Athènes n'a "pas besoin de troisième plan d'aide" (Premier ministre grec)

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Conviction ou méthode Coué? Dans un entretien au tabloïd Bild, le Premier ministre grec Antonis Samaras a assuré que son pays n'avait pas besoin d'un nouveau plan de sauvetage, qui serait en préparation à Berlin.
La semaine dernière, l'hebdomadaire Der Spiegel assurait que le ministère des Finances allemand travaillait à la réalisation d'un troisième plan d'aide à Athènes, sans réduction de la dette.
Cette aide, accordée selon le journal avant les élections européennes de mai, comporterait soit une nouvelle restructuration de la dette, soit un nouveau programme de soutien. Le montant de cette nouvelle aide serait de 10 à 20 milliards d'euros.
La réponse d'Athènes, par l'intérmédiaire du Premier ministre Antonis Samaras, ne s'est pas faite attendre :
La Grèce a été le premier pays européen placé en 2010 sous assistance financière de la Troïka UE-BCE-FMI qui lui a accordé deux programmes de prêts d'un montant total de 240 milliards d'euros pour éviter la faillite, en échange de mesures drastiques d'économies qui pèsent lourdement sur le quotidien de la population.
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Face à une opinion très critique envers l'austérité, le gouvernement grec répète ne pas avoir besoin d'une nouvelle aide. Athènes rejette ainsi tout nouveau "mémorandum" sur un soutien financier mais demande l'allègement du poids de sa dette, en vertu d'engagements pris par ses partenaires européens en 2012. Ce qu'a rappelé Antonis Samaras dans l'interview à Bild :
Athènes table sur un excédent budgétaire primaire (hors service de la dette) pour 2013, qui sera "significatif", a insisté le premier ministre grec. "Avec nos progrès, nous dépassons dès maintenant toutes les attentes", a-t-il estimé.
"Il n'y a pas encore de chiffres fiables sur le déficit et le niveau de la dette pour 2013", a toutefois souligné ce week-end dans la presse allemande le directeur général d'Eurostat, Walter Radermacher. En attendant que l'office européen des statistiques livre ces données fin mars, "tous les autres chiffres qui sont annoncés ne sont que pure spéculation", a-t-il mis en garde.
La question de l'allongement de la maturité des emprunts grecs et d'une éventuelle baisse de leur taux "devra être abordée dans le détail en milieu d'année", a déclaré le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble dans une interview diffusée dimanche soir sur la chaîne de la télévision publique allemande ARD.
Le ministre a salué les "gros progrès" faits par la Grèce, tout en estimant qu'elle n'était pas tirée d'affaires.
Vers la fin du deuxième plan d'aide, qui se termine "à la fin de l'année, s'il y a un besoin financier particulier, et je suppose qu'il y a un certain besoin financier, nous serons prêts à parler de mesures supplémentaires si la Grèce a d'ici là répondu aux exigences", a-t-il dit.
Avant de poursuivre: "Concernant les réformes structurelles, la Grèce n'a pas encore fait tout ce que le Troïka estime nécessaire". D'où la volonté de l'Allemagne, notamment, de faire adopter un troisième plan d'aide.
Le Premier ministre grec, se son côté, a réfuté auprès du journal une information relayée une semaine plus tôt dans ses colonnes. Le Bild avait en effet expliqué que les Grecs possèdent en moyenne un patrimoine plus important que les Allemands.
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Les statistiques de la banque centrale allemande, la Bundesbank, sont "basée(s) sur des données de 2009 et ne reflète(nt) pas les conditions de vie réelles", a-t-il fait valoir, évoquant un taux de chômage passé à 27% de la population active et le recul de 40% en six ans du niveau de vie des Grecs.
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