Pourquoi la gauche allemande aura (bien) du mal à chasser Angela Merkel

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Peer Steinbrück, candidat social-démocrate à la chancellerie
Peer Steinbrück, candidat social-démocrate à la chancellerie (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
La « victoire » est-elle impossible pour le candidat social-démocrate Peer Steinbrück ? Pratiquement. Il existe tout de même des scénarios très hypothétiques qui conduiraient à un changement de chef de gouvernement outre-Rhin. Première partie de notre série spéciale élections fédérales allemandes, à 10 jours des festivités.

Et si Angela Merkel était remerciée après le 22 septembre prochain, date des élections fédérales allemandes ? L'idée fait beaucoup rêver en France, notamment au gouvernement ou à l'Elysée où l'on voit dans le candidat social-démocrate Peer Steinbrück l'espoir d'une Allemagne plus proche des conceptions françaises de l'Europe. ce en quoi d'ailleurs, on se trompe peut-être, mais ceci fera l'objet d'un futur article de cette série pré-scrutin allemand.

L'Allemagne demeure un régime parlementaire

La question est ici de s'interroger sur la possibilité d'une « victoire de la gauche », comme on le dit en France. Car, en Allemagne, la politique ne se résume pas, comme de ce côté-ci du Rhin par un duel entre deux personnages soutenus par des partis. La république fédérale est un régime parlementaire et le Bundestag est l'organe le plus important des institutions allemandes. C'est lui qui élit le chancelier et qui peut, sous certaines conditions (notamment celle de proposer un autre chancelier), le destituer.

Le cœur du réacteur politique allemand : les coalitions

Le moteur de la politique allemande, ce sont donc les coalitions. Depuis la fondation de la république fédérale en 1949, il n'y a eu qu'un seul exemple de majorité absolue où un seul parti, la CDU (avec néanmoins sa « sœur » bavaroise, la CSU) a pu gouverner seule, c'était lorsque Konrad Adenauer était chancelier entre 1957 et 1961. Tous les autres gouvernements ont travaillé avec l'appui de coalitions. Ce sera, selon toute vraisemblance, encore le cas après les élections de 2013. Autrement dit, la question n'est pas de savoir si Angela Merkel ou Peer Steinbrück « vont gagner », mais s'ils seront capables de former une coalition où leur parti sera le principal parti. Voici les cas où la SPD pourrait faire figure de parti leader d'une coalition. Et leur probabilité, toujours faible.

De 11 à 15 points de retard pour le SPD

Malgré une nette remontée depuis le débat du 1er septembre dernier, la SPD de Peer Steinbrück demeure encore très en retard sur l'Union CDU/CSU d'Angela Merkel. Un sondage Forsa publié ce mercredi donnait encore 14 points de retard aux sociaux-démocrates, malgré un rebond de deux points de la SPD. Mardi, le sondage de l'institut Insa évaluait à 11 points ce retard, un autre de l'institut GMS l'estimait encore à 15 points. Dans ces conditions, si Angela Merkel ne pouvait constituer une coalition majoritaire avec ses actuels partenaires libéraux, et qu'elle doive demander à la SPD la formation d'une « grande coalition », les sociaux-démocrates, seraient minoritaires. Ils n'auraient pas la chancellerie, réservée au leader du premier parti et devraient compter avec moins de ministres que lors de la précédente expérience, lorsque les deux formations avaient fait jeu égal lors du scrutin de 2005 (35,2 % pour la CDU/CSU contre 34,2 % pour la SPD). Les chances de voir Peer Steinbrück prendre la tête d'une « grande coalition » sont donc très faibles.

La « coalition rouge-verte »

Deuxième option, la plus simple sur le papier, mais la plus difficile sur le terrain, est celle d'une victoire de la coalition qui a gouverné l'Allemagne entre 1998 et 2005 : celle qui regroupe la SPD et les Verts. Les chances de cette coalition de pouvoir disposer d'une majorité au Bundestag sont très minces. Concrètement, les deux alliés du centre-gauche parviennent dans le meilleur des cas à se hisser à hauteur de la seule CDU/CSU. Mais si le sondage d'Insa estime que l'Union et cette coalition sont à égalité à 39 %, les deux autres instituts estiment à 4 points (pour GMS) et 5 points (pour Forsa) le retard de la coalition « rouge-verte » vis-à-vis de la CDU/CSU.

Transfert d'intentions de vote entre les Verts et le SPD

L'essentiel n'est cependant pas là : même si SPD et Verts parvenaient à se placer au-dessus du parti d'Angela Merkel, ils ne pourraient pas former une coalition majoritaire en raison de la présence au parlement du parti de gauche Die Linke et des Libéraux de la FDP.Si ces derniers parviennent à franchir les 5 % nécessaires à l'entrée au parlement et que leurs forces conjuguées à celle de la CDU/CSU sont suffisantes, c'est la coalition actuellement au pouvoir qui se reformera. Sinon, l'issue sera une grande coalition (voir plus haut).

On peut certes penser que dans les dix jours qui nous séparent de l'élection, la SPD continuesa progression jusqu'à permettre à la coalition rouge-verte de disposer d'une majorité. Mais ceci semble très hautement improbable : elle nécessiterait un basculement d'une partie importante (près de 10 %) de l'électorat. Or, ce que l'on observe depuis le début du mois de septembre, c'est que la progression de la SPD s'accompagne d'un affaiblissement parallèle des Verts. Il y a donc transfert des votes au sein de la coalition de centre-gauche, plus que vrai gain de cette dernière.

Le « cartel des gauches »

Il y aurait bien alors une piste pour Peer Steinbrück : la coalition rouge-rouge-verte qui regrouperait SPD, Verts et Die Linke. Ce serait une sorte de « cartel des gauches » inédit en Allemagne. Angela Merkel a agité, lundi dernier, le spectre de cette alliance pour mettre en garde ses militants contre toute euphorie. « On pourrait bien se réveiller avec une coalition rouge-rouge-verte », a-t-elle prévenu. En réalité, il semble qu'il s'agit plus d'une vision rhétorique.

D'abord, parce que cette coalition elle-même n'est pas assurée de disposer d'une majorité absolue si le FDP entre au Bundestag. Ensuite - et surtout - parce que cette option est actuellement formellement rejetée par la SPD et les Verts. Le contentieux entre SPD et Die Linke est considérable. Il est historique d'abord. La SPD a toujours, depuis 1919, refusé toute alliance à sa gauche et la majorité de ses cadres ne goûterait guère une alliance avec l'ancien parti dominant de la RDA.

Le SPD préfèrerait de toutes les façons une "grande coalition"

Quant à Die Linke, c'est un parti formé en grande partie de dissidents sociaux-démocrates qui, comme Oskar Lafontaine, ont quitté le parti pour protester contre l'Agenda 2010 de Gerhard Schröder et qui sont irréconciliables avec la SPD. Il est programmatique ensuite : Die Linke est opposé à l'intégration européenne et à l'euro, les Verts et la SPD sont très pro-européens. Mais sur d'autres sujets, budgétaires, sociaux ou internationaux, les divergences sont plus profondes entre SPD et Die Linke, qu'entre la CDU et la SPD.

Pour résumer, il n'est pas certain que l'envie de disposer d'un chancelier soit si forte au sein des sociaux-démocrates qu'ils en viennent à s'allier avec Die Linke. Sans doute préféreront-ils alors une « grande coalition. » D'autant que rien ne serait plus précaire qu'une telle coalition à trois. La droite et le centre de la SPD feraient barrage contre les propositions de Die Linke qui est également très fortement divisé entre sa droite issue de l'ex-RDA, plus « responsable », et sa gauche issue de l'ex-Allemagne de l'ouest plus radicale.

Du reste, les deux tentatives de coalition rouge-rouge-verte dans deux Länder de l'ouest, la Hesse en 2008 et la Rhénanie du Nord Westphalie en 2010, ont échoué au bout de quelques mois. Il n'est pas certain que la SPD, encore convalescente sur le plan électoral, prenne le risque d'une telle alliance.

« Le feu tricolore »

Reste enfin la possibilité la plus hypothétique : la coalition « feu tricolore » regroupant Verts, SPD et Libéraux de la FDP. Elle est peu probable pour deux raisons. D'abord, parce qu'elle n'est pas « naturelle. » Si le FDP est présent au Bundestag, son allié naturel sera la CDU/CSU. Il n'y a pas de division si forte au sein de la coalition actuelle qu'elle provoque un changement de bord des Libéraux, comme ce fut le cas en 1982 lorsque la FDP avait fait chuter Helmut Schmidt en quittant l'alliance avec la SPD pour s'allier avec les conservateurs.

Et si la coalition aujourd'hui au pouvoir ne dispose pas d'une majorité, il semble impossible que l'alliance « feu tricolore » dispose d'une majorité. Par ailleurs, les programmes sont également désormais très éloignés. La FDP a réalisé au cours des années 2000, un tournant idéologique majeur en centrant son programme sur les baisses d'impôts. Le courant « social-libéral », dominant dans les années 1970, a quasiment disparu, alors que se renforçait le courant eurosceptique. Aujourd'hui, les Libéraux semblent totalement incompatibles avec des Verts et une SPD qui réclament des hausses d'impôts pour les hauts revenus. Aucune alliance régionale de ce type n'existe actuellement.

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Commentaires
a écrit le 12/09/2013 à 14:20 :
euros monnaie d'escroc
Réponse de le 12/09/2013 à 15:51 :
Pertinant : )
a écrit le 12/09/2013 à 9:32 :
Merkel ou Steinbrueck? Franchement les deux sont pas mal. On aurait besoin de leaders de ce type en France. Ils sont courageux et s'attaquent au vrai problemes.
a écrit le 12/09/2013 à 8:25 :
Le petit rentier franchouillard voue une admiration sans bornes pour Merkel car il est persuadé que sa politique est bonne pour lui. Après les élections le gouvernement allemand choisira probablement de saborder l'euro, ruinant par la même occasion le petit rentier détenteur de créances souveraines non remboursables et de tas de parpaings dont la valeur s'effondrera ...
Réponse de le 12/09/2013 à 9:21 :
Blablabla
Réponse de le 12/09/2013 à 9:36 :
Pire encore que le petit rentier franchouillard, le petit germanolatre grinçant avec son prosélytisme de nouveau converti. Par exemple celui qui fait mine d'ignorer les jobs à temps partiel, les mini jobs, le taux de pauvreté en hausse et les écarts croissants de revenus et de patrimoine en Allemagne. Le cuistre nous prend pour des perdreaux de l'année sans doute ...
Réponse de le 12/09/2013 à 10:45 :
Blablabla
Réponse de le 12/09/2013 à 10:55 :
Votre propagande est du même niveau...bla bla bla
Réponse de le 12/09/2013 à 11:58 :
C'est bien, on avance : )
a écrit le 11/09/2013 à 22:14 :
On s"en tape! Merckel ou autre, ça changera quoi à notre souk ?
Réponse de le 12/09/2013 à 9:26 :
Sans l'Allemagne ca serait pire. Schroeder (gauche) puis Merkel (droite) on fait ces 10-15 dernières années un bon boulot. Les indicateurs économiques en Allemagne le prouvent... meme s'il reste des zones d'ombres. L'Allemagne stabilise et tire l'Europe vers le haut (et donc la France, car elle est un partenaire economique majeur).
Réponse de le 12/09/2013 à 10:06 :
Ah ouais ? A part la dette qui va vers le haut, je ne vois pas bien ce qui progresse en Europe !
Réponse de le 12/09/2013 à 10:36 :
Effectivement, l'Allemagne n'avait pratiquement pas de dettes avant la crise. D'un coté elle s'est fortement endétée pour soutenir son économie (avec succes, voir taux de chomage actuel par ex), mais surtout pour soutenir l'Europe (Grèce...). L'Allemagne est devenue le leader politique et economique de l'Europe. Son économie florissante tire les exportations de la France vers le haut. La France quand à elle ne joue plus le role majeur qui lui etait attribué. La gesticulation militaire ne changera rien. L'economie et la politique sont des leviers d'influence plus important sur la scene internationale.
Réponse de le 12/09/2013 à 10:54 :
Faux ! L'endettement global allemand (public, ménages, entreprises) a à peine progressé depuis la crise de 2008. Avec la bombe à retardement du vieillissement, ça ne saurait durer d'ailleurs (En revanche grâce à la relance foireuse de Sarkozy, l'endettement global en France se rapproche déjà des niveaux US, UK et sud européens). Quant à la non solidarité allemande en matière de politique de défense, elle finira par lui retomber dessus. On a jamais vu dans toute l'histoire un pays qui désarme (et dont la population vieillit) durablement tenir son rang... On le constate d'ailleurs avec le Japon ! Le mercantilisme a ses limites...
Réponse de le 12/09/2013 à 11:24 :
L'Allemagne désarme mais la France aussi. Et sur ce point l'Allemagne est plus cohérente car elle désarme mais elle se recentre sur la défense du territoire nationale alors que la France prétend garder des capacités de projection sans les payer.
L'Allemagne s'est endettée pour soutenir l'euro mais elle a parallèlement réussie a dégager des excédents budgétaires qui ont permis de stabiliser la dette. Ce n'est pas la faute de l'Allemagne si la France n'est pas capable d'exporter hors de l'UE et que nous n'arrivons pas à avoir un budget à l'équilibre depuis 40 ans. Il faut arrêter de se chercher des excuses tous le temps.
Réponse de le 12/09/2013 à 12:01 :
@@kesako: c'est vrai que l'Allemagne a renfloué les caisses grace aux exedents commerciaux. C'est la raison pour laquelle la dette a été si rapidement résorbée.
Réponse de le 12/09/2013 à 12:29 :
La défense du territoire ? Ah ouais ? C'est un concept complétement dépassé qui date de la guerre froide... Et qui vous parle de chercher des excuses à la France ? Je vous dis juste d'arrêter de nous bassiner avec l'Allemagne qui doit gérer ses propres problèmes et pas des moindres...
Réponse de le 12/09/2013 à 12:30 :
Amenant ses clients à s'endetter pour acheter ses produits d'ailleurs...
Réponse de le 12/09/2013 à 12:51 :
Allemands qui mettent un pistolet sur la tempe des pauvres clients pour qu'ils achètent leurs produits.
Réponse de le 12/09/2013 à 15:48 :
Oui, c'est bien triste. Sniff : (
Réponse de le 12/09/2013 à 16:20 :
Les allemands sont un peu moins stupides que les trolls franchouillards : on a jamais vu un commerçant assassiner ses clients, surtout quand ses clients lui doivent une blinde. Et vous connaissez l'histoire de François ? Alors c'est François qui n'arrive pas à dormir de la nuit car il doit des milliards et des milliards à Angela et qu'il ne pourra pas les rembourser ! Alors Valérie qui n'arrive pas à dormir non plus, à un moment se lève, prend son téléphone et appelle Angela. "Allo Angela ? C'est Valérie ! C'était pour vous dire que François ne vous remboursera pas !" Elle se recouche. François : "Chouchou, pourquoi tu as dis ça à Angela ?" . Valérie : "François, tu peux dormir ! Maintenant, c'est Angela qui ne va plus dormir" ...
a écrit le 11/09/2013 à 18:30 :
quand nos amis ,voient les socialos FRANCAIS ils se plient en deux comme le patron du BUNDESTAGS hilare ce monsieur quand nous citons F. HOLLANDE
Réponse de le 12/09/2013 à 0:19 :
...mais il y a bien une gauche en Europe. Ceux qui se disent de gauche en France sont la risée européenne de leurs "cousins". La gauche française n'est ABSOLUMENT PAS CREDIBLE au sein des gauches européennes qui considèrent le PS comme une séquelle du passé (un peu comme les royautés en 2013) Mitterand au moins avait la prestance de l'emploi... mais cette fois-ci, c'est le modèle "d'entrée de gamme" ... Allez, courage... Après il faudra encore gérer Mélenchon... (au moins lui c'est un vrai rigolo...)
Réponse de le 12/09/2013 à 9:33 :
il n y a pas de gauche ou plus de gauche en France mais il y a une droite qui fait autant rire que les anciens opposants . Mais rire de tous va déboucher sur une grimace ; pourvu que je me trompe......
a écrit le 11/09/2013 à 17:57 :
steinbrueck est juge froid et antipatique; merkel fait plus ' bonne mere de famille bonne gestionnaire de la collectivite' ( si en plus elle pouvait apporter un mass de pils, ca serait mieux...)
Réponse de le 11/09/2013 à 18:56 :
Analyse politique d'un préado?
Réponse de le 11/09/2013 à 21:22 :
reflexion d'un gaulois qui ne connait ni l'allemagne, ni les allemands, et qui n'a jamais mis les pieds a l'etranger? ( je ne demande pas pour le nombre de langues etrangeres parlees, je pense qu'il est ' digne d'un francais')... my taylor is rich, very rich, hein comme on dit dans votre cours d'anglais avance?
a écrit le 11/09/2013 à 17:43 :
Les socialistes du SPD n´ont pas grand chose à voir avec les socialistes francais.
Si j´etais Hollande j´aurais même plus peur de Steinbrück que de Merkel.
Steinbruck lui, il commande à la cravache et vaut mieux pas se frotter avec lui !
Son credo : plus de justice sociale ce que pratiquement tout le monde approuve, une lutte radicale contre la fraude et niches fiscales et contre les abus des instituts financiers, donc approuvé par une grande majorité des gens ...
Steinbrück veut par contre une politique de solidarité plus intensive envers les Européens en détresse et la je crains il n´aura pas beaucoup de supporters ....Mon avis cependant la solidarité ne sera pas gratuite !
Ce sont les points qui feront pencher la balance le 21.9

Réponse de le 11/09/2013 à 17:59 :
les allemands qui ont bientot la retraite a 69 ans ne veulent pas payer pour ' la retraite a 50 ans pour tous' des francais.... quelque soit leur orientation politique d'ailleurs...
a écrit le 11/09/2013 à 17:05 :
Pitié, pas encore des socialistes. On en crève.
Réponse de le 11/09/2013 à 22:06 :
Votre niveau de connaissance en politique européenne est proche de zéro. Pour votre gouverne, les sociaux-démocrates allemands sont parfois plus à "droite" que l'UMP sur certaines thématiques économiques. Et vous votre gouverne, c'est bien la droite en France qui a baissé les impôts sans baisser la dépense publique. Résultat une dette publique abyssale. Hollande est critiquable, mais au moins il est cohérent. Il essaie d'équilibrer ses comptes même si ça passe par des hausses d'impôts.
Réponse de le 12/09/2013 à 0:27 :
il a raison Gustav, le même mot mais pas du tout la même idéologie. La gauche française c'est le dynosaure des gauches européennes, les autres gauches en Europe ne se gênent d'ailleurs pas pour le faire comprendre. On est poli mais on rit sous cape...

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