La zone euro prépare une aide globale pour l'Espagne, la Grèce et Chypre

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Madrid pourrait faire appel à l'aide financière de la zone euro au mois de novembre. Dans ce cas, sa demande pourrait être traitée dans un programme d'assistance global comprenant la Grèce et Chypre.

Selon plusieurs responsables de la zone euro, l'Espagne pourrait demander le mois prochain une aide financière à la zone euro. Si c'est le cas, cette requête sera probablement prise en compte dans un paquet global avec le programme d'assistance à la Grèce et le plan de sauvetage pour Chypre.

Question de vie ou de mort

Le gouvernement espagnol qui examine la possibilité d'une telle aide européenne a fait savoir qu'il ne prendrait aucune décision sans avoir obtenu des clarifications sur les conditions et l'étendue de cette assistance. "Nous avançons, nous prenons des mesures, nous préparons les choses, qui se cristalliseront en novembre", a dit à Tokyo un responsable européen engagé dans les discussions sur une aide à l'Espagne. Prié de dire quand une telle demande d'aide était attendue, il a répondu: "Je pense que cela se produira en novembre".
Une prédiction reprise par un autre responsable de la zone euro : "Si je devais parier, je dirais plutôt novembre qu'octobre. Il y aura alors un 'paquet', avec la Grèce, Chypre et l'Espagne. La Slovénie, je ne pense pas". Un troisième responsable a souligné que les députés allemands ne seraient favorables à un plan de sauvetage que si c'était "une question de vie ou de mort".
Jeudi, Mario Draghi, président de la BCE, puis vendredi, Mario Monti, président du Conseil italien, y sont aussi allés de leurs encouragements pour que l'Espagne sollicite l'aide à l'Union européenne.

La note de Moody's attendue

Des déclarations qui interviennent après un nouvel abaissement de la note de l'Espagne par l'agence Standard & Poors jeudi 11 octobre. Le pays est désormais classé dans la catégorie "BBB-" et a vu sa note assortie d'une perspective négative. Pour S&P, "la hausse du chômage et les restrictions des dépenses pourraient accentuer le mécontentement social et contribuer aux frictions entre le gouvernement central et les régions". Si la note descend en dessous de ce seuil, l'Espagne fera alors partie des émetteurs spéculatifs, soit ceux pour lesquels le risque de ne pas honorer les remboursements est réel. Moody's pourrait également décider de dégrader la note de l'Espagne (évaluée à Baa3 sous surveillance négative) en catégorie spéculative dans les prochaines semaines.

Un secteur bancaire déstabilisant

L'Espagne a déjà obtenu une ligne de crédit de 100 milliards d'euros de ses partenaires européens pour recapitaliser son secteur bancaire. Mais, selon S&P, des doutes sur l'engagement de certains Etats de la zone euro à "mutualiser les coûts de la recapitalisation des banques espagnoles sont un facteur déstabilisant pour les perspectives du pays en termes de crédit".
Cependant, pour plusieurs analystes, l'Espagne est prête à repousser sa demande d'aide internationale pendant des semaines, voire des mois, en attendant la levée des obstacles politiques en Allemagne, ainsi que des précisions sur le plan de rachat d'obligations souveraines de la BCE.
Entre-temps, le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy s'attelle à réformer le marché du travail et à favoriser la mise en place de l'Union bancaire européenne, qui contribuerait à rétablir la confiance dans le secteur bancaire du pays. Le pays est retombé en récession cette année, sa deuxième en trois ans, et le taux de chômage tourne autour de 25%, l'un des plus élevés en Europe.
 

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Commentaires
a écrit le 18/10/2012 à 10:27 :
on peut critiquer l'Europe et la juger non appropriée pour gérer les problèmes des peuples européens.
Mais je rappelle juste à toutes fins utiles qu'aujourd'hui le pouvoir au niveau européen est déténu par les nations d'europe à travers leurs ministres qui siègent au conseil des ministres européens et votent les propositions faites par la Commission Européenne.
La commission Européenne n'a pas de pouvoir décisionnaire, elle ne peut que proposer des textes qui sont ou non voter par NOS ministres (qui après viennent dire que c'est la faute à Bruxelles).

Il n'est pas juste de parler d'Europe Fédérale aujourd'hui et du pouvoir supra national de la commission sur les états. l'Europe fédérale n'existe pas. L'Europe actuelle n'est ni plus ni moins qu'une association / qu'un club d'états nations décidant ensemble, dans le cadre d'un collège commun ce qu'ils souhaitent faire.
L'alternative est donc simple : soit on explose ce club et chacun revient à sa monnaie son marché son cadre réglementaire. Soit on s'intègre....Mais dire qu'on veut une europe d''états nations n'a aucun sens car c'est tout simplement la situation actuelle , ce qui revient à promouvoir ce qu'on critique aujourd'hui.
Réponse de le 18/10/2012 à 13:50 :
ben oui, c'est comme vous dites. Nous sommes comme la jeune fille qui voudrais essayer tout en restant vierge!
a écrit le 17/10/2012 à 1:49 :
L'Europe pauvre en matière première, s'en sortait grâce à son savoir faire et à son avance technologique. Nous avons perdu cette avance et il ne nous reste pas grand chose. Les jeunes nous lâchent et s'en vont au Québec, en Australie, USA et même en Amérique du Sud. L'Europe se désindustrialise et se désertifie. C'est la fin des fins, et on continue à se bouffer les uns les autres avec nôtre nationalisme idiot!
a écrit le 14/10/2012 à 21:08 :
C'est pas mieux la gouvernance mondiale avec d'abord la gouvernance européenne comme ça on fait ce que disent les Allemands pour réussir dans la vie ???
Ils ont réussi à devenir une économie exportatrice à forte industrie. On peut pas tous être exportateurs nets pour rester un pays super riche avec une belle protection sociale ??

Bon après c'est peut-être pas logique ce que je dis, on peut pas tous être exportateurs nets et faire comme les Allemands non ??
Ils me disent tout le temps ça à la télé et dans la presse en générale c'est bizarre...

C'est vrai que le discours de François ASSELINEAU est vraiment novateur pour le coup on dirait que ca peut marcher ce qu'il dit.
a écrit le 14/10/2012 à 19:20 :
Je suis d'accord sur le constat que tu fais Machiavelli.
Cependant cela fait 30 ans que tout le monde parle "d'une autre Europe" et de "modifier les traités" mais c'est tout simplement impossible il y a bien trop de divergences.
La seule solution est de sortir (juridiquement) de l'Euro et donc de l'UE.
De toute façon cela arrivera alors autant le faire sereinement.
Malheureusement tout débat sur ce thème est impossible dans notre pseudo démocratie. Il suffit pour cela de constater ce qu'il se passe pour François Asselineau (président de l'UPR)
a écrit le 14/10/2012 à 18:32 :
Pour résoudre le problème des excédents et des déficits qui en découlent entre les pays de l'Union Monétaire Il suffit d'introduire une règle d'or pour que les Balances commerciales entre les pays de l'Union monétaire soient équilibrées, comme cela a été fait pour les budget cela peut être fait pour les balances commerciales en jouant la sur la TVA que l'on pourrait varier selon la situation de la balance commerciale. (une entre tant d'autres possibilités)
Il faut se rendre à l'évidence, la disparité des compétitivités à l'intérieur de l'Union Monétaire est surtout due à des facteurs naturels et immuables (taille du marché intérieur, position géographique, topographie, climat, ressources et richesse naturelles (matières premières), taille du pays, etc, etc.)
S'il est vrai que la France et l'Allemagne pourraient arriver à une compétitivité comparable il n'en est pas de même pour d'autres pays de la zone Euro.
Des pays aussi peu industrialisés que le Portugal, la Grèce et autres ont donc peu de chance d'arriver à la même compétitivité que l'Allemagne (à moins de devenir des paradis fiscaux).
Leur demander d'augmenter leur compétitivité par le dumping social et par le dumping des salaires et illusoire. Des pays comme la Chine, l'Inde et autres pays asiatiques ne peuvent être égalés en ce qui concerne le dumping social.
Seule solution, les accords doivent être modifiés de façon à permettre aux pays ainsi désavantagés de développer et de protéger leur économie contre des économies plus fortes afin d'arriver au sein de l'Union Monétaire à une plus grande convergence des économies.
Il est aussi important d'arriver à un partage horizontal du travail pour éviter l'exil de jeunes souvent hautement qualifiés dans les pays périphériques (Portugal, Espagne, Grèce 50% de chômage des jeunes).
Il faut tenir compte de la réalité, l'Allemagne étant le pays économiquement le plus fort de la Zone Euro a pu profiter de l'endettement des autres pays pour développer son industrie aux dépens des autres économies de la Zone Euro.
L'exemple allemand restera espérons le une exception, il nous faut maintenant trouver un remède au mal et aux préjudices causés aux autres économies de l'Union Monétaire Européenne par des traités avantageux surtout pour les économies fortes!
a écrit le 14/10/2012 à 18:00 :
La zone euro, donc l'Italie et la Belgique aussi, prépare une aide globale pour l'Espagne, la Grèce et Chypre.
Je croyais que l'Italie et la Belgique étaient au bord du gouffre?!
a écrit le 14/10/2012 à 16:29 :
J'ai tout plaqué pour un nouveau départ au Québec, heureux d'y être avant que tout n'explose en France. Ici ce n'est pas l'eldorado, mais au moins vous pouvez travailler sans que l'on vienne vous en empêcher et en faisant le nombre d'heures que vous voulez. Le pouvoir d'achat est supérieur et le sentiment de liberté intense. nous ne ressentons pas l'agressivité si présente en France. Et les Québécois ont le "Sourire" en toute circonstance.........
Réponse de le 16/10/2012 à 6:53 :
@ la voix des anges,
il n'y a pas de miracle, l'Europe pauvre en matière première, s'en sortait grâce à son savoir faire et à son avance technologique. Nous avons perdu cette avance et il ne nous reste pas grand chose. Les jeunes nous lâchent et s'en vont au Québec, en Australie, USA et même en Amérique du Sud. L'Europe se désindustrialise et se désertifie.
C'est la fin des fins, et on continue à se bouffer les uns les autres avec nôtre nationalisme idiot!
a écrit le 14/10/2012 à 11:12 :
L'erreur européenne devient chaque année plus flagrante. De plus en plus pathétique. Nos dirigeants étaient bien des apprentis-sorciers aveuglés par une idéologie généreuse - comme toutes les idéologies, surtout les plus folles - ne réalisant pas les conséquences de leurs aberrantes décisions. Donc, il s'agit de retirer le pouvoir à ceux qui en ont si mal usé ! Mais au lieu de cela, ils s'auto-attribuent de plus en plus de domaines de compétences ! Triste réalité : plus l'URSS s'enfonçait dans l'absurde, plus les élites communistes verrouillaient leur main-mise sur le pays. C'est la même chose en Europe : plus Bruxelles échoue, plus elle verrouille les pouvoirs. Ca va mal finir.
Réponse de le 14/10/2012 à 12:25 :
Entièrement d'accord avec vous. L'UE devrait mieux se contenir à la chose suivante : une association d'Etats nations cherchant à protéger certains de leurs intérêts au niveau international plutôt que de vouloir coûte que coûte devenir une fédération qui ne fonctionnera pas.
Réponse de le 14/10/2012 à 12:35 :
Le souci , c'est de savoir s'il existe en France aujourd'hui un leader charismatique capable de fédérer un mouvement d'opposition pour empêcher ce gouvernement d'agir à l'inverse des intérêts des Français.
Réponse de le 14/10/2012 à 14:04 :
Le problème est que, que ce soit l'UMP ou le PS au pouvoir, l'opposition officielle partagera ses idées et ses lâchetés sur l'union européenne qu'ils ont promue et défendue ensemble. Hollande force sa majorité à voter un traité qu'a écrit Sarkozy. Le charisme n'est pas le soucis : c'est l'absence de collusion avec la caste de grand bourgeois jouisseurs au pouvoir dans ce pays qui est la clef. Bref, un homme qui pense au peuple qui l'a élu, et pas à ses copains décadents des beaux quartiers. Et là, il faut avouer qu'on ne voit pas grand monde correspondre à ce portrait, que ce soit à droite ou à gauche.
Réponse de le 14/10/2012 à 17:31 :
@Truk; ceux qui ont crée l'euro et la BCE n'étaient pas aveuglés par une idéologie généreuse, mais animés par le désir égoïste de préserver leurs intérêts, La BCE qui lutte contre l'inflation offre rentiers une protection, l'euro facilite les transactions financières des manitous spéculateurs. Cette politique qui a favorisé la finance et la rente à détruit la valeur travail.
Réponse de le 15/10/2012 à 14:07 :
@Truk et Eleonore: il me semble que vous avez chacun l'un des éléments de la réponse. Idéalisme politique aveugle d'un côté, petits calculs économique de l'autre. Et l'Europe est dans l'ornière.
a écrit le 13/10/2012 à 23:22 :
le pragmatisme allemand explique le timing : les aides doivent être approuvées par le Bundestag, cela permet d'éviter 3 sessions. 1 pierre 3 coups !
a écrit le 13/10/2012 à 20:34 :
Qui aide les Français à finir leur fin de mois ???? Je pose la question ???
Réponse de le 13/10/2012 à 23:29 :
Pourquoi sommes nous entres dans l'Europe La FRANCE etait plus forte avant
Réponse de le 14/10/2012 à 9:24 :
Avant que nos dirigeants se décident à arroser une fraction du peuple à des fins électorales en faisant payer la note à nos enfants, la France se portait très bien. A l'heure actuelle, on se réjouit lorsque l'on arrive à emprunter de l'argent. C'est pitoyable. Nous ressemblons plus aux américains populaires juste après la crise de 29 qu'à un peuple sage.
a écrit le 13/10/2012 à 19:35 :
Selon un proverbe chinois, "le poisson pourrit toujours d'abord par la tête"... On en a l'illustration avec cette élite malsaine, cupide qui est dans les mains de la Finance et des lobbys. Le peuple n'est pas dupe et ils vont bientôt s'en rendre compte.
L'exemple est en Islande ! Pays dans lequel le peuple a tout simplement emprisonné les banquiers, financiers et hommes politiques.

Certains diraient :
"Barrez-vous à temps bande de traîtres à vos propres peuples et nations :)="
Réponse de le 13/10/2012 à 20:37 :
TRES bizarrement, l'Islande a vendu plusieurs Km2 de son île à un milliardaire chinois et a reçu, 4 mois plus tard, un de leurs dirigeants afin de signer des contrats d'exploitation sur leurs gisements naturels. A se demander pourquoi ils courent autant après le liquide s'ils vont "si bien"...
Réponse de le 13/10/2012 à 23:36 :
A qui le tour pour demander de l'aide apres L ISLANDE LA GRECE CHYPRE L ESPAGNE ???? LA FRANCE à moins que ce soit l'ITALIE !!!!! ce n'est pas rassurant du tout -
Réponse de le 14/10/2012 à 12:26 :
@ rubis : la France et l'Italie feront une demande d'aide commune pour économiser les efforts des députés allemands ! :)
Réponse de le 14/10/2012 à 14:34 :
Si le Général de GAULLE voyait sa FRANCE ce jour !!!!! quelle chianli
Réponse de le 14/10/2012 à 14:37 :
FRANCE securisante , indépendante et attrayante ??????
a écrit le 13/10/2012 à 18:51 :
le prix Nobel d'Economie aurait dû être donné à l'Europe comment payer une boite de conserve qui valait 1F il y a 10 ans et qui vaut maintenant 1 ? sans que les salaires aient suivis
a écrit le 13/10/2012 à 17:54 :
On s'en fout, on a eu le Nobel de la paix. L'année prochaine, le Nobel de la démocratie ira à la Corée du Nord pour son gentil rapprochement avec le genre humain.
Réponse de le 13/10/2012 à 18:04 :
Le prix nobel c'est un peu "ça", un prix nobel quelque peu dévoyé tout simplement.
Réponse de le 14/10/2012 à 5:56 :
Le comité Nobel complice de la gabegie europe, on aura tout vu! alors comme on marche sur la tete, pourquoi pas ce nobel pour la Coree du Nord????
a écrit le 13/10/2012 à 17:49 :
Ca fait des années qu'on nous pourris la tête avec cette magouille, autant dire tout de suite qu'il n'y a pas de crise, qu'on s'en fiche de tout, que payer ses dettes ne sert strictement à rien et qu'il fait bon ne rien glander au café, comme ça on arrêtera ces annonces lourdes et sans fins ! Donc je le répète très fort "IL N'Y A PAS DE CRISE" "*TOUT VA BIEN" !

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