Erasmus, déjà plus de 3 millions d'étudiants, et ce n'est pas fini

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Le programme Erasmus est né en 1987 dans 11 pays. Depuis, plus de 3 millions d'étudiants en ont bénéficié dans 33 pays. Le programme Erasmus fait partie d'une volonté de concrétiser les liens européens et de lutter contre le chômage des jeunes. D'où une réforme qui mènerait à l'« Erasmus pour tous » en 2014.

Rien que la première année, en 1987, 3.244 étudiants séjournent à l'étranger dans les villes européennes qui participent au programme. Depuis, ce sont 3 millions d'étudiants qui ont pu bénéficier du programme Erasmus pour étudier ou suivre une formation à l'étranger, soit 230.000 étudiants chaque année. Plus de 250 000 bourses, de 252 ? par mois en moyenne, ont pu être attribuées. Aujourd'hui, 33 pays (les 28 Etats de l'Union européenne, la Suisse, la Norvège, l'Islande, le Lichtenstein et la Turquie) ainsi que 3200 établissements d'enseignement supérieur participent au programme Erasmus. Androulla Vassiliou, commissaire européenne chargée de l'Education, de la Culture, du Multilinguisme et de la Jeunesse, affirme qu'«Erasmus est plus important que jamais en ces temps de difficultés économiques et de fort chômage des jeunes ».

Erasmus pour tous

En 2014 est prévu le lancement d'un Erasmus +, ou « Erasmus pour tous ». Erasmus est ainsi réformé afin de répondre au mieux à la nouvelle stratégie « Europe 2020 » pour la croissance et l'emploi et de permettre à cinq nouveaux millions de participants de pouvoir séjourner à l'étranger pour étudier, suivre une formation ou poursuivre des activités de volontariat. D'ici 2020, l'Union Européenne souhaite que la mobilité des étudiants s'élève à au moins 20 % et la Commission européenne a présenté un budget de 19 milliards d'euros. Dans ce même sens, Angela Merkel affirme souhaiter que le programme puisse s'ouvrir aux apprentis, afin d'encourager un marché européen du travail plus mobile.

La Commission européenne a également proposé de mettre en place un système de garantie bancaire pour les étudiants de l'UE souhaitant faire un échange Erasmus en niveau Master : elle se porterait garante pour des prêts de 12 000 euros pour un an ou de 18 000 euros pour deux ans. L'idée est de soutenir les étudiants dont les parents ne pourraient pas être garants et l'UE prévoit de pouvoir ainsi accompagner 200 000 étudiants de Master.

455 millions d'euros de garantie bancaire

Cette idée n'a pas manqué de faire réagir les étudiants, et fait débat parmi les politiques. La député européenne Isabelle Thomas a ainsi estimé que « l'Union européenne n'a pas vocation à pousser les jeunes à l'endettement.» Depuis, le Parlement, la Commission et le Conseil européens ont atteint un accord et n'attendent plus que le feu vert final de la session plénière du Parlement européen et du Conseil des ministres des Etats membres en septembre ou octobre. Denis Abbott, porte-parole d'Androulla Vassiliou, souligne alors que ce feu vert n'est que symbolique, maintenant que les Etats se sont mis d'accord. Alors que la France voulait que seuls 2 % du budget Erasmus + soit consacré à ces garanties bancaires, ce sera finalement 3,5 %, soit 455 millions d'euros, comme l'avait suggéré la présidence irlandaise du Conseil.
 

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Commentaires
a écrit le 19/07/2013 à 12:14 :
pourquoi payer pour un programme qui sert à rien sauf à des soirées alcoolisées ?
a écrit le 10/07/2013 à 9:54 :
Ayant participé à un Erasmus en Suède en 1995, j'ai ensuite transféré mes droits de chomage à Londres, j'ai trouvé un job dans la finance en 2 mois! Même si on s'amuse durant Erasmus, c'est un programme qui écarte les barrières intellectuelles au changement et au déménagement au sein de l'UE! Bravo!
a écrit le 10/07/2013 à 1:21 :
Etant ancien Erasmus, j'ai bénéficié de ce programme, et je vais peut être retourné dans mon pays d'accueil pour du travail dans deux mois. Au dela, j'ai pu pratiquer deux langues étrangères, dans un système français qui m'avait bridé jusqu'alors.

Cependant, ce n'est pas la panacée. Il ne faut pas confondre volonté personnelle avec emploi de masse. L'exemple le plus criant est l'envoi d'Erasmus espagnol à travers l'Europe, avec des bourses de 800 euros par mois, pour aboutir à des étudiants monolingue, et encore plus médiocre qu'avant le séjour Erasmus. Il suffit de lire le retour des étudiants Erasmus : "super fêtes"; "quel délire, les alcools sont à bas prix"; "on a bien profité, cela nous a fait un break".

Cela n'est que ma vision, mais j'ai préféré modérer l'enthousiasme de l'article.
a écrit le 09/07/2013 à 17:23 :
Peut etre le plus net des succès de l'ue, continuons de le développer !

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