Royaume-Uni : la reprise se précise

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D'avril à juin, le produit intérieur brut (PIB) du Royaume-Uni a enregistré une croissance de 0,6% par rapport au trimestre précédent, selon la première estimation de l'Office des statistiques nationales (ONS) publiée jeudi.

Après avoir évité de peu la récession au premier trimestre, l'économie britannique a accéléré au deuxième trimestre en affichant une croissance de 0,6% du produit intérieur brut, d'après la première estimation de l'Office des statistiques (ONS) publiée jeudi. En glissement annuel, c'est à dire sur un an, le Royaume-Uni a connu une croissance de 1,4% de son PIB.

Conformes aux prévisions des économistes, selon un consensus établi par Dow Jones Newswires, ces chiffres marquent une accélération après la croissance de 0,3% enregistrée au premier trimestre. Selon l'ONS, les quatre secteurs d'activité (agriculture, production, construction et services) ont tous connu une croissance d'avril à juin par rapport au trimestre précédent mais la plus forte contribution à la croissance du PIB est venue des services (0,48 point de croissance).

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Ne pas "s'emballer"

"L'estimation provisoire du deuxième trimestre confirme que la reprise s'est renforcée au cours des trois derniers mois", a commenté Vicky Redwood, de Capital Economics. Mais l'économiste appelle toutefois à ne "pas s'emballer", une croissance de 0,6% restant "assez médiocre" après une récession et le PIB étant toujours inférieur de 3,3% au pic enregistré au premier trimestre 2008, avant la crise. "L'économie britannique se remet", s'est félicité de son côté le ministre des Finances conservateur, George Osborne. "Mais il y a encore un long chemin à parcourir et je sais que la situation est encore difficile pour les ménages", a-t-il reconnu.

"Des vents contraires significatifs sont toujours présents", estime de son côté Howard Archer d'IHS Global Insight, citant notamment la rigueur budgétaire, une croissance mondiale faible ainsi qu'un pouvoir d'achat sous pression et une hausse des revenus très limitée. "Ces signes de reprise font qu'il est d'autant plus important que le comité (de politique monétaire) rassure les marchés en leur signalant que les taux resteront bas même si la reprise s'accélère", afin de ne pas l'entraver, analyse Vicky Redwood.Car la politique monétaire assouplie de la banque centrale britannique n'est sans doute pas étrangère à cette reprise. Celle-ci est en effet de nature à encourager les investissements en rendant le crédit attrayant et l'affaiblissement de la livre sterling permet de gagner en compétitivité à l'export.

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Commentaires
a écrit le 25/07/2013 à 17:10 :
soient également revenues dans le vert sur le T2. Bonne nouvelle, mais souvenons de 2010-2011 et des déclarations du type "la fin du tunnel" et tout et tout et... plouf. Le deuxième semestre sera important.
a écrit le 25/07/2013 à 16:49 :
angleterre reprise espagne reprise et si notre président avait raison il est vrai que pour l'angleterre il y a un habitant de plus et la vente des accéssoires pour bébé va proliférer les couches aussi création de postes nounous etc...

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