Nigel Farage, le porte-drapeau des eurosceptiques britanniques

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"Vous n'avez pas fini d'entendre parler de nous", a lancé triomphalement Nigel Farage après la victoire de l'Ukip (pour UK Independence Party) eurosceptique aux Européennes, à un an des élections législatives. Son parti arrive en tête des élections au Royaume-Uni avec 29% des voix, devançant les travaillistes du Labour et les conservateurs, respectivement à 25,4% et 23,8% des suffrages.
Si son parti populiste et eurosceptique a longtemps assimilé à la droite extrême, Nigel Farage fait tout son possible pour le rendre respectable, désavouant voire limogeant ceux qui sapent ses efforts.
Le patron de l'Ukip âgé de 50 a pourtant récemment commis lui-même un faux pas. Ses commentaires élogieux en pleine crise ukrainienne sur le président russe Vladimir Poutine -"le dirigeant, pas l'être humain"- ont été diversement appréciés. Un dérapage qui rappelle celui de Marine Le Pen qui a qualifié le dirigeant russe de "patriote", "attaché à la souveraineté de son peuple".
Les rangs de "son armée populaire" grossissent pourtant à vue d'œil, avec l'afflux d'électeurs conservateurs et travaillistes déçus. Vingt ans après sa création, l'Ukip revendique quelque 36.000 adhérents, majoritairement masculins et âgés de plus de 50 ans. Nigel Farage séduit les classes inférieures et moyennes. "Lui, parle vrai", disent ses adeptes.
Père de quatre enfants, remarié à une Allemande, il se définit comme libéral. Dans un ouvrage sur "la Révolte au sein de la droite", Matthew Goodwin et Robert Ford décortiquent "une véritable insurrection menée en dehors du système des partis établis".
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"Nous sommes sur le bon chemin", jubile l'ex-trader qui a miraculeusement survécu à un gravissime accident de la route, à un cancer des testicules et à l'accident de son avion biplace empêtré dans la bannière électorale qu'il tractait, en 2010.
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