Cameron veut bien travailler avec Juncker mais avec des "objectifs distincts"

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Malgré un échec dans sa tentative d'éviction de Jean-Claude Juncker, David Cameron compte bien tout mettre en oeuvre pour réformer le lien de son pays avec l'UE. | Reuters
Malgré un échec dans sa tentative d'éviction de Jean-Claude Juncker, David Cameron compte bien tout mettre en oeuvre pour réformer le lien de son pays avec l'UE. | Reuters (Crédits : reuters.com)
Le Premier ministre britannique s'est dit prêt à traiter avec Jean-Claude Juncker, nommé vendredi à la présidence de la Commission européenne malgré l'opposition de Londres.

Cela semblait impossible il y a quelques jours et pourtant. Le Premier ministre britannique David Cameron s'est dit lundi dans une tribune au Daily Telegraph prêt à travailler avec Jean-Claude Juncker, dans une relation "équilibrée".

À l'issue du vote du Conseil européen, David Cameron avait parlé d'une "grave erreur" susceptible de nuire au maintien de la Grande-Bretagne au sein de l'Union.

>> Analyse : Qui est le grand perdant du Sommet européen, Hollande ou Cameron ?

"Lors de sa campagne, Jean-Claude Juncker s'est dit prêt à répondre aux préoccupations du Royaume-Uni et son manifeste s'engage à travailler pour obtenir un accord équitable [avec notre pays]. Si par accord équitable nous pouvons convenir que -chacun à son rythme- nous nous dirigeons vers des objectifs distincts, alors il y a possibilité de travailler ensemble."

Une intégration plus poussée à l'Eurozone "inévitable"

Malgré un échec dans sa tentative d'éviction de Jean-Claude Juncker, David Cameron compte bien tout mettre en oeuvre pour réformer le lien de son pays avec l'UE.


François Hollande commente la nomination de Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne.

 

"La défaite Juncker n'est pas un coup fatal. La Grande-Bretagne militera pour le changement en Europe", souligne le chef du gouvernement. Et d'ajouter :

"Je ne m'oppose pas à une intégration plus poussée au sein de l'Eurozone. Je pense qu'elle est inévitable. Les membres de l'Eurozone doivent prendre leurs décisions. Mais je sais que les Britanniques ne veulent pas en faire partie.

Tout au long de la campagne pour choisir le nouveau président de la Commission, Cameron avait livré bataille contre Juncker, soulignant qu'il était "la mauvaise personne" pour diriger cette institution.

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Commentaires
a écrit le 30/06/2014 à 15:36 :
Les Anglais ont toujours, EUX, défendu leurs intérets.

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