Et si les banques centrales sortaient leur "hélicoptère" pour combattre la crise ?

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C'est la nouvelle arme à la mode : de plus en plus d'économistes évoquent la possibilité d'une monétisation à outrance de la dette publique pour résoudre la crise. Une option audacieuse, mais inapplicable en zone euro...

C'est l'idée qui monte parmi les économistes. Pour mettre fin à la crise, les banques centrales pourraient utiliser « l'hélicoptère. » Après le « bazooka » dégainé par la Banque centrale européenne en septembre sous la forme de l'OMT et par la Fed avec ses "quantitative easings", voici donc une autre arme qui fait son chemin dans les têtes de la planète économique.

Un hélicoptère pour sortir de la crise

De quoi s'agit-il ? Le terme « d'hélicoptère » a été inventé par le prix Nobel Milton Friedman dans un ouvrage de 1969, La Quantité Optimale d'Argent. Le père de l'école monétariste y développait une métaphore : pour développer la demande, les autorités monétaires créent de l'argent ex nihilo et le jettent d'un hélicoptère dans les rues. Les gens ramassent cet argent et le dépensent, permettant ainsi de combler « l'output gap », l'écart entre la production et la demande. En réalité, cette idée est plus ancienne. Elle a été théorisée en 1936 par des économistes américains pour lutter contre la dépression. C'est ce que l'on a appelé le « plan de Chicago. »

Le « plan de Chicago » dans le détail

Ce plan est en réalité plus complexe que celui de la simple planche à billets. Il s'agit en réalité de priver le système bancaire de sa capacité à créer de la monnaie et de transmettre cette capacité aux seules autorités monétaires. Pour cela, on oblige les banques à garantir à 100 % les dépôts par des liquidités et à financer les émissions de crédit par leurs bénéfices ou des prêts au gouvernement. Les banques ne peuvent alors plus créer de la monnaie par du crédit. Les avantages sont immédiats : les bulles immobilières ou financières sont évitées, le système bancaire est stable et le risque de « course aux guichets » inexistants. Dans le cas présent, on voit que ce système serait nettement plus efficace que la supervision bancaire européenne pour maîtriser le risque bancaire.

Les autorités monétaires disposeraient alors seules de la capacité à créer de l'argent. Comme l'explique Milton Friedman dans un article de 1948 où il proposait cette solution, les banques centrales pourraient ainsi faire évoluer la création monétaire en fonction des déficits budgétaires : « créer de la monnaie pour combler les déficits ou retirer de la monnaie du marché en cas d'excédents. » Les avantages dans la situation actuelle sont là aussi évidents : il serait alors possible de stimuler la demande par une pluie de création monétaire (de la « monnaie par hélicoptère ») pour venir combler l'écart de production "l'output gap". L'austérité pourrait alors être reportée à des temps meilleurs, autrement dit à des périodes de croissance et la menace de récession déflationniste disparaîtrait. Ce système pourrait permettre de résoudre les deux plaies actuelles des économies occidentales : la dette publique et la récession.

Ce n'est plus un sujet tabou

On comprend donc que le plan de Chicago est redevenu à la mode depuis quelques mois. En août 2012, deux économistes du FMI ont publié un article titré « le plan de Chicago revisité », où ils estimaient que les propositions de 1936 auraient un intérêt aujourd'hui à être mises en place. Mais l'affaire est devenue encore plus sérieuse depuis que Lord Adair Turner, le très respectable président de l'autorité des marchés financiers britannique, la FSA, a, dans un discours prononcé le 6 février, a déclaré que le « financement déclaré de la dette publique (« overt money finance of fiscal deficits » ou OMF) ne devrait plus être un sujet tabou. »

L'hélicoptère n'est pas le bazooka

On pourrait cependant penser que la politique de « quantitative easing » (QE) mise en place dans les banques centrales américaines et britanniques et qui consiste à racheter massivement des actifs souverains ou non sur les marchés a des allures d'argent par hélicoptère. En réalité, c'est fort différent.

Première distinction : les actifs détenus par les banques centrales sont achetés sur le marché secondaire. L'achat vise donc à financer les détenteurs privés de ces actifs, non les émetteurs publics. Dans le cas de l'OMF défendu par Lord Turner, les banques centrales émettent de la monnaie pour financer directement les déficits. C'est donc un rachat sur le marché primaire de la dette souveraine et on a vu que les acteurs privés sont limités à cette offre de monnaie.

Deuxième distinction : le QE est « provisoire. » En théorie, le gouvernement doit rembourser la banque centrale à maturité. La création monétaire est donc temporaire sur le papier (en réalité, on peut financer le provisoire par du provisoire à l'infini). La création monétaire est garantie par un actif. Dans le cas de l'OMF, il n'y a pas de remboursement, la monnaie est créé ex nihilo et sans contrepartie pour payer la dette du gouvernement sans contrepartie.

Troisième distinction : le QE vise à maintenir le financement de l'Etat par les marchés, l'OMF vise justement à briser ce lien. Du coup, même si dans l'esprit du plan de Chicago, la banque centrale doit absolument rester indépendante, elle doit négocier directement avec le gouvernement, alors qu'aujourd'hui, dans le cas du QE, les deux politiques, budgétaires et monétaires, sont, du moins en théorie, strictement étanches. Autrement dit, l'OMF n'oblige pas, comme le QE, a mener parallèlement des politiques restrictives pour tenter de maintenir la confiance sur les marchés.

L'OMF est donc une politique différente de celle menée actuellement par les banques centrales. « Ce qui rend cette politique si puissante, c'est la combinaison de la relance budgétaire et de l'expansion monétaire. Les Keynésiens peuvent se réjouir de la première, les monétaristes de la seconde », explique Martin Wolf, éditorialiste au Financial Times, qui a défendu cette politique dans le quotidien britannique le 12 février dernier.

Une faisabilité délicate en Europe

Reste sa faisabilité et ses risques. Dans la zone euro, la faisabilité semble quasi-nulle. L'indépendance complète de la BCE et le non financement des déficits sont inscrits dans les traités, et notamment dans l'article 123 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne. La Bundesbank s'est déjà étranglée en voyant la BCE effectuer des achats sur le marché secondaire, elle s'évanouirait si elle entendait évoquer l'option de l'hélicoptère.

La phobie de l'inflation est telle outre-Rhin qu'une volonté de changer les traités sur ce point conduirait inévitablement à un blocage de l'Allemagne et de ses alliés finlandais, autrichiens et néerlandais. Ce serait un casus belli qui pourrait mettre en danger l'union économique et monétaire. Ailleurs, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou au Japon, la mise en place serait plus aisée, car les liens entre autorités monétaires et gouvernements sont moins rigides.

Le risque inflationniste

Les risques, eux, sont principalement de deux natures. Il y a d'abord le risque inflationniste. Les critiques du plan de Chicago évoquent le spectre du Zimbabwe des années 2000, de John Law ou de l'Allemagne des années 1920 : le financement des déficits par les banques centrales conduit inévitablement à l'hyperinflation. Mais ses défenseurs mettent en avant l'indépendance des autorités monétaires qui peuvent faire pression sur le gouvernement en refusant de financer son déficit et qui, une fois la croissance revenue, peuvent contraindre le gouvernement à dégager des excédents pour « éponger » l'excès de masse monétaire.

Leur position serait celle de la Banque de France de 1800 à 1936, banque privée qui disposait du monopole de la création monétaire (limitée jusqu'en 1914 par les réserves d'or), mais qui ne s'engageait vis-à-vis de l'Etat que lorsqu'elle y trouvait son intérêt. En juillet 1926, c'est son refus de financer le déficit public qui provoqua la chute du cartel des gauches. Du coup, il y aurait moyen de maîtriser la masse monétaire pour empêcher l'hyperinflation.

Risque sur le bilan des banques centrales

Second risque majeur : la solvabilité des banques centrales. Lorsqu'une banque centrale crée de la monnaie aujourd'hui, cette création correspond à un actif dans son bilan : obligations d'Etat ou d'entreprises, or, devises... Dans le cas de l'OMF, la création monétaire n'a pas de contrepartie. Le bilan de la banque centrale se déséquilibre et les investisseurs ou les commerçants étrangers doivent réclamer des devises. Si la banque centrale ne peut faire face à ses obligations, elle devra faire faillite. D'autant que si la demande est stimulée, le déficit courant pourrait aussi croître, donc la demande de devises.

Dans ce cas, le problème du déficit public n'aura été que transféré vers le bilan de la banque centrale. L'Etat devra renflouer la banque centrale et, pour cela, émettre de la dette. Le financement monétaire du déficit aura échoué : on aura déshabillé Paul pour habiller Pierre. Sauf que les défenseurs de l'OMF avancent que puisque les réserves et les crédits bancaires sont tous garantis par l'argent de la banque centrale, il n'y a pas de risque de faillite, puisque la demande de contrepartie ne peut venir du secteur bancaire national.

L'indépendance de la banque centrale est décisive

Du reste, en 1997, l'économiste Peter Stella estimait que les banques centrales pouvaient continuer à fonctionner avec une valeur nette négative, donc avec un bilan déséquilibré. En 2003, Ben Bernanke, dans un discours célèbre favorable à l'arme de l'hélicoptère, avait précisé qu'une « banque centrale ne peut être en faillite au sens où peut l'être une banque commerciale. » Lord Turner estime même que le QE est plus risqué puisqu'il fait réellement peser sur le bilan des banques centrales des pertes nettes sur les actifs rachetés. Là encore, l'idée est de rééquilibrer la situation lorsque la croissance est revenue et que les déficits publics sont devenus inutiles. Encore une fois, l'indépendance de la banque centrale est ici une clé importante du succès de cette stratégie.

L'audace contre la crise

L'époque tourmentée que traverse l'économie mondiale oblige, comme le note Lord Turner, à « dépasser » les tabous. C'est pourquoi l'option de l'hélicoptère fait son chemin. Lorsque tout semble avoir échoué, les idées qui peuvent paraître radicales a priori peuvent finalement s'imposer. Ce qu'a fait jusqu'ici la BCE était inimaginable voici cinq ans. Progressivement, la monétisation de la dette devient de moins en moins l'horreur économique qu'elle était.

Certes, une telle stratégie comporte de réels risques. Mais si les esprits évoluent, c'est que ne rien faire ou continuer sur la voie tracée en Europe du couple infernal austérité-récession pourrait être plus nocif, économiquement, mais aussi politiquement, comme on vient de le voir en Italie. L'ampleur de la crise oblige sans doute à oser des politiques audacieuses. L'ennui, c'est que la zone euro, première victime de la récession, risque, là encore, de demeurer en dehors de ces expériences en raison du poids de l'Allemagne et de son refus absolu d'avancer dans cette direction. La zone euro préfère la Volkswagen à l'hélicoptère.


 

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a écrit le 06/03/2013 à 13:01 :
Et dire que "l'Europe de Bruxelles" se croyait pragmatique et elle s'apercoit qu'elle n'est que dogmatique...difficile de reécrire son cathéchisme!
a écrit le 06/03/2013 à 12:36 :
Si le terme "output gap" avait été traduit, il deviendrait clair pourquoi ça ne peut pas marcher et pourquoi verser des allocations et payer des gens à ne rien faire d'utile grâce à de l'argent émis sans rien à l'actif ne peut qu'aboutir à de très graves crises. Nous ne sommes pas en 1969...
a écrit le 06/03/2013 à 12:08 :
Si j?avais le pouvoir, je mettrais tout les économistes dans un tranché. Leurs solutions sont toujours destructrices et fondés sur des principes désuets (notamment de tout raisonné par le PIB). La (ou les) solution(s) est (sont) toute(s) simple(s) :

D?abord ce qui relève du public :
- Réduction et rationalisation des dépenses avec la modernisation de l?administration et la suppression des strates (communes, communautés de je ne sais quoi, départements, régions, secrétariats d?état, cellules et agences de je ne sais quoi) ;
- Création d?un guichet unique pour l?ensemble des prestations sociales avec la mise en place d?un système d?information global et unique ;
- Lutte contre la corruption et les fraudes à la sécu et rendre obligatoire la publication des bilans des associations et des syndicats;
- Suppression des remboursements de la sécu pour les ménages aisés, des soins de confort (thalasso, médicaments inutiles et inefficaces, il y des tonnes)
- Suppression des véhicules de fonction et de tous les avantages ;
- Interdiction par la constitution du cumul des mandats ;
- Libéralisation du foncier et cessions des bâtiments publiques (non-stratégiques) en lease-back ;
- Simplification des démarches administratives (le tout en ligne) ;
- Suppression des ministères inutiles (justice, culture, écologie, français de l?étranger, etc.) et fusions d?autres (Éducation/Enseignement supérieur, Budget/Économie/Finance, Industrie/PME/humm productif !?) ;
- Fort réduction de l?intervention de l?état (désolé pour le E) ;
- Interdiction d?emprunts sur les marchés pour le financement des prestations sociales. Tout recours aux marchés et pour l?investissement ;
- Renforcement et développement du partenariat public-privé dans tous les domaines ;
- Développement d?un État actionnaire (disposer d?un véhicule d?investissement d?une force de frappe de 250 Mds? avec une ouverture sur le monde et pas uniquement sur les sociétés françaises, là où il y a la croissance il faut être présent) ;
- Laisser les sujets d?ordre sociaux à la société et interdire de légiférer là-dessus (mariage de je ne sais quoi, et autres sujets inutiles et coûteux) ;
- (d?autres idées à venir) ;

Ce qui relève du privé :
- Suppression purement et simplement de toutes niches fiscales inutiles et qui favorisent les rentiers et suppression des avantages fiscaux donnés à des qataris et autres (et qui sont improductifs);
- Modernisation et simplification des démarches de création d?entreprises et suppression des charges pendant la période de lancement (2 ans / nouveaux projets / nouveaux concepts / innovants / pas les franchises) ;
- Encourager et soutenir l?innovation ;
- Suppression des 35 heures avec la mise en place d?une durée légale de 39 heures ;
- Plafonnement des charges salariales à 18% et des charges patronales à 30% (sous conditions de restitution de 1/3 aux salaries et le reste pour encourager l?embauche) ;
- Rendre le code du travail lisible et transparent ;
- Interdire la multiplication des syndicats inutiles et improductifs (une seule voie et forte par entreprise, sans étiquette politique, et qui agit dans l?intérêt des salariés et de l?entreprise) ;
- Interdire les corporations et les lobbyings qui cherchent à préserver leurs intérêts perso au détriment du collectif ;
- (je ne vais pas tout déballer, je garde un peu pour la suite !)

Pour des maux de telle ampleur il faut des remèdes efficaces sans tarder et sans tergiverser
Parole d?analyste
a écrit le 06/03/2013 à 11:49 :
Mais enfin! Cela fait bien longtemps que la dette ne sert plus à financer des infrastructures mais principalement de la masse salariale !! Avant 1974 les infras se développaient et l'état n'était pas déficitaire pour autant. Mauvais argument (surtout vis à vis de tes enfants si tu en as...)
a écrit le 06/03/2013 à 10:34 :
On peut bien dire ce qu'on veut, mais si les Etats ne s'étaient pas endettés nous serions restés au XIX ème siècle. Sans Etat, pas de route, pas d'hôpitaux, pas de services publics, pas de protection sociale...Des maîtres et des esclaves, ce à quoi mènent les idées néo-libérales, in-ex-o-ra-ble-ment. La dette n'est pas un problème, sauf quand elle financée par les banques privées, moyennant intérêt.
Réponse de le 06/03/2013 à 12:26 :
Ne dites pas ça malheureux ! Vous allez contrarier les néo-libéraux qui écrivent ici à tour de bras et à tort et à travers !
Réponse de le 06/03/2013 à 13:05 :
JB, à part les anars, personne ne veut supprimer l?État ! Par contre, chacun son rôle, et l?État doit se limiter à ce qu'il sait faire. Honnêtement, regardez un peu au-delà des frontières, et vous constaterez que les pays les mieux gérés ont réduit beaucoup plus que nous la part de l?État dans leur gestion. Ils ne s'en portent que mieux, avec cerise sur le gâteau, une croissance supérieure à la nôtre !
a écrit le 06/03/2013 à 10:34 :
On peut bien dire ce qu'on veut, mais si les Etats ne s'étaient pas endettés nous serions restés au XIX ème siècle. Sans Etat, pas de route, pas d'hôpitaux, pas de services publics, pas de protection sociale...Des maîtres et des esclaves, ce à quoi mènent les idées néo-libérales, in-ex-o-ra-ble-ment. La dette n'est pas un problème, sauf quand elle financée par les banques privées, moyennant intérêt.
a écrit le 06/03/2013 à 10:27 :
Le système vole à sa perte non pas en hélicoptère mais à la vitesse supersonique : un seul conseil : ruez vous sur l'or physique que vous conserverez chez vous, ça sera toujours moins barbare que de se trimbaler avec des valises de billets de singes.
Réponse de le 06/03/2013 à 12:49 :
Si le système s'effondre, votre or ne vous sera pas d'un grand secours, votre façon de vivre au dessus des autres attirera des convoitises et vous serez rançonné et votre corps peut-être jeté aux ordures ensuite. Dans un mode survivaliste, des terres pour cultiver sont la première nécessité. Souvenez-vous que pendant la WWII, les gens quittaient les villes affamées et rejoignaient les campagnes.

Si vous faites de l'anticipation premier-prix, faites-là jusqu'au bout!
a écrit le 06/03/2013 à 10:26 :
Helicoptère, non mais on complètement débile ou quoi ? Bazooka, trompette, poubelle ... c'est quoi ces termes ridicules ! On appel ça "imprimer du papier" évidement comme ce n'est plus utile physiquement on devient fou, le terme devrait être "LA BCE CLICK et RECLICK" il n'y a rien d'autre à faire pour tout détruire, un simple bouton comme pour les bombes A !
a écrit le 06/03/2013 à 9:52 :
sortez Keynes par la porte, et il revient par la fenetre: ne pas payer ses dettes et depenser plus que l'on gagne , tenter de relancer l'economie avant de la reformer, masquer cela sous la forme d'une inflation que l'on ne maitrise plus par la suite, tout cela donne de petites impulsions inefficaces que l'on paye très cher par la suite. Mieux cela tue toute entreprise viable pour sauver quelques mois des canards boiteux voués a disparaitre.
Réponse de le 06/03/2013 à 10:12 :
Oui !! Mais suivre l'exemple du Japon pour faire durer l'agonie de l'économie est tentant pour les pays pris dans le tourbillon de cette crise mondiale. Depuis le début des années 90 les hélicoptères Japonais tournent sur le pays avec les résultats que l'on connaît. http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/activit%C3%A9s_%C3%A9conomiques_du_Japon/185397
Réponse de le 06/03/2013 à 10:24 :
Bah l'essentiel est de sauver les cigales. Ce n'est pas grave si on prive les fourmis de leurs efforts.
Réponse de le 06/03/2013 à 13:14 :
Lafronde, le problème du Japon n'a rien à voir. C'est d'abord un problème interne. Les japonais ont choisi de réduire progressivement la bulle immobilière gigantesque qu'ils ont laissée se développer il y a 10-20 ans. Ils auraient pu le faire brutalement par un programme de dévaluation violent, mais ils ont jugé cette solution trop risquée politiquement à cause justement de sa brutalité. De plus, elle revenait à récompenser les cigales au détriment des fourmis, ce qui n'était pas satisfaisant moralement...
a écrit le 06/03/2013 à 7:38 :
Il y a bien longtemps que l'hélicoptère a décollé. Pour s'en convaincre il suffit de regarder l'évolution des bilans des banques centrales (USA, UE, Japon, GB).
a écrit le 06/03/2013 à 3:05 :
Les experts de garde bien de dire que la meilleure solution c'est bien celle décidé après un référendum l'Islande qui est maintenant dans la vois de la reprise économique avec 3% de croissance.

Simplement laisser couler les banques qui sont en faillites avec leur bilan manipuler.

Comme dit bien leur président, dans une économie de marché les banques en faillites doive faire faillites comme tout autre acteurs économiques.
Réponse de le 06/03/2013 à 9:04 :
tout à fait d'accord avec vous ... mais ça , nos chers banquiers et gouvernants veulent absolument l'éviter. C'est pourtant comme ça que cela va finir
a écrit le 06/03/2013 à 0:39 :
Finalement c'est encore une nouvelle proposition d'effacement de dette (ou de dépense sociale visible comme les retraites) par l'inflation. C'est assez amusant parce que ce sont généralement les mêmes qui se félicitent de la maîtrise actuelle de l'inflation qui essayent de nous fourguer une nouvelle forme d'inflation déguisée, qui ne veut pas dire son nom. La maitrise de l'inflation sous entendait la maitrise des dépenses, mais notre corps politique et donc notre propre électorat, a été incapable de le faire. Préparons nous donc à une grosse tartine d'inflation masquée comme le concombre du même nom puisque visiblement c'est la seule solution que nous semblons vouloir.
a écrit le 05/03/2013 à 22:27 :
Ben voyons! Maintenant on ose écrire que l'audace serait de nous imposer une inflation record? Mais de qui vous moquez vous? Lamentable de lire de pareilles inepties et articles sur commande dans un journal qui était il n'y a pas si longtemps encore un journal de bonne tenue économique.
a écrit le 05/03/2013 à 22:02 :
Pas très clair, cet article...
Comment finance t on les entreprises et les particuliers ?
Réponse de le 06/03/2013 à 0:53 :
L'argent tombant du ciel il suffit de se baisser pour trouver des billets. Donc l'argent ne vaut plus rien. Donc l'inflation explose, puisque le but final inavoué est de rembourser les créanciers avec de la monnaie de singe en faisant semblant de faire tourner la machine économique. Quand les Etats sont désendettés, l'hélicoptère rentre au bercail, les impots baissent un grand coup car il n'y a plus de dette et on compte les survivants, il devrait y en avoir suffisamment peu pour que le chômage ait disparu aussi.
a écrit le 05/03/2013 à 21:36 :
1) Ce n'est pas parce que les idées classiques ne marchent pas qu'il faut faire n'importe quoi : les allemands ont essayés les nazis en 19333, et cela a été une catastrophe monumentale. 2) Le quantitative easing dérègle complètement les marchés, faisant monter le DOw Jones à son record malgré une situation économique plus que mauvaise; cela finira par éclater comme en 2007-2008. 3) L'argent créé va uniquement dans les banques... jamais dans la poche des populations. S'abreuver au robinet des banques centrales devient beaucoup plus facile que de gagner de l'argent en travaillant, ce qui fausse totalement la notion d'argent et de travail. 4) L'hélicoptère n'est pas à la mode, c'est une affirmation non vérifiée, péremptoire et gratuite.
a écrit le 05/03/2013 à 21:13 :
Jusqu'ici, "l'hélicoptère"est resté au stade du plan théorique. C'est effectivement la seule "piste" totalement nouvelle et jamais utilisée dan la vraie vie et quand on en comprend les risques on comprend pourquoi. Un risque de plus, non mentionné et plus spécifique à nos sociétés européennes viellissantes et décadentes : le succés de "l'hélicoptère" repose sur le postulat que "la crise" est raisonnalement courte et une croissance suffisante "reviendra" et permettra de "nettoyer" le bilan de la banque centrale. Et si ce postulat était totalement erroné : société viellisante, système économique définitivement incapable de donner du travail à un % croissant de population locale et immigrée peu/mal formée et définitivement à la charge de sytèmes sociaux trop généreux et/ou d'emplois subventionnés non productifs de richesse (la France est à cet égard un des meilleurs exemples); systèmes éducatifs "dépassés" et eux aussi incapables définitivement de former une proportion de plus élevée de laissés pour compte face à des emplois rares et qualifiés auxquels ils n'auront jamais la capacité d' accéder (la France est encore un excellent exemple)...etc...ect... la liste est trè/trop longue. Donc que se passe t-il si au mieux on retrouve une croissance molle insuffisante pour créer de "vrais" emplois productifs et insuffisante pour rétablir les bilans de banques centrales et ce sur une très longue période ? Si on évite d'oublier que "pendant ce temps là" les ex pays en développement/en transition/......etc......etc..... seront devenus à juste titre les maîtres du monde, l'hypothèse de véritables faillites dévastatrices n'est absolument pas à exclure, contrairement à ce que "dit" la théorie.
Les risques sont tels qu'il nous faut éviter la facilité que propose "l'hélicoptère" qui, du fait que c'est une nouvelle fuite en avant, a tout pour séduire nos politiciens. Regardons en face notre monde et ce qui nous attend et avant la fuite en avant, réformons, réformons et réformons (notre dépense publique; nos administrations et "l'arméee rouge" de fonctionnaires; nos additions débiles, coûteuses et non productives de collectivités locales; nos 35 h et notre système de retraite dépassés; nos systèmes sociaux source de gabegie, de fraude et incitant à l'assistanat......etc....etc....Soyons optimistes : Quand ces réformes seront faites on constatera sans doute qu'il 'est plus besoin "d'hélicoptère".......Soyons pessimistes : nos politiciens finiront par aller à la "facilité" par démagogie,clientélisme et manque de courage et "nos" politiciens actuellement au pouvoir en France ne seront certainementpas les derniers si "l'hélicoptère" venait à décoller....!!! Je suis un optimiste et ne ole qu'en avion...!!
Réponse de le 05/03/2013 à 23:46 :
+1000.
De toute façon l'histoire prouve que ça finira mal. Mais comme on est plus intelligent on va y aller quand même.
a écrit le 05/03/2013 à 19:58 :
Une nouvelle arme à la mode des économistes ? Les adeptes du deficit spending, la dévaluation de leur propre devise sont-ils crédibles ? Là est la question ? la dette totale des marchés du crédit en % du PIB, dette totale américaine : le pic de la grande dépression années 1930, 260 %; en 2012 nous en sommes à 349 % ? N'allons-nous pas au désastre avec une telle solution ?
http://www.les-crises.fr/la-dette-americaine/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique_des_%C3%89tats-Unis
a écrit le 05/03/2013 à 19:12 :
l'article est bien clair, mais il manque à mon avis quand même une donnée fondamentale: une époque est finie... L'Europe a vieilli, son système social est dépassé, l'hyper-immigration détruit à la fois les valeurs morales et économiques. les 500 Milliards (500.000 millions !!) d'Euros que coûtent les fonctionnaires chaque année en France ne peuvent plus être compensés par le travail et la sueur des entrepreneurs et des salariés du privé. Réduisons déjà les privilèges des fonctionnaires (par exemple que leur régime de retraite soit aligné sur celui du privé), et on verra la crise disparaitre comme par magie de la France...
a écrit le 05/03/2013 à 18:33 :
Le risque avec l'hélicoptère est de nous faire entrer en hyperinflation. Là est le problème. L'hyperinflation est totalement incontrôlable. Elle fonctionne comme un trou noir. Difficile d'en sortir... Supposer qu'on retrouvera ainsi plus facilement de la croissance est carrément hasardeux. Par contre, les inconvénients majeurs de l'hyperinflation sont bien connus et les pays qui y ont goûté la craignent comme la peste. (Il n'y a pas que l'Allemagne...). Au contraire, elle rend la croissance plus problématique dans la mesure où elle gêne le mécanisme de formation des prix, ceux-ci changeant tous les jours...
a écrit le 05/03/2013 à 18:18 :
Dites moi où se trouve l'hélico, je me mets en bas avec des sacs pour ramasser les billets :) LOL
Réponse de le 05/03/2013 à 21:38 :
L'hélico ne vers son argent que dans les banques. Il ne donne JAMAIS d'argent à la population, désolé. Créez votre propre banque si vous voulez ramasser cet argent bien plus facile à gagner qu'en travaillant.
a écrit le 05/03/2013 à 18:17 :
" Dans le cas de l'OMF, la création monétaire n'a pas de contrepartie. Le bilan de la banque centrale se déséquilibre et les investisseurs ou les commerçants étrangers doivent réclamer des devises. Si la banque centrale ne peut faire face à ses obligations, elle devra faire faillite"
Grand n'importe quoi. Que le bilan soit équilibrée ou non n'a aucune importance : une banque centrale créatrice de la monnaie ne peut faire faillite puisque la faillite est une absence de cette même liquidité qu'elle créé. Si les commerçants ou les investisseurs étrangers réclament des devises en paiement de leurs biens et services, ce n'est pas la banque centrale qui sert de contrepartie mais le marché des changes : ce sont les clients de ces commerçants et investisseurs qui vont sur les marchés des changes et font donc varier le taux à la baisse ( mais là je suis la supposition de l'article qui verraient les étrangers réclamer leur propres devises en se basant sur le bilan de la BC... ce qui prouverait là aussi qu'ils n'y comprennent rien eux mêmes). Lorsque l'on exporte en dollars, les réserves de change de la BC augmentent quand les européens changent ces dollars contre les euros puisque la BC fourni ces euros. Mais quand on importe et que l'on doive payer en dollar, les banques de second rang vont s'adresser au marché des changes. Les réserves de change de la BC servent elles essentiellement à corriger les taux de change sur les marchés. La règle comptable d'un bilan de banque centrale équilibrée est une règle inventée par des comptables qui ne comprennent rien à la spécificité d'une banque centrale. Cela ne donne évidemment pas le feu vert pour faire n'importe quoi avec la création monétaire mais de là à créer une règle qui n'a aucun sens...
a écrit le 05/03/2013 à 18:10 :
tt est dans le titre!!! ' outrance' ca veut dire gros degats derriere... ca finit tjs par se retrouver dans l'inflation quand c'est pas maitrise ( ft pas oublier qu'en face il ft y avoir des actifs...)... une titrisation, mais avec la benediction des autorites competentes, si je puis dire! on sait ou ca mene, sauf que la il n'y a plus personne derriere, sauf les populistes...
Réponse de le 05/03/2013 à 21:40 :
Hélico = "du sang et des larmes pour le peuple qui souffre d'hyper inflation, de prix immobilier délirants, de surendettement, mais beaucoup beaucoup de fraic pour les banquiers et financiers qui reçoivent l'argent de la banque centrale"... Cf les 1000 milliards de la BCE...
a écrit le 05/03/2013 à 17:20 :
C'est quand même une politique plutôt keynesienne qui est proposée là, politique qui risque d'aboutir à l'hyperinflation. Cela dit, un peu d'inflation ne peut pas faire de mal, elle ne fait pas l'affaire des rentiers mais ça n'est pas très important, elle allège par contre le fardeau des emprunteurs, c'est à dire les porteurs de projet, et ça c'est capital.
Réponse de le 05/03/2013 à 18:04 :
Le coût de la dette n'a jamais été aussi bas. La monnaie est abondante. Pourtant le coût du capital reste très élevé du fait du risque. L'inflation n'a jamais été maitrisée ni par les gouvernements ni par les économistes. L'inflation n'est en aucun cas favorable à ceux qui investissent, car ils ne peuvent amortir complètement en valeur constante, ni aux travailleurs car leurs salaires se déprécient plus vite que la négociation progresse, etc.
Réponse de le 05/03/2013 à 18:34 :
Elle force surtout les investisseurs à exiger des rendements supérieurs d'autant, ce qui alimente d'autant l'inflation. Par ailleurs, en cas d'inflation, on emprunte aussi beaucoup plus cher. Le gain pour l'emprûnteur n'est donc pas certain, d'autant qu'inflation des prix ne rime pas forcément avec inflation salariale.
a écrit le 05/03/2013 à 17:10 :
Ces bricolages de gens très intelligents servent à masquer les problèmes et repousser les échéances. La richesse a basculé largement de l'occident vers l'Asie, c'est en large partie ce que traduit la situation actuelle. Les états ont largement recouru à l'endettement pour masquer le coup et "acheter" de la croissance ... à crédit Le reste c est du fourrage de chien !
a écrit le 05/03/2013 à 16:48 :
Super buzz pour créer une ruée sur l'or. Bravo les journalistes.
Le QE a aboutit au fait que les actifs financiers ont retrouvé leur valeur d'avant la crise. Les épargnants ont été un peu épargnés. Merci.
Il semblerait évident qu'on ne prendrait pas grand risque à donner 100 $ à chaque vrai pauvre. Cela ferait tout de même 600 milliards de demande additionnelle pour l'industrie car les pauvres n'épargnent pas. Est-ce si sûr?
Mais diminuer la ration des pauvres par l'impôt comme le fait le gouvernement français socialiste actuel ne va pas dans le bon sens.
L'Espagne a même connu l'hyperinfation en monnaie or avec le pillage d'eldorado (le Pérou). On ne peut faire boire un âne qui n'a pas soif. Seuls les gouvernants ont soif de pouvoir.
Réponse de le 05/03/2013 à 21:43 :
Mais vous n'y êtes pas : le QE ne distribue de l'argent qu'aux banquiers, JAMAIS aux populations. On donne aux coupables, pas aux innocents.
a écrit le 05/03/2013 à 16:03 :
Le bazooka ou l'hélicoptère ne sont que des appellations de la cavalerie financière et monétaire, le monétarisme regroupant les financiarisations. Les résultats obtenus ont été la culture des bulles suivies de leur éclatement, puis le méga-krach de 2.007/2.008 accompagné de l'interminable crise qui fait élucubrer chaque jour un peu plus. L'Himalaya de trillions de fausse monnaie quantitativement facilitée circule comme le mistigri et le brigandage est au bas niveau des populations la ressource à portée des bataillons de miséreux errants. L'on se demande à quels cerveaux étranges sont destinées ces logorrhées publiées.
Réponse de le 05/03/2013 à 17:04 :
"le monétarisme regroupant les financiarisations" => cela ne veut rien dire. Le monétarisme est la théorie de Friedman qui dit qu'il faut enlever aux gouvernements et aux banques centrales le pouvoir d'émettre et de gérer la monnaie, car sinon cela aboutit à des catastrohpes. svp, consultez au moins internet avant d'employer des mots ou des concepts que manifestement vous n'avez pas étudiés.
Réponse de le 06/03/2013 à 10:41 :
Il semble que votre connaissance du monétarisme et de la définition que vous en donnez démontre que vous utilisez des concepts que manifestement vous n'avez pas étudiés !
L'arroseur arrosé !
a écrit le 05/03/2013 à 15:43 :
Encore une théorie économique qui ne repose sur rien. La FED de Bernanke en est à son 3e QE et ceci ne ramène pas ce qui a fait la richesse des USA dans le passé, ne redonne pas de travail aux chômeurs américains alors qu'il y a de plus en plus de pauvres et de violence. Arrêtons de répandre ces théories funestes (monétaristes ou autres) qui n'ont jamais fait que le malheur des gens en les asservissant à un système monétaire régi par ceux qui n'en n'ont pas besoin. L'inflation n'a jamais été que la conséquence de la gabegie du système monétaire, avec son pendant: les taux d'intérêts pratiqués par les émetteurs, qu'ils soient publics ou privés. Ce sont eux les véritables voleurs de la richesse des nations.
Réponse de le 05/03/2013 à 16:02 :
Soit, Jb, vous n'avez rien compris, soit vous faites de la désinformation. Là, actuellement, les banques centrales du monde remplacent les "actifs-devenus-subitement-pourris" par de l'argent bien réel. Ce qui permet aux banques de 1) verser des super-bonus, 2) de spéculer 3) de présentez des bilans un peu plus réels que d'habitude. C'est à dire que l'argent ne touche pas le sol. Là, l'article parle de déverser des liquidités dans l' économie REELLE ! Soit, créer volontairement de l'inflation histoire de réduire le poids des dettes des états ainsi que de faire fondre les plus grosses accumulations de capital pour refaire circuler l'argent. Soit, ce dont à horreur tout bon rentier qui se "respecte"...
Réponse de le 05/03/2013 à 16:15 :
+ 1 jb !!! vous tenez un discours typiquement monétariste pour information ... (et vous avez bien raison)
Réponse de le 05/03/2013 à 17:18 :
les banques récupèrent quantité d'actifs immobiliers pourris.la planche a billet aide a combler ces trous et a empecher que l'immobilier ne s'écroule
Réponse de le 05/03/2013 à 17:27 :
Yvan à raison, pour faire simple le problème est effectivement que l'argent injecté via les QE (ou les LTRO) n'arrive jamais jusqu'au grand public. Or la croissance se fait via la consommation des ménages pas par l'inflation artifcielle des actifs financiers (ou leur stabilisation tout aussi artificielle) il est donc logique que cette "solution" émerge. (ce qui doit faire plaisir à Bernanke qui fut surnommé "helicopter Ben" pour avoir suggéré cette voie -le lancer de billets par hélicopter- il y a une quinzaine d'années.)
a écrit le 05/03/2013 à 15:03 :
Beh oui, l'hyper-inflation est la seule solution qui puisse permettre à nos États surendettés de s'en sortir. Par contre, gare aux conséquences politiques si le peuple vient à crever de faim !
Réponse de le 05/03/2013 à 18:33 :
Ca ou le défaut...mais comme vous le dites dans les deux cas, le peuple risque de se retrouvé a cours de vivre au sens figuré et littéraire du terme et la il y a des risques que les esprits s'échauffent
a écrit le 05/03/2013 à 15:00 :
L'article fait dire à Friedman tout l'inverse de ce que celui-ci pense. Le père du monétarisme décrit dans le livre cité qu'un gouvernement est incapable de prévoir la quantité optimale d'argent, et qu'il faut surtout empécher les banques centrales et les gouvernements de contrôler la quantité de monnaie, car cela amène invariablement à des catastrophes (ce que l'histoire économique a TOUJOURS démontré). si l'impression de monnaie pouvait faire quelque chose contre la crise ou le chomage, cela se saurait depuis longtemps !!! Ruiner les "rentiers" cad les épargnants en dévalorisant la monnaie est le symbole des dirigeants incapables et malhonnêtes, et cela ne sauve personne, car en ruinant les créateurs de richesse, vous ruinez le pays aussi et ce seront les pauvres qui en souffrirons le plus in fine !!!
Réponse de le 05/03/2013 à 15:35 :
@ JOHN GALT : arrêtez avec vos salades, les rentiers et héritiers sont à l'opposé du créateur de richesse/entrepreneur prenant un risque.
Vous devriez également réviser l'Histoire économique récente, les préceptes de l'école de Chicago se sont révélés catastrophiques lors de leur application (Chili, Argentine, etc)
Réponse de le 05/03/2013 à 16:03 :
Essayer de dialoguer avec Galt est impossible. Vous verrez.
Réponse de le 05/03/2013 à 16:14 :
@ DerRichter : les rentiers et les héritiers sont les descendants des créateurs de richesse. Pour rester riche, il faut gérer sa fortune, donc l'investir à bon escient, donc créer de la richesse, donc prendre des risques ... Les préceptes de l'école de chicago, c'est le libéralisme. Il faut être aveugle et nier la réalité pour affirmer que la réussite économique du chili depuis 30 ans n'existe pas (il est surnommé le jaguar de l'amérique du sud ... en rappel des dragons asiatiques). L'Argentine ayant suivi une voie opposée, cad la même voie que la France, l'Argentine a fait er refera faillite, comme la France. Âvant d'affirmer de telles bétises (le chili catastrophe économique, l'argentine suit les préceptes de l'école de chicago) vous allez vérifier sur internet au minimum ?
Réponse de le 05/03/2013 à 16:19 :
C pas en insult ant J G que le debat va avancer. Il a malheureusement raison sur le fait qu un gouvernement ayant le pouvoir monetaire en abuse toujours. C comme si on vous donnait une carte de crédit illimité , on aboutit historiquement a l hyperinflation et l économie se désintègre ( le rentier est effectivement ruine mais le pauvre meurt de faim ).
Réponse de le 05/03/2013 à 16:31 :
@ Tahiti : merci. @ yvan et DerRichter : c'est pas évident d'argumenter avec moi vu que vous utilisez des clichés éculés, alors que j'utilise des faits et des raisonnements. entre des gens qui passe leur temps dans les fantasmes de leur idéologie et les arguments rationnels et les faits exposés, il est clair que les idéologues ont du mal à dialoguer ... c'est quoi déjà vosderniers raisonnements ? ah oui, le rentier fumeur de cigares et le banquier avec un super bonus... risible ...
Réponse de le 05/03/2013 à 16:46 :
J-Galt, dans les grandes lignes vous êtes dans le vrai. Imprimer du papier sans valeur c'est jouer au Monopoly, mais avec de vraies vies et des conséquences dramatiques. Vos contradicteurs sont des pseudos économistes du dimanche qui "gèrent" trois francs six sous et ne connaissent rien aux systèmes économiques en place. ils veulent simplement leur moment de gloire. bientôt, ruinés, ils ne sauront que faire, cherchant pitance et abri dans un monde dévasté.
Hadès.
Réponse de le 05/03/2013 à 18:02 :
+ UN
Réponse de le 05/03/2013 à 19:56 :
Je me suis emporté sur le Chili, mes excuses.

En effet, l'exemple du système scolaire vient quelque peu contredire mon propos et la pauvreté est en hausse constante depuis près de 10 ans, sans compter un biais statistique favorable au pouvoir en place.
a écrit le 05/03/2013 à 14:44 :
M. Godin continue sa série d'articles intéressants. Bravo!
a écrit le 05/03/2013 à 14:31 :
C'est l'hélicoptère de l'ADAC qui emporte Lou_Papet suite à l'élection de la Golf VII comme voiture de l'année 2013 ?
a écrit le 05/03/2013 à 14:25 :
Vu le poids de l'Allemagne, ça va être difficile de leur vendre des hélicos. Et pourtant, c'est la solution, qui nous ferait revenir en 1973, avant que l'on ne donne aux banques privées l'exclusivité du financement des Etats et ramasser au passage des sommes colossales d'intérêts... qu'elles veulent nous faire payer une seconde fois sur des dettes qu'elles ont contribué à faire grossir avec la complicité de nos politiques. Nos députés "godillots"se sont parfaitement accomodé du système, il y allait de leur intérêt. Qu'ils ne s'étonnent plus du peu d'intérêt que suscite la politique, la désaffection des bureaux de vote et la montée des extrémismes.
Réponse de le 05/03/2013 à 18:06 :
++ UN !
Réponse de le 06/03/2013 à 0:52 :
Et malheureusement le système devra être purger. Au choix Staline ou Grande terreur.
Réponse de le 06/03/2013 à 10:17 :
@KRO-magnon.
Je n'osais pas l'écrire. J'ai utilisé plusieurs fois l'idée de "Retour de la barbarie", elle peut se manifester sous bien des formes. Dans ce domaine, l'imagination humaine n'a pas de limite surtout quand il s'agit de protéger des idéologies qui servent principalement des intérêts privés. Le néo-libéralisme étant de nos jours la plus néfastes.
Réponse de le 06/03/2013 à 10:17 :
@KRO-magnon.
Je n'osais pas l'écrire. J'ai utilisé plusieurs fois l'idée de "Retour de la barbarie", elle peut se manifester sous bien des formes. Dans ce domaine, l'imagination humaine n'a pas de limite surtout quand il s'agit de protéger des idéologies qui servent principalement des intérêts privés. Le néo-libéralisme étant de nos jours la plus néfastes.
a écrit le 05/03/2013 à 14:24 :
il faudra donc bien sortir de l euro si les allemand arc-boutent sur leurs dogmes et leurs intérêts.
Réponse de le 05/03/2013 à 14:45 :
Les allemands "arc-boute" pour leurs interets, et leurs interets sont ceux qui sont les notres. N'oubliez pas que si toute l'europe vascille, l'allemagne flanche. Aujourd'hui, cela ne tiens a rien grace au Allemands qui forcent la bonne gestion...
Réponse de le 05/03/2013 à 18:08 :
qui forcent la bonne gestion", et on arrive nulle part, si ce n'est à la misère de TOUS !
a écrit le 05/03/2013 à 14:20 :
Mr le journaliste, que cela est confus ! Je crois que vous ne maîtrisez pas l'affaire comme il le faudrait. Votre vision simpliste est doublée de contresens répétés. Ce qui est certain c'est que ceux qui ne savent pas n'en savent pas plus alors que ceux qui savent restent dépités devant un méli-mélo aussi mal ficelé.
Sortir des noms et des dates ne fait pas un article, tout simplement.
Je ne saurai trop vous conseiller d'entendre Mr Fekete.
Au revoir.
Hadès.
Réponse de le 05/03/2013 à 16:42 :
Mais que d'invectives aussi inutiles que basées sur des compréhensions biaisées de la sordide réalité. Le Japon produit des Yens de manière illimtée ; c'est leur choix. les 9 QE précédents n'ont pas fonctionné et celui-ci devrait les sauver ! Fadaises... Les USA en sont à 4 QE en une seule année... Et ils achètent à tout de bras de l'immobilier et des sociétés avec des billets de Monopoly ! juste avant la grande débâcle. Dans peu de temps les pseudos économistes qui vont se trouver ruinés viendront chialer sur ce site.
Bernanke fait de la fuite en avant l'espoir d'une issue de secours sauf qu'en face c'est le vide qui nous attend.
:(
Pitoyable.
Hadès.
a écrit le 05/03/2013 à 14:13 :
Seul l'or, et l'argent, sont des monnaies depuis 6.000 ans sur tout le globe, le papier a toujours échoué, et échouera toujours, il finit à chaque fois par être surimprimé, plutot que de changer de politique, ruinant au passage tous les épargnants, seuls ceux qui auront de l'or verront leurs économies décupler.
Réponse de le 05/03/2013 à 15:10 :
En effet, "libre". Roosevelt avait bloqué le prix de l'or et même interdit sa détention pour maintenir la valeur du dollar. Mais remarquez bien qu'actuellement, toutes les zones économiques de pays voisins continuent de tout faire pour se séparer du principal problème : le dollar...
Réponse de le 05/03/2013 à 15:34 :
En effet, les confiscations étatiques se sont produites aux USA, mais aussi en France. Sous l'occupation quelqu'un qui détenait plus de 5 grammes d'or état passible de grave problème. Quelqu'un qui possédait 5 pieces de 20 Francs en Or a vu ses valeurs multipliée par 50 au début de la guerre. Le problème n'est pas que le dollar, mais l'ensemble des papiers monnaies du monde entier, car ces fausses monnaies en papier perdent automatiquement de leur valeur puisque la monnaie est sur imprimée pour tenter de boucher des trous sans fonds des déficits financiers de tous. Alors achetez de l'or physique au plus vite, sinon aux revoir les sous...
Réponse de le 06/03/2013 à 0:54 :
+1
De l'or ou de la pierre. Même si cela perd de sa valeur il en restera toujours quelque chose.
Réponse de le 06/03/2013 à 10:26 :
Je ne suis pas contre détenir un peu d'or, mais j'ai beaucoup plus confiance dans la terre et éventuellement ce qu'il y a dessus. La terre, quoi qu'il arrive reste là où elle est. Ce qui est dessus...peut s'effondrer. Le sol disparaît rarement, sauf peut-être au bord de la mer avec la montée des eaux due au réchauffement climatique...Je viens aussi d'acheter une parcelle de bois, on ne sait jamais si un jour il n'y a plus de pétrole, je pourrai au moins me chauffer au bois.
a écrit le 05/03/2013 à 14:03 :
Des idées de 1969 (voir 1936) ne sont plus d'actualités. Distribuer des liquidités aujourd'hui ne serviraient plus à combler l'écart de production nationale puisque une bonne partie de la consommation provient de marchés extérieurs (et donc ne serviraient pas l'économie locale). Par ailleurs, dans le contexte actuel de la mondialisation de la finance, j'imagine l'impact que cela aurait sur la défiance vis à vis de la monnaie du pays qui se lancerait dans l'aventure. Si ce dispositif était mondial, cela serait certainement plus cohérent. Mais cela n'est pas près d'arriver. Enfin, je ne fais aucune confiance dans nos gouvernants pour que cette mesure soit temporaire, ce qui est pourtant une contrepartie indispensable.
Réponse de le 05/03/2013 à 16:38 :
+1
a écrit le 05/03/2013 à 14:01 :
l'helicoptere, un dispositif interessant mais qui en France revient toujours au même problème : nième tentative despérée de trouver de l'argent en ruinant les épargnants par l'inflation et a seul fin de combler temporairement un deficit structurel, autrement dit ruiner le pays pour tenir un à deux ans maximum.
Equilibrer le budget d'abord , ensuite orienter l'epargne non vers l'impot ou l'immobilier, mais vers l'industrie et les exportateurs potentiels, seulement ensuite l'helicoptère!
a écrit le 05/03/2013 à 13:42 :
Article vraiment intéressant, le théorie de hélicoptÚre ne se rapproche t elle pas de aide social. Sauf que tous en profite.
Réponse de le 05/03/2013 à 14:43 :
Sauf que tous payent! Vous oubliez la super-inflation mon cher monsieur ;)
Réponse de le 10/08/2015 à 8:56 :
Le revenu de base n'est pas un salaire confortable qui permettrait aux plus paresseux de se couler des jours heureux mais correspondrait et remplacerait les aides en tout genre et le maquis administratif français. Il a pour vocation à rendre à l'individu sa dignité et sa capacité d'autogestion. Il bénéficie aux "riches", ou du moins à tous ceux qui travaillent ou ont des revenus en ce qu'il est également un crédit d'impôt.
La seule interrogation, forte et complexe est la définition des critères du bénéficiaire : nationalité et résidence ? Contribution à la vie de la nation selon certains critères ? Je n'ai pas de réponse précise mais j'en ferai, personnellement un outil d'identité et de valeur, à savoir des individus ayant le respect des valeurs chrétiennes de la France, de partage et d'égalité hommes femme... Et parlant français.
a écrit le 05/03/2013 à 13:33 :
dévaluons à fond ! Faut que les pays émergeants soient en position de monnaie forte, go !


a écrit le 05/03/2013 à 13:29 :
Quand le cheval n'a plus soif c'est inutile de le faire boire.
Les soi disant spécialistes non plus de solutions, cela c'est bien la réalité.
a écrit le 05/03/2013 à 13:24 :
si les politiques décrites dans cet articles sont menées à leur terme ce sera la fin des monnaies nationales qui perdront tout crédit - aux sens propre et figuré - et l'avènement des monnaies "privées" - type monnaie google ou monnaies régionales-
Réponse de le 05/03/2013 à 14:50 :
l'idées de monnaies locales se fait de plus en plus jour...... et le concept est intelligent.... penser gobal mais faire local...... et reconstituer ainsi de écosystème de production de richesse redistribuée par l'activité.... c'est assez vertueux.....

l'important est qu'il puisse y avoir adossement sur une monnaie principale.... pour assurer la capilarité avec le global....
Réponse de le 05/03/2013 à 15:04 :
Vous n'avez pas compris le principe, Splash. Il s'agirait d'une diminution rapide de la valeur des monnaies afin de faire littéralement FONDRE les capitaux stockés et donc, pas en circulation. Marx appelait ça : "la mort du rentier".
Réponse de le 05/03/2013 à 16:17 :
@ yvan : votre phrase "afin de faire littéralement FONDRE les capitaux stockés et donc, pas en circulation." ne vetu absolument rien dire. Pas de différence de dévaluation entre capitaux stockés (cad ?) et capitaux en circulation (cad ??)
a écrit le 05/03/2013 à 13:20 :
pourquoi ne pas autoriser les gens à faire des chèques en bois?
a écrit le 05/03/2013 à 13:12 :
Hé hé... l'hyper-inflation qui tue le rentier, ça dit rien à personne..??

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