Le paradoxe finlandais, symbole de l'impasse européenne

 |   |  1414  mots
En récession depuis deux ans, la Finlande veut à nouveau passer par l'innovation pour s'en sortir. Mais cela se fera par de la dépense publique. En février, la ministre des Finances Jutta Urpilainen n'a pas exclut d'outrepasser les traités européens en faisant progresser le déficit public.
En récession depuis deux ans, la Finlande veut à nouveau passer par l'innovation pour s'en sortir. Mais cela se fera par de la dépense publique. En février, la ministre des Finances Jutta Urpilainen n'a pas exclut d'outrepasser les traités européens en faisant progresser le déficit public. (Crédits : CC)
La Finlande vient de subir deux années de récession et trois de déficit commercial consécutives. Dans les années 1990, elle avait su se sortir d'une crise violente grâce à des réformes et des exportations soutenues par un affaiblissement de sa monnaie. Désormais, le seul levier restant est celui de la dépense publique, que la ministre des Finances Jutta Urpilainen n'exclut pas d'actionner.

Rien ne sert d'être compétitif si l'on n'a rien à vendre et que les clients font défaut. C'est un enseignement que l'on peut retirer des déboires de la Finlande. Le pays, cité en exemple pour sa bonne gestion des finances publiques et toujours noté AAA par les grandes agences de notation, traverse en effet une période difficile avec deux années de récession d'affilée au compteur.

Réformes à succès dans les années 1990

Tout devrait pourtant aller pour le mieux dans ce pays nordique membre de la zone euro, qui respecte à la lettre toutes les recommandations de Bruxelles. Après avoir traversé une crise financière sans précédent dans les années 1990, la Finlande s'était en effet mise au régime sec en réduisant drastiquement son déficit public.

Le gouvernement conservateur d'alors a par ailleurs mis les bouchées doubles sur les exportations, son point fort naturel. En sont ressortis deux fleurons : le secteur forestier et le champion de l'électronique Nokia.

"Dans les années 1990, la Finlande a mis en place un certain nombre de réformes structurelles dont des déréglementations et des dérégulations du marché du travail," raconte Christophe André, économiste et auteur du dernier rapport de l'OCDE sur l'économie du pays.

Innovation et dépréciation de la monnaie

Mais à l'époque, l'objectif de réduction des dépenses n'avait pas fait perdre de vue au gouvernement la nécessité d'investir dans l'innovation.

"Le principe de la compétitivité c'est d'avoir des salaires qui ne varient pas plus vite que la productivité. Pour les faire augmenter il faut augmenter la productivité, notamment grâce à l'innovation," résume Christophe André.

Par ailleurs, les difficultés de l'économie finlandaise avaient provoqué une dépréciation salutaire de la markka, la monnaie d'alors, de l'ordre de 40% qui avait permis aux produits finlandais d'être compétitifs. En clair, l'économie finlandaise a bénéficié d'un avantage sur les prix dans un premier temps, avant de réussir son pari de l'innovation. Le symbole de cette réussite est Nokia, premier fabricant au monde de téléphones mobiles à partir de 1998.

Dans un contexte de croissance mondiale favorable aux exportations, s'en sont suivies dix années de croissance ininterrompue. Assurant à l'État des rentrées fiscales régulières permettant de ne pas trop mettre à mal le système social. Résultat : une dette durablement fixée en dessous des 60% du PIB et un déficit public parfaitement maîtrisé.

Effondrement de deux piliers de l'économie

Sauf que ces deux dernières années, tout a déraillé. Nokia, tout d'abord, s'est effondré en raison de mauvais choix stratégiques au moment du virage vers le smartphone. Mauvais choix qui lui ont fait perdre sa place de numéro un mondial en 2011.

"Cela a provoqué un effondrement du secteur de l'électronique qui représentait pas loin de 6% du PIB. Désormais, on tourne autour de 2%," note Christophe André.

Les ventes de bois, pénalisées par l'euro fort, sont par ailleurs à la peine face à la concurrence accrue des pays émergents plus compétitifs en termes de prix. "Mais la Finlande ne pourra jamais s'aligner sur les émergents. La seule solution est d'innover", explique l'économiste de l'OCDE.  Sauf que la filière bois a raté le coche des biocarburants, qui auraient pu lui assurer de nouveaux débouchés. Quant au papier, autre dérivé de la forêt, il a souffert de l'arrivée du numérique.

Spirale dépressive

En fait, après tous ces efforts pour entrer dans les clous européens, le pays nordique est actuellement emporté dans une spirale dépressive. Malgré une économie conçue pour les exportations, la Finlande a aligné en 2013 son troisième déficit commercial annuel consécutif. Un déséquilibre pointé par la Commission européenne elle-même lors de la publication début mars de ses bilans approfondis des économies de l'Union européenne. Hormis un déficit commercial enregistré en 1990, le pays n'avait pas connu telle situation depuis... 1984.

Faute de débouchés, les entreprises n'investissent plus et embauchent moins. Le chômage se situe actuellement à 8,4% de la population active, à mi chemin entre l'Allemagne et la France.

"Les salaires avaient bénéficié d'une augmentation généralisée juste avant le début de la crise en 2007, ce qui a permis jusque là de soutenir la consommation. Désormais, ils stagnent", déplore Christophe André. Si bien que la consommation, moteur d'appoint de la croissance, s'est elle aussi contractée en 2013.

L'euro empêche d'actionner le levier monétaire

En fait, la Finlande souffre de la faiblesse de ses clients à l'export. La Russie, ancien partenaire commercial principal du pays, marque le pas. La Suède, désormais moteur des exportations finlandaises ne suffit pas à tirer l'économie du pays vers le haut.

Et ce n'est pas l'Allemagne, autre gros client de la Finlande, qui risque de tirer la demande extérieure finlandaise. Elle pourrait pourtant assurer de nouveaux débouchés à la production de métal, dernier point fort de l'économie du pays. Pressée sur le sujet en Europe, la première puissance exportatrice au monde se refuse en effet à favoriser sa demande intérieure. Ce qui pourrait pourtant tirer vers le haut des partenaires européens à la traîne suite aux consolidations budgétaires et à la faiblesse du crédit depuis le début de la crise en zone euro.

"La zone euro est toujours très fragile, cela va un peu mieux mais c'est encore loin d'être gagné", souligne l'auteur du rapport de l'OCDE.

Quant aux clients hors zone euro, la Finlande dispose de peu de marge de manœuvre sur des marchés qu'elle connaît bien comme les États-Unis ou la Chine, où elle se heurte à la concurrence de l'Allemagne, plus compétitive tant sur le hors coût que sur les prix. L'innovation et la baisse des coûts, comme dans la plupart des pays de la zone euro, sont donc les nouveaux nerfs de la guerre pour la Finlande... sans possibilité d'actionner le levier monétaire.

Innovation rime avec dépense publique

En ligne avec Bruxelles, le gouvernement a donc prévu d'optimiser les dépenses publiques, en rationalisant notamment un système de municipalités très coûteux. Une réforme des retraites a par ailleurs été annoncée pour faire face à l'inversion de la pyramide des âges. Et de nouvelles dérégulations sont aussi prévues sur le marché du travail. L'objectif de tout cela étant de redonner des marges de manœuvre aux entreprises en réduisant la pression fiscale. Mais le véritable espoir réside dans la révolution numérique. La Finlande compte dans ce secteur deux poulains prometteurs : Rovio et Supercell, tous deux spécialisés dans les jeux vidéos.

Or en Finlande, innovation rime avec dépense publique. Le secteur privé, lui, est pour l'heure peu enclin à prendre des risques. Le choix est donc cornélien. Réduire encore les dépenses sociales pour allouer des ressources à la recherche risquerait de sabrer un peu plus la consommation. Quant à augmenter les impôts, cela risque de peser sur le secteur privé, dans un pays où le niveau des prélèvements est déjà l'un des plus élevés de l'OCDE. Reste la solution du déficit public : ennemi historique d'Helsinki et de la Commission européenne.

Ne pas se mettre dans une "camisole de force"

"Vous n'êtes pas obligés de vous mettre dans une camisole de force," a déclaré à ce sujet Angel Gurria, le secrétaire général de l'OCDE en visite à Helsinki mi février. Pour lui, il faut pouvoir enfreindre (avec mesure) les règles d'endettement et de déficit maximums imposées par Bruxelles.

Une position que Jutta Urpilainen, la ministre finlandaise des Finances , a trouvé "très intéressante". "Nous verrons de combien et quand nous rééquilibrerons le budget de l'État dans les années à venir", s'est-elle même laissée allée, faisant voler en éclat les recommandations habituelles de la Commission européenne, autant que les diverses prises de position d'Helsinki pour une réduction drastique des dépenses publiques à l'adresse des pays du sud de la zone euro durant la crise.

Illustration Creative Commons by harritimonen

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 21/03/2014 à 16:02 :
lol
a écrit le 21/03/2014 à 9:10 :
A tous ceux qui s'étrillent sur Poutine ici,la City décerne de temps à autre un prix qui vous fait citoyen d'honneur de la City,Bush(père ou fils it is the question) et Poutine ont été les heureux récipiendaires.La City n'est pas une œuvre caritative que je sache.
a écrit le 20/03/2014 à 2:42 :
Propagande habituelle sans fondements et pro-Poutine de Godrev qui refait l'histoire comme son menteur de mentor. Les américains n'ont jamais envahi durablement aucun pays, contrairement à Staline qui a occupé la majeure partie de l'Europe alors que la Russie est déjà le plus grand pays au monde, ce qui en dit long sur ses conquêtes précédentes et qui continue avec Poutine avec la Géorgie, la Moldavie, la Crimée et bientôt plus. Ce dernier soutient des partis séparatistes anti Europe, anti Euro et anti Otan, type FN en France alignés sur sa politique pour pouvoir en faire des pays soumis comme la Biélorussie etc avec des dictateurs qui favorisent les entreprises russes, comme Yanoukovitch le faisait en Ukraine.
Réponse de le 22/03/2014 à 18:03 :
@propagande Au trollwagen local, mais que faites-vous là si loin de la rubrique auto où vous sévissez d'habitude en digne collaborateur du parti volkswagenérien pour tenter de ruiner nos français dans l' achat des produits à la fiabilité calamiteuse du groupe qui vous emploie ; Trollwagen, Volkswagen/audi, ça ne vaut plus grand chose, il faut vous résigner, le réinformateur que je suis le redis au collaborateur que vous êtes et jamais au grand jamais, si vous persévérez, vous ne serez digne d'intégrer le mouvement de libération nationale de notre maitre à tous, François ASSELINEAU, j'ai nommé l'UPR...!!!
Réponse de le 22/03/2014 à 18:43 :
@propagande Un non sujet comme toujours, Trollwagen....!!!
a écrit le 19/03/2014 à 9:42 :
la Danemark, la Suède et la Norvège qui n'ont pas l'euro vont mieux que la Finlande !!!!!!!!!!
Réponse de le 20/03/2014 à 2:33 :
Non la Finlande fait mieux que le Danemark. Elle est toutefois gênée par ses échanges avec la Russie. Rien à voir avec l'euro.
Réponse de le 21/03/2014 à 19:02 :
Plus que l'Euro dont la fin est maintenant acté c'est l'union europeenne qui conduits tout les pays vers le neant dont il faut sortir.
a écrit le 19/03/2014 à 1:32 :
La droite vient de perdre un nouvel porte-étendard de la "politique de responsabilité" chère aux banquiers et a la commission européenne. Ce pays qui administrait des leçons de bonne gestion a la Grèce et aux pays du sud se retrouve a devoir faire du déficit pour survire.
a écrit le 18/03/2014 à 19:24 :
@l'euro pas vraiment en cause mais.. hélas non, encore un jugement superficiellement pro européen et porté sans réfléchir... On se fera grignoter par Poutine, euh, non on se fait bouffer par les US qui tiennent les commissaires européens et les chefs d'état européens, "qui gouverne réellement la France et l'europe", sources UPR.fr . L'Europe c'est d'ailleurs la guerre instrumentalisée par les us dans leur tentative géopolitique de contraindre la Russie, on voit l'excellent exemple du moment, l'Ukraine après beaucoup d'autres. L'Otan a ceci d'extraordinairement nuisible qu'il nous lie à commettre, contre notre volonté, les vilaines actions bellicistes des américains , qu'il nous lie de facto avec les faiseurs de guerre tandis que de Gaulle nous avait fait sortir du commandement de l'Otan... L'Europe érigée contre la volonté des peuples français et néerlandais, ou quand on a désavoué la démocratie...
Réponse de le 19/03/2014 à 16:21 :
Merci tout est dit....
Réponse de le 20/03/2014 à 2:41 :
Propagande habituelle sans fondements et pro-Poutine de Godrev qui refait l'histoire comme son menteur de mentor. Les américains n'ont jamais envahi durablement aucun pays, contrairement à Staline qui a occupé la majeure partie de l'Europe alors que la Russie est déjà le plus grand pays au monde, ce qui en dit long sur ses conquêtes précédentes et qui continue avec Poutine avec la Géorgie, la Moldavie, la Crimée et bientôt plus. Ce dernier soutient des partis séparatistes anti Europe, anti Euro et anti Otan, type FN en France alignés sur sa politique pour pouvoir en faire des pays soumis comme la Biélorussie etc avec des dictateurs qui favorisent les entreprises russes, comme Yanoukovitch le faisait en Ukraine.
Réponse de le 25/03/2014 à 17:57 :
Petit rappel :
Staline était géorgien, son successeur, Béria, était abkhaze, Krouchtchev, qui a fait cadeau de la Crimée à l'Ukraine, était ukrainien, Brejnev était lui aussi né en ukraine.
La Russie a surtout service de réservoir de chair à canon à ces dictateurs.
a écrit le 18/03/2014 à 18:40 :
L'euro n'est pas vraiment en cause, il suffit de comparer l'économie assez proche du Danemark hors euro qui fait moins bien ou la situation des opérateurs du bois au Canada hors euro également. Par contre la situation avec la Russie notamment nous rappelle la nécessité d'une forte consolidation de l'Europe vers une forme entre Confédération et Fédération selon les aspects avec une défense commune. A défaut on se fera grignoter sur de nombreux plans par Poutine dont les actes confirmentles ambitions au dépend de l'Europe. Et l'euro est indispensable à l'Europe.
a écrit le 18/03/2014 à 16:58 :
Une dévaluation de 40% pour soutenir une économie est une action à courte vue car l économie ne gagne pas en productivité mais vend artificiellement sur des prix déflationnés..mais que l inflation y compris des salaires rattrape vite ....et annule cet avantage fictif ....Grâce à l euro ..la Finlande tient encore le coup et ne mérite plus son triple AAA depuis des lustres. Une économie basée sur 2 secteurs ne résiste pas longtemps
Réponse de le 18/03/2014 à 18:10 :
Les promoteurs de l'euro nous avait fait miroiter tout le contraire de ce qui arrive : prospérité, emplois, convergence et harmonisation, coopérations renforcées ...
Réponse de le 20/03/2014 à 2:50 :
En quoi une monnaie type euro est responsable de la situation de la zone euro ? N'inversez pas les causes. De nombreux pays ne sont pas dans l'euro et ont des problèmes bien pires avec hausse de l'inflation, des taux, de l'endettement (Argentine, Vénézuela, Turquie, Ukraine etc). La surévaluation de l'euro et l'absence de possibilité de faire du papier monnaire impactent qu'en faible part les causes fondamentales de la situation européenne qui n'est pas unique au monde. La mondialisation et le niveau de vie comparatif ont eu bien plus d'impacts sur l'Europe qu'une surévalusation relative et variable de l'euro qui a souvent tout autant d'avantages (importations etc) sinon plus et alors qu'une part très importante de nos échanges se font en zone euro.
a écrit le 18/03/2014 à 16:24 :
C'est un peu fort de désigner encore l'Allemagne comme grand méchant de l'histoire. L'Allemagne ne concurrence certainement pas la Finlande ni pour le bois ni pour le papier pas plus que pour les métaux, les téléphones ou les jeux vidéos. La compétitivité relative de ces pays ne joue donc pas de rôle. On ne peut pas espérer non plus que les allemands achètent en masse des Nokia que plus personne dans le monde ne veut. Pourquoi regarder le cas très particulier de la Finlande, petit pays fortement dépendant (à la hausse comme à la baisse) du destin de Nokia, pour vouloir en un faire un cas d'école pour toute l'Europe?
a écrit le 18/03/2014 à 15:17 :
l'économie française n'est pas compétitive ? celles des pays club med non plus ? ... Moi, prof agrégé, je vous dis : on shoote l'euro et il n'y a plus de problèmes !
...Comme s'il suffisait de casser le thermomètre pour faire tomber la fièvre...
La France est dans les choux avec ou sans l'euro ! Et si on acceptait simplement que la France flamboyante du Général et des 30 Glorieuses est morte avec les chocs pétroliers... Et si on reconnaissait aussi que la France n'est pas un pays si invivable... La preuve ? On y vit encore et on n'a aucune intention de partir en Chine, en Russie ou au Bangladesh !
Réponse de le 18/03/2014 à 15:50 :
l'euro n'est pas le thermomètre mais le problème.
Réponse de le 18/03/2014 à 16:27 :
Malheureusement il n'y a pas que la France, la preuve en est avec la Finlande, pourtant les pays nordique on tjs été cités en exemple pour leur sérieux budgétaire ces dernières années, mais qui à cause de l'euro, ne suffit pas, car nous sommes trop cher, c'est tout. Soit tu produits pour l'Europe, et là les coûts passent mieux, soit tu es obligé d'innover afin que le surcoût soit compensé.

Seulement innover, pour certains secteurs ça reste difficile, surtout en ces temps de disette budgétaire. Le seul pays qui soit réellement content de l'Euro est l'Allemagne, mais c'était déjà le pays avec la monnaie la plus forte à l'époque de l'introduction de l'Euro.
Réponse de le 18/03/2014 à 18:44 :
Trop facile de dire c'est l'euro, le Danemark fait globalement moins bien hors euro. Voir également tous les pays dont la monnaie chute actuellement et les impacts : inflation, hausse des taux, de l'endettement etc
Réponse de le 19/03/2014 à 16:25 :
On a serait la avec ou sans l'euro... Trop de corruption, trop d'influence Des USA dans nos affaires europeurne et bien trop en France et surtout pas de reformes fiscale
a écrit le 18/03/2014 à 15:09 :
La Finlande a tout de même annoncé que si elle devait remettre de l'argent dans un plan de sauvetage, elle quitterait direct l'euro. On se demande d'ailleurs ce que fait la Finlande dans l'Euro, vu que c'est un pays du groupe scandinave qui semble très attaché, pour chaque pays, à conserver sa monnaie.
Réponse de le 18/03/2014 à 16:01 :
Pour info, la Finlande n'est pas du tout Scandinave (DK,S, N), voyez déjà la langue. Elle est nordique, comme ses voisines.
Réponse de le 18/03/2014 à 18:59 :
Ce n'est pas la Finlande qui a indiqué qu'elle ne souhaitait plus participer à des plans de sauvetage et sinon sortir de l'euro mais seulement un parti politique finlandais dans le cadre de pressions pour négocier, grosse différence. Pour info également le Danemark souhaite rejoindre l'euro et la Suède l'utilise dans de nombreux cas et villes (Haparanda, Stockholm etc), tout est question d'intégration européenne car la Suède se souvient des crises et conséquences d'être hors euro et les référendums dans les différents endroits de Suède étaient proche d'une adoption mais il y a vait beaucoup de bulletins blancs d'indecis. Donc les Nordiques pas si attachés à leur monnaie mais plutôt 50/50, le fait d'être proche zone euro et dollar n'étant pas un long fleuve tranquille (voir votes et sondages au fil du temps)
a écrit le 18/03/2014 à 14:30 :
L'Histoire et ses pieds-de-nez:...Voici que ces mêmes dirigeants Finlandais qui culpabilisaient avec acharnement le Portugal pour son déficit et son endettement au début de la crise en 2007, se retrouvent aujourd'hui à leur tour de l'autre côté du miroir!...
a écrit le 18/03/2014 à 14:15 :
Un exemple très particulier qui ne prouve rien et pas sujet à généralisation.
Nokia a fait de mauvais choix et dans son cas, Euro fort ou pas cela n'aurait rien changé.
Le bois étant un domaine à faible valeur ajoutée, il parait difficile pour un pays à hauts salaires de résister à la concurrence des pays émergents.
Bref, un cas particulier d'un petit pays où l'évolution d'une seule entreprise remet en cause les équilibres nationaux.
Ceci-dit, cela n'enlève rien au fait que l'Euro est surévalué et rend caduque tout effort de compétitivité.
a écrit le 18/03/2014 à 12:09 :
Une devaluation de l euro est necessaire...
Réponse de le 18/03/2014 à 16:17 :
Une SORTIE de l'EURO et de l'UE est VITAL.
Réponse de le 18/03/2014 à 19:05 :
Mais non une sortie de l'euro ne règle rien, il faut arrêter d'être simpliste. C'est comme dire à un malade qu'il lui faut une bonne saignée ou que c'est le poumon ! Combien de pays dans le monde sont hors euro et voient leur monnaie chuter, l'inflation, hausse des taux et endettement bondir. Chaque fois plusieurs paramètres sont à prendre en compte et les cas sont différents. Ce n'est pas la monnaie le principal problème d'un pays la plupart du temps.
a écrit le 18/03/2014 à 11:42 :
On ne pourra pas dire que l'euro n 'aura pas apporté la prospérité à la zone euro. LE CAS FINLANDAIS EST ENCORE UNE PREUVE
Réponse de le 18/03/2014 à 12:55 :
Les doubles négations transforment vos phrases en bouillie pour chat...
a écrit le 18/03/2014 à 11:25 :
A méditer pour nos "élites" : Rien ne sert d'être compétitif si l'on n'a rien à vendre et que les clients font défaut
a écrit le 18/03/2014 à 11:04 :
La Finlande n'est-elle pas un pays fortement écolotisé (taxe carbone etc.)?
A force de mettre des boulets à l'industrie et l'économie...
Et puis, certains écolos sont pour la décroissance, nous y voilà.
Réponse de le 18/03/2014 à 11:40 :
vous avez tout compris vous. Bientôt vous allez nous dire que l'euro est formidable mdr
Réponse de le 18/03/2014 à 12:52 :
@mdr : Je n'aurai pas dit mieux ;)
Réponse de le 18/03/2014 à 19:12 :
@ Voltaire : la taxe carbone mis en place en Finlande a permis au pays de faire des avancées marquées notamment dans les énergies renouvelables et de réduire fortement sa dépendance aux énergies fossiles et à leurs fluctuations de prix : http://www.energies-renouvelables.org/observ-er/html/inventaire/pdf/15e-inventaire-Chap03-3.5.7-Finlande.pdf
a écrit le 18/03/2014 à 10:56 :
Comprendre l'impasse européenne en regardant les conférences passionnantes de François Asselineau : http://www.upr.fr/conferences-en-ligne . L'UE nous mène à la ruine, à la guerre et à la dictature. Il suffit de regarder les faits objectivement pour s'en rendre compte.
a écrit le 18/03/2014 à 10:49 :
en résumé la Finlande sans l'euro s'en sort
la Finlande avec l'euro ne s'en sort pas
Réponse de le 18/03/2014 à 12:51 :
Doucement quand même, quelqu'un pourrait comprendre ce que vous dites.
Réponse de le 18/03/2014 à 15:52 :
OUI SHUT !!!!
a écrit le 18/03/2014 à 10:40 :
c'est l'orthodoxie budgétaire imposée ponctuellement par l'Europe (ou à l'Europe) alors que celle-ci ne s'applique pas du tout - par exemple - aux USA et au Japon. Evidemment si l'euro baissait un peu cela aiderait l'industrie du bois finlandaise, mais il ne faut pas trop se faire d'illusions. Saviez-vous que la France qui a une des plus grandes forêts d'Europe a une balance commerciale extrêmement déficitaire en matière de bois ?
Réponse de le 18/03/2014 à 10:54 :
La forêt française n'est pas industrialisée et elle est morcelée. Qui plus est, acheter une forêt est un bon moyen d'obtenir un abattement à l'ISF ou de transmette un patrimoine avec un réduction des impôts sur la succession. Comparons ce qui est comparable ...
Réponse de le 18/03/2014 à 11:38 :
merci l'euro
Réponse de le 18/03/2014 à 12:05 :
si la France et la Finlande n'arrivent plus à vendre de bois. Les causes sont multiples, mais l'Euro n'est pas du tout la plus importante.
Réponse de le 18/03/2014 à 13:02 :
Avec un euro frisant les 1.40 dollars américains (alors que pour notre économie nationale on devrait dévaluer d'environ 30%), aucune marge de manoeuvre du coté monétaire (bloqué par le concept de monnaie unique pour des économies différentes, le tout géré de concert entre la BCE et la Bundesbank), ni coté fiscal (pour faire une augmentation des investissements, ou payer une réforme sociale, il faut demander l'avis de la Commission Européenne, une grande avancée de ce gouvernement dirons-nous, ce qui est fort de café).

Certes, ce n'est pas le seul problème de notre économie (je ne m'avancerai pas pour l'économie finlandaise) mais c'est quand même une belle chape de plomb que l'euro.
a écrit le 18/03/2014 à 10:08 :
Cela montre bien l'absurdité de ces pays érigés en "modèles" : Finlande, Espagne, Irlande... Allemagne actuellement. Ils s'en sortent au détriment des autres ! Mais tout le monde ne peut pas être tout le temps exportateur net au top de l'innovation.
Réponse de le 18/03/2014 à 12:56 :
Au top de l'innovation ? Euh... Joker ?

Plus sérieusement, l'euro a été crée pour intégrer davantage l'Allemagne à l'Europe, il est donc normal que seules l'Allemagne et l'Autriche (qui a la même structure étatique et économique) s'en sortent. Vous pouvez tous applaudir le précédent président de la république socialiste, car force est de constater que l'euro est une grande réussite.
Réponse de le 18/03/2014 à 14:54 :
effectivement l'Euro a été dealé contre la réunification de l'Allemagne pour pouvoir lui mettre un boulet au pied et nous faire profiter de taux bas. De ce point de vue c'est effectivement une réussite, mais incomplète, car la mise en place devait entraîner la convergence fiscale et sociale et on en est encore très loin. Du fait de la crise, on converge, pas comme nous autres Français l'aimerions, mais ça avance lentement.
Réponse de le 18/03/2014 à 18:20 :
En effet, Le meilleur moyen pour contrôler l'Allemagne était la construction européenne, lui mettre un boulet au pied afin de l’empêcher d'être hégémonique...
On voit le résultat aujourd'hui...Et il n'y a plus d'Entente Cordiale pour contre- balancer une Allemagne toute puissante, on va le payer chèrement.
a écrit le 18/03/2014 à 9:59 :
l'euromark est un échec absolu. Il est évident que ça détruit les pays sauf l'Allemagne. Il n y a plus que les idiots pour y croire
a écrit le 18/03/2014 à 9:43 :
Les problemes sont structurels et n ont rien a voir avec l Euro.
meme en devaluant de 30 %, les ventes de Nokkia et de bois pour le papier ne repartiront pas. Les Suomi doivent trouver autre chose !
Réponse de le 18/03/2014 à 9:57 :
pourquoi ? avant ils ont fait baisser leur monnaie et ça a marché
Réponse de le 18/03/2014 à 10:09 :
Ah bon, vous êtes sûr de ce que vous dites ???
Réponse de le 22/03/2014 à 15:10 :
D'un côté, un article étayer, de l'autre un commentaire anonyme sans arguments...qui croire ?...
a écrit le 18/03/2014 à 9:35 :
Angela Merkel "L'Europe représente aujourd'hui à peine plus de 7% de la population mondiale, environ 25% du PIB mondial et doit financer 50% des dépenses sociales au monde".

Tout cela ne peut plus continuer.
Réponse de le 18/03/2014 à 9:55 :
vous avez raison. vous devriez refuser la secu.
Réponse de le 18/03/2014 à 16:29 :
il est près à baisser sa retraite future ou passée pour l'euro.
a écrit le 18/03/2014 à 9:29 :
Que voilà un article clair qui démontre que gouverner un pays avec succès nécessite une compétitivité à rechercher dans la déflation sociale et la cavalerie financière, et si possible monétaire. Bravo !
a écrit le 18/03/2014 à 9:21 :
Quand, sur un même bateau, la règle est "chacun pour soi", à la fin tout le monde coule.
a écrit le 18/03/2014 à 8:46 :
Si même les bons élèves de la classe ne s'en sortent pas ou allons nous.
a écrit le 18/03/2014 à 8:29 :
Bonjour,

Ils nous avaient dit que l'euro nous apporterait croissance et plein emploi, ils se sont tous trompés si j'en crois cet article:
http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/noel-2013-appauvrissement-et-145425

Et aujourd'hui,s'il nous venait l'idée saugrenue de quitter cette machine technocratique qu'est L'UE et qui brise l’économie de nos pays, ces même personnes nous prédisent l'apocalypse.

doit-on les croire une seconde fois ?
Réponse de le 18/03/2014 à 8:41 :
libre à vous de "croire" ou pas ,mais nous avons vécu pendant des siècles sans l'euro et bien des pays en ont fait autant ,la prédiction apolalyptique cache en fait leur intéret financier et rien d'autre a maintenir contre vent et marées un système qui ne peut fonctionner que sur la base d'une mondialisation ou tout les pays seraient a économie et richesse comparable,(c'est la tare de la pensée socialiste) ce qui n'est a l'évidence pas le cas
Réponse de le 18/03/2014 à 9:35 :
Entièrement d'accord, le plus extraordinaire à croire est la soumission des gouvernants de tous les pays au génocide social du système ; sauf la Chine, le Japon, l'Allemagne, qui d'autre ?
Réponse de le 18/03/2014 à 9:50 :
@FXH Sortir vite de cette horreur économique que constitue cette union liée aux intérêt transatlantiques et qui brade ses richesses et ses peuples... L'UPR est le seule parti qui couche la sortie de l'UE dans son programme par la mise en oeuvre de l'article 5O du TUE et en actant aussitôt la sortie pour la défense des français. Le site UPR est riche d'informations sur les conséquences de la sortie de l'Union et de plus, maintenant une ligne est ouverte pour répondre directement aux questions des français sur ce sujet.
Réponse de le 18/03/2014 à 9:52 :
@yokikon soumission parce que corruption par les us, il n'y a pas d'autres raisons, voir "qui gouverne réellement la france et l'Europe", édifiant...
a écrit le 18/03/2014 à 8:25 :
Les gros niais se rendent compte que les politiques déflationnistes provoquent la récession, voire la dépression généralisée quand tous les moteurs de la croissance mondiale s'éteignent les uns après les autres !

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :