Espagne : la récession s'aggrave (encore)

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Au quatrième trimestre 2012, le PIB du pays a reculé de 0,8% par rapport au trimestre précédent. Sur un an, l'économie ibérique s'est contractée de 1,4%.

L'Espagne est toujours embourbée dans la crise. D'après les chiffres définitifs de l'Institut national de la statistique (Ine) dévoilés jeudi, la récession ne cesse de s'aggraver, avec un recul du PIB de 0,8% au quatrième trimestre 2012 par rapport au trimestre précédent. Résultat : sur l'ensemble de l'année, l'économie espagnole s'est ainsi contractée de 1,4%.

C'est très légèrement mieux que prévu par le gouvernement conservateur, qui tablait sur un repli du PIB de 1,5%. Toutefois, après un recul de 0,3% au troisième trimestre, le repli du PIB s'est donc accentué au quatrième trimestre. Pour expliquer cette accélération du repli de l'économie espagnole - retombée en récession à la fin 2011 -, l'Ine évoque "une plus grande contraction de la demande intérieure".

Le pessimisme de Bruxelles

Ainsi, l'institut juge que la récession devrait se poursuivre en 2013. Il faut dire que le pays, qui affiche un taux de chômage record de plus de 26%, est soumis à un effort de rigueur sans précédent via un important programme d'économies. D'ici la fin 2014, celui-ci devrait atteindre 150 milliards d'euros.

Si le gouvernement prévoit pour cette année un recul du PIB de 0,5%, la Commission européenne s'est de son côté montrée beaucoup plus pessimiste la semaine dernière. De fait, Bruxelles s'attend une contraction de 1,4%, avant un retour à la croissance en 2014.

L'économie espagnole, ébranlée par l'éclatement de la bulle immobilière en 2008, avait chuté de 3,74% en 2009. Sortie de la récession en 2010, elle y a replongé depuis la fin 2011.
 

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Commentaires
a écrit le 16/05/2013 à 12:07 :
C'est affligeant de lire certains commentaires ici.

Pour sortir d'une crise, il n'y a pas de secret, il faut créer de la richesse, il faut travailler, il faut donc supprimer tous les obstacles au travail : code du travail, SMIC (chaque augmentation du SMIC, c'est une augmentation de chômeurs), copinage du grand capital et de l'Etat qui monopolise des marchés et empêche les travailleurs de s'en sortir !
Réponse de le 21/06/2013 à 1:12 :
Si cela sufisait, les pays du sud devrait avoir eu une explosion de richesse... moi qui vit en espagne, je peux vous dire que lesseuls effets concrets de ces mesures sont des suicides.
a écrit le 01/03/2013 à 4:16 :
Depuis environs 17 ans l'Allemagne a un excédent de la balance commerciale de 16 Milliards PAR MOIS en moyenne. Excédent réalisé principalement en Zone Euro et grâce à l'endettement des pays importateurs de biens allemands (y compris l'armement pour la Grèce). Malheureusement les bénéfices ainsi réalisés par les grosses entreprises allemandes ont très souvent été réinvestis en dehors de la Zone Euro et surtout dans les anciens pays du bloc soviétique et non pas dans les pays ou ils avaient été réalisés, avec pour conséquence le chômage des jeunes dans les pays déficitaires dont l'Espagne et la France. L'Allemagne déplace ainsi le centre de gravité économique et politique de l'Europe vers l'Est, ce qui la met au centre de celle-ci. Une nouvelle forme de néocolonialisme menace les petits pays périphériques de l'Union Monétaire aboutissant ainsi à un système « républiques bananières » comme l'était jadis l'Amérique Latine pour les USA . La France est en partie responsable de ce développement, les accords imposés par l'axe franco-allemand aux autres membres de l'UE avantagent surtout l'Allemagne, et en moindre mesure la France qui en fait n'a pas su en profiter!
Réponse de le 19/03/2013 à 18:31 :
il ne faut pas en vouloir à l'allemagne d'avoir su garder une balance commerciale positive grace à ses industries et son ingénierie. En france, nous n'avions qu'a faire de meme au lieu de désindustrialiser depuis plus de 30 ans.Normal que l'on obtienne ce résultat aujourd'hui.
Il faut s'en prendre qu'a nous meme et pas aux allemands. trop facile!!!
a écrit le 28/02/2013 à 15:43 :
Il y a des commentaires qui passent, on se demande comment c'est possible tellement ils sont stupides et mal écrits
a écrit le 28/02/2013 à 15:23 :
Que nos amis espagnols se rassurent, nous les rejoindrons très vite grâce à la politique minable de Hollande et à la récession qui est installée en France : ils se sentiront moins seuls avec un avantage supplémentaire pour eux : le soleil rend la misère moins pénible à supporter.
Réponse de le 28/02/2013 à 15:45 :
il y a comme une impression, qui monte sournoisement et qui s'annonce pas amusante du tout, ou l'humour va être absent pour un sacré bon moment..!
Réponse de le 28/02/2013 à 15:57 :
vous croyez? le soleil ne se mange pas,ni vous épargne de finir à la rue....
a écrit le 28/02/2013 à 15:18 :
Malheureusement, ce n'est rien à côté de ce qui attend la France ! Point commun entre ces pays : le passage des socialistes ....
Réponse de le 28/02/2013 à 16:32 :
Et peut-être l'europe, non ?
a écrit le 28/02/2013 à 14:53 :
Patience et tenez bon les Espagnoles ont arrivent!
a écrit le 28/02/2013 à 14:13 :
C'est une bonne nouvelles que la récession s'aggrave c'est bien ce que veulent la Commission Européenne la BCE le FMI où alors je n'ai rien compris. Du matin au soir on nous rebat les oreilles qu'il faut faire des économies alors moi j'essaie de dépenser le moins possible. Je fais mon pain même mes lasagnes et j'en fait aussi pour mes enfants pour leur éviter de dépenser c'est ça la rigueur non ah je croyais!
a écrit le 28/02/2013 à 14:03 :
Espagne, Italie, Grèce.....il n'est qu'à lire sur le Figaro aujourd'hui, ce qu'il sa passe d'affreux en Grèce " la santé des Grecs en danger"...."Aucune crise de doit avoir raison de la vie des gens" une HONTE, ce qui leur est imposé , au peuple, pendant que leurs politiques vont le mieux du monde, déplorable, une véritable NON ASSISTANCE à personnes en danger! aprés les suicides en nombre, à présent, iln'y a ^plus rien pour se soigner, grands malades, cancéreux.....ils ne doivent une aide qu'à quelques médecins pleins d'humanité, aucunement payés , mais qui sont débordés...C'est scandaleux que de telles choses soient imposées par des bureaucraties cupides et malveillantes, indigne! Nous prenons doucement ce chemin là, nous critiquerons moins la Grèce, lorsque nous subirons les effets similaires imposés par une EU dénuée de compréhension, toute à ses désirs de profits, de déshumanisation...à VOMIR !!!
Réponse de le 28/02/2013 à 15:21 :
Il fallait à tout prix que la Grèce reste dans l'euro, peu importe les conséquences. C'était la pensée unique européiste. Résultat: la Grèce est toujours dans l'euro et le peuple grec crève. J'ajouterais que cette fuite en avant emmène le Portugal, l'Espagne, l'Italie et bientôt d'autre. Le dogme, que dis-je la profession de foi est plus forte que tout et mérite tous les sacrifices.
Réponse de le 28/02/2013 à 15:52 :
que n'envoyons nous pas balader, ainsi que ses comparses cette indigne EU !mais, voilà, notre parole ne compte pas, même pas en référendums! merci pour votre lucide réponse Clyde...
Réponse de le 28/02/2013 à 18:56 :
en l'occurence l'Union Européenne applique une politique dictée pas par Bruxelles mais par Berlin. On peut effectivement critiquer les "europeistes" naifs et bêbêtes mais les euro negatifs ne brilletn pas plus par leur connaissance des mécanismes de l'Europe qu'ils se plaisent à critiquer la plupart du temps sans fondement.
Eux nous parlent de nation à longueur de journée semblent vouloir ignorer que l''europe des nations c'est ce que nous avons aujourd'hui ! l'Europe fédérale diktat de bruxelles n'existe pas: chaque décision prise en europe est voté par les representants des nations au cours du conseil des ministres. C'est d'ailleurs pour cela que "l'Europe" ne décide plus rien puisque les britanniques bloquent la reforme du secteur bancaire, les français la reforme de la PAC, les allemands toutes propositions de changement du status de la BCE. Bref toute décision qui aurait vocation à avoir une portée sur le continent est soumise au diktat des réprésentants de chaque gouvernement national lors du vote au conseil.

Quant au fait que "l'Europe" aide ou n'aide pas tel ou tel pays encore une fois : l'Union Européenne ayant un budget "ridicule" qui est utilisé majoritairement pour payer nos agriculteurs, ce sont les états d'Europe qui aident ou non leurs voisins. En l'occurence c'est NEIN car Mme Merkel a décidé qu'elle ferait payer ces "gens du sud qui font partie du club med et ne travaillent pas". Et comme l'Allemagne est la première économie de l'europe c'est elle et uniquement elle que les marchés financiers écoutent donc c'est elle qui dicte la politique économique de l'Europe (ou presque)

Une véritable Europe qu'on pourrait alors blâmer logiquement pour tous les maux de la terre ne dépendrait elle ni du chancelier allemand ni du président français mais uniquement du vote des citoyens européens

la crise grecque aurait pu etre évitée en 10 min top chrono ou du moins sa propagation à toute l'Europe. Mme Merkel en a décidé autrement et constamment durant la première année de crise. Le marché s'est engouffré dans la bréche. Il est trop tard pour pleurer sur le lait renversé.

Alors pour l'instant veuillez adresser vos doléances quant à la politique suivie à l'Élysée et à la chancellerie à Berlin !
Réponse de le 19/03/2013 à 18:48 :
je n' adhére pas à cette vision réductrice qui ferait porter le chapeau à la france et l'allemagne uniquement. Ces deux états ne sont pas responsables des maux des états du sud. D' ailleurs les déficits publics sont présents dans tous les états de l'union européennes avec plus ou moins d'importance en volume. La faute est partagée entre un systéme financier international vorasse en intéret et les états qui se sont endettés depuis une trentaine d'années et qui ont laissé filer cette dette de façon irraisonnée. Redonnons un role centrale à nos banques centrales au travers be la BCE. Repermettons à la BCE de preter aux états au taux directeur voir à un taux plus bas et laissons aux banques secondaires le secteur privé.
a écrit le 28/02/2013 à 13:25 :
Cherchez des raisons pour lesquelles la recession ne s'aggraverait pas, en Espagne, au Portugal, en Italie, en Grèce et par effet de domino, en France puis en Allemagne ... et les autres. Donné le cadre dans lequel les politiques peuvent agir, c'est inéluctable.
Réponse de le 28/02/2013 à 14:25 :
Très juste, le but de l'UE était d'avoir la possibilité d'unir nos forces pour faire face aux difficultés. Chacun a voulu jouer au chacun pour soi. Résultat, la France doit surnager parce que nos partenaires commerciaux ont coulés (sauf l'Allemagne), le budget devient très dur à maitriser. On se retrouve au final bien plus endetté que si l'UE eu le courage de mettre suffisamment d'argent sur la table pour empêcher le premier domino de tomber. Au final ce "suffisamment d'argent " aurait sans doute été bien inférieur que tout ce que l'on a perdu en ne le faisant pas. Cerise sur le gâteau, en s'appauvrissant nos voisins deviennent plus compétitifs et nous prendront des parts de marché...
Réponse de le 28/02/2013 à 14:59 :
Bien vu.
Réponse de le 28/02/2013 à 15:41 :
on avait qu'à garder notre souveraineté! tout part à va lau avec cette Europe qui devait garantir les échanges, la justice, le travail...du grand n'importe quoi, l'Allemagne a été battue en 45, elle prend sournoisement sa revanche" dans les affaires", ouais !
a écrit le 28/02/2013 à 12:48 :
C'est un rééquilibrage comme le corps lorsque le patient a ingurgité une quantité ou une dose trop forte d'alcool, le corps doit nettoyer purifier son organisme d'éléments pathologiques pathogènes qui gangrènent l'organisme, ils pullulent, ce n'est pas bon le patient dans un état létal risque d'occire dans ces circonstances, donc une cure de cheval s'impose, et cela s'appelle décroissance !
Réponse de le 28/02/2013 à 14:13 :
Dans 10 ans, la crise immobilière espagnole sera surtout un cas d'école de cercle vicieux alimenté par de mauvaises décisions politiques.

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