Dassault Aviation et Harmattan AI ont réalisé lors d'un vol de démonstration un engagement collaboratif simulé entre un Rafale F4 et un drone embarquant une charge utile, baptisée Namib. Le développement de ce nouveau produit de guerre électronique a été lancé en janvier.Les premiers effets de la coopération entre Dassault Aviation et Harmattan AI, créée en 2024, se sont fait sentir très rapidement. Les deux groupes ont annoncé lundi la réalisation lors d'un vol de démonstration une séquence de combat collaboratif simulé entre un Rafale F4 et un drone embarquant une charge utile baptisée Namib. le développement de ce nouveau produit de guerre électronique a été lancé en janvier. « Ensemble, nous démontrons qu'il est possible d'accélérer l'intégration de technologies de rupture au profit des forces armées et de préparer dès aujourd'hui les architectures de combat collaboratif de demain », a souligné Mouad M’Ghari, co-fondateur et PDG de Harmattan AI, cité dans le communiqué.
Namib est « une charge utile de guerre électronique capable de détecter, identifier et localiser des émissions électromagnétiques, notamment celles de systèmes de défense anti-aérienne, ont expliqué les deux groupes dans le communiqué. Il peut être embarqué par des drones tactiques, de type quadricoptère, ou à voilure fixe à plus longue endurance ». Lors du vol de démonstration, Namib a discrètement localisé avec une haute précision un radar à plusieurs dizaines de kilomètres. Cette localisation a été transmise au Rafale qui a ensuite simulé une passe de tir sur cet objectif.
NamibDéveloppement lancé en janvier
Le développement de Namib constitue l’un des volets du partenariat stratégique entre Dassault Aviation et Harmattan AI, dont l’objectif est d’intégrer des capacités autonomes avancées dans la prochaine génération de systèmes de combat aérien. « Ce vol met en valeur les capacités réelles et concrètes de combat collaboratif multi-milieux du Rafale. L’architecture du standard F4 permet de communiquer de manière fluide avec une très grande variété d’acteurs, y compris des forces terrestres, et ainsi d’exploiter efficacement de nouvelles fonctionnalités, comme celles de Namib en matière de détection et de localisation électromagnétique », a expliqué le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier.