Italie : pour "Il Cavaliere", plus dure sera la chute

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Une commission sénatoriale devrait décider vendredi de lancer la procédure de déchéance parlementaire de Silvio Berlusconi ce vendredi (Photo : Reuters)
Une commission sénatoriale devrait décider vendredi de lancer la procédure de déchéance parlementaire de Silvio Berlusconi ce vendredi (Photo : Reuters) (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Une commission sénatoriale devrait lancer ce vendredi la procédure de déchéance de Silvio Berlusconi de son mandat de sénateur, dans la foulée de sa condamnation pour fraude fiscale. Le Cavaliere perdrait alors son immunité parlementaire.

L'homme était habitué à trébucher, mais à ne jamais chuter. Mais cette fois, cela pourrait être la fin. Ce vendredi, une commission sénatoriale devrait lancer la procédure de déchéance parlementaire du Cavaliere, signant la fin de sa longue chevauchée.

Lâché par son parti

A 77 ans, Silvio Berlusconi voit la fin de ses vingt ans de carrière politique poindre. Ces dernières semaines, il n'a pas réussi à convaincre les membres de son propre parti, le PDL, de le suivre dans son gymkhana contre le gouvernement de coalition d'Enrico Letta, dont il était l'un des soutiens, pour tenter d'éviter de perdre son immunité parlementaire. Isolé, il a finalement appelé à voter la confiance au gouvernement.

Condamné en août à quatre ans de prison, commuée en une peine d'un an d'assignation à résidence, pour une affaire de fraude fiscale, l'ancien président du Conseil risquait de perdre son siège de sénateur à cause d'une loi excluant de fait les élus définitivement condamnés par la justice.

Crise gouvernementale

Pour éviter cela, il est allé jusqu'à provoquer une crise gouvernementale majeure en ordonnant aux ministres de son parti de démissionner et casser la majorité que le social-démocrate Enrico Letta avait tant de mal à réunir.

Finalement, son parti l'a lâché. "Dans un pays démocratique, les décisions de justice doivent être appliquées, les affaires judiciaires doivent être dissociée de la politique", a commenté son adversaire Enrico Letta qui a finalement remporté le vote de confiance de la part du parlement italien.

Silvio Berlusconi n'en a pas fini avec la justice

Si la commission sénatoriale vote effectivement en faveur de la déchéance parlementaire de l'ancien chef de file de la droite italienne, celle-ci devra encore être confirmée par le Sénat dans les deux semaines suivantes. Silvio Berlusconi sera alors à la merci de la justice dans les affaires du Rubygate, dans laquelle il avait été condamné en première instance en juin dernier à 7 ans de prison et à une interdiction à vie d'exercer un mandat public, et de corruption de sénateurs.

>> "Lère Berlusconi est terminée"

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Commentaires
a écrit le 05/10/2013 à 16:34 :
pauvre peuple italien , il n'avait besoin de cet enieme scandale de la part d'un individu qui restera dans l'histoire pas loin d'un certain mussolini , beau parleur , gominé et ses avatars sexuels , on croierait presque vivre dans un opéra bouffe , pas sur que l'électeur italien s'y retrouve avec de tels dirigeants qui veulent a tout prix éviter , sa chute était prévisible depuis longtemps , seulement ce sont les italiens qui vont payer l'addition finale .
a écrit le 04/10/2013 à 13:51 :
Et bien bon débarras! Ce sinistre individu a pourri la vie politique et économique italienne à son seul profit. Qu'il paye n'est que justice... Et encore, je trouve que la peine est bien légère au vu des conséquences de ses exactions...
a écrit le 04/10/2013 à 12:25 :
Je veux bien etre condamné à un an d'assignation dans sa résidence!
a écrit le 04/10/2013 à 12:19 :
Le titre est de circonstance..
a écrit le 04/10/2013 à 12:00 :
Et sa peine il l'effectue quand ?
Réponse de le 04/10/2013 à 16:19 :
a son deces

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