L'Union européenne va-t-elle devoir réduire les prérogatives de la BCE ?

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Dans le cadre des discussions sur l'union bancaire, les pays de l'Union européenne envisagent de limiter les pouvoirs de la Banque centrale européenne pour faire passer le projet.

La Banque Centrale Européenne (BCE) doit devenir le superviseur des banques européennes. Et pourtant, ses prérogatives pourraient bien être limitées... justement pour que le projet d'union bancaire voit le jour, selon un document obtenu par Reuters.
C'est Chypre, assurant actuellement la présidence de l'Union européenne, qui a proposé un compromis le 16 novembre. Selon Reuters, le pays recommande "la mise en place d'une structure permettant aux pays extérieurs à la zone euro qui rejoindraient l'union bancaire de s'exempter des décisions prises par la BCE, même si ce choix est susceptible d'aboutir à leur expulsion de l'union bancaire".
Chypre souhaiterait également que la BCE ne puisse pas obliger une banque en difficulté à fermer "tant qu'un mécanisme de "résolution" permettant d'assurer une liquidation ordonnée et un remboursement des créanciers ne serait pas opérationnel".

Un pouvoir renforcé pour les superviseurs nationaux

Selon un responsable informé de ces propositions : "On s'achemine vers une solution permettant de se concilier les pays hors zone euro tout en essayant de donner aux autorités de supervision nationales des pouvoirs renforcés par rapport à la BCE".
Le compromis avancé par les chypriotes sera discuté ce mardi 20 novembre.
Howard Davies, professeur à Sciences Po Paris, expliquait dans une tribune que "Les Allemands veulent que la BCE s'occupe seulement des grandes banques d'importance systémique et laisse aux autorités nationales la supervision des caisses d'épargne (comme celles qui ont beaucoup investi dans les prêts immobiliers à risque) ; la Suède et le Royaume-Uni et ne veulent pas être assujettis à une banque centrale dont ils ne sont pas membre à part entière".
 

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Commentaires
a écrit le 21/11/2012 à 11:13 :
Professeur à Sc Po, c'est pas une référence, voyez les classements des masters, ils ne sont bons que dans l'administration, c'est à dire la paperasserie. C'est officiel. Profiteur des subvention de sa majesté sur le travail des salariés qui sont les serfs du régime, fonctionnaire insermenté, comme le pdt.
a écrit le 19/11/2012 à 21:39 :
J'adore! Il n'y a vraiment plus de retenue chez nos élites. Ils annoncent leurs forfaits sans même se rendre compte qu'on pourrait les comprendre. Ou est-ce la décomplexion de ceux qui savent que nul ne peut les arrêter, sauf peut-être la pire des erreurs: non pas celle de jugement ou de gestion, mais de com! Pauvres temps.
Donc on rogne les pouvoirs de la BCE, histoire de faire accepter le transfert massif des compétence et la fin de facto des souverainetés nationales. Qui peut penser qu'une fois ce fait établi, ils ne nous referons pas encore une fois le coup du "ce coup-ci c'est différent" en réhabilitant et augmentant les-dits pouvoirs à la BCE ou tout autre vaisseau servant leurs desseins?
Réponse de le 20/11/2012 à 2:24 :
Le seul est unique problème de l'ue d'importance reste la capacité de la bce à pouvoir dévaluer la monnaie pour permettre aux pays exportant des produits dont l'éléments cout est une variable fondamentale, de pouvoir être compétitifs.
On peut faire ce qu'on veut, l'union bancaire est une étape importante; Mais sans le jeu des dévaluations/réévaluation de la monnaie, on continuera à stagner ou régresser d'année en années en terme de pib
Et les délocalisations se feront hors zone euro de plus en plus, et les investissement dans la zone euro diminueront.
Alors on bouge quand?

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