Varoufakis va rencontrer Schäuble, dégel en vue entre Athènes et Berlin

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Yanis Varoufakis, nouveau ministre grec des Finances, rencontrera son homologue allemand Wlfgang Schäuble.
Yanis Varoufakis, nouveau ministre grec des Finances, rencontrera son homologue allemand Wlfgang Schäuble. (Crédits : Reuters)
L'Allemagne et la Grèce vont enfin s'adresser la parole pour la première fois depuis l'élection d'Alexis Tsipras. Jusque-là, les deux pays se sont défiés par médias interposés. Les marchés semblent entrevoir un accord. Et ils exultent.

La Grèce et l'Allemagne vont se parler! Après le froid jeté par l'élection à la tête de la Grèce d'Alexis Tsipras, grand pourfendeur de l'austérité en Europe, l'Allemagne, auto-proclamée gardienne de l'orthodoxie budgétaire, va finalement recevoir son ministre des Finances.

Depuis dix jours donc, les deux pays s'invectivaient par médias interposés: les premiers réclamant une restructuration de la colossale dette d'Athènes (175% du PIB), tandis que les seconds jouaient la carte du refus et de la fermeté.

L'Allemagne n'était pas au programme

Avec son premier gouvernement, Alexis Tsipras, le leader du parti de la gauche radicale Syriza devenu Premier ministre, a organisé une série de rencontres avec les dirigeants européens. Il a ainsi annoncé qu'il rencontrerait François Hollande mercredi, après avoir fait une étape à Rome. De son côté, son ministre des Finances, Yanis Varoufakis, était en déplacement à Paris pour rencontrer Michel Sapin, ministre des Finances.

Le programme ne comportait aucune escale en Allemagne, signe d'une méfiance réciproque.

Samedi, Yanis Varoufakis a même tenté la surenchère en menaçant de refuser l'enveloppe de 7 milliards d'euros qui doit être prochainement versée par la Troïka à la Grèce, faisant ainsi courir un risque financier potentiellement explosif pour le pays, et donc pour la zone euro.

Les marchés applaudissent déjà

Mais il était impossible de ne pas envisager une rencontre au plus haut niveau pour les deux partenaires. Mardi après-midi, une rencontre a donc été annoncée entre les ministres des Finances des deux pays fâchés. Yanis Varoufakis rencontrera Wolfgang Schäuble jeudi à Berlin. Il a également annoncé qu'il rencontrerait à Francfort Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne.

Il semblerait que les discussions entre le nouveau gouvernement hellène et ses partenaires de l'Eurogroupe aient avancé au point que les marchés ont enflammé la Bourse d'Athènes qui s'est envolée de 11% ce mardi dans la perspective d'un accord.

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a écrit le 04/02/2015 à 18:41 :
Le premier geste de Premier ministre grec à peine nommé, lundi, a été de déposer une gerbe de roses au mémorial de la résistance nationale, proche du mur des fusillés, rendant hommage aux 200 résistants communistes grecs exécutés par les nazis en 1944, un geste à haute portée symbolique. Merkel n'était pas né ouf.
a écrit le 04/02/2015 à 15:32 :
Je l'avais dit qu'ils se coucheraient devant Merkel. Les allemands ont toujours raison. C'est celui qui paye qui a le pouvoir, c'est comme ça....syriza est déjà finie.....
Lol qu'est ce que je me marre...
a écrit le 04/02/2015 à 13:17 :
Le court termisme va encore prévaloir...
a écrit le 04/02/2015 à 11:08 :
Et si tout les pays de la zone euro pouvaient se permettre cela, il est a parier que cela faciliterai le retour a la confiance envers l'UE et la convergence des politiques!
a écrit le 04/02/2015 à 10:56 :
Les élections sont passées et ils ont été élus...ils commencent à se mettre de l'eau dans leur vin et ce n'est que le début. In fine les grecs qui ont votés pour eux seront les dindons de la farce !
Réponse de le 04/02/2015 à 11:09 :
Le pragmatisme n'a pas de prix, le dogmatisme nous coûte cher!
a écrit le 04/02/2015 à 10:33 :
ou alors les autres naifs de croire que les grecs vont rembourser un jour d ici 50 ans ils n auront méme pa rembourser les intérêts de ces dettes et comme aucun pays ne veut qu ils quittent la zone euro sinon ce serait la fin de l euro alors ils y vont au chantage et ce depuis 2012 ça marche bien pour eux alors pourquoi se priver de demander encore et tjrs des sous ils savent qu ils ne risquent pas la greekexit Merkel peut tjrs avertir elle sait tres bien que la greekixt serait plus grave pour l Allemagne que pour la gréce.quelle chance d étre grec :pas d impots ...ni autres tout est gratis ce sont les autres qui casqueent
a écrit le 04/02/2015 à 9:14 :
La question est déjà tranche c est paye tes dettes on fait comme pour le sur endettement on va etaler mais pas reduire si non plus d argent combien de temps va tenir la grece si elle n a plus de prêteurs pour payer n oublions pas que ce pays a aussi des creances chinoise.
a écrit le 04/02/2015 à 2:17 :
Y.V. va mettre de l'eau dans son ouzo.W.S. va transformer sa bière en panachée. Draghi va encore imprimer de la monnaie de singe, pardon des euros. Les épargnants européens, quelle chance!, vont obtenir des intérêts négatifs. Varoulakis formé aux USA, s'y connaît dans les théories du jeu, et de l'économie casino.
a écrit le 04/02/2015 à 0:29 :
Ou comment être "de gauche" dans un monde dominé par l'argent... Pauvres Grecs.
Réponse de le 04/02/2015 à 10:20 :
Parce que vous trouvez que les gouvernements Grecs précédents ont réussi? Avec un taux de chômage à 27% et une économie asphyxiée par la dette et qui ne repart pas, une situation sociale dramatique qu'aucun grand pays européen ne supporterait. Attendons et voyons ce qui se passe....
a écrit le 03/02/2015 à 23:06 :
Apollon fait le beau devant le susucre à Merkel !
a écrit le 03/02/2015 à 23:02 :
C'est bon les Allemands après les Français ont compris. Athènes ne paiera plus! Nous n'aurons que nos yeux pour pleurer les Grecs sont seuls à décider. Personne ne pourra les contraindre à payer à moins de les y forcer par une intervention militaire...
a écrit le 03/02/2015 à 22:02 :
Il est imminent. L'argent fraichement imprimé sera livré; mais à conditions auxquels le gouvernement grec n'aura aucune influence. Une démocratie ne fonctionne uniquement lorsque les budgets de l'état sont financés et assurés.
Un accord, non, rien; un nouveau dictat de la BCE - oui (sans troïka, quel victoire de Pyrrhus!)
a écrit le 03/02/2015 à 21:33 :
Dès le début a été proclamé que la petite dimension des montants grecs par rapport à la taille de l'Euroland ne pouvait pas déstabiliser l'ensemble. Aujourd'hui les Grecs expliquent que le fonds du problème est mondial avec un capitalisme
financier dégorgeant de créances frelatées par les artifices déployées. Ce seraient des trillions de monnaie de singe qui pourraient péter à la figure. Obama ose des initiatives contre une optimisation fiscale injuste quand Sarko et Hollande sont restés figés malgré leurs déclarations à Davos en 2010 et au Bourget en 2012. Les montagnes de cavalerie effrayent sauf les marchés qui jonglent avec.
a écrit le 03/02/2015 à 21:19 :
Bingo pour les Grecs et "Pagamos" pour les autres!!!!!!!!
Réponse de le 04/02/2015 à 10:28 :
Bingo? vivez vous en Grèce? Connaissez vous le drame sociale qui s'y passe? Les français n'endureraient pas le quart de ce que les grecs ont enduré jusqu'ici. La Grèce a choisi Lazard pour renégocier sa dette, et cette banque estime que le montant de la dette pourrait être réduit de 100 milliard et serait indolore pour l'Europe. La BCE aurait tout pareillement pu donner une partie de son assouplissement quantitatif en faveur des pays surrendettés de la zone euro, plutôt que d'imposer la fermeture d'hopitaux, la diminution des soins médicaux et des aides sociales.
a écrit le 03/02/2015 à 20:49 :
Il faut quand même admettre que les mecs de SYRIZA osent la confrontation directe avec Berlin là où nos petits hommes politiques préfèrent courber l'échine. Il est évident qu'il n'est de l'intérêt de personnes, ni d'eux, ni de l'Allemagne, ni de Bruxelles d'aller au clash. Et justement, c'est parce qu'ils ont compris que tout le monde était perdant à terme qu'ils peuvent se permettre d'aller au clash. Le principe d'une bonne négociation - pour ceux qui ont l'habitude de négocier - c'est de mettre d'abord en avant les inconvénients d'un échec à la négociation, puis de présenter les avantages d'un nouveau deal. Pourquoi donc Hollande et Sarkozy n'ont jamais su faire ça ????
Réponse de le 04/02/2015 à 11:25 :
"Pourquoi donc Hollande et Sarkozy n'ont jamais su faire ça ???? "

Peut-être parce qu'ils sont dans le camp d'en face ?
a écrit le 03/02/2015 à 20:01 :
L'intérêt général est qu'ils tombent d'accord et qu'on évite une crise sinon financière, au moins politique, on a eu notre dose ces dernières années.
a écrit le 03/02/2015 à 19:09 :
A Berlin, il fait Plus froid qu'à Athènes, et donc le réchauffement des relations va etre difficile. Une question demeure pour la Tribune: faut-il faire un journal d'informations, et un autre d'opinions?
a écrit le 03/02/2015 à 18:57 :
il faut boycotter les produits allemands si nous voulons pas une domination totale de l'Allemagne en Europe!
les produits dont le code-barres commence par 400 à 440 sont des produits venant d'Allemagne.
Réponse de le 03/02/2015 à 19:55 :
Faut consulter de temps en temps
Réponse de le 03/02/2015 à 21:10 :
Pas d'accord parce que ce sont les travailleurs allemands qui in fine paieront la note. Leur sort n'est pas très enviable non plus.
Réponse de le 03/02/2015 à 21:48 :
Ok , excellente idée. je surveillerais en plus des marques notoirement Allemandes les codes barre des produits que j'achète. 400 à 440 facile à mémoriser: j'achèterais pas.
Réponse de le 04/02/2015 à 8:15 :
Et tu veux aussi que les Allemands boycottent les produits français ? Subtil !
Réponse de le 04/02/2015 à 9:31 :
à janus : les allemands achetent peu de produits français .Cela n'aura pas d'incidence sur l'économie .
à Boycott : Ce ne sont pas les produits allemands qu'il faut boycotter , c'est la politique de Merkel !!
Réponse de le 04/02/2015 à 10:34 :
L'Allemagne est de loin le première destination des exportations françaises.
Réponse de le 04/02/2015 à 12:26 :
le but de l´Allemagne est d´anéantir l´industrie de ses partenaires européens.
Son but est d´être en situation de monopole et d´obliger (par la force des choses)
à acheter allemand. L´Allemagne pourra ensuite quitter l´Euro.
Réponse de le 04/02/2015 à 15:33 :
@ jofrmetz : un boycott des produits français par les allemands serait, au contraire, absolument désatreux pour l'économie française. En effet, et contrairement à ce que vous laissez entendre, la France est plus
dépendante de l’Allemagne qu’inversement.
Ainsi, selon les douanes françaises, l’Allemagne est le premier destinataire des exportations françaises (16,6% au 1er semestre 2013). Alors que la France n'est que le 3ème fournisseur de l'Allemagne.
Avec en plus un solde commercial en déficit avec l'Allemagne, un boycott bi-latéral serait bien plus catastrophique pour la France que pour l'Allemagne...
a écrit le 03/02/2015 à 18:45 :
entre ' degel' et annulation de la dette, il y a un monde!
der spiegel, notoirement de gauche, a publie un article la dessus, c'est dire ! ( enfin on n'est pas surs que les grecs comprennent...)
Réponse de le 03/02/2015 à 21:07 :
On en parle aussi dans la presse grecque, Ta Nea, I Kathemerini etc mais pas sure que vous compreniez...

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