Le bras de fer entre Athènes et Berlin s'engage

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La question grecque reste ouverte.
La question grecque reste ouverte. (Crédits : reuters.com)
Berlin réclame l'abandon des promesses de campagne de Syriza. Athènes s'apprête à relever le salaire minimum. Les positions sont aux antipodes entre les deux capitales.

Le jeu d'échec se poursuit. Alors qu'Alexis Tsipras, le nouveau premier ministre grec, et son ministre des Finances Yanis Varoufakis font la tournée des capitales européennes pour présenter leur plan de restructuration de la dette, l'Allemagne contre-attaque. Reuters dévoile ce mercredi 4 janvier, en effet, un document qui devrait être présenté ce jeudi à des officiels des ministères des finances européens lors d'une réunion destinée à définir quelles réponses devraient être apportées aux demandes helléniques.

Berlin inflexible

Dans ce document, la position allemande est très ferme : on demande au gouvernement grec de renoncer à toutes ces promesses et de revenir aux demandes de la troïka. Du reste, le document demande le maintien de la troïka et le respect de tous les précédents engagements de la Grèce : parvenir à un excédent budgétaire de 4,5 % du PIB en 2016, poursuivre les privatisations, réduire l'emploi public d'encore 150.000 postes et maintenir le salaire minimum à son niveau actuel. Le document germanique conclut que « l'Eurogroupe a besoin d'un engagement clair de la Grèce pour assurer une mise en œuvre complète de l'agenda de réforme. »

C'est une réponse très dure aux propositions helléniques. Mais c'est aussi un jeu stratégique classique : face aux pressions exercées d'emblée par Athènes, Berlin répond par une défense de fer et une fin de non-recevoir. L'objectif est d'impressionner les Grecs, qui, de crainte de se voir privés de fonds, feront des larges concessions.

La Grèce maintient la hausse des retraites et du salaire minimum

La Grèce, elle, a fait déjà quelques avancées. Mais elle demeure ferme sur l'essentiel. Les propositions de Yanis Varoufakis sur l'aménagement de la dette n'est pas vraiment un recul : le ministre avait déjà, avant l'élection dans une interview à La Tribune, indiqué qu'il éviterait les annulations de dettes dans ses premières propositions. Samedi, Alexis Tsipras devra présenter au parlement grec, la Vouli, ses premières mesures économiques. Elles sont un peu édulcorées par rapport aux promesses de campagne, mais elles ne vont guère dans le sens allemand. Ainsi, le salaire minimum devrait remonter graduellement de son niveau actuel 586 euros aux 711 euros d'avant 2011. Mais les conditions de licenciements devraient être durcies. Enfin, la réforme des retraites sera gelée et il y aura bien le retour du 13ème mois pour les retraités qui touchent moins de 700 euros par mois. En théorie, ce texte devrait être voté lundi. Si c'est le cas, ce sera une réponse négative aux exigences allemandes.

Bras de fer

La révélation fort opportune du document allemand montre que, pour le moment, les conditions d'un accord sont encore assez éloignées. Et que chacun montre ses muscles pour tenter d'impressionner l'autre. L'enjeu n'est pas mince et la partie serrée. Tout le monde a quelque chose à perdre dans l'affaire. Si aucune des parties ne bouge des positions actuelles, la Grèce sera contrainte au défaut et, sans doute rapidement, à la sortie de la zone euro. Si l'Allemagne cède, Angela Merkel devra faire face à une levée de boucliers dans son partie et à sa droite. Si la Grèce cède, Syriza est menacée de devenir un nouveau Pasok et de devoir faire face à un mécontentement social fort. La question est finalement de savoir qui bluffe. Autrement dit de savoir si, au final, la Grèce est prête à prendre le risque d'une sortie rapide de l'euro ou si l'Allemagne est prête à prendre le risque de la fin du mythe de l'euro « irrémédiable » et des conséquences d'un défaut grec.

La BCE calme le jeu

En attendant, la BCE commence à montrer des signes de pacification. Selon le quotidien allemand Die Welt, le conseil des gouverneurs a décidé de maintenir l'accès des banques grecques au programme d'aide à la liquidité d'urgence (ELA). Ceci permet au secteur bancaire grec de fonctionner au moins jusqu'au 28 février, date à laquelle la Grèce devra théoriquement trouver un accord avec ses créanciers pour que sa dette puisse continuer à être acceptée comme collatéral par la BCE. Sans cette dérogation, les banques grecques cesseront d'acheter de la dette hellénique et manqueront de liquidités.

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a écrit le 05/02/2015 à 13:35 :
et pourquoi croire le duo Grec et penser qu'ils ne vont pas nous refaire le coup de la faillite dans deux , trois ou dix ans ???
Qu'ils balaient devant leur porte et ne nous imputent pas la responsabilité de leus années de fraude et de gabegie !! Si je ne paie pas mes dettes, j'irai au violon, sans état d'âme de la part de mes voisins et brailler n'y changera rien !
a écrit le 05/02/2015 à 9:38 :
Et si on demandait à l'Allemagne de rembourser sa dette d'après guerre, est ce que Madame Merkel serai d'accord, on attends sa réponse Lors d’une conférence à Londres le 27 février 1953, suivant le principe posé en 1950, 21 créanciers de la RFA décident d’un effort exceptionnel pour aider la RFA

La dette est réduite de 62% : elle passe de 39 milliards à 14,5 milliards de deutschemarks Un moratoire de cinq ans est accordé
Un délai de 30 ans est prévu pour rembourser Pourquoi deux poids deux mesures?
Réponse de le 05/02/2015 à 11:46 :
Tout simplement parce que les européens qui ont accepté de "renoncer" aux remboursement allemands, avaient déjà reçu "en compensation" les aides du Plan Marshall. Par ailleurs, l'essentiel des dettes allemandes concernées par l'Accord de Londres étaient dûes aux US. Les plus grands fournisseurs du Reich avant la 2ème WW étaient outre-atlantique...
Réponse de le 05/02/2015 à 12:25 :
Ne sommes-nous encore une fois confronté à une acrobatie financière grecque comme lors de l'adhésion à l'Euro? Par Accord de Paris du 14/1/1946, les pays signataires, entre autre la Grèce, ont formé un fonds commun pour en payer les réparations. Ainsi elle ne toucherait que 2,7% de ce qu'elle réclame. La solution de ses problèmes actuels n'est pas si facile.
a écrit le 05/02/2015 à 7:16 :
hahahaha. Moi ca me fait rire de voir ce genre d'analyse. Si on accepte les conditions de la Grece, la morte de l'Euro sera encore plus rapide. En effet, les autres pays du Sud voudraient alors suivre l'exemple grecque en votant les partis anti-austerite qui sont pour certains anti-europe aussi. Ce sera donc la separation Nord-Sud. Pour sauver l'Euro, le meilleur choix est de sacrifier la Grece. Apres on verra si elle survivra, si elle survivra pas, ca decouragera les pays du Sud. Si elle survit, on pourra dire que l'Euro est une M...., on pourra preparer aussi la sortie.
a écrit le 05/02/2015 à 7:05 :
Qui a le plus à perdre? Au vu de leur situation, pas les Grecs. Donc ils peuvent se permettre d'aller jusqu'au défaut et à la sortie de l'Euro.
Ce sont l'Allemagne et l'UE qui sont le plus à risque car leurs idéologies fondatrices peuvent s'effondrer dans l'affaire.

Celui qui gagne la bataille est celui qui a le moins peur de mourir.
a écrit le 05/02/2015 à 1:29 :
Parce que vous imaginez, M. Godin, que si les Grecs veulent jouer au jeu de la poule mouillée avec l'Allemagne, la BCE, ou l'Union européenne, la Grèce possède l'ombre d'une chance de gagner ?

La Grèce représente 1,8% du PIB de l'Union européenne, et 100% du PIB de la Grèce. Prenez donc le temps de la réflexion et tâchez de trouver la réponse à cette question : qui a le plus à perdre d'une sortie de la Grèce de l'Union ? La première ou la seconde ?
Réponse de le 05/02/2015 à 8:41 :
La seconde évidemment parce que l'Europe redoute avant tout l'effet domino..
a écrit le 04/02/2015 à 22:56 :
Les allemands ont tout à fait raison d'être fermes. On est en hiver, il est temps que les cigales arrêtent de chanter.
a écrit le 04/02/2015 à 22:17 :
Quelle un jalousie Francais au le bien être des Allemands.
a écrit le 04/02/2015 à 22:11 :
Les Allemands demandent le remboursement de leur argent. C'est tout.
Qui ne rembourse pas d'argent prêté c'est un voleur/triquer.
Imagine si le gouvernement Francais ne rembourse pas l'argent posée sur les Livrets A, que'st ce que vous diraint?
Réponse de le 04/02/2015 à 22:42 :
ya, mais d'abord Allemagne rembourser dette aux Grecques
Allemand = voleur
a écrit le 04/02/2015 à 22:01 :
Nein, Nein, Nein, nous allemands meilleur peuple au dessus du monde, nous accepterons chamais payer pour parasites.
a écrit le 04/02/2015 à 21:51 :
je pense que l'Allemagne cherche à ruiner l'ensemble de l'économie (et l'industrie) de la zone euro pour son seul profit. Cela fait des années que je travaille en Allemagne et je connais bien leur mentalité.
Réponse de le 05/02/2015 à 11:19 :
ça fait des années que vous êtes en prison en Allemagne et vous connaissez bien leur déjeuners...
a écrit le 04/02/2015 à 21:48 :
Au revoir, l'Allemagne ! La zone euro vous regrettera (enfin, elle le dira, au début...).
a écrit le 04/02/2015 à 21:41 :
En Allemagne, Plus de 15 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté (2,2 million en grèce). il n'y a pas de smic là-bas. Alors financer le tonneau grec, et l'augmentation des salaires grec de 200 €, ca ne les enchante pas. Ca se comprend non?
Réponse de le 04/02/2015 à 23:33 :
À définition de pauvreté égale (60% du revenu disponible médian), les taux de pauvreté en France et en Allemagne sont assez proche (14/16% de la population), le seuil allemand se situe à un revenu net de 980 € par mois. En plus, l'Allemagne a introduit un smic général. Donc, les chiffres n'indiquent pas un problème de pauvreté particulier pour l'Allemagne, mais d'après un rapport récent, sa faible natalité génère une migration avec une formation souvent faible ne permettant pas de dépasser ce seuil.
a écrit le 04/02/2015 à 21:37 :
faut que les fainéants des pays du Club Med (dont la France fait partie selon les allemands) se mettent à boycotter les produits allemands. Les produits commençant par le code-barres 400 à 440 sont des produits venant d'Allemagne. Stop aux voitures allemandes!! Boycott!!
Réponse de le 05/02/2015 à 8:43 :
C'est déjà fait et depuis 10 ans!
a écrit le 04/02/2015 à 21:12 :
Quel langage martial! A quoi bon? Le cerveaux collectif des Allemands fonctionne, une société qui prospère, un état et des länders qui regorgent de recettes fiscale (+ 6 % en 2014) les caisses de retraites, de santé etc qui débordent, une économie qui affiche une vraie croissance saine et pérenne, des salaires qui progressent fortement, le plein emploi, un excédent commercial record en 2014 et puis un pays qui a réussi (très difficilement, il est vrai) une réunification avec pays qui socialement ressemblait à la Grèce d'aujourd'hui, l'ancienne RDA. Maintenant un minimum d'intelligence collective devrait refroidir tout élan de solidarité envers un pays qui n'arrive pas à collecter ses impôts...Passons outre les descriptions cruelles d'un pays qui vit bien au-dessous des ses moyens et qui ne souhaite pas, par exemple, baisser son salaire minimum; contrairement à ce qui est écrit dans l'article, Berlin souhaite que le salaire minimum actuel soit baissé. Comme tout les membres de l'UE, l'Allemagne va devoir payer pour le défaut de paiement imminent de la Grèce, mais au moins ce pays souhaite limiter ce cas d'une mendicité agressive et sans complexe. Et il y d'autre pays qui le souhaite, entre temps Mr Hollande parle de solidarité -financière-! Définitivement le concept de la dette ne fait pas peur à cet homme qui souhaitait mener une croisade contre le monde de la finance; encore un guerrier pirouette qui joue de ses muscles.
Réponse de le 04/02/2015 à 21:28 :
vous devriez lire l'ouvrage intitulé Die Deutschland illusion (Allemagne, l'illusion) dans lequel l'auteurl n'hésite pas à parler de pays en «déclin» qui «vit sur ses acquis». Selon lui, la compétitivité retrouvée du pays, la chute du nombre de chômeurs et l'amélioration des comptes publics ne doivent pas occulter ses «faiblesses fondamentales», à savoir «le manque d'investissements» ou encore l'effondrement démographique. «L'Allemagne est en voie de redevenir l'homme malade de l'Europe. L'Allemagne se proclame modèle du monde mais l'orgueil précède la chute», ose-t-il. «L'économie de ce pays est en échec. Sa croissance depuis l'an 2000 est plus faible que la moyenne européenne. Les salaires y ont progressé moins vite, et la pauvreté, en hausse, touche un enfant sur cinq», poursuit-il encore.
a écrit le 04/02/2015 à 21:09 :
J'espère que les Grecs ont mis sur la table la dette de guerre 39-45 que leur doivent les boches. Au bas mot disent certains 160 milliards d'euros! C'est vrai que les Grecs n'ont pas trop de moyens de presion; les M51 c'est nous qui les avons . C'est vrai que chez Vladimir il y a plus puissant...
Réponse de le 05/02/2015 à 11:25 :
Dette déjà payée. La partie "annulée" de la dette allemande à l'égard de la Grèce a été compensée par le Plan Marshall. Ce sont les Américains qui ont payé le gros des réparations de guerre aux Européens, Grèce comprise. Pourquoi croyez-vous que ce sont les Yankee qui mènent la danse en Europe depuis la 2ème WW...
a écrit le 04/02/2015 à 20:54 :
Correction Salaire minimum rehausse a 751 et non 711 euros.
a écrit le 04/02/2015 à 20:16 :
Un recul par jour pour Syriza le parti leurre tel que l'analyse François Asselineau président de l'UPR et encore une fois avec justesse...

"Lorsque les flonflons du cirque médiatique se seront éteints, ils se rendront compte que l’élection de M. Tsipras :

ne modifie pas le moindre article des traités TUE et TFUE,
n’infléchit pas la moindre décision de la Commission européenne et de la BCE,
ne change pas d’un iota la politique économique et monétaire voulue par les gouvernements de l’Allemagne, de la Finlande, des Pays-Bas et du Luxembourg,
ne remédie en rien à la totale inadéquation de l’économie, du tissu industriel, et du corps social grecs à l’euro,
n’arrête en rien la diplomatie guerrière que Washington impose à l’UE vis-à-vis de la Russie et du reste du monde."
a écrit le 04/02/2015 à 20:07 :
Il est temps d'en finir avec cette euro et cette Europe qui n'apportent que le désespoir et la misère. On vivait nettement mieux avec notre Franc et lorsque nous n'étions pas encore envahi par une immigration-massive imposée. L'Euro et l'Europe ne sont que des impostures. On le voit et on le verra encore plus dans l'avenir.
Réponse de le 04/02/2015 à 20:18 :
Pour vous peut être ... Par contre, quel est le rapport entre € et immigration? je suis curieux de le savoir ...
a écrit le 04/02/2015 à 19:48 :
Un bon article assez factuel. Pour une fois ce n'est pas spécialement anti allemand.
Réponse de le 04/02/2015 à 21:30 :
pourquoi dès qu'un article décrit une réalité, est pour vous, anti-allemand?
a écrit le 04/02/2015 à 19:33 :
Il ne peut y avoir de vrai bras de fer entre quelqu'un de sérieux et quelqu'un qui ne l'est pas. Espérons que la sage, pas marrante mais efficace Allemagne tiendra bon et que la Grèce s'en ira toute seule appliquer ses brillantes idées. Ca servira de leçon chez nous, où, sous la pression de syndicats bloqués dans un schéma de lutte des classes dépassé, on n'a toujours pas engagé la réforme du marché du travail.
Réponse de le 04/02/2015 à 19:53 :
Comme en 1939 !
a écrit le 04/02/2015 à 19:21 :
"on demande au gouvernement grec de renoncer à toutes ces promesses" de campagne...
Qu'il est doux de vivre en eurodémocrature !
a écrit le 04/02/2015 à 19:16 :
je vois mieux pour le titre ... "pot de terre" contre "pot de fer " ! l'avenir le dira !
a écrit le 04/02/2015 à 19:16 :
je vois mieux pour le titre ... "pot de terre" contre "pot de fer " ! l'avenir le dira !
a écrit le 04/02/2015 à 19:06 :
La Grèce compte sur un affaiblissement du dogme allemand en Européen en pariant sur deux chevaux boiteux : la France (qui ne représente plus rien en Europe) et l'Italie (Aussi fauchée que nous).
a écrit le 04/02/2015 à 19:01 :
Le reichfuhrer Merkel pas content, à quand les Stukas au dessus d'Athènes ?
Réponse de le 04/02/2015 à 21:33 :
A lire vos commentaires, je suppose que vous avez du, comme moi, travailler en Allemagne et supporter le nationalisme allemand au quotidien!
a écrit le 04/02/2015 à 18:58 :
mr godin, vous perdez votre peche!
il y a 3 jours vous auriez titre ' la grece est en train de plier l'allemagne exsangue et lui tord le bras de sa musculature herculeenne'
a écrit le 04/02/2015 à 18:54 :
Quand on ruine ses clients ... Grèce, Espagne, Portugal, France, etc. Il faut être deux pour faire du commerce sinon tout le monde perd et on va le voir rapidement.
Ou est l'argent des Grecques (armateurs et autres) dans les banques Allemandes? Suisses? et combien?
Pour les JO en Grèce (A crédit) tout le monde à bien paradé les Athlètes allemands comme les autres , et tous savaient ( les dirigeants EU) que ce n'était pas remboursable! et les entreprises allemandes n'étaient pas les dernières à faire du bisness lors de la constructions des stades, aéroports, tram , périf , port, etc.
Alors on met tout sur la table?
Quand on tire un bras d'honneur aux électeurs donc à la démocratie, on prépare la guerre.
C'est du déjà vu
Réponse de le 05/02/2015 à 11:38 :
Déjà, mettre au même niveau que la Grèce des pays comme l'Espagne ou la France...Mais croire que les Allemands dépendent pour leurs exportations de ces seuls pays, c'est ne rien comprendre au monde actuel depuis les années 90. L'Allemagne exporte plus en dehors de l'UE que dans l'UE (pour les produits finis). Et ses clients (Eurasie, Extrème-Orient, US, Middle-East...) paient cash.
Personne ne comprend ou n'admet une évidence: il n'y a pas de crise de l'Euro, il y une crise parmi certains membres de la zone Euro en raison de leur faible compétitivité (cause première) et de l'inadéquation de leur structure économique (réfomes structurelles absentes), avec pour conséquence des dettes qui explosent. Les autres membres de l'Eurozone se portent à merveilles (Allemagne, Autriche, Lux, PB et Belgique).
a écrit le 04/02/2015 à 18:51 :
L'Allemagne est depuis 10 ans le passagen clandestin de l'Europe car après avoir copieusement utilisé les emplois bolkenstein de son hinterland de l'est transposés dans ses usines, Mme Merkel vient faire la remontrance aux pays qu'elle participe à ruiner. Tout juste indécent.
a écrit le 04/02/2015 à 18:44 :
Oui, le chancelier d’alors, Helmut Kohl, a refusé d’appliquer l’Accord de Londres de 1953 sur les dettes extérieures de l’Allemagne, qui disposait que les réparations destinées à rembourser les dégâts causés pendant la Seconde Guerre mondiale devaient être versées en cas de réunification. Quelques acomptes ont été versés. Mais il s’agissait de sommes minimes. L’Allemagne n’a pas réglé ses réparations après 1990 – à l’exception des indemnités versées aux travailleurs forcés. Les crédits prélevés de force dans les pays occupés pendant la Seconde Guerre mondiale et les frais liés à l’occupation n’ont pas non plus été remboursés. A la Grèce non plus.
a écrit le 04/02/2015 à 18:44 :
les allemands doivent rembourser leurs dettes de guerre envers la grece
Réponse de le 05/02/2015 à 11:22 :
Les français doivent rembourser les dettes de Napoléon et rendre tout ce qu'ils ont volé dans le monde, par exemple ce qui est exposé dans le Louvre...
Réponse de le 09/02/2015 à 14:20 :
t'a raison papy... J'aimerais voir ta tronche quand l'Algérie le Viet-Nam, le Mexique et tout plein d'autre viendront nous présenter la facture pour toutes les conneries que nous avons fait chez eux.
a écrit le 04/02/2015 à 18:43 :
Si la grèce avait quitté la zone euro dés le début de la crise , il y a peu de chance qu'elle se serait trouvée dans un pire état que maintenant. Il y a peu de chances que les Grecques
bluffent.
a écrit le 04/02/2015 à 18:31 :
Quel bluff ?
a écrit le 04/02/2015 à 18:18 :
Il n'y a pas de bluff allemand !
1/ Parce qu'il n'y a pas de mythe de l'euro en Allemagne. Ils regrettent trop le mark !
2/ S'ils cèdent aux Grecs, ils devront céder aussi aux italiens, aux espagnols, aux portugais,...
Pour moi, les jeux sont clairs !
Réponse de le 04/02/2015 à 18:24 :
tu as surtout oublié les francais
Réponse de le 04/02/2015 à 18:28 :
Entièrement de votre avis.
L'Allemagne n'agit qu'en fonction des intérêts de l'Allemagne avec comme avantage d'être prédictibles, donc reposants.
a écrit le 04/02/2015 à 18:07 :
Celui qui peut y perdre gros c'est Hollande : il est fauché et porte 40 milliards au nom des contribuables français . Merkel elle , ses caisses sont pleines !
Réponse de le 04/02/2015 à 18:15 :
@tapis Parce qu'elle les a volé sur le dos des autres européens avec ses petits emplois bolkenstein à 300 E dans ses usines et depuis 10 ans.. L'Allemagne est bien le passager clandestin de l'Europe.. Et vous voulez encore, toujours de cette Europe là, gourmand va!
Réponse de le 04/02/2015 à 23:40 :
dans le plan de Tsipras il n'est pourtant pas question d'effacement de la dette grecque...
a écrit le 04/02/2015 à 18:04 :
Angela est la seule qui défend les intérêts des européens honnêtes. Disciplines et respects des règles, il y a pays dirigé par un gros mou qui devrait prendre exemple. Lui si prompt à faire des concessions et revenir sur les engagements à un peuple dont le sport national est fraude fiscale. Et oui il est la le fonds du problème, ce n'est pas de la faute des allemands si les grecs ne payaient pas les impôts qu'ils devaient. Sans ça on en serait pas là. Les grecs sont les premiers fautifs dans cette histoire alors plutôt que d'engranger des points de Glodwin ils devraient tous se regarder dans le miroir, assumer leurs actes et surtout en payer les conséquences.
a écrit le 04/02/2015 à 17:51 :
Le défaut grec ne fait peur à personne et surtout pas à l'Allemagne; pas plus que sa possible sortie de l'Euro. L'Euro n'est viable que dans le respect des règles de son utilisation, et permettre à des états de faire n'importe quoi n'est pas le sauver. in fine, ce n'est pas un bas de fer, mais c'est un pays qui vient quémander de l'aide, pour la nième fois, qui a déjà obtenu réduction de sa dette via les efforts magnifiques (100 milliards) du secteur privé, des taux d'intérêts très avantageux, des délais peut-être déraisonnables du secteur public, et qui en veut toujours plus. On ne prête pas plus que de raison à des sur endettés!
Réponse de le 04/02/2015 à 18:23 :
l euro profite structurellement au pays qui ajuste les salaires à la baisse au lieu du taux de change
si la grèce aurait pas fais partis de la zone euro elle aurait pu dévaluer tout simplement, a l'inverse son peuple ne peut plus se soigner a cause de la non optimalité de la zone monétaire européenne et l'incapacités des élites à trancher
a écrit le 04/02/2015 à 17:40 :
"La Grece n'avait qu'a pas s'endetter"

On pourrait aussi répondre "l'Allemagne n'avait qu'a pas preter"
Réponse de le 04/02/2015 à 18:14 :
La France a généreusement prêté 40 milliards aussi ! Vous le lui reprochez ?
Réponse de le 04/02/2015 à 18:37 :
Le preteur, ce n est pas " L´Allemagne" mais l EUROGROUPE dans lequel fait partie la France et pas pour peu !
L Eurogroupe est le seul partenaire de négociation possible et pas l Allemagne ni la France. Si la grece ne rembourse pas les contribuables francais seront aussi laisés que les autres !
Réponse de le 04/02/2015 à 19:09 :
on aurait pu dire aussi : l'europe n'avait pas a avaliser le sauvetage des banques privés en demandant aux etats de racheter la dette privée pour la transformer en dette publique.
il ne faut pas oublier qui sont les vrais coupables ici. ce n'est ni les allemands, ni les grecs, ni les francais mais bien les banques, fond de pensions qui ont speculé a fond et gouvernements qui les ont laissé faire puis sauvés.

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