Les entreprises européennes à la peine en 2013 selon Moody's

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Les entreprises européennes continueront en 2013 à pâtir de la crise de la dette souveraine dans la zone euro et d'une croissance mondiale poussive, estime l'agence de notation Moody's dans une étude à paraître jeudi.

Les entreprises européennes seront encore à la peine en 2013 selon l'agence Moody's dans une étude à paraître ce jeudi. Particulièrement dans les secteurs des télécommunications, de la grande distribution et de l'automobile précise l'agence dans un communiqué publié mercredi. Début décembre, le nombre de secteurs économiques dont la perspective a été jugée "stable" par Moody's "n'a été que modérément supérieur aux perspectives jugées négatives", a précisé l'agence. "Si ces tendances défavorables devaient se poursuivre, Moody's pourrait, courant 2013, éventuellement réviser à négatives un plus grand nombre de perspectives sectorielles", prévient-elle. 

Parmi les grandes entreprises les plus vulnérables, Moody's cite le groupe néerlando-suédois Akzo Nobel, numéro un mondial de la peinture (Baa1, sous surveillance négative), le cimentier italien Italcementi (Ba2, perspective négative), le constructeur automobile italien Fiat (Ba3, perspective négative), le géant espagnol des télécoms Telefonica (Baa2, perspective négative), ou encore le leader mondial de la sidérurgie ArcelorMittal (Ba1, perspective négative).

Les cycliques victimes du ralentissement des émergents

"Le ralentissement récent de la croissance économique sur les marchés émergents, et notamment en Chine, devrait également constituer l'an prochain un important facteur de crédit pour des industries cycliques comme la chimie et sidérurgie", estime Moody's.

"La liquidité des entreprises demeure, dans l'ensemble, relativement solide même si, sur ce plan, une détérioration progressive dans le sillage de la crise de la dette souveraine, mais aussi liée à la restriction de l'offre de crédit par des banques souhaitant réduire la taille de leurs bilans et renforcer leurs ratios de fonds propres, n'est pas exclue en 2013", conclut l'agence.

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Commentaires
a écrit le 07/12/2012 à 23:01 :
C'est amusant, on dirait une bataille de titans, comme si quand Moddy collait une droite, c'est la liberté qui mettait un pain, et comme si en face c'est l'égalité qui prenait un ko!
a écrit le 07/12/2012 à 22:56 :
On sent que lorsque Moody balance un prunot, la liberté met une droite, on sent que lorsque l'Etat prend un coup, c'est pour l'égalité.
a écrit le 07/12/2012 à 15:35 :
Vous considérez que le travail des agences est n'est pas utile? Elles notent les obligations. Pourquoi la France vend-elle des obligations à l'étranger? En France les entreprises sont-elles d'utilité publique. Le débat est sur la place puisque le gouvernement dans sa loi de finance compte les imposer à hauteur de 20 milliards. Reste la question pendante des déficits, on nous annonce 95 milliards. Donc cela pose la question de la taxation des capitaux des entreprises: 45% de la bourse. Ne serait-il pas utile si l'on pense que le gouvernement est dans l'erreur de lui faire clarifier sa position. Y aura-t-il éviction du secteur privé? Quoi qu'il en soit la question des taux pose celle de l'utilisation des fonds publics: devons-nous faire la fête ou bien investir dans l'emploi? Si l'italien a dû partir pourquoi le français qui conduit la même politique n'aurait pas le même sort, les mêmes causes produisant les mêmes effets...
a écrit le 06/12/2012 à 17:06 :
Qui va faire tomber ces agences de notations ?

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