Pour la croissance, il n'y a pas de baguette magique», a-t-il ajouté. Bref, il faudra bien que les Italiens continuent d'attendre.
 

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