L'occasion manquée des Européens face à la crise

La réunion de l'Eurogroupe n'a pas annoncé de vrai tournant dans la politique européenne. Une inertie qui semble de plus en plus difficile à justifier.

7 mn

Copyright Reuters
Copyright Reuters

Lundi, le quotidien néerlandais De Volkskrant titrait avec beaucoup d?optimisme : « le chef de l?eurogroupe Dijsselbloem va-t-il annoncer le tournant ? » Ce « tournant », c?eut été la prise en compte effective du caractère de plus en plus contesté de la politique menée jusqu?ici par Bruxelles, sous l?influence décisive de la BCE et de Berlin : la priorité absolue donnée à la réduction des déficits publics. Car depuis dix jours, les preuves que cette politique pose problème s?accumulent.

« Changer le ton et le contenu de l?évangile »

La gifle immense reçue par cette politique d?austérité lors des élections italiennes des 24 et 25 février et les désastreuses prévisions de croissance de la commission européenne ont dessillé les paupières des plus rétifs. Il n?est du reste pas anodin que ce soit un quotidien néerlandais qui propose ce « tournant » à son ministre des finances, alors même que ce pays a été l?allié le plus sûr de l?Allemagne durant les derniers mois. « C?est non seulement le ton de l?évangile économique qui doit changer, mais aussi son contenu », affirmait ainsi De Volkskrant. L?Eurogroupe de lundi était donc crucial pour affirmer cette prise de conscience et annoncer ce changement de cap. Mais comme toujours depuis le début de la crise, il a été décevant.

Principe de réalité

Certes, le principe de réalité a contraint les membres de l?Eurogroupe a mettre de l?eau dans leur vin. Fini les propos triomphalement optimistes sur la fin de la crise et le retour de la croissance que servaient les dirigeants européens au monde entier à l?automne dernier. L?Irlande et le Portugal devraient bénéficier en avril de conditions assouplies pour le remboursement des prêts accordés par les Européens en 2010. L?allongement des délais pour le retour dans les clous de Maastricht des pays en déficits excessifs a également été confirmé. Ce ne sont certes pas des détails, mais Olli Rehn, le très orthodoxe vice-président de la commission, n?y voit pas une remise en cause fondamentale de la politique menée jusqu?ici. Aussi a-t-il prévenu : Dublin et Lisbonne ne doivent pas pour autant lever le pied sur les « réformes » : « il est essentiel que les deux pays demeurent engagées dans la réalisation d?un programme rigoureux », a-t-il martelé. Même sanction pour les pays en déficits excessifs : l?assouplissement des délais sera soumis à « la mise en place de l?effort recommandé de consolidation en termes structurelles. »

Pas de tournant

Bref, le « tournant » souhaité par DeVolkskrant n?a pas eu lieu. Olli Rehn veut bien admettre que « le processus de rééquilibrage nécessaire (?) va continuer à peser sur la croissance pendant quelques temps », mais, précisément, il continue à y voir une nécessité provoquant des dégâts collatéraux « temporaires. » L?idéologie de l?ajustement nécessaire reste donc en place. On veut bien accorder quelques concessions, mais il est difficile d?y voir une modification substantielle de la politique suivie. L?Eurogroupe s?est « félicité » de l?évolution de la Grèce où le PIB a encore reculé de 6 % au dernier trimestre de 2012?

Pression sur la demande

Le problème de la zone euro est qu?elle est entrée dans une spirale infernale : en réduisant à marche forcée les déficits, on a brisé la conjoncture, ce qui force à accélérer le pas encore sur les déficits et donc à ralentir encore l'activité. Ce type de cercle vicieux peut durer fort longtemps et avoir des conséquences politiques majeures si l?on y prend garde. Mais alors, donner deux ans de plus à la France pour atteindre l?objectif de 3 % du PIB de déficit public peut-il briser le cercle ?

Pas vraiment. Pour au moins deux raisons. D?abord, parce que cet objectif de 3 % n?était pas tenable et que, néanmoins, la consolidation budgétaire française a déjà eu un impact conjoncturel. Ensuite, parce que les facteurs de réduction de la demande intérieure vont rester à l??uvre pour réduire le déficit structurel et atteindre l?objectif dans un ou deux ans. Rappelons que les Français devront l?an prochain subir une augmentation substantielle de la TVA et que le ministre français des Finances, Pierre Moscovici, tout en continuant à assurer qu?on ne peut « ajouter l?austérité à la récession », a annoncé lundi vouloir abaisser la dépense publique de 4 points de PIB. Autrement dit, la pression continuera sur la demande intérieure et le cercle vicieux décrit plus haut restera intact.

L?Allemagne méprise pour ne pas agir

Le quotidien néerlandais a raison : la zone euro aurait besoin d?un vrai tournant. Mais l?équilibre des forces politiques au sein de l?Union économique et monétaire est tel que ce tournant est impossible à prendre. Berlin ne veut rien entendre puisque mener une politique de croissance en Europe signifierait réduire l?avantage compétitif allemand en relançant sa demande intérieure. Ce serait le seul « rééquilibrage » viable pour le moment au sein de la zone euro. Or, en Allemagne, nul ne veut entendre parler d?une telle politique qui est perçue outre-Rhin comme la « punition d?un bon élève. » Les politiciens allemands, de tout bord, préfèrent donc fustiger les électeurs italiens qui votent pour des « clowns » selon le candidat SPD à la chancellerie, Peer Steinbrück ou qui n?ont qu?à « reprendre leur lire », comme le suggère le député CDU, Klaus-Peter Willsch.

Un risque majeur

Il n?y a donc pas de véritable prise de conscience de la situation. L?idéologie de la dévaluation interne continue de dominer la politique européenne. Pour les dirigeants européens, il faut simplement faire avaler la pilule et procéder à un ajustement de la communication. En donnant « un peu d?air » sur les déficits et les remboursements, on pourra tenter d?amadouer les électeurs italiens lors du prochain scrutin en leur montrant qu?ils ont été entendus. Ex post, on pourra aussi affirmer que la consolidation n?était pas le problème puisque la récession se poursuit malgré son assouplissement. C?est le principe même de toute idéologie : la réalité peut être toujours détournée pour la justifier. Sauf que l?élection italienne vient précisément de prouver que les électeurs acceptent de moins en moins ces discours « d?experts » justifiant des « ajustements nécessaires. »

Pour le moment, à Bruxelles comme à Berlin, on refuse toujours d?écouter ce message. Mais l?enjeu est immense : c?est celui du degré d?acceptation de l?euro par les peuples. Beppe Grillo a fait florès sur cette équation : « euro = austérité. » Lui donner raison, ce serait condamner inévitablement la monnaie unique. Plus que jamais, l?inertie de Bruxelles, sa politique des demi-mesures et des changements de stratégies de communication, apparaît pour le moins déconcertant.

 


 

7 mn

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaires 75
à écrit le 07/03/2013 à 18:43
Signaler
La situation n?est pas brillante ! Le faible niveau de l?Europe du Sud nous conduit à des salaires à la chinoise, c?est la punition ! Tout pousser vers le bas, qui ici appelle ça une société de progrès ? N?oublions pas le déficit, c?est quoi ? Une d...

à écrit le 06/03/2013 à 23:49
Signaler
On porte attentat à la libre entreprise ! Le gouvernement vous dit : allez faire vos cochonneries ailleurs !

à écrit le 06/03/2013 à 23:27
Signaler
Sous les coups du socialisme, l?Europe s?écroule. On nous publie que le PIB par tête est tombé à son niveau de 1990? voila de bonnes politiques ! On a gonflé une bulle dans l?immobilier, ce dont nous devons parler c?est du complot de la bureaucratie ...

à écrit le 06/03/2013 à 15:43
Signaler
Si on fait pas de l?Europe une zone de premier plan en termes technologique, il est clair que nous sommes finis. On a déjà du retard et notre industrie fout le camp. Y a pas d?avenir la dedans. Pendant que les allemands produisent les français font d...

le 06/03/2013 à 16:53
Signaler
Comment se fait-il que l?ordinateur soit inventé chez nos amis américains ? Parce que nous sommes sous la dictature de la statolâtrie, du bête et du soviet suprême !

à écrit le 06/03/2013 à 15:38
Signaler
Le trop d?Etat est entrain de démolir l?entreprise et la liberté ! A bas le mille feuilles !

à écrit le 06/03/2013 à 15:25
Signaler
La zone zéro c?est la lanterne rouge de l?humanité ! C?est la politique de la terre brûlée, le désert d?entreprises et le règne du pirate. On noie la population dans la misère ! On abolit la liberté d?entreprise ! On vend la France à l?étranger ! C?e...

le 07/03/2013 à 1:05
Signaler
@ Raymond, le problème n'est pas la Zone Euro mais la Zone Euro allemande! Sarkozy, vassale de Merkel, est aussi responsable que Merkel elle même.

à écrit le 06/03/2013 à 13:09
Signaler
"Sauf que l?élection italienne vient précisément de prouver que les électeurs acceptent de moins en moins ces discours « d?experts » justifiant des « ajustements nécessaires. »" : ah çà, c'est sûr que c'est un signal et qu'on n'a pas fini d'en entend...

à écrit le 06/03/2013 à 10:50
Signaler
Etant donné que tous les 6 mois depuis 5 ans, les instances européennes claironnent qu'elles ont trouvé la solution et qu'elles se plantent, je ne vois pas trop quel crédit accorder encore à tous ces propos. Le seul bon cas avec l'Euro, puisque les p...

à écrit le 06/03/2013 à 10:12
Signaler
Plutôt que d'insulter les italiens en les traitant de clowns, mettez-vous donc au travail et cessez de glander à longueur de journée sur internet ...

à écrit le 06/03/2013 à 9:44
Signaler
le vrai problème est le manque d'unification du système bancaire . L'erreur remonte à 2008 quand les pays ont décidé que chacun devait s'occuper de ses propres banques . A partir de là plus rien n'est allé .Très dur de remonter la pente, notamment...

à écrit le 06/03/2013 à 9:42
Signaler
l'Allemagne réunifiée est redevenue ce que tous les politiques conscients redoutaient( président Mitterand) donc quand ont est fort on fait ce qu'on veut les patrons de l'europe c'est eux! et quand ils voudrons la Turquie rejoindra L'UE en fonction d...

à écrit le 06/03/2013 à 9:37
Signaler
Romaric Godin radote. Dans 15 jours on aura peu ou prou le même article de sa part.

à écrit le 06/03/2013 à 9:18
Signaler
""""Berlin ne veut rien entendre puisque mener une politique de croissance en Europe signifierait réduire l?avantage compétitif allemand en relançant sa demande intérieure. """ Tout est dit, l'allemagne se taille une europe selon ses propres besoins...

le 06/03/2013 à 14:15
Signaler
++ UN !

à écrit le 06/03/2013 à 9:04
Signaler
La France va mal depuis 40 ans le mensonge politique a prévalu sur l'intelligence, l'Europe va mal depuis environ 20 ans et là aussi l'imbécilité politique a prévalu sur l'intelligence. on ne peut pas sortir de notre enlisement en ayant à la t^te des...

à écrit le 06/03/2013 à 8:05
Signaler
Face à la crise, la France se mobilise. En voici une preuve : RETRAITES LE BILLET DE SAUVEGARDE > > > > > > > > > > 709 euros de retraite sans avoir cotisé ni même travaillé en France ! > > > > > Toute personne qui ...

le 06/03/2013 à 9:19
Signaler
Vous vous reciellez enfin???? ajoutez à cela CMU et AME, et vous comprendrez la vache à lait que nous sommes devenus!

à écrit le 06/03/2013 à 7:04
Signaler
La France est, avec l'Allemagne, la responsable principale de la situation actuelle. En effet ces deux pays avaient pour habitude de se mettre d'accord avant un sommet pour imposer leur solution aux autres membres et c'est bien cela qui a conduit l'E...

le 06/03/2013 à 8:15
Signaler
Le déséquilibre des balances commerciales est une conséquence du fonctionnement de la monnaie unique qui ne corrige pas l'hétérogénéité des économies des différents États de l'Union européenne (cf: théorie des zones monétaires optimales du prix Nobel...

le 06/03/2013 à 9:16
Signaler
@Xav,Nous sommes dans l'Euro et quelle facilité de dire que pour s'en sortir il faut quiter cette zone. Vous avez un peu de mal à comprendre que beaucoup de pays de l'Union sont rien sans cette monnaie qui les protègent, car sans cet Euro la France s...

le 06/03/2013 à 9:53
Signaler
A samarinda: Tout faux, ce qui fait la puissance, c'est l'économie prospère, pas la monnaie. Une monnaie est un outil, c'est tout, seule compte l'économie réelle. Une monnaie faible et non librement convertible peut même être un atout (cf Chine ces d...

le 06/03/2013 à 12:31
Signaler
@sceptick bonjour il n' y a pas d'économie sans monnaie, hors celle du troc, les deux sont intimement liées. Sans monnaie pas de banque, pas de banque pas d'argent à moyen et long terme, pas de croissance pas d'économie. La Chine a une monnaie conver...

à écrit le 05/03/2013 à 23:24
Signaler
Le grand capital, majoritairement anglo-saxon, fait sa révolution, écrasant sur son passage les services publics, les syndicats, l'institution européenne qu'il percevait comme une concurrente, et même l'Eglise, autre institution dont le regard critiq...

le 06/03/2013 à 0:05
Signaler
C'est sur que si vous croyez à la lutte des classes, vous l'avez perdu !

à écrit le 05/03/2013 à 22:01
Signaler
L' EU , n'est pas la SOLUTION, L'EU , c'est le PROBLEME !!!!!

à écrit le 05/03/2013 à 21:46
Signaler
Quelle est la légitimité de l'auteur de cet article pour asséner aux lecteurs "ses vérités" ." "la gifle des électeurs italiens" désastreuses prévisions de croissance " etc..etc.. En clair , la politique de rigueur, c'est très mal , il faut continuer...

le 05/03/2013 à 23:18
Signaler
La position de l'article n'est pas de dire qu'il ne faut pas diminuer les déficits. L'attention est portée sur le rythme de réduction du déficit qui doit être graduel pour éviter une spirale récessionniste qui ne ferait au contraire qu'augmenter les ...

à écrit le 05/03/2013 à 21:41
Signaler
Si Cameron arrive à créer un axe Londres/Berlin, pour ne pas dire Washington-Londres-Berlin, alors c'en est fini de l'Europe et ce sera peut-être mieux ainsi plutôt que de subir indéfiniment le diktat Allemand. Il y a beaucoup de pays dans le monde q...

à écrit le 05/03/2013 à 21:41
Signaler
Si Cameron arrive à créer un axe Londres/Berlin, pour ne pas dire Washington-Londres-Berlin, alors c'en est fini de l'Europe et ce sera peut-être mieux ainsi plutôt que de subir indéfiniment le diktat Allemand. Il y a beaucoup de pays dans le monde q...

à écrit le 05/03/2013 à 21:04
Signaler
décidément la lucidité fait des progrès: cet article met le doigt sur la vérité qui nous mine: une allemagne égoiste qui se trouve bien, et on la comprend avec un taux de chomage moitié moins du notre, dans une europe déclinante et à la peine. Biensû...

le 05/03/2013 à 22:16
Signaler
Bonne description!!

à écrit le 05/03/2013 à 20:41
Signaler
"et avoir des conséquences politiques majeures si l?on y prend garde. " ou si l'on n'y prend ?

le 06/03/2013 à 5:54
Signaler
Si l'on n'y prend PAS garde

à écrit le 05/03/2013 à 20:29
Signaler
il n'est pas question d'abandonner l'europe.de quoi souffre le continent?du trop plein de néolibéralisme débridé!il n'y a clairement pas assez de gouvernements socialistes en europe.le gouvernement hollande plie l'échine pour le moment,il subit les d...

à écrit le 05/03/2013 à 19:00
Signaler
je suis presque gêné....le premier responsable politique qui proposera la sortie de l?Europe;;JE LE VOTERAI.....ON VEUT AUTRE CHOSE FINIS LES PRIVILÈGES DE BRUXELLES OU STRASBOURG.... aux détriments du peuple... je vous donne ma parole d'homme que ...

le 05/03/2013 à 19:24
Signaler
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++100000000000000000000!!!!!! " Je vous ai compris " !! MERCI pour ce commentaire, vraiment !!

le 05/03/2013 à 19:26
Signaler
Bien ! très bien !! + UN

le 05/03/2013 à 19:31
Signaler
ce commentaire est sincère , et soutient ce que beaucoup pensent de plus en plus..je lis les commentaires sur beaucoup de sites, c'est ce qui en ressort partout, ou presque...MARRE de cette Europe, et marre de ce gouvernement trop injuste, c'est cria...

à écrit le 05/03/2013 à 18:47
Signaler
"" triomphalement optimistes sur la fin de la crise "" <-- vous pensez a qqun en particulier? oui je pose la question car le jour meme merkel a dit que c'etait loin d'etre termine!

à écrit le 05/03/2013 à 18:40
Signaler
L'Europe est une excellente idée mais elle n'a plus de sens si elle se contente d'appliquer la loi du plus fort. Elle semble avoir été engagée trop tôt par des esprits progressistes qui ne sont malheureusement plus représentés aujourd'hui. Je sens u...

le 05/03/2013 à 19:49
Signaler
Mais l'Europe existait et existera bien après la mort de l'Union Européenne, cette eurokenstein absurde et anti-démocratique. Vive l'Europe boréale des nations complémentaires de Brest à Vladivostok. A mort l'assemblage technocratique hétérogène des ...

le 05/03/2013 à 20:52
Signaler
+ 1 @ Bastien la comparaison, est...savoureuse

le 05/03/2013 à 21:18
Signaler
@ Bastien - L'hétérogénéité de l'Europe ne me dérange pas, au contraire j'aime la diversité. Ce qui me dérange, c'est que l'Europe ne soit pas LIBRE.

le 06/03/2013 à 10:59
Signaler
En quoi Bastien rejette l'hétérogénéité ? C'est l'UE sous cette forme et l'euro qui la rejette.

à écrit le 05/03/2013 à 18:04
Signaler
Le premier politique credible de centre gauche ou de centre droit qui proposera de sortir de l'Euro drainera la moitié des electeurs aux prochaines élections!

le 05/03/2013 à 18:11
Signaler
BIEN VU !!

le 05/03/2013 à 18:21
Signaler
On peut aussi penser que si le bloc US-GB n'arrive pas à réformer l'UE et à imposer son leadership comme il l'entend, notamment les privatisations et la constitution de géants industriels atlantiques (Cameron: "I don't want to leave the EU, I want to...

le 05/03/2013 à 18:49
Signaler
aucun centriste ne proposera de sortir de l'euro, car ca reste les gens finalement qui ont le plus de bon sens ( et que les totalitarisme, c'est pas trop leur truc...)

le 05/03/2013 à 19:50
Signaler
Antithèse, le centre-gauche et le centre-droit, périls mous de l'intelligence, sont à l'origine de la créature. Ils ne vont pas tuer leur enfant, même si celui-ci est un psychopathe meurtrier.

le 05/03/2013 à 21:38
Signaler
Mais il existe : UPR. Depuis 2007 (date de création) ce partir républicain préconise la sortie de l'ue, de l'euro et de l'otan. Il est caché aux français justement parce qu'il est plus que crédible (les conférences sont incroyables). Si ca vous intér...

à écrit le 05/03/2013 à 17:54
Signaler
Concrètement, une perte de souveraineté affaiblit l'Europe. Les décisions importantes ne sont plus prises par des responsables européens, mais par des concurrents: Exemple, les taux du crédit (public ou privé) sont établis à New York, les multination...

le 05/03/2013 à 18:56
Signaler
Bienvenu dans l'UE, ce havre de paix qui vous veut du bien !

à écrit le 05/03/2013 à 17:53
Signaler
Si la France n'est pas contente avec l'euro qu'elle ne peut pas dévaluer qu'elle reprenne son franc français je n'y vois pas d'inconvénient comme les clowns d'Italie leur lire, les Grecs leur drachme, les Espagnols leur pesetas et olé !

le 05/03/2013 à 19:37
Signaler
bien dit... Faut pas laisser les enfants jouer dans la cour des grands...

le 05/03/2013 à 23:15
Signaler
La monnaie est un outil, pas une fin. L'Euro tue notre économie, il faut tuer l'Euro. On ne s'en portera pas plus mal. A ce propose rappelons qu'en décembre 58, un des premiers gestes du gouvernement de de Gaulle (avec des gens comme Rueff ou Pinay) ...

le 06/03/2013 à 19:48
Signaler
@sceptick : revoyez vos cours du bac cher monsieur... Pas tout à fait votre version; et si vous trouvez la formule plaisante, je vous signale qu'après la guerre il fallait à peu près un franc et demi pour s'offrir un mark. Quand il s'est agi de rentr...

à écrit le 05/03/2013 à 17:43
Signaler
Quand tout a été construit en dépit du bon sens, que l'euro a été créé au tou début d'un processus mal défini alors qu'il eût fallu le créer à l'issue de ce processus, alors, les conséquences sont là: rien ne tient debout. Et comme ces "ministres pan...

le 05/03/2013 à 18:05
Signaler
Le processus européen était bien défini, avec d'excellents résultats en matière de convergence, il restait à avancer dans l'Europe fiscale et sociale. Mais ce processus a été interrompu brutalement par les attaques des financiers de la zone dollar qu...

le 05/03/2013 à 18:16
Signaler
+100000 !!

le 05/03/2013 à 18:17
Signaler
à GILOU EXACT bien dit + UN

à écrit le 05/03/2013 à 17:37
Signaler
Le tour de force du bloc anglo-saxon (400 Mo habitants), majoritaire dans la nouvelle fusion atlantique (déjà effective du point de vue industriel et capitalistique, seule reste l'approbation politique), a été de créer un clivage européen nord/sud ou...

à écrit le 05/03/2013 à 17:30
Signaler
Requiem pour l'U.E.

à écrit le 05/03/2013 à 17:10
Signaler
....et c'est là, que ça devient intéressant! c'est là qu'on voit bien que les individus (en l'occurence, ici, les Italiens), ne veulent plus se laisser faire malgré le "Gavage forcé et continu " de l'UE! .." le principe de toute idéologie ; la réal...

le 05/03/2013 à 18:52
Signaler
oui, ca risque d'ouvrir les yeux! s'ils quittent l'europe ca sera dur pour tt le monde, par contre avec une dette a 120% du pib, on voit pas bien comment ils vont s'en sortir ( bien que, a la difference de la france, leur excedent primaire soit... po...

à écrit le 05/03/2013 à 17:09
Signaler
l?inertie de Bruxelles me va très bien, que les gars de Bruxelles continuent comme ça, mais attention, la falaise n'est plus loin!

à écrit le 05/03/2013 à 17:07
Signaler
Certes les euphémismes permettent de paraître dire,sans dire, tout en sous-entendant, tant il est dur et ingrat de dire les choses clairement et nettement. En dépit de la secousse électorale italienne, l'Europe demeure, en vérité, un foirail délétère...

à écrit le 05/03/2013 à 16:57
Signaler
La commission européenne qui n'a aucune légitimité démocratique est une honte

à écrit le 05/03/2013 à 16:55
Signaler
On ne change pas une équipe et une tactique qui gagne. Ahahahah

à écrit le 05/03/2013 à 16:10
Signaler
Il n'y a aucune "occasion manquée": tout ce qui se passe actuellement était inscrit dans les gènes de cette usine à gaz. Avec l'approbation d'une population toujours prompte à se laisser émerveiller par la verroterie et les paillettes, on a mis en pl...

à écrit le 05/03/2013 à 16:07
Signaler
La dévaluation interne (austérité et baisse des salaires jusqu'à ce que les déficits soient réduits) n'ont réussi qu'une fois en Europe, à la fin du 19ème siècle. Cela a pris beaucoup de temps (presque 30 ans) mais les Européens étaient presque seuls...

à écrit le 05/03/2013 à 16:06
Signaler
" Evangile économique"...? comme c'est touchant et fort à propos !! on aura tout entendu à propos de cette fameuse EU !

à écrit le 05/03/2013 à 15:55
Signaler
C'était très mal parti au départ ; les billets étaient déjà très laids .Alors si ! mais pour le jeu de monopoly seulement . Je vais en gardez pour montrer à mes petits enfants plus tard...

le 05/03/2013 à 16:36
Signaler
c'est l'europe de la décadence ... l'europe des lumières c'était jhier !

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.