L'euro a atteint son plus bas depuis mars 2006 face au dollar

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L'euro a atteint 1,1861 dollar ce lundi matin
L'euro a atteint 1,1861 dollar ce lundi matin (Crédits : KACPER PEMPEL)
Dans la matinée, l'euro a atteint 1,1861 dollar, du jamais vu depuis un peu moins de neuf ans. La politique monétaire et la Grèce ont pesé sur le cours de la monnaie unique.

L'euro est à nouveau en baisse. Ce lundi 5 janvier au matin, l'euro a atteint 1,1861 dollar, son plus bas niveau depuis mars 2006. En fin de matinée, cependant, il était remonté au-dessus de son niveau de vendredi soir à 1,1957 dollar.

Pourquoi l'euro baisse ?

Reste à savoir pourquoi l'euro reste sous pression. Deux explications sont possibles : le risque de « Grexit », de sortie de la Grèce de la zone euro après les élections du 25 janvier prochain et l'approche d'une annonce par la BCE de rachats massifs de dette souveraine (le fameux « QE »). Selon les opérateurs du marché des changes, la seconde raison joue un rôle beaucoup plus important que la première. Ainsi, Richard Grace, stratégiste monétaire à la Commonwealth Bank, estime dans le Wall Street Journal, que « je n'attribuerais pas le déclin de ce lundi matin aux développements politiques grecs. »

L'effet QE

Il est vrai que le QE, s'il est mis en place, aura un impact direct sur les euros en circulations. Compte tenu de l'échec des méthodes appliquées jusqu'ici, ce QE serait la seule manière efficace pour pouvoir gonfler le bilan de la BCE de 1.000 milliards d'euros comme l'a promis Mario Draghi. Les déclarations du président de la BCE ce week-end ont rendu l'hypothèse d'un lancement du QE dès la prochaine réunion du conseil des gouverneurs le 22 janvier prochain, plus réaliste que jamais. Du coup, chacun vend de l'euro pour éviter de subir la chute à ce moment-là. Et comme en ce 5 janvier, les volumes sont faibles, les mouvements s'amplifient.

L'effet Grexit

Reste que la crise grecque n'est pas sans influence sur l'euro. Une sortie de la Grèce de la zone euro est certes fort improbable, mais Berlin a, ce week-end, joué avec l'hypothèse et sans doute, certains en ont, ce lundi matin, tiré les conséquences. Autrement dit : pour certains opérateurs de marché, un « Grexit » n'est pas neutre sur la valeur de l'euro. Surtout, une telle hypothèse affaiblirait le caractère irréversible de l'euro, il ouvrirait une période d'incertitude pour toute la zone euro. La baisse de l'euro de ce lundi matin semble donner tort à l'argumentaire d'Angela Merkel selon lequel le Grexit serait surmontable...

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Commentaires
a écrit le 07/01/2015 à 7:26 :
Il faut profité de cette baisse pour vendre un maximum nos productions vers l'internationale.
a écrit le 05/01/2015 à 19:38 :
C'est beau de voir une monnaie commune "forte"...
Réponse de le 06/01/2015 à 3:06 :
Après la tempête le beau temp
a écrit le 05/01/2015 à 18:44 :
Rire ! oui ! tout le monde se plaignait d'un euro trop fort ! De quoi vont-ils se plaindre maintenant ? même le prix du pétrole dévisse toujours.
La seule croissance possible c'est la relance par les salaires, les retraites et les minimas sociaux. Le CICE est englouti sans la moindre création d'emploi et le pacte d'irresponsabilité n'en créera pas plus.

Hop c'est parti pour la parité dollar/euro
Réponse de le 05/01/2015 à 19:40 :
Moi j'ai pas constater de baisse des prix des produits importés... Comment ce fait il que l'IPHONE fabriqué en Chine puis fini d'être assemblé en Amérique soit toujours au même prix?
Réponse de le 06/01/2015 à 18:02 :
Si l'euro se déprécie le prix des importations augmente hein... Et si les prix pour le consommateur ne bougent pas c'est juste que les importateurs prennent pour l'instant la hausse sur eux.
a écrit le 05/01/2015 à 18:06 :
Hé bien on va voir si les belles incantations de la Commission européenne ou de notre gouvernement se réalisent (il faut que l'euro baisse au-dessous de 1,24 euro/dollar pour que la croissance revienne...).
a écrit le 05/01/2015 à 17:13 :
Décrite comme une chute terrible et grave, la baisse de l'Euro contre dollar, etc..., est une vraie bonne nouvelle en fait : l'Europe va exporter un peu plus et un peu mieux, et va ou moins importer, ou importer plus cher et reflater un peu son économie.
Bref : que du bon.
Et çà agace un max les ayatollahs de l'Euro fort, qui défendent depuis trop longtemps leur pouvoir d’achat en fabricant des chômeurs.
Et encore plus les américains, qui voient d'un très mauvais oeil cette monnaie européenne ringarde concurrencer leur monnaie impériale.
Gningningnin hein !
Réponse de le 05/01/2015 à 17:48 :
@ Asimon, Vous mentionnez les effets benefiques d'un euro bas mais pas les inconvenients. Quand est il des achats de petrole qui se fait en USD? Qu'en est il des entreprises francaises qui son passé a l'etranger. Vous avez vu St Emlion, Club Med....c'est chinois.
Réponse de le 05/01/2015 à 20:48 :
@ John G

Avec un Euro faible , le mieux c' est de relocaliser . Le duel n' est qu' Euro / Dollar , la parité avec les autres monnaies reste stable .
a écrit le 05/01/2015 à 16:37 :
En 2002, nous étions à 1€ = 1 $us ....
a écrit le 05/01/2015 à 16:27 :
à la création de l'€uro , nous étions presque à la parité 1 pour 1.... il y a encore de la marge..!!
Réponse de le 05/01/2015 à 16:40 :
Les USA qui ont toujours été contre la création de l'€uro... ont tout fait pour avoir un $us bas pour anéantir nos exportations européennes avec un € fort
Réponse de le 05/01/2015 à 17:00 :
Les USA non jamais était contre l'euro qui leur facilitait un accés plus facile au marché européen!
Réponse de le 05/01/2015 à 20:50 :
@Gilles; L'euro a été lancé à 1,19. On est donc au prix du lancement :-)
a écrit le 05/01/2015 à 16:10 :
n'ayant aucune compétence en matière économique, je me contente de constater que la banque centrale américaine a multiplié les QE depuis 2008, et apparemment cela a produit ses effets sur l'économie américaine, qui redémarre assez vigoureusement. Question bête: pourquoi se priver de cette possibilité en Europe si les effets sont à terme bénéfiques ? Un petit bémol cependant, comment sortir progressivement du cycle des QE sans pénaliser en retour l'économie ?
a écrit le 05/01/2015 à 15:04 :
LA DETTE C EST LA BAISSE DU NIVEAU DE VIE!
Depuis quand le but d'une société c'est de faire baisser les salaires, augmenter le chômage, la pauvreté, baisser la monnaie, faire des déficits sans croissance et prôner l'inflationnisme...
a écrit le 05/01/2015 à 14:54 :
Nom de Dieu, mais qu'est-ce que se passe ? z'avez vu le CAC40 aujourd'hui ? après des jours de baisse consécutive, aujourd'hui c'est la dégringolade pour de bon : - 1.28% !!!

Hé oui les amerloques et leur fonds de pension se vengent des propos d'Hollande à la réunion d'aujourd'hui entre la Russie, l'Allemagne, la France et l'Ukraine ? aie aie aie….
Réponse de le 05/01/2015 à 16:43 :
Il est à -2.58% à l'heure actuelle et c'est pas fini.
Réponse de le 05/01/2015 à 19:45 :
Tant mieux, il n'y a pas de raison qu'il n'y ait que les travailleurs qui perde durant cette crise. Après tout c'est bien ces personne et leur façon de gérer les actions qui nous plonge et nous garde dans cette crise et détruisent nos emplois en faisant délocaliser les entreprises pour garder le prix des actions à la hausse...
a écrit le 05/01/2015 à 14:07 :
La parité le plus rapidement possible ,voir légèrement inférieur et là c' est le graal . Les Us pris à leur propre jeu.
a écrit le 05/01/2015 à 12:21 :
les pays du sud agisse pour l'impression d'un maximum d'euros..
pour leur permettre de rembourser leur dette astronomique par de l'inflation..
les seule perdant sont les allemands qui accumule des euros avec leur balance commerciale exedentaire.
c'est la victoire des cigales contre les fourmis.
Réponse de le 05/01/2015 à 14:38 :
Vous avez bien appris la leçon allemande. continuez ...
Réponse de le 05/01/2015 à 20:03 :
les petit epargnants non pas besoin de l'allemagne pour savoir ou est leur interet.

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