Juncker détaillera "avant Noël" le plan de 300 milliards d'euros d'investissements

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Ce plan d'investissement ne peut cependant pas être financé par un endettement supplémentaire rappelle l'ancien Premier ministre luxembourgeois.
Ce plan d'investissement ne peut cependant pas "être financé par un endettement supplémentaire" rappelle l'ancien Premier ministre luxembourgeois. (Crédits : reuters.com)
Alors que le Parlement européen s'apprête à voter ce mercredi l’investiture de la future Commission européenne, présidée par Jean-Claude Juncker, ce dernier assure qu'il présentera son programme d'investissement avant Noël.

Le président du groupe des libéraux Guy Verhofstadt, le juge déjà insuffisant, les Sociaux-démocrates y placent leurs espoirs... Le programme d'investissement a beau diviser, il est en tout cas très attendu par des pays comme la France pour doper la croissance.

Jean-Claude Juncker s'est adressé ce mercredi au Parlement européen pour préciser sa feuille de route et appeler les députés à lui accorder leur confiance, à quelques heures du vote d'investiture de sa nouvelle équipe :

"Je ne vous décrirai pas ici le contenu de ce train de mesures. Comment le pourrais-je, d'ailleurs, lorsque les membres de ma nouvelle équipe ne se sont pas encore rencontrés pour en discuter? Je vous demanderai juste de me faire suffisamment confiance. Vous avez ma parole que les membres de ma Commission et moi-même nous attellerons jour et nuit à cette tâche dès notre entrée en fonction.Si vous nous apportez votre soutien aujourd'hui, nous vous soumettrons ce train de mesures d'ici Noël. Cela n'est pas une promesse, c'est une affirmation."

Stimuler l'investissement privé

Ce plan d'investissement de 300 milliards d'euros ne peut cependant pas "être financé par un endettement supplémentaire" rappelle l'ancien Premier ministre luxembourgeois. "Nous devons veiller à ce que, par l'utilisation intelligente de crédits publics, l'investissement privé soit stimulé. Le monde économique doit se stabiliser", a-t-il dit.

Une ambition partagée par des pays clés de l'Union comme la France et l'Allemagne. Paris et Berlin se sont engagés lundi dernier à compléter ce plan européen en émettant prochainement des propositions communes pour stimuler les investissements. Malgré leurs divergences sur les moyens d'y parvenir, les ministres de l'Economie et des Finances des deux Etats ont prévu de présenter un document commun d'ici décembre. Le calendrier de fin d'année s'annonce chargé de projets pour relancer la croissance européenne.

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Commentaires
a écrit le 22/10/2014 à 12:53 :
On n'investira pas en France tant que l'on peut délocaliser le travail et "rapatrier" les produits, on n'investira pas en Europe tant que l'on peut délocaliser le travail et rapatrier les produits...etc par contre la guerre commerciale fera bien des ravages!
Réponse de le 22/10/2014 à 21:38 :
Sauf si on fait des produits innovants a haute valeur ajoutée, ce que la France sait parfaitement faire, n'en déplaise aux vieux chagrins !!!!

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