La Bundesbank attaque la BCE

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Dans un document publié par le Handelsblatt, la banque centrale allemande fait un réquisitoire de la politique de la BCE. Un document qui prouve combien Mario Draghi est sous pression.

Pour ceux qui en doutaient encore, le Handelsblatt de ce vendredi publie la preuve formelle de l?opposition de principe de la Bundesbank, la banque centrale allemande, avec la BCE. Le quotidien allemand rend ainsi public une prise de position datant du 21 décembre dernier et destinée au tribunal administratif de Karlsruhe dans lequel la Bundesbank critique très durement la politique de l?autre institution de Francfort.


L?OMT : une déviation du rôle de la BCE
La Bundesbank conteste d?emblée l?argument de Mario Draghi pour justifier le programme OMT de rachat illimité de titres souverains : l?absence de transmission de la politique monétaire de la BCE compte tenu des écarts de taux entre les pays. Selon la Bundesbank, il ne revient pas à la BCE de combattre ces écarts de taux qui sont « les suites des politiques financières nationales. » La banque centrale ne doit pas corriger ces erreurs de politiques budgétaires.


Ne pas empêcher la sortie de la zone euro
Par ailleurs, la Bundesbank estime que le rôle de la BCE n?est pas d?empêcher la sortie d?un pays de la zone euro, ceci relevant encore, selon la banque centrale allemande, des « Etats souverains. » La volonté de Mario Draghi de se présenter comme le garant de l?intégrité de la zone euro est donc fortement contestée, en dépit du fait que cette politique a permis, depuis août dernier, de ramener un calme relatif sur les marchés.


Critique du programme ELA

La Bundesbank, enfin, critique fermement le programme OMT lui-même qui conduirait à accepte dans le bilan de la BCE des titres de mauvaise qualité. Enfin, l?institution allemande fait le procès du programme d?accès d?urgence des banques à la liquidité ELA qui a permis de maintenir en fonctionnement les banques grecques à l?automne alors même que le gouvernement d?Athènes n?avait pas encore eu l?accord de ses partenaires pour une nouvelle aide. « La BCE a ainsi agi à la limite du financement direct d?un Etat », ce qui est formellement interdit par les traités.


Opposition au sein du conseil des gouverneurs

Avec ce règlement de comptes, la Buba montre son opposition de principe à la politique de la BCE. Le document est important, car il montre que Mario Draghi doit compter avec une forte opposition au sein de son conseil des gouverneurs. Une opposition qui explique peut-être aussi le durcissement de la position de la BCE dans l?affaire chypriote, où Francfort avait clairement posé un ultimatum à Nicosie, et le manque d?entrain de la BCE à baisser ses taux ou à faciliter le financement des entreprises des pays périphériques comme beaucoup l?y invitent.

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a écrit le 27/04/2013 à 20:28 :
Que les allemands s'occupent de l'équivalent de notre Caisse d'Epargne qui accuse des déficits faramineux. Après ils pourront venir nous donner des leçons
a écrit le 27/04/2013 à 15:01 :
En même temps, tout le monde admet que la BCE s'arrange pour contourner par tous les moyens les limites de son mandat. C'est un fait, pas un jugement de valeur.
Réponse de le 27/04/2013 à 16:36 :
exact. et le tribunal fédéral allemand pose des questions à ceux qui sont dans la BCE car des personnes privées attaquent les mécanismes solidaires (non présents dans les contrats originaux). Ces personnes privées ont le pouvoir, grâce à des tribunaux, de remettre en cause les magouilles. Le conseil constitutionnel devrait lui aussi se pencher sur le sujet. Apparemment la démocratie marche différemment en France et en Allemagne. Si le tribunal allemand fait annuler des décisions ou bien somme de faire marche arrière, alors 1 point pour la démocratie en allemagne. Sinon, la dictature du capital sera confirmée. Ce serait dommage.
Réponse de le 27/04/2013 à 18:56 :
"Contournement" des limites de son mandat, quel euphémisme! Enfin Weidmann dit que les limites ont été largement dépassées. Il n'est pas isolé et c'est clairement la position de la buba depuis que ces limites de la BCE auraient été dépassées. La buba est minoritaire au directoire de la BCE; donc elle est en opposition. Dans tous systèmes de droit la majorité doit respecter les lois, traités, mandats. Effectivement la cour constitutionnelle se penchera encore une fois en juin sur cette affaire et M Weidmann aura son mot à dire. Je pense que son initiative est bonne à clairement vouloir séparer le mandat de la BCE qui est exclusivement celle de la stabilité des prix de toute politisation économique. L'assistance d'états en sur-endettement devrait être clairement financé par les budgets des états qui apportent leurs secours nationaux. Et que cet apport soit transparent! Très vite l'exclusion de certains états membres de l'eurozone deviendra ainsi -légalement- possible. Comme Floppy l'écrit, il s'agit encore une nouvelle fois d'une démonstration que le débat démocratique en Allemagne est exemplaire ,qu'il est relayé (d'une manière très critique) par la presse qui est véritablement libre et qu'il peut se confronter à la réalité du droit devant le Tribunal de la Fédération. A mon avis cette cour constitutionnelle n'ira pas au bout de la logique de Weidmann. Mais le débat ne cessera pas en Juin et augmentera en niveau, c'est ça une démocratie qui fonctionne...
a écrit le 27/04/2013 à 10:13 :
j aurai donné un autre titre à cet article: """le président de la Bundesbank cité comme témoin devant le tribunal fédéral: sa réponse est que l activité de la BCE est contre les traités actuels""". Cet homme n attaque pas la BCE. Il doit donner son opinion. Son opinion gène? il n a pas le droit de dire ce qu il pense? comme nous ne sommes pas (encore) en dictature totale, il ne doit pas mentir. enfin ce tribunal fédéral, qui a été mis en place pour éviter la mise en place de dictateurs comme Hitler, a la chance de bloquer le totalitarisme politique et les banksters en europe. Il y aura bien sur quelques contre-coups (sortie de certains pays de l euro etc.) et alors? refuser le combat ne fait que repousser les guerres...
Réponse de le 27/04/2013 à 11:24 :
@floppy; votre commentaire c'est un " flop " Weidmann fait part du board de la BCE.C'est sur
de pouvoir exprimer ses opinions.Mais pas par la presse.Il a le dévoir de réserve à respec
ter comme les autres membres.S'il n' est pas du meme avis,qu'il démissionne.C'est une règle qui
on applique dans le monde du travail et à tous niveau.
Vos propos,comme ;dictature,Hitler,bankster,etc.c'est la chien lit
Réponse de le 27/04/2013 à 13:52 :
lorsque vous travaillez avec des pourris, vous fermez les yeux. Mais quand vous êtes cité au tribunal.. vous changez et vous dites la vérité. simple.
Réponse de le 27/04/2013 à 17:55 :
Floppy+1.
Réponse de le 28/04/2013 à 22:58 :
floppy l'emporte haut la main
a écrit le 27/04/2013 à 9:14 :
http://russeurope.hypotheses.org/1182
a écrit le 27/04/2013 à 8:09 :
dans l'Handelsblatt on line de ce matin on lit ,que le DIW (patronat allemand) avec des banquiers
et autres institutions tous sont contre les propos de Weidmann au sujet de la BCE..
M.Weidmann souffre d'une manque de reconnaissance de son role au sein de la BCE.
Terre-terre,il est un casse coui......
a écrit le 27/04/2013 à 6:51 :
Y en a qui ont essayé de transformer les français en allemands : ils ont eu des problèmes !
Réponse de le 27/04/2013 à 11:33 :
@ Y en a qui.. grace au Dieu il y a le Rhin qui nous sépare.Mais il a été contourné pas mal des
fois.Les problèmes sont plus chez nous que chez eux...Informez vous mieux et un pétit conseil:
achetez français: voir Alcatel,Archos,Sagem,etc. Iphone c'est chino-yankes et c'est difficile de
pouvoir exprimer des sentiments chauvins avec un appareil pas français.Double morale?
a écrit le 26/04/2013 à 23:51 :
je croyais que l'Allemagne était pour une BCE indépendante des pouvoirs politiques ? , non on entre dans l'absurde complet , en plus c'est un allemand qui peche par là ou il ne devrait pas , encore mieux , décidément il y a le feu a la banque centrale européenne , de plus évincer un pays de l'euro ? , les allemands reflechissent'ils avant de parler ? , car que je sache les banques allemandes sont bien engluées dans les dettes de leurs voisins et si ils les sortent , ben bonjour la comptabilités qu'il va falloir faire , je pense que cela a été déclaré sur un coup de tete sans penser a 7 fois ou a 17 les conséquences de ces paroles malheureuse .. Le mirage euro n'en a plus pour longtemps a ce régime là ..
Réponse de le 27/04/2013 à 0:24 :
Pourquoi les Allemands se sont ils empressés de sauver les Irlandais quasi sans conditions ? Parce que leurs banques étaient complètement empêtrées dans la débâcle Irlandaise. Egoïsme , égoïsme , ... l'égoïsme dirige l'Europe.
Réponse de le 27/04/2013 à 0:47 :
La Buba ist indépendant de la politique et cela depuis toujours. Si la Buba agit ainsi c'est n'est pas sous l'ordre du gouvernement allemand. Mais la Buba detient les siege à la BCE - comme les autres banques centrales des pays en zone euro. Vous avez alors tord d'insinuer que l'Allemagne tente de reduire l'independance de la BCE.
a écrit le 26/04/2013 à 23:38 :
La banque a raison, nous devons conserver une monnaie forte ce qui nous permet des approvisionnements à bas coût. Comme la Grèce antique, encore faut-il revendre des céramiques, pourquoi ne pas faire une fabrique de vases antiques. L?accord de libre échange avec l?Amérique, ça avance ? Et Doha avec l?ouverture des marchés agricoles ? Et quid de l?ouverture des transports en Europe ? On y trouve trop de monopoles et d?ententes sur les prix dans les oligopoles ! En France il faut réduire les prélèvements, soutenir la fabrication d?épargne, financer l?innovation, tout ce qu?on ne fait pas? on élimine nos éléments créatifs, c?est un suicide organisé !
a écrit le 26/04/2013 à 22:46 :
L'Allemagne est en recession et Merkel est en campagne. Il faut donc impérativement relancer l'économie Allemande et baisser les taux tout en baratinant la populasse sur le fait que l'Allemagne est "forte" et ne veut surtout pas baisser les taux. La réalité est la suivante : alors que la Grece, l'Espagne, le Portugal, l'Irlande voir même la France auraient eu besoin d'une baisse des taux depuis 3 ans , jamais la BCE ne les a baissé plus que 0, 75% (taux stables depuis 2008), maintenant que l'Allemagne entre en récession (cela va bientôt être officiel) la BCE baisse les taux à des niveaux jamais vus. Bref l'Allemagne dirige la BCE a son avantage égoïste et sait sortir de ses dogmes libéraux austériens quand ses intérêts sont en jeu. Ce quel que soit le baratin des "experts" de la bundesbank, experts qui son traumatisés par les années 20 mais qui oublient que se sont les mesures d'austérité (baisse de salaire, baisse drastique du nombre de fonctionnaire, augmentation du chômage, ...etc) qui ont poussé les Allemands a voter ... HITLER !
Réponse de le 26/04/2013 à 23:20 :
Totalement d'accord avec vous! Surtout avec la conclusion....Les Etats européens dans les années 30 ont essayé de sortir avec des politiques d'austérité, ce fut un échec patent. Les seuls pays qui s'en sont sorti (Italie fasciste, Allemagne nazie) ont pratiqué une politique qu'on pourrait qualifier de keynésienne (grands travaux, investissements publics à tout va). La France qui avait fait le choix de l'austérité est arrivée en 1940 avec une économie lessivée par des années de diète....on a vu le résultat
Réponse de le 26/04/2013 à 23:27 :
Je vois pas en quoi la France est en mesure de critiquer l'Allemagne. En france le déficit, c'est la fin des salaires du public et le niveau des prélèvements celui de notre industrie, donc cessez d'ergotter sur les mots puisqu'on va au tapis!
Réponse de le 26/04/2013 à 23:49 :
@Paul/ Les salariés Allemands dans l'automobile sont plus chers que les français et l'Allemagne exporte a fond ! (enfin exportait , tout a une limite). Pourquoi ? parce qu'ils innovaient , misaient sur la qualité, avaient investis le marché du luxe , le seul a tenir (ils font tout pour qu'il tienne encore , on comprend pourquoi d'ailleurs) , alors que les élites françaises ne pensaient qu'à délocaliser pour trouver la main d'ouvre la moins cher pour des produits moyens sans aucune innovation technologique ou en terme de moyens de production. Voila pourquoi l'industrie française décline ! Et pas parce que notre assurance santé ou notre éducation est publique au lieu de privée (aux US les assurances sont privées et coutent largement aussi chère que nos assurances publiques)
Réponse de le 27/04/2013 à 0:23 :
+100 Ah bon
Réponse de le 27/04/2013 à 22:06 :
+ 1 milliard (unité à la mode) Ahbon
a écrit le 26/04/2013 à 21:38 :
Faut-il sortir de l'Euro de Jacques Sapir, éditions du Seuil (2012)
De la Grèce à l'Italie, en passant par l'Irlande, le Portugal et l'Espagne, la zone Euro est en feu. La Monnaie Unique censée nous protéger se révèle un piège dangereux. Tout cela avait été prévu car les défauts structurels de la Zone Euro étaient notoires et bien connus des économistes.
L'Histoire dira la responsabilité de nos gouvernements qui, par idéologie, par conformisme et parfois aussi par lâcheté, ont laissé la situation se dégrader jusqu'à l'irréparrable. Elle dira aussi l'immense culpabilité de ceux qui ont cherché à imposer une Europe Fédérale en contrebande, par le biais de la Monnaie Unique, à des peuples qui n'en voulaient pas.
Aujourd'hui, c'est aussi une certaine conception de l'Europe qui agonise. La crise actuelle solde à la fois les erreurs d'une financiarisation à outrance et la faute politique que furent le Traité de Lisbonne et le Déni de Démocratie qui suivit le réferendum sur le projet de Traité Constitutionnel en 2005.
Faut-il dans ces conditions, sortir de l'Euro ? Ce livre tente de répondre à cette question. Il se propose d'examiner la crise actuelle, de mettre en évidence tant ses origines que la conjonction de politiques particulières qui l'ont rendu inévitable. Il entend montrer au lecteur comment nous en sommes arrivés là, à partir des espoirs - pour certains réels et pour d'autres imaginaires - qui avaient été mis dans l'Euro à l'origine. Il se propose enfin de montrer les solutions possible qui s'offrent à nous, et d'évaluer objectivement si nous avons un intérêt à rester dans l'euro.
http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/pourquoi-leurope-est-elle-comme-elle-est

Réponse de le 26/04/2013 à 22:45 :
QQu?il y ait des zones variées certes, mais c?est une force, pourquoi la détruire ? En revanche Lisbonne, c?est un bon traité : adapter la monnaie à la configuration économique en fonction de la valeur ajoutée, le reste c?est du travail de cochon de bureaucrate fabricant de papier de type petit nazi, on en voit le résultat ! Pourquoi parlez-vous de financiérisation à outrance ? Ne devrait-on pas parler bulle immobilière qu?on a gonflé dans les années 90 connaissant le résultat japonais et américain et investissement alors qu?on a fait de ce pays un pays dépassé. C?est bien de faire sur l?Europe, toutes les entreprises modernes sont américaines. Nous avons dans la tête, un grain ou bien du poisson pourri ! Et on voit comment on dégage une génération, c?est quoi ce système, une aberration sur la Terre ! Il faut un procès à l?Europe !
Réponse de le 26/04/2013 à 23:01 :
Le problème n'est pas dans une sortie de l'euro mais d'achever la construction européenne avec plus d'harmonisation budgétaire, fiscale, de contrôle, de démocratie etc. Avant l'euro c'était bien pire et on a peine à imaginer ce que ce serait dans le monde actuel avec des grandes zones économiques avec lesquelles nous sommes en compétitions. Une sortie de l'euro serait un recul très coûteux au final et avec plus d'inconvénients que d'avantages. Ceux qui veulent la sortie de l'euro veulent la fin de l'Europe pour des pouvoirs personnels style les le Pen ou des intérêts extérieurs pour le rachat d'entreprises et savoirs faire à bon compte, on a bien compris.
Réponse de le 26/04/2013 à 23:19 :
Pour qui roule-t-on ? Faire de la consommation à crédit, c?est faire fonctionner l?Allemagne qui produit contre la France qui fait du papier ! Il faut augmenter l?offre de travail et la productivité par l?investissement permis par l?épargne au lieu de vendre le pays à l?étranger ! Parler du taux de chômage n?a aucun sens, en France on a 50% d?actifs, aux Etats-Unis c?était 75%. Ils ont fait des investissements et du plein emploi dans les années 90, nous on fait du plein chômage. C?est un choix. Maintenant on décroche, même face à l?Allemagne, voyez les courbes de dettes, ils se sont stabilisés à 80, on galope et on récessionne. Nous avons deux fois plus de fonctionnaires que les allemands pour 20 millions d?habitants de plus, un chômage double, une entrée tardive voire inexistante dans la vie active, enfin, on planque les gens en formations bidon. On entre dans une zone de monnaie forte après avoir vécu des pertes de pouvoir d?achat par l?escroquerie qu?est la dévaluation. Il serait temps de sortir cette zone du chaos dans lequel on la précipite ! Cartago delenda est !
Réponse de le 27/04/2013 à 23:17 :
Economiste a parfaitement raison +++++
a écrit le 26/04/2013 à 19:47 :
Pour qu'une union monétaire fonctionne, ses membres doivent jouer en équipe et éviter de laisser des déséquilibres s'installer entre eux. C'est la raison des critères de Maastrich. A cet égard, ll'Allemagne a clairement joué solo. Elle est en grande partie responsable des déséquilibres qui sont la source de la crise. Par ailleurs, vouloir appliquer aujourd'hui la recette allemande à toute la zone Euro ne peut pas fonctionner, car comment un pays peut-il être exportateur net, si aucun autre pays n'accepte d'être importateur net ? Enfin, empêcher les salaires de progresser comme les gains de productivité revient à favoriser le capital au détriment des salariés dans le partage de la valeur ajoutée d'un pays. On ne peut poursuivre ce genre de politique très longtemps, sauf à accepter de provoquer une explosion des inégalités et un appauvrissement des classes moyennes.
Réponse de le 26/04/2013 à 21:33 :
Oui, le FMI, est de ton avis, « Dans une union économique et monétaire, les problèmes financiers touchent tous les pays. La zone euro a donc besoin de solutions plus collectives. Une solution consisterait à procéder à une recapitalisation directe des banques d?importance systémique qui se trouvent en difficulté par le biais du mécanisme européen de stabilité. » ; « À cet égard, il faut se féliciter de l?annonce récente d?un ambitieux programme d?assouplissement monétaire, »___________http://www.imf.org/external/french/np/speeches/2013/041013f.htm___________ La guerre est déclarée entre le monde économico-politique et la sphère financiaro-bancaire __________http://www.leap2020.eu/GEAB-N-74-est-disponible-Crise-systemique-globale-La-guerre-est-declaree-entre-le-monde-economico-politique-et-la_a13880.html
Réponse de le 27/04/2013 à 0:50 :
@Lafronde:
Donc vous êtes pour sauver les banques avec l'argent du contribuable. Moi, je ne suis pas d'accord qu'on sauve les banques avec mon argent mais libre à vous de le faire ...
Réponse de le 27/04/2013 à 10:02 :
Non Cad@ je n'ai pas donné mon avis, je souhaite la nationalisation des Banques qui ne sont plus au service de l'économie, mais qui oeuvrent pour prendre le pouvoir.
a écrit le 26/04/2013 à 18:55 :
un tribunal allemand demande à un allemand une réponse à ses questions: il ne peut pas mentir sinon il sera rendu responsable plus tard. Donc: retirez les décisions des politiques qui mentent car le contrat de la BCE est détourné par les politiques: les tribunaux doivent remettre en place les contrats initialement négociés. Pourquoi les francais n attaquent pas les décisions en France devant le conseil constitutionnel? Ils arriverent à la même conclusion et des rapports similaires seront faits. Alles, du sourage, attaquez la situation actuelle en justice!
a écrit le 26/04/2013 à 17:56 :
Eh bien voilà, en voilà un qui ose mettre les pieds dans le plat. Je dis depuis 3 ans que Trichet et Draghi ont enfreint (avec la bénédiction de Merkel d'ailleurs) les limites des prérogatives de la BCE en usant d'arguties et d'un langage hermétique chacun le sien, pour prétendre que ces actions "non conventionnelles" permettaient de "transmettre ....la politique monétaire". La première chose c'est que ces deux technocrates sont incompétents et qu'ils n'auraient jamais dus être nommés à la tête de la BCE. Le premier parce que et sauf erreur, il était directeur de la Banque de France (et Noyer son successeur directeur du Trésor) lors de la validation des comptes faux du de l'affaire du Crédit Lyonnais (ça remonte un peu) et le deuxième parce que après avoir été directeur du Trésor dans son pays, époque à laquelle il a qualifié l'Italie pour l'euro en s'appuyant notamment, sauf erreur de ma part, sur un montage proposé par Goldman Sachs (swap de devises sur des emprunts libellés en ...yens) il a été nommé à de hautes fonctions ...chez GS Europe ...puis à la banque centrale d'Italie puis...à la BCE.. Je vois que certains commencent à avoir la trouille, à commencer par les allemands à qui l'ardoise serait probablement présentée en cas de sinistre. Mais il y a a bien pire, le FESF et le MES ne sont très probablement pas conformes aux traités européens, ils ont été inventés par un petit groupe de politicards tous plus nuls les uns que les autres sous la pression des agences de rating et de marchés paniqués, dans ce groupe nous avions le fameux Sarkozy, Merkel, Schauble, Barroso, DSK puis Lagarde (FMI) et Junker (Eurogroupe). Sur cette question, la cour de Karlsruhe, a tranché pour l'Allemagne sur la forme, sauf erreur, pas encore sur le fond, elle l'a fait dans la précipitation et sous la pression des marchés et de pseudos experts ou économistes à la noix, après d'ailleurs que cette invention (le FESF/MES) très lourde de conséquences ait été débattue au sein du Parlement allemand, nous français nous avons évacué le bébé en deux cuillères à pots, histoire que les français ne sachent pas de quoi il en retournait précisément alors que les décideurs et parlementaires étaiet morts de trouille. La démarche de Jens Weidmann, honore ce technocrate qui a dit pas mal de d'âneries comme les autres, et il fut un temps au cours duquel je me suis permis de l'alpaguer. Mais il vient de dire tout haut, que Merkel, l'acrobate opportuniste et sans boussole, et Schaüble, l'homme de fer, ont fait n'importe quoi. Le fait est que Sarko et maintenant Fillon se déclarent les chantres de l'Europe, alors que précisément il faut défaire l'euro et probablement réfléchir à l'UE. Ceci prouve que les politicards français sont en retard d'une guerre et qu'ils sont totalement OUT, incompétents, largués: ils pensent que le fait de se déclarer européens, sera l'argument pour obtenir les votes des français, qui se réfugient dans l'Europe c'est à dire dans l'UE alors qu'ils ne connaissent rien ou pas grand chose à son fonctionnement et ses dysfonctionnements et ses limites avérés qui nous tuent clairement aujourd'hui.
Réponse de le 26/04/2013 à 21:36 :
http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/pourquoi-leurope-est-elle-comme-elle-est
a écrit le 26/04/2013 à 17:56 :
la planche a billet est ineluctable et va nous conduire a la catastrophe du defaut de paiment et de l hyperinflation,mais a l echelle mondiale etant donne la politique folle de fuite en avant des banques centrales japonaises,anglaises et US.
a écrit le 26/04/2013 à 17:32 :
L a Bundesbank Jawohl (qui se prononce yavol), les prêts de la BCE (notre argent) à 0,75 %, prêts de Bundesbank entre 3 et 5 % bien sûr y a vol.
a écrit le 26/04/2013 à 17:29 :
Il est désolant de voir que l'Europe reste à la traine des américains au lieu de s'en affranchir, ce qui est son but. Il est aisé le le constater les pays qui ont le plus souffert de la crise (Espagne, Italie, France) sont ceux qui ont adopté une politique proche de celle des USA avec notamment la bulle immobilière. Ce sont donc ces mêmes pays qui réclament une politique "accommodante" (a savoir la planche à billets pur utiliser un terme plus proche de la réalité) mais qui ne peut déboucher que sur un désastre économique puisque d'ores et déjà ces pays sont dans l'incapacité totale de rembourser leur dette. Quant ont emprunte pour rembourser toujours plus de dette où cela peut il conduire? Que nos économiste avisés nous expliquent comment avec 2 ou 3% de croissance financée par 5 ou 6% de PIB de dette même à taux zéro permettent à terme de se désendetter. Seule l'Allemagne a raison. Il faut accepter quelques années de rigueur afin d'espérer une nouvelle possibilité de croissan
a écrit le 26/04/2013 à 17:16 :
La BCEne serait-elle pas plus ou moins sous contrôle américain via le FMI?
En tout cas elle a déjà enfreint alllégrement les règles fixée par les Etats membres de l'Euro en pratiquant sans le dire la planche à billets. On sait où ce type de politique va condure à savoir à défaut de paiement des Etats avec ce que cela peut entrainer pour l'économie mondiale.
Il ne faut surtout pas chercher à imiter les USA le Japon ou l'Angleterre qui ont d'autres moyens que nous pour dissimuler leurs erreurs
La politique allemande est la seule qui permette à terme de sortir de l'ornière même s'il faut encore patienter et réaliser les réformes nécessaires.
a écrit le 26/04/2013 à 16:59 :
Et pendant ce laps de temps......le parti socialiste français conspue "l'intransigeance de Mme Merkel", Dans la mesure ou F Hollande est très bas dans les sondages (c'est un euphémisme), seul 10 % des français ont confiance dans son action économique......il faut bien qu'il essaie de rebondir.
Je prends les paris ...dans quelques jours/semaines, un nouveau gouvernement restreint sera mis en place avec C Bartolone ou M Aubry à sa tête.....et celui-ci proposera de faire de la relance keynésienne, à crédit bien sur...en laissant filer la dette....avec le risque du couperet des agences de notation......
A suivre
a écrit le 26/04/2013 à 16:34 :
L'argumentation de la Bundesbank est impeccable de logique et de bon sens. L'est moins, l'étrangeté du rôle dont se défaussent sur elle les Etats. Le "fameux" duo franco-allemand en était bizarre avec: qui portait la culotte, son entente après de premières années de contestation de l'égoïsme germanique, sans oublier l'époustouflant Français de la BCE, chantre de la stérilisation des liquidités. Le Draghi a joué la comédie dont on le chargeait, mais comme si l'on avait oublié le fondement de la création de l'euro grâce à l'extinction du mark. Les Allemands ont raison en tant qu'Allemands, mais qui louvoient tentés par l'Europe Centrale et l'originalité Britannique pour mater le Gaulois indiscipliné. Puisqu'on a mis un demi-siècle à ne faire qu'un foirail délétère, avec 17 pays coincés dans un eurogroupe glauque et 10 autres aux statuts hétérogènes jusqu'à celui centrifuge du Royaume Uni, n'est-il pas temps de retrouver son bon sens et aussi la confiance des populations en adaptant les statuts de droit à la réalité de fait ? En clair, entre le régime centrifuge britannique et celui centripète de l'eurogroupe, admettre une situation mieux acceptée, d'une union monétaire commune et pas unique, d'une dérogation à des antinomies humaines tels les accords de Schenyen, voire à d'autres contraintes à l'opposé des moeurs et mentalités des populations impliquées. Que recherche-t-on ? la domination d'une pensée unique ou l'entente de plusieurs pensées complémentaires ?
a écrit le 26/04/2013 à 15:50 :
AM doit montrer qu'elle ne laisse rien aller au hasard. Il y a quelques jours, un article de la Tribune montrait que 3 banques françaises donnaient des pseudo-garanties à la BCE pour obtenir des liquidités qu'elles ne distribuent pas à leurs clients tellement leurs bilans sont lourds.
a écrit le 26/04/2013 à 15:41 :
> Avec ce règlement de comptes, la Buba montre son opposition de principe à la politique de la BCE.

Donc, si l'on comprend bien, les Teutons de la Buba proposent de laisser des pays faire défaut sur leur dette, ce qui déclenchera une crise systémique comme en 1929 avec les conséquences qu'on imagine... notamment sur les banques allemandes.

Genious.

http://en.wikipedia.org/wiki/Charles_P._Kindleberger
a écrit le 26/04/2013 à 15:40 :
Ca y est : la botte de l'Allemagne sur la gueule !
a écrit le 26/04/2013 à 15:29 :
Plus de Mark, mais il y a encore une Bundesbank.
Une monnaie unique mais pas d'eurobonds.
Tout ceci est anachronique. On fait l'Europe ou on ne la fait pas, mais on ne peut pas la faire à moitié.
Réponse de le 26/04/2013 à 17:18 :
En quelques mots vous avez tout dit. Le reste c'est que de la fumée jetée par les allemands, pour hypnotiser les pauvres ignorants qui parlent encore de cigales et de fourmies....
Réponse de le 26/04/2013 à 22:13 :
Ca veut dire quoi "on fait l'Europe" ? Comme formule creuse...
Réponse de le 27/04/2013 à 6:34 :
@parti +1. Faut préciser que c aux peuples de prendre la décision
( ce qui n a pas ete le cas jusqu ici )
Réponse de le 27/04/2013 à 17:45 :
@Parti:
Il ne peut pas avoir des eurobonds quand tous les pays gèrent leur économie comme ils veulent. La mutualisation de la dette peut être envisagée dès le moment où tous les pays adandonnent une bonne partie de leur souverainté au profit d'une politique économique et fiscale commune. Malheureusement c'est exactement là où la construction européenne monétaire fait defaut dès le départ. Mais en rajoutant une couche (avec la mutualisation des dettes) sans bâtir les fondements (politique économique et fiscale commune) ne va pas améliorer quoi que ce soit.
a écrit le 26/04/2013 à 15:28 :
M.J.Weidmann est très mal dans sa peau.Il fait part du board de la BCE et crache tout le
temps dans l'assiette ou il mange...Drole..Dans le passé il n'a jamais raté une occasion
d'attaquer la BCE mais sa patronne Mme Merkel a lui prié de se calmer.Les banquiers ont
une autre vision de la politique et viceversa.En plus il a été le candidat malheureux à la
succession de M.Trichet!! Dans la presse allemande de ce jour pas tout le monde est
d'accord avec ses propos.
a écrit le 26/04/2013 à 15:27 :
Je crois qu'au final les taux vont rester inchangés. Position de compromis. Bon ce n'est pas non plus comme si une baisse des taux pouvait nous sortir de la crise.
a écrit le 26/04/2013 à 15:20 :
D'un autre côté, souffler le chaud et le froid sur la BCE et l'euro en multipliant les petites phrases et les crises, c'est bien pratique pour l'empêcher de monter à 1.6$
a écrit le 26/04/2013 à 15:17 :
Que l'Allemagne laboriieuse sorte de la zone euro et laisse les pays médiocres paresseux et dépensiers se débrouiller netre eux.
Réponse de le 26/04/2013 à 15:44 :
On verra bien qui achètera leur camelote...
Réponse de le 26/04/2013 à 16:50 :
Marre d'entendre toujours ce refrain "la cigale et les fourmis", les fainéants, trricheurs et incapables du Sud. Respirez un bon coup, prenez un peu de recul, informez-vous, les choses ne sont pas aussi "noires" ou "blanches".
Réponse de le 26/04/2013 à 19:37 :
apparemment, vous détestez les insectes.. !
Réponse de le 26/04/2013 à 20:52 :
Gilou est comme les allemands, il déteste tout le monde
a écrit le 26/04/2013 à 15:12 :
La bundesbank doit appliquer son constat à l'Allemagne, c'est une décision souveraine de sortir de la zone Euro : quand on est seul à soutenir une position contre l'ensembles des autres membres, on doit prendre ses responsabilités et quitter le groupe.
Réponse de le 26/04/2013 à 15:39 :
Lisez un peu plus loin l'article de Hans-Werner Sinn. Vous comprendrez que la situation des autres membres de l'Euro est très disparate et que donc leur solidarité est illusoire...
a écrit le 26/04/2013 à 15:12 :
La BCE est souveraine et il ne faut pas que ça change. La construction de l'EURO est à ce prix. Quasiment toutes les erreurs économiques graves de ces quinze dernières années ont été commises par les POLITIQUES qui n'ont pas eu de vision long-termistes mais ont surtout pensé à leur réélection.
Réponse de le 26/04/2013 à 15:36 :
Oui, la BCE doit être indépendante, mais aujourd'hui, son pouvoir et sa mission sont limités. Soit on avance d'un pas vers plus d'Europe, avec plus de prérogatives pour la BCE ainsi qu'une vraie gouvernance politique (pas la cacophonie actuelle); soit on arrête l'euro. Aujourd'hui, on est en phase de construction, au milieu du gué, et c'est la position la plus inconfortable.
a écrit le 26/04/2013 à 15:08 :
Souplesse italienne, raideur allemande : le mélange des deux, c'est aussi ça, l'Europe !
Réponse de le 26/04/2013 à 16:24 :
Et la France dans tout ça?
Réponse de le 26/04/2013 à 17:47 :
La France , c ' est mollesse Hollandaise!
Réponse de le 26/04/2013 à 19:38 :
la Mimolette Française" ....
a écrit le 26/04/2013 à 15:08 :
Pour ceux qui en doutaient encore (Hollande notamment), le pouvoir financier de l'UE est à Berlin. Les fourmis ne veulent plus payer pour les cigales..
a écrit le 26/04/2013 à 14:51 :
Le loup sort du bois. Planquez vos economies ca va chauffer!

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