Plus de 6 millions de chômeurs en Espagne

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Le chômage a encore progressé au premier trimestre battant tous ses records. 27,2% de la population est aujourd'hui sans emploi.

Fin mars, l?Espagne comptait 6,2 millions de chômeurs. Soit 27,2% de sa population active. Un nouveau seuil historique. Par rapport au trimestre précédent, la quatrième économie de la zone euro, soumise à un effort de rigueur sans précédent, a vu son nombre de chômeur augmenter de 237.400 personnes, selon les chiffres publiés jeudi par l'Institut national de la statistique.

Parmi les pays de l'Union européenne, le taux de chômage en Espagne se situe juste derrière celui de la Grèce, le plus fort de la région, qui atteignait 27,2% en janvier. A la fin décembre, l'Espagne affichait un taux de chômage de 26,02% et sur le dernier trimestre de 2012, le nombre de chômeurs avait progressé de 187.300.

"Moins mauvaise que les années précédentes"

Le nombre de sans-emploi a continué à augmenter fortement entre janvier et mars, malgré les assurances données mercredi par le chef du gouvernement, Mariano Rajoy, selon lequel la hausse au premier trimestre devait être "la plus faible de ces dernières années". Il avait toutefois prévenu que sur l'ensemble de l'année, la situation de l'emploi "ne serait pas bonne", mais qu'elle serait "moins mauvaise que les années précédentes". Cette nouvelle aggravation du chômage s'ajoute à la poursuite attendue de la récession au premier trimestre, la Banque d'Espagne prévoyant une recul du Produit intérieur brut (PIB) de 0,5% durant cette période.

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Commentaires
a écrit le 26/04/2013 à 19:50 :
En tant qu'allemand et fonctionnaire je me dis que pour le moment, grâce a nôtre excédent de la balance commerciale de 16 Milliards PAR MOIS en moyenne et ceci depuis plus de 15 ans, nous profitons plus que quiconque de l'UE et de l'Union Monétaire, ceci aux dépens des pays moins favorisés que nous. Les quelques petits milliards que l'Allemagne doit verser à Bruxelles tous les ans ne sont rien par rapport à l'excèdent commercial que nous réalisons grâce à cette petite cotisation. Excèdent commercial énorme qui nous permet d'exporter nôtre chômage vers les pays de l'union monétaire économiquement plus faibles et qui, a cause des traités imposés à l'UE et surtout à l'Union Monétaire par l'axe franco-allemand, ne peuvent ni empêcher ni taxer l'avalanche de produits Made in Germany, Made in China, Made in Korea, etc., etc., qui étouffe et empêche leurs propres économies de se développer. Les bénéfices ainsi réalisés dans les pays sur-endettés, y compris la Grèce et la France étant souvent réinvestis par nos grandes entreprises hors de la Zone Euro, souvent dans les pays de l'ancien bloc soviétiques que nous sommes en train de coloniser d'ailleurs en rachetant tout ce qui est privatisé, ce qui va nous donner le contrôle économique sur ces pays. Que la Grèce, l'Espagne, le Portugal et autres affichent un chômage des jeunes qui dépasse déjà les 50%, voir les 60% en Espagne et Grèce, n'intéresse ni M Weidmann, ni M Sarrazin, ni ma pomme, et Merkel s'en balance, en fait cela nous arrange, nous récupérons ainsi l'élite de ces pays, puisque nous manquons de jeunes hautement qualifiés. Quand à M Klaus Regling, qui se dit inquiet pour l'Italie (production industrielle en baisse de plus de 25% depuis 2007), croyez moi, c'est bien le dernier des soucis des Allemands. L'Italie est destinée à faire partie du tiers monde à plus ou moins brève échéance, la France également mais à très long terme. Les accords UE ne garantissent pas une qualité de vie similaires dans les pays de l'Union Monétaire, le fait que les pays pauvres deviennent toujours plus pauvres et les pays riches toujours plus riches le prouve.
a écrit le 25/04/2013 à 15:35 :
Et par paresse nos lycéens et étudiants apprennent l'espagnol au lieu de l'anglais l'allemand ou du chinois...
a écrit le 25/04/2013 à 15:31 :
ça ira mieux quand le pays basque et la catalogne demanderont à séparer du royaume d'Espagnele reste pourra toujours demander une adhésion au Mercosur ou à l'Unasur avec le Portugal..
Sinon sur les 6 millions de chômeurs combien travaillent au black ?
a écrit le 25/04/2013 à 15:01 :
En France plus de 5 millions en comptant VRAIMENT TOUT et personne dans la presse ne fait de titre ou de une avec cela : les journalistes seraient-ils tous de gauche ?
a écrit le 25/04/2013 à 14:34 :
6 millions de chômeurs, sans compter le nombre de jeunes espagnols forcés à s'exiler...une catastrophe pour la 4ème économie de la zone euro. La France va elle certainement atteindre les 12% sous peu, et l'Allemagne nous dit qu'il n'y a pas de problème, continuons dans l'austérité. Les études prouvent que les jeunesses (et donc l'avenir de nos pays) sont les plus sacrifiés. Attention au retour de bâton...
a écrit le 25/04/2013 à 13:53 :
L'Espagne offre un exemple caricatural de la dégénérescence du capital. Ce qu'on oublie de dire, c'est qu'en plus il y eu une catastrophe écologique avec l'agriculture intensive et la gestion des eaux. L'Espagne ressemble de plus en plus au Sahara, mais c'est un Sahara très peuplé. Au moins, en France, les pauvres pourront toujours aller cultiver quelques carottes dans la campagne.
Réponse de le 25/04/2013 à 14:02 :
"Dégénérescence du capital" ? C'est quoi ce jargon ? Donnez nous des arguments pour tenter d'expliquer vos propos brouillons, qui ne veulent rien dire.
Réponse de le 25/04/2013 à 14:39 :
Je pense qu'il veut parler de l'endettement a tout va et de la bulle immobilière liée à la corruption des élites(des membres du PP aurait reçu pendant des années des fonds de promoteurs immobiliers, y compris Rajoy)
a écrit le 25/04/2013 à 12:09 :
C est pas la faute à sarko
a écrit le 25/04/2013 à 12:02 :
L'ombre de Franco plane sur l'Espagne,attention de ne pas le reveiller,le point de non retour et atteint,6 millions de chômeurs,impossible à résorber,la misère va faire son travail,terrible,l'histoire se répète hélas.
Réponse de le 25/04/2013 à 12:13 :
Je n'y crois pas pour la bonne raison que Franco est trop récent dans l'imaginaire espagnol. Sa dictature est tombé il y a à peine 30 ans et plus de la moitié de la population espagnole actuelle à vévu sous on régime et ne le connais que trop bien. En opposition à Hitler dont aujourd'hui personne (ou tres peu) n'a été son contemporain et qui a laissé une image d'immortel (son corps n'a jamais été retrouvé ou tellement brulé qu'a peine identifiable) nourri par ses généraux en fuite à travers le monde apres la guerre.
Réponse de le 25/04/2013 à 16:07 :
Chich .Je parlais tout simplement d'un possible retour d'une forme de dictature et non pas du retour de Franco,puisque il bien mort et enterré depuis 1975,il s'agissait d'une image .
Réponse de le 25/04/2013 à 16:59 :
La dictature, elle est insidieuse et se nomme UE.
Réponse de le 25/04/2013 à 18:06 :
@Vincent :j'avais compris merci (de me prendre pour un benet^^) ! Et j'expliquais pourquoi à mon sens ce n'est pas possible, en tous cas pas a court ou moyen terme.
Réponse de le 28/04/2013 à 19:59 :
@ Chich et Vincent: Le retour à un régime "fort", reposant sur les milieux militaires n'est plus une vue de l'esprit en Espagne. Le système libéral, le capitalisme immobilier, le parlementarisme, les partis politiques traditionnels ont montrés leur impuissance à prévenir la crise, puis à en sortir l'Espagne. La démocratie espagnole est en partie responsable de la catastrophe actuelle par ses concessions financièrement coûteuses aux régions en général, et aux régions indépendantistes en particulier. Même la monarchie s'est montré en dessous des attentes sur le plan moral. La crise économique pousse la Catalogne à réclamer son indépendance, officiellement pour payer moins d'impôts. Donc l'intégrité du territoire espagnole est menacé. L'Etat espagnol lui-même est menacé d'être mis sous tutelle par Bruxelles. Il y a donc une succession de crises qui peuvent ouvrir la porte à des expériences politiques nouvelles (et dangereuses).
a écrit le 25/04/2013 à 11:48 :
Il y a quelques années, les chantres du libéralisme nous donnaient l'Espagne en exemple : voila le résultat ! Il y du souci a se faire. Un des arguments de la construction européenne était la garanti d'une paix durable. Avec 27 % de chômeurs et 50 % de chômage pour les jeunes. Comment peut on penser que ça va se passer sans violences, surtout quand ça va s'étendre à l'Italie, à la Grèce..... Les dogmatiques du libéralismes peuvent numéroter leurs abatis...
Réponse de le 25/04/2013 à 12:07 :
Je suis tout a fait d'accord avec vous, malheureusement votre diatribe "anti libérale" va nous rameuter John Galt qui va devoir mettre de côté son Mikado pour vous répondre de manière véhémente. Je paris même sur un "commnuniste" ou synonime pour qulifier votre commentaire.
Réponse de le 25/04/2013 à 12:18 :
surtout quand ça va s'étendre à l'Italie, à la Grèce....et la France!non? qu'est ce qui vous fait dire que nous allons pas faire partie du cortège?? cette sale EU met à mal tous les pays quisans elle se demmerdaient très bien par le passé! cette EU = CANCER !
Réponse de le 25/04/2013 à 12:42 :
l UE s est etendue trop vite et n importe comme certains pays on carrement rien a y faire tellement leur économie releve de la blague et que leur corruption est élévée d autres sont entrés sans y être prêts d autres enfin on ete poussée vers des voies qui meme a des impasses baser son developpement que sur la finance et la construction immobiliére comme l a fait l Espagne c est suicidaire
Réponse de le 25/04/2013 à 13:14 :
Tout à fait d'accord ! Pas d'objectif identifié (le seul que l'on identifie a posteriori, c'est le libre échange, mais ça, on n'en a pas trop parlé aux citoyens...), pas de limite dans le périmètre, pas de démocratie (on fait voter les citoyens, mais on ignore le résultat des urnes), beaucoup d'idéologie libérale...
Réponse de le 25/04/2013 à 13:56 :
à "Labo" jusqu'au début de la crise l'Espagne était dirigée par un gouvernement socialiste depuis 8 ans, et le successeur est un conservateur, Rajo, aucun libéral n'a été au pouvoir en Espagne, comme en France. Meme si l'Espagne est un paradis fiscal comparée à la France, qui elle, en plus d'etre profondément ani libérale, et aussi un enfer fiscal. Donc votre accusation envers le libéralisme contre l'Espagne est sans fondement, et profondément de mauvaise foi.
Réponse de le 25/04/2013 à 14:00 :
Au moins en Espagne ils ont dimimués les salaires de élus de 15 %, et ceux des fonctionnaires de 5%, et pas de greve qui bloquent le pays comme en France, dés qu'on s'attaque aux mafias syndicales. Ca laisse réveur...
Réponse de le 25/04/2013 à 14:54 :
Avant la gauche vous semblez oublier Jose Maria Aznar et sa politique!!! La droite a été au pouvoir pendant 8 ans (de 1996 à 2004) et une bonne partie de la bulle immo et de la dérégulation bancaire date de cette époque et de l'adoption de l'euro. Certes le gouvernement de Zapatero n'a pas corrigé les fautes d'Aznar mais la crise de 2008 est une conséquence directe de la politique du PP.
Réponse de le 25/04/2013 à 17:23 :
à Libre : je n'ai pas écrit que les Espagnols (gouvernement conservateur ou socialiste, lequel est responsable ? ) étaient responsables de leur sort ! Les gouvernements quel qu?ils soient ne maîtrisent plus grand chose. Tous au plus un gouvernement de gauche essaiera (je dis bien essaiera) d'influencer l'Europe dans un sens moins libéral. Je leur souhaite du succès !
a écrit le 25/04/2013 à 11:41 :
pas etonnant , pourtant l'Espagne était ces dernières années avant crise un pays en plein boom économique et budgétaire , mais la crise durant tout a volé en éclats , pire encore ces dernières années l'Espagne a deregulé son marché du travail , d'ou la création d'emplois très précaires mal payés , ce qui est effarant c'est que les recettes pour créer des emplois ont eu l'effet totalement inverse , la flexibilité recherchée est devenue un cauchemar social , en plus de nombreux chômeurs espagnols ont du se réfugier chez leurs proches les rendant encore plus marginalisé , il ne reste plus qu'une issue .. émigrer ailleurs .. cela risque de faire très mal aux pays qui déjà sont dans le marasme social et ouvert ..
Réponse de le 25/04/2013 à 12:21 :
on ne peut que constater que cette EU n'a rien arrangé en fin de compte! au contraire !

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