De plus en plus d'Espagnols quittent leur pays

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Leur pays ayant un taux de chômage supérieur à 25% et subissant une profonde crise économique, nombre d'Espagnols sont obligés d'aller chercher du travail hors de leur pays. / Copyright Reuters
Leur pays ayant un taux de chômage supérieur à 25% et subissant une profonde crise économique, nombre d'Espagnols sont obligés d'aller chercher du travail hors de leur pays. / Copyright Reuters
Sur les neuf premiers mois de l'année, le nombre d'Espagnols qui on émigré a augmenté de presque 22% comparé à la même période de l'année dernière. Pour la deuxième année consécutive, il y a plus d'émigrants que d'immigrés. Si la crise joue un rôle dans le phénomène, l'Institut national des statistiques espagnol se montre prudent sur l'interprétation de la tendance.

Ces derniers temps, de plus en plus d'Espagnols quittent leurs pays. Selon l'Institut national des statistiques (INE) espagnol, 54.912 résidents ont quitté le pays sur les neuf premiers mois de l'année. C'est 21,6% de plus comparé à la même période de 2011.

117.000 Espagnols ont émigré

Depuis l'année dernière, 117.000 Espagnols ont quitté le pays pour s'installer à l'étranger. Surtout, indique l'INE, le nombre de de personnes qui arrivent en Espagne est inférieur à celui qui la quittent, puisque sur les neuf premiers mois de l'année, la population locale a baissé de 80.000 personnes.

En outre, les ressortissants d'Amérique latine et des pays de l'Europe de l'Est qui étaient venus en masse durant le boom immobilier et la croissance économique sont repartis. Ainsi, l'INE indique que 365.238 ressortissant étrangers ont quitté la patrie de Don Quichotte depuis le début de l'année. Si l'on tient compte de ceux qui sont arrivés pendant ce temps, le solde est négatif de quelque 50.000 personnes, soit le triple de l'année précédente.

2012 confirme la tendance observée en 2011

L'année 2012 vient confirmer et amplifier une tendance observée depuis l'année dernière. Elle s'explique évidemment par la situation de crise profonde dans laquelle est plongé le pays, et qui se reflète dans un taux de chômage qui a franchi les 25%, le plus élevé de l'Union européenne.

Toutefois, de là à affirmer que l'Espagne va devenir une terre d'exil, il y a un pas difficile à franchir. D'abord les chiffres de l'INE sont des projections qui doivent attendre d'être confirmées. Ensuite, il faut tenir compte des immigrés qui avaient obtenu la nationalité espagnole et peuvent avec les conséquences de la crise retourner dans leur pays d'origine, qui offre en ce moment plus d'opportunités d'emploi que dans la péninsule ibérique.

Les jeunes n'ont pas attendu la crise pour partir

Enfin, il y a le cas des jeunes espagnols qui, déjà avant la crise économique, avaient tendance à quitter le pays car ils étaient confrontés à la difficulté d'intégrer le marché du travail local. Ils comptent en effet parmi les jeunes qui au sein de l'Union européenne ont le plus profité des règles de libre circulation au sein de l'UE.

L'année dernière, l'INE avait indiqué que la démographie espagnole comme nombre d'autres pays de l'UE était orientée à la baisse. Elle estimait que d'ici 2021, la population passerait de 46,1 millions de personnes à 45,5 millions de personnes.

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Commentaires
a écrit le 16/10/2012 à 16:02 :
comme en France , quel interet de rester toute une vie dans un pays où tout le fruit du travail sera sucé par les rentiers, l'entretien des boomers et le remboursement des dettes publiques laissées par les ainés.
Réponse de le 16/10/2012 à 16:18 :
Absolument. Nous sommes bien trop taxés ici. C'est pour ça que je fais comme eux et vais en Suisse.
a écrit le 16/10/2012 à 16:00 :
Je vais faire comme eux. Je vais partir en Suisse.
a écrit le 16/10/2012 à 15:09 :
La baisse de population va s'avérer une bonne chose pour la résorption du chômage, et tant pis si l'on y doit travailler plus vieux. Par contre, en France, on nous dit que 200000 personnes immigrées par an n'ont pas d'incidence ni sur le chômage, ni sur la crise du logement?
Réponse de le 16/10/2012 à 15:33 :
@ Observateur : Au contraire : ces personnes qui émigrent sont à fort potentiel de productivité, qui va manquer à l'espagne. Cela va donc au contraire augmenter le chomage en Espagne. Le chomage, ce n'est pas un flux et des vases communicants, le chomage dépend de la productivité des personnes. si 500 000 immigrés productifs viennent en France, ils auront du travail. si 500 000 immigrés non productifs viennent en france, ils seront au chomage.
a écrit le 16/10/2012 à 13:13 :
En France, ils ont un "modele" d'integre comme Ministre.
a écrit le 16/10/2012 à 11:38 :
S'ils se déplacent en Europe, ce n'est pas de l'émigration...par contre aux Amériques et pays anglo-saxon on pourrai le dire! Mais la crise les poursuivrons!
Réponse de le 16/10/2012 à 12:19 :
n allez pas en angleterre: ils n ont pas une économie qui va tenir le choc. Amérique: pourquoi pas, ils ont une économie productrice de base (pas seulement le fromage comme la grèce) mais leur dette va leur sauter à la figure.
a écrit le 16/10/2012 à 11:33 :
Entepreneurs et jeunes talents, quittez ce pays fait uniquement pour les vieux et les rentiers...cette génération de 68ards qui aura ruiné les suivantes tout en s'étant octroyé des avantages scandaleux...laissons les se débrouiller avec leurs cadeaux fiscaux financés par toujours plus de ponctions sur les actifs et les entreprises....en France on préfère un rentier qui sous-loue un 10m2 miteux sous les combles à un actif, qu'un gars qui sacrifie toutes ses économies pour monter sa boite et qui emploie des gens....partons !
a écrit le 16/10/2012 à 11:10 :
Si les Espagnols continuent à s'exiler, les prix de l'immobilier vont encore s'effondrer.
Réponse de le 16/10/2012 à 16:06 :
Les prix de l'immobilier sont déjà au plancher...
a écrit le 16/10/2012 à 11:02 :
ceci était prévu depuis longtemps dans mon cercle d amis. ce que vous oubliez ici: les irlandais quittent aussi leur pays pour aller travailler au canada, australie etc. Conclusion: la grèce et sa dette c'est la rigolade, même ders pays comme l espagne et l irelande ne paieront JAMAIS leurs dettes car il n y aura pas assez de personnes pour la repayer (ces deux pays sont bien constitués en ce moment au niveau structurel).
a) abandonnons la grèce
b) faisons des annulations de la dette de l espagne, de l irelande, de l italie..
c) et remettons des monnaies locales: les allemands ne vont pas payer pour tout le monde quand même
Complément: vers où vont les espagnols? ils ne restent pas forcément en Europe pour payer les dettes communes mais vont vers l amérique du sud. Le brésil et mexique vont se réjouir.
Réponse de le 05/08/2013 à 11:54 :
Je suis d'accord avec toi bien dit !

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