Jean-Claude Juncker, candidat «prêt» pour présider la Commission

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(Crédits : reuters.com)
L'ancien Premier ministre luxembourgeois s'est dit "en principe prêt" à une candidature au poste de président de la Commission européenne,

"Je suis en principe prêt (...) si le programme [du Parti populaire européen "PPE" auquel appartient sa formation de centre droit] et d'autres choses sont satisfaisants", a répondu Jean-Claude Juncker jeudi, sans plus de précision, à une question sur une éventuelle candidature à la présidence de la Commission européenne, dans un entretien à la radio régionale allemande RBB.

Il y a un mois déjà, l'ex-président du Monde indiquait au Monde «être prêt si on [lui] demande». «Il est indispensable que notre famille soit représentée dans la campagne aux élections européennes», déclarait il y a peu au Monde un dirigeant du PPE. Le parti de centre droit a lancé en décembre le processus de désignation de son candidat, censé aboutir début mars, lors d'une convention à Dublin.

Un doyen de l'Europe

Au niveau européen, ceui que l'ancien chancelier fédéral Helmuth Kohl aimait surnommer avec respect «Junior» est ce qu'on peut appeler un doyen. Depuis plus de 20 ans, il en occupe le premier plan. «L'euro et moi sommes les seuls survivants du traité de Maastricht», s'amusait-il récemment dans un entretien avec Libération. Président du conseil des ministres européens des Finances et de l'Economie dès 1991, il a contribué fortement à la mise en place de l'Union économique et monétaire.

À partir de 2005, il devient le premier président permanent de l'Eurogroupe, position qu'il quitte début 2013 avec «une petite nostalgie» mais non sans humour, déclarant que «toutes les choses ont une fin, seules les saucisses en ont deux».

L'année 2013 signe aussi la fin de son mandat de Premier ministre luxembourgeois. En poste depuis 18 ans, Jean-Claude Juncker est rattrapé par un scandale d'État autour des services de renseignements et préfère démissionner, évitant ainsi l'éventuelle humiliation d'un vote de défiance. Aux élections législatives d'octobre, le maire libéral de la ville de Luxembourg, Xavier Bettel douche les éventuels espoirs de retour de Juncker.

Une candidature qui rencontre des oppositions

Ses formules parfois assassines comme dans son interview en juillet 2012 donnée au Figaro dans lequel il se demande si  «la zone euro n'est-elle plus qu'une succursale de la République fédérale [allemande] ?»  pourrait freiner sa candidature. Comme en 2004 avec la présidence de la Commission et en 2009 avec celle du Conseil européen, où on lui avait préféré des candidats plus sages, rappelle Libération.

La chancelière allemande Angela Merkel ne verrait notamment pas d'un bon œil une candidature de Juncker, dont elle partage les couleurs politiques. D'après une source gouvernementale citée par Le Monde, Merkel, pourrait toutefois appuyer une candidature du Luxembourgeois s'il se présentait au poste de secrétaire général du Conseil de l'Europe, la principale organisation de défenses des droits de l'homme sur le Vieux continent et dont le siège est basé à Strasbourg.

À moins que Juncker ne se décide à briguer le poste de président du Conseil européen, à la place du Belge Herman Von Rompuy. Les deux hommes partagent le même bord politique et se sont rencontrés lundi pour une entrevue au sujet du futur. Un futur que le Luxembourgeois verrait peut-être bien à Bruxelles. 

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Commentaires
a écrit le 12/01/2014 à 11:01 :
Et nous?
On a notre mot à dire?
Réponse de le 12/01/2014 à 21:42 :
non c'est merkel qui choisit.

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