Chômage et smic au coeur du dernier débat entre Angela Merkel et Peer Steinbrück

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Angela Merkel et Peer Steinbrück lors de leur intervention au Bundestag, le Parlement allemand, ce mardi / Reuters.
Angela Merkel et Peer Steinbrück lors de leur intervention au Bundestag, le Parlement allemand, ce mardi / Reuters. (Crédits : Reuters)
La chancelière allemande Angela Merkel (CDU) et son rival Peer Steinbrück (SPD) se sont affrontés, ce mardi matin, au Bundestag lors de leur dernier débat avant les élections législatives du 22 septembre prochain. Angela Merkel se représente pour un troisième mandat à la tête de l'Allemagne. Au cœur des discussions: le chômage, le smic et le soutien financier aux pays européens du Sud.

Dernier round avant les élections législatives allemandes du 22 septembre prochain. La chancelière Angela Merkel (CDU) et son rival social-démocrate Peer Steinbrück se sont affrontés pour la dernière fois, ce mardi 3 septembre au matin, lors d'un débat au Bundestag, le Parlement allemand.

"C'étaient quatre bonnes années pour l'Allemagne car beaucoup de gens vont mieux qu'il y a quatre ans", a affirmé Angela Merkel, favorite des sondages, qui se présente à un troisième mandat face à son ancien ministre des Finances (2005/2009) durant la coalition.

Des emplois toujours mal payés...

La chef de file de l'Union chrétienne-démocrate s'est félicitée de la baisse du chômage et du rétablissement des finances publiques, résultats d'une "politique intelligente" liant à la fois la compétitivité et la solidarité, mais aussi la discipline budgétaire et les investissements dopant la croissance.

Alors qu'elle s'est vantée d'avoir "le plus haut niveau d'emploi que l'Allemagne ait jamais connu", son rival a regretté que le pays ait "le plus grand secteur à bas salaire en Europe". Peer Steinbrück, qui souhaite créer un salaire minimum de 8,50 euros de l'heure, a déploré "une fracture au sein de la société"  allemande où "sept millions de personnes" gagnent toujours  moins que cette somme. 

... Mais des accords signés par branche

Angela Merkel a, de son côté, défendu son concept de salaire minimum "négocié par branche" avec les partenaires sociaux. Des accords couvrant trois millions de salariés comme les intérimaires, les coiffeurs, le personnel d'entretien et les employés du BTP, ont été signés durant son mandat. La gauche "n'avait rien fait" dans ce domaine quand elle était au pouvoir, a-t-elle asséné, tout en reconnaissant qu'il y avait "encore des salaires inacceptables" dans le pays.

              >> Lire aussi : Un salaire minimum à l'anglaise pour les Allemands?

Les deux politiques ont également abordé des sujets européens. Angela Merkel a loué sa stratégie de solidarité vers les pays en crise qui ont réalisé les réformes structurelles qu'elle réclamait. Elle a, de nouveau, rejeté la possibilité d'une mutualisation des dettes tant qu'elle serait au pouvoir. Peer Steinbrück, dont le parti a voté toutes les décisions du gouvernement Merkel, l'a, de son côté, accusée d'avoir étouffé les pays du sud par un excès d'austérité.

 >> Pour aller plus loin : Dans 100 jours, les Allemands votent : les forces en présence et les scénarios possibles.

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