Jean-Claude Juncker rattrapé par un scandale d'Etat au Luxembourg

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L'ancien patron de l'Eurogroupe a refusé de démissionner du poste de Premier ministre du Grand-duché qu'il occupe depuis 1995. Un scandale autour des services de renseignements l'éclabousse pourtant et risque de faire éclater sa coalition.

Le petit Luxembourg n'est guère habitué aux crises politiques. C'est pourtant un vrai scandale d'Etat qui risque de coûter cher à Jean-Claude Juncker. Mercredi, le Premier ministre du grand-duché a refusé de démissionner de ce poste depuis 1995 . Il est pourtant mis personnellement en cause dans la gestion du SREL (Services de renseignements de l'Etat luxembourgeois). Un rapport parlementaire a, vendredi dernier, pointé du doigt la responsabilité du premier ministre. Or, la commission d'enquête a été présidée par le leader du POSL, le parti socialiste, qui gouverne avec les Chrétiens-Sociaux du PSC de Jean-Claude Juncker.

Ecoutes et chantages

L'affaire avait été dévoilée à l'automne 2012 par RTL qui avait fait état d'une conversation datant de 2008 entre l'ancien chef du SREL Marco Mille, et Jean-Claude Juncker. Le scandale porte alors sur les pratiques du SREL et sur la montre-enregistreur de Marco Mille. D'autant qu'en janvier, on apprend que 17.000 Luxembourgeois ont été écoutés illégalement. Mais un deuxième scandale se cache dans la première : Marco Mille a réalisé cet enregistrement pour faire pression sur le premier ministre. La conversation parle fait état de relations entre la Cour grand-ducale et els services secrets britanniques ainsi que de l'existence de dossiers individuels du SREL, des « fiches. »

Liens avec les attentats des années 1980 ?

Les révélations les plus rocambolesques se succèdent.  Des archives secrètes sont découvertes par les médias, on s'interroge sur la nomination du chauffeur de Jean-Claude Juncker au SREL... Surtout, ces affaires d'écoutes semblent liées à l'affaire Bomeleeër, une vague de 18 attentats perpétrés au Grand-duché entre 1984 et 1986. Dans un procès qui s'ouvre en février, deux policiers sont accusés d'avoir coordonnés les actions. Durant le procès, la responsabilité du SREL et de Jean-Claude Juncker sont évoqués, notamment via des écoutes. Le premier ministre dément tout en bloc, mais se soumet le 13 juin à un vote de confiance sur ce sujet, vote dont il réchappe grâce aux voix du POSL.

La responsabilité du Premi ministre "engagée"

Mais le rapport de la commission présidée par le chef du POSL, Alex Bodry, n'est pas tendre avec le Premier ministre luxembourgeois. Il dénonce, entre autres, le manque d'attention et de contrôle de Jean-Claude Juncker pour le SREL et la connaissance de ce dernier de l'espionnage du monde politique. « Il résulte des développements qui précèdent que la responsabilité politique du Ministre d'État est engagée », conclut le rapport. Ceci ressemble à un abandon par le LSAP de l'alliance avec le PSC. Depuis mardi donc, la démission de Jean-Claude Juncker semble inévitable, malgré la résistance de l'ancien chef de l'Eurogroupe.

Image écornée

Cette affaire écorne un peu le statut d'icône européenne qui entoure le Premier ministre luxembourgeois qui avait été très regretté lorsqu'il avait quitté son poste de chef de l'Eurogroupe l'an dernier après 7 ans de services. Toujours membre du conseil européen, il a toujours été un fervent défenseur de l'intégration européenne et de la stratégie de rigueur menée depuis 2010. Evidemment, les leçons qu'il a pu, à la tête de l'Eurogroupe, donner aux Grecs sur les carences de leur Etat prennent aujourd'hui une couleur particulièrement ironique...
 

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a écrit le 11/07/2013 à 8:15 :
la vertu des politiciens (de tous bords) est dans leur froc.Celle de Junker aussi.....as usual
a écrit le 10/07/2013 à 23:36 :
Vous ne faites que l'embêter , monsieur Junkers.
D'abord , y'a un député qui est son ami , ce qui est le signe indiscutable que monsieur joberts est quelku...quelcun...que monsieur Jakers est un type qu'il est bien.
Deuxio , monsieur Crakers va à l'église , parfaitement..
Trio , monsieur Quakers est un député , je crois , donc , il est irréprochable. Il n'est pas député ? Ha bon...
Quattro : le Grand Duché est un grand Pays , avec un Roi et une Renne , et ces gens sont des gens très bien , vous savez , parce que en plus , ils sont dans Gala et Paris-match , doncques c 'est des gens...donc monsieur Quakers est blanc comme ...une page blanche.
Monsieur Quakers , si ils continuent à rien faire que vous embêter , ne comptez pas sur moi , chacun sa me.de.
a écrit le 10/07/2013 à 18:01 :
Du Junker dans le texte.En octobre 2008, en réaction aux propos sous-entendant que le secret bancaire du Luxembourg pouvait être en partie responsable de la crise mondiale : « La Ligue nationale de football luxembourgeoise n'est pas responsable que l'OM (l'Olympique de Marseille - NDLR) ne soit pas devenu champion de France, donc le Luxembourg n'est pas à l'origine de la crise financière internationale. ».En juin 2006, à propos de l?affaire Clearstream : « Nous sommes ulcérés, vexés que le Luxembourg ait pu être présenté comme une terre de criminels et de blanchisseurs d'argent. ». En février 2004, à propos du comportement de certains hommes politiques pendant la visite du président des États-Unis à Bruxelles : « Si le ridicule tuait, les rues de Bruxelles seraient jonchées de cadavres ».« Nous nous sommes posé la question des frontières de l?Europe qu?après les avoir franchies ». En juin 2011, à propos de la crise grecque :« Parliament has to know that this has to be done, if not... if not... if not... ». En 2012, à l'université du Luxembourg, « nous ne sommes pas confrontés à une crise de l?euro, mais à une crise de la dette publique dans certains pays de la zone euro » et « dans cette crise de la dette publique, nous oublions parfois que les augmentations des déficits publics, provoquées par les programmes de relance de la conjoncture, ont été nécessaires afin de répondre à la crise économique et financière de 2008 ».
Réponse de le 10/07/2013 à 18:40 :
le vrai scandale Juncker c'est la protection anormale du statut bancaire et fiscal luxembourgeois qui non seulement est immorale mais en plus met en péril toute la finance européenne. On avait pointé le ratio anormal à Chypre entre le PIB et les avoirs bancaires (7). Et bien les établissements luxos ont en en dépôts l' équivalent de 221 fois le PIB. Autant dire qu'au premier problème l'état luxembourgeois sera incapable de faire face et laissera les partenaires de la zone Euro se débrouiller.
Réponse de le 10/07/2013 à 18:40 :
le vrai scandale Juncker c'est la protection anormale du statut bancaire et fiscal luxembourgeois qui non seulement est immorale mais en plus met en péril toute la finance européenne. On avait pointé le ratio anormal à Chypre entre le PIB et les avoirs bancaires (7). Et bien les établissements luxos ont en en dépôts l' équivalent de 221 fois le PIB. Autant dire qu'au premier problème l'état luxembourgeois sera incapable de faire face et laissera les partenaires de la zone Euro se débrouiller.
a écrit le 10/07/2013 à 17:16 :
minute de pub : "avec SREL nous restons à votre écoute ! "
a écrit le 10/07/2013 à 17:15 :
le SREL (service de rénovation électronique luxembourgeois) faisait de la maintenance à Bruxelles et Strasbourg ???? looooooooooooooool
a écrit le 10/07/2013 à 16:59 :
Si on faisait une enquête de moralité de la plupart des politiques, pas sûr que la vertu soit leur point fort.

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