Les modalités de l'échange d'obligations grecques connues

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Athènes propose de racheter 20 types d'obligations entre 30 et 40% de leur valeur jusqu'à vendredi. Le FESF met 10 milliards d'euros à disposition.

Athènes a révélé ce lundi matin les conditions du rachat de sa dette détenue par des investisseurs privés. Le rachat des titres concernera 20 types d'obligations qui représentent un capital emprunté de 58,51 milliards d'euros.

Jusqu'à vendredi pour participer

La procédure choisie est celle «d'enchères à la hollandaise», où le prix de rachat proposé sera progressivement descendu jusqu'à trouver le plus de preneurs possible. Athènes a cependant fixé des maxima et minima de rachat, selon chaque type d'obligation. Les seuils minimaux vont de 30,2% à 38,1% du nominal, les seuils maximaux de 32,2% à 40,1%. Les investisseurs ont jusqu'à vendredi 17 heures pour faire connaître leur intérêt.

Des bons du FESF à 6 mois contre ces obligations à long terme grecques

Les investisseurs échangeront leurs obligations grecques qui devaient arriver à maturité de 2023 à 2042 pour une obligation à six mois du Fonds européen de stabilité financière (FESF). Le FESF se propose de mettre 10 milliards d'euros à disposition de cet échange. Il y aura donc transfert de la dette privée grecque vers l'ensemble des pays de la zone euro.

Force de l'accord

Cette offre présente plusieurs avantages pour Athènes : elle donne l'impression de créer la pénurie puisque en théorie le rachat pourrait s'élever à une vingtaine de milliards d'euros. En réalité, il y a fort à parier que les banques grecques ne participent pas à cet échange. Or, elles détiendraient entre 15 et 30 milliards d'euros de dettes grecques. Du coup, les 10 milliards seraient suffisants. En revanche, disposer de bons du FESF à 6 mois est un vrai avantage : il donne pratiquement l'assurance d'un remboursement immédiat de la partie échangée. C'est la grande force de l'accord.

Décisif

Cette annonce a été bien accueillie par les marchés. Le taux à 10 ans grec a ainsi reculé de 135 points de base, repassant sous les 15% à 14,5%. Reste à savoir si les investisseurs privés, qui ont déjà accepté le plan du mois de mars qui a coupé de moitié leur capital, accepteront ces conditions. Athènes doit pouvoir placer ces 10 milliards d'euros de bons du FESF afin de pouvoir activer les autres mesures du plan de soutien annoncé la semaine dernière.

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Commentaires
a écrit le 05/12/2012 à 11:01 :
Le travail doit-il financer la paresse? La Grèce ne doit-t-elle pas faire le procès de Papandréou pour la destruction et le pillage dont il est rendu coupable?
a écrit le 03/12/2012 à 17:31 :
"Cette annonce a été bien accueillie par les marchés. Le taux à 10 ans grec a ainsi reculé de 135 points de base, repassant sous les 15% à 14,5%". Ah oui, en effet, splendide même. Cela signifie que la Grèce doit connaître une croissance de 18,8 % par an pour pouvoir rembourser au lieu de 19,3 %. Mais sans rire, à Bruxelles, il n'y a que des types qui ont fait l'école du cirque ou bien sont-ils clowns en autodidactes ?
a écrit le 03/12/2012 à 14:04 :
N'y a-t-il pas un problème dans la titre avec une p'tite confusion entre actions et obligations
a écrit le 03/12/2012 à 13:53 :
Abracadabra, et hop. D'un trait de plume, une partie de la dette grecque vient d'être effacée. C'était prévisible !
Avis, donc, aux détenteurs d'obligations d'États, directement ou non - nous tous, finalement - car un plumage en règle ça commencer !

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