"La source ultime de croissance et d'emploi n'est pas une politique monétaire accommodante" (BCE)

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Le but de la baisse de taux par la BCE est de lutter contre la déflation, pas d'alléger la tâche des gouvernements sur le plan des réformes structurelles. (Photo : Reuters)
Le but de la baisse de taux par la BCE est de lutter contre la déflation, pas d'alléger la tâche des gouvernements sur le plan des réformes structurelles. (Photo : Reuters) (Crédits : Reuters)
La baisse du principal taux directeur par la BCE ne doit pas venir en remplacement des réformes structurelles par les gouvernements des États membres de la zone euro, selon le chef économiste de l'institution financière.

Décidément, les réformes structurelles sont le véritable moto européen. C'est ce que nous a une nouvelle fois rappelé le chef économiste de la Banque centrale européenne (BCE) Peter Praet.

La baisse des taux ne signifie pas un changement de vision au sein de la BCE...

"Je veux être clair sur les limites de la politique monétaire", a déclaré l'Allemand, près de deux semaines après la décision de la BCE de baisser son taux d'intérêt directeur à 0,25%, son plus bas niveau historique

"La source ultime de croissance et d'emploi n'est pas une politique monétaire accommodante, c'est un environnement compétitif et un système financier sain", a-t-il ajouté, lors de la deuxième journée de la Semaine européenne de la finance de Francfort.

C'est pourquoi, les gouvernements ne doivent pas se reposer sur la politique monétaire "pour éviter de résoudre les problèmes" existants.

... mais un moyen de lutter contre la déflation

Revenant sur la décision de baisser le taux directeur, qui n'a pas été votée à l'unanimité, il a affirmé que la discussion avait porté davantage sur "le moment" de la baisse que sur l'analyse de la situation, à savoir que l'inflation allait rester basse au cours des prochains mois, après 0,7% en octobre. Soit loin de l'objectif de 2% que s'est fixé la BCE pour assurer la stabilité des prix.

Certains membres de la BCE auraient souhaité attendre le mois de décembre et les nouvelles prévisions de croissance et d'inflation de ses services pour agir, ont fait savoir depuis plusieurs de ses membres.

LIRE AUSSI :

>> La BCE prise au piège de la déflation... et de ses propres contradictions

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Commentaires
a écrit le 20/11/2013 à 1:01 :
votre "allemand" est en fait un économiste de nationalité belge...
Donc, tous les commentaires haineux vis-à-vis de l'Allemagne doivent disparaître, parce que "mal calibrés".
En fait, ce que dit Peter Praet, c'est simplement que c'est à la France de se réformer pour améliorer sa situation et que si elle ne veut pas le faire, elle ne pourra s'en prendre qu'à elle-même!
a écrit le 19/11/2013 à 17:51 :
La première chose à faire Cher Monsieur, c'est de mettre fin à une expérience qui va probablement très mal tourner, celle de l'euro, on pourra accuser après coup les amerlocs d'être aussi responsables que les allemands et leurs satellites dans cette échec et implosion, mais il faut dire que cela va se produire "malgré eux" car ils tirent de substantiels bénéfices et avantages de l'UE et de la surévaluation de l'euro. En fait il faudrait un retour aux parités fixes et un nouveau Bretton Woods, ça c'est clair ou un machin qui y ressemble (avec ou sans référence à l'or, un étalon qu'on ne peut plus utiliser mais c'est pas une raison pour permettre l'émergence et le développement de foutaises virtuelles), car sinon on risque d'aller à la plus sombre issue mais ce ne serait pas pour déplaire aux amerlocs qui ne savent plus comment arrêter l'escalade de leurs dettes et l’exubérance entretenue ou permise ou encouragée de leurs marchés financiers.
a écrit le 19/11/2013 à 16:07 :
"les réformes structurelles sont le véritable moto européen." La "moto" européenne! Sur deux roues on va plus vite, mais c'est aussi plus casse-gueule. Encore un chantre de l'économie libérale qui veut libéraliser le travail, privatiser la protection sociale, bref faire payer les classes pauvres et moyennes pour que le système financier qu'il défend perdure.
Réponse de le 19/11/2013 à 16:15 :
@JB38 Parce que vous trouvez que les 5 millions de chômeurs et les 10 millions de pauvres de payent pas la situation actuelle ?
a écrit le 19/11/2013 à 15:26 :
En fin de compte, la source ultime de croissance et d'emploi serait plutôt une banqueroute pour obliger les créanciers de prendre leurs pertes- ils prêtent déjà à taux dérisoire -, puis, à partir des ruines obtenues de rebâtir . La guerre commerciale est une guerre, comme la guerre militaire ; ce sont les armes qui diffèrent .
a écrit le 19/11/2013 à 14:29 :
Faut-il sauver l'Euro, ou faut-il sauver l'Europe ?
Dixit J. Généreux, qui ne dit pas que des bêtises, même s'il soutient Mélenchon l'extravagant.
a écrit le 19/11/2013 à 14:02 :
C'est vrai que l'on a pas attendu longtemps pour ce rendre compte que c'est justement l'euro qui nous apportai des problèmes à résoudre! Qu'il fallait, comme on nous l'ordonne, faire de soit-disant reforme structurelle pour en contrer les malfaçons que l'on nous avaient soigneusement caché!
a écrit le 19/11/2013 à 13:21 :
y'a peur pour son bilan, le gars... Manque de bol, toutes les BC du monde sont déjà des bad-banqs... Fallait bien couler quelqu'un.
a écrit le 19/11/2013 à 13:19 :
la solution desorme est une devaluation de l euros pour donne uneb oufe do xigene au entreprisses???
a écrit le 19/11/2013 à 12:46 :
Peter Praet
Peter Praet, né à Herchen le 20 janvier 1949, est un économiste belge. Comme d'habitude, travail de recherche journalistique nul. Mais qui sait, comme Allemand, il serait moins crédible aux yeux de certains...
Réponse de le 19/11/2013 à 13:19 :
Praet est l'exemple même de la Belgique ... les fesses entre deux chaises ... moitié belge et moitié allemand, ne vous attendez pas à des miracles ...

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