Jens Weidmann (BCE) prépare les esprits à une nouvelle baisse des taux

Dans une interview au Wall Street Journal, le président de la Bundesbank estime que si les données économiques le justifiaient, la Banque centrale européenne (BCE) pourrait encore baisser ses taux.

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"Nous pourrions ajuster en réponse à de nouvelles informations". Dans une interview au Wall Street Journal, le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, a estimé qu'une baisse des taux pouvait être envisagée à la banque centrale européenne, où il siège au conseil des gouverneurs.

La BCE a décidé de maintenir ses taux d'intérêt lors de sa réunion monétaire d'avril mais son président, Mario Draghi, a affirmé que l'institution surveillerait "de très près" toutes les informations et se tenait "prête à agir" pour contribuer au redressement de l'économie européenne. Le taux directeur est à 0,75% depuis juillet 2012, un niveau qui n'a jamais été atteint depuis la création de l'euro.

La reprise va prendre des années

Jens Weidmann a cependant ajouté ne pas penser que la position de la BCE en matière de taux "soit la question principale". Des statistiques publiées mardi ont montré une décélération de l'inflation dans la zone euro en mars et une dégradation brutale du sentiment des investisseurs et des analystes en Allemagne. Dans cette interview, le gouverneur estime également que la reprise dans la zone euro pourrait encore prendre des années.

Même si le président de la Bundesbank a souligné ainsi qu'une baisse de taux n'aurait guère d'effet sur l'économie, le marché n'en a pas moins déduit que la BCE pourrait faire un geste dès le mois de mai. "Les déclarations de Weidmann ont un impact énorme sur l'euro car c'est vraiment un poids lourd du Conseil des gouverneurs (de la BCE)", note un trader à Francfort. "Les professionnels du marché écoutent ce qu'il dit, et quand il dit quelque chose comme ça, ils appuient sur le bouton 'vendre'."

Mercredi, le Parlement européen a exhorté la BCE à faire davantage pour la croissance et l'emploi en garantissant notamment que ses prêts à faible taux bénéficient à l'économie réelle, dans son rapport annuel sur les activités de l'institut monétaire.

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Commentaires 12
à écrit le 17/04/2013 à 23:57
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Si on mettait nos ingénieurs au travail, il y en aurait, comme des pc qui viennent des usa... charlatans!

à écrit le 17/04/2013 à 23:51
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J?ai une question. La monnaie étant liée à la production, notre indice PMI est déprimé à -12%, faut-il baisser la quantité monétaire ? Ne faudrait-il pas augmenter la quantité de travail ?

le 18/04/2013 à 10:02
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@Nico: Votre question est intéressante; vos constats doivent être revus. PMI: indice intention d'achats (service Markit) qui est entre 0 et 100 % (jamais à -12%) 0 % = toutes les entreprises veulent baisser leurs achats; 100 % tout le monde veut augm...

à écrit le 17/04/2013 à 22:57
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M. Weidmann ou bien vous commencez à baliser ou vous commencez à comprendre. Au choix.

à écrit le 17/04/2013 à 22:25
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Pour ceux qui doutaient encore que c'est l'Allemagne qui dirige (mal...) l'Europe...

à écrit le 17/04/2013 à 21:43
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L'Allemagne, qui refusait les taux bas alors que les économies portugaise, espagnole, grecque, italienne, chypriote s'effondraient, les réclament maintenant qu'elle a des problèmes économiques à son tour. Mais comment les dirigeants du Sud peuvent-il...

le 18/04/2013 à 7:13
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Il suffisait pour ces pays de ne pas rentrer en zone Euro pour éviter tous ces déboires. ...

le 18/04/2013 à 9:23
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Pas aussi simple....Les problèmes des pays d'Europe du Sud sont plus profond qu'un simple problème de monnaie trop forte ou de taux. C'est un problème de compétitivité et de positionnement industriel (produits moyens de gamme directement concurrencés...

le 18/04/2013 à 10:12
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En gros vous parlez de nivellement par le bas. On voit bien en France où nous en sommes grâce à ce genre de politique ça ne peut pas marcher, mais beaucoup y croient encore.

à écrit le 17/04/2013 à 20:34
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Il faut absolument que ces crédits bon marches aillent dans l 'économie réelle et ne viennent pas gonfler les marges bancaires qui elles perçoivent un risque accru qui les poussent à augmenter les coûts des crédits, de plus les nouvelles règles prude...

à écrit le 17/04/2013 à 20:34
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Nouvelle épisode de la guerre des monnaies, déjà perdue face au dollar. Sinon, pas de débouché, pas d'investissement en Europe.

à écrit le 17/04/2013 à 18:48
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aux USA, au RU et au Japon. Ceci ne marcherapas davantage en zone Euro. Mais quand on est dirigés par des gens incompétents soumis aux lobbys financiers....

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