Grèce : le gouvernement se comporte de façon "assez irresponsable" (Schäuble)

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Le problème est que la Grèce a vécu au-dessus de ses moyens pendant longtemps et que personne ne veut plus (lui) donner de l'argent sans garanties, assure Wolfgang Schäuble.
"Le problème est que la Grèce a vécu au-dessus de ses moyens pendant longtemps et que personne ne veut plus (lui) donner de l'argent sans garanties", assure Wolfgang Schäuble. (Crédits : © Fabrizio Bensch / Reuters)
Le Ministre allemand des Finances accuse Athènes de vouloir renier les engagements pris auprès de ses partenaires européens. Il s'est dit "très sceptique" sur les chances d'un accord entre la Grèce et ces derniers.

Alors que le Premier ministre grec Alexis Tsipras s'est dit "confiant" pour parvenir à un accord sur un nouveau programme de financement lors de la réunion de l'Eurogroupe ce lundi 16 février, le Ministre allemand des Finances s'est quand à lui déclaré pessimiste.

"Au vu de ce que j'ai entendu sur les discussions techniques du week-end, je suis très sceptique", a ainsi déclaré Wolfgang Schäuble, interviewé lundi par la radio publique Deutschlandfunk.

"Une partie de poker" d'Athènes

"Je suppose que c'est une grande partie de poker de la part du nouveau gouvernement" grec d'Alexis Tsipras, a continué Wolfang Schäuble. Ce dernier estime que les Grecs ont choisi un gouvernement qui se comporte de façon "assez irresponsable", en voulant renier les engagements pris auprès de ses partenaires européens.

Et de renchérir: "Le problème est que la Grèce a vécu au-dessus de ses moyens pendant longtemps et que personne ne veut plus (lui) donner de l'argent sans garanties", ajoutant qu'Athènes devait s'en tenir aux réformes convenues pour devenir compétitive.

"Nous ne voulons pas de mal à la Grèce"

Interrogé sur la possibilité d'une sortie de la Grèce de la zone euro, Wolfang Schäuble a répondu: "Vous devez demander cela à mes collègues grecs." [...] Ce n'est pas ce que nous nous voulons", mais pour rester membre de l'union monétaire, la Grèce "doit faire le minimun".

Par ailleurs, le ministre allemand des Finances a réagi aux caricatures violentes le représentant en nazi dans la presse grecque:

"Contrairement aux insultes (proférées à notre égard), nous ne voulons pas de mal à la Grèce."

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Commentaires
a écrit le 20/02/2015 à 8:36 :
La théorie des jeux a des limites : celles de la stupidité des partenaires en présence.
La France avec ses 2000 milliards d'euros de dettes est impuissante, à l'image de ses dirigeants. C'est parfois une bonne chose d'être hors jeu.
a écrit le 20/02/2015 à 8:29 :
Les Grecs n'ont qu'à s'en prendre à ceux qu'ils ont élus : la prison c'est fait pour ça.
D'ailleurs en France on parlera bientôt des élus qui se croient "irresponsables"..des gabégies publiques.
Réponse de le 01/03/2015 à 9:16 :
vous pouvez développer ?
a écrit le 18/02/2015 à 12:42 :
Lire l'article des ''Affaire des Caisses noires de la CDU" (Wikipédia). Très instructif sur le degré de probité de M. Schäuble.
a écrit le 18/02/2015 à 0:09 :
Pour les eurocrates qui sont doctrinaires jusqu'au bout des ongles, il n'est pas question de risquer de laisser les Grecs resoudrent la crise en lui lissant le choix de ses armes!
a écrit le 17/02/2015 à 6:08 :
Ce que le monsieur veut dire c'est que, pour lui, depuis 1943, la Grèce n'a jamais eu un gouvernement vraiment responsable.
a écrit le 16/02/2015 à 22:22 :
De quel droit ce nationaliste germanique parle t il au nom de la zone euro ,et il est passe ou le sapin ,sous la table ,encore une fois quel courage,lui qui avait réglé le problème des travailleurs détachés,on voit le désastre sur les chantiers il y a 20% DE FRANÇAIS le chômage n'est pas prêt de baisser !
a écrit le 16/02/2015 à 21:10 :
Quand je me promène dans l'est, on voit beaucoup de vestiges qui montrent encore combien ils furent des gens "responsables " et soucieux de leurs prochains.
a écrit le 16/02/2015 à 20:11 :
Herr Schäuble devrait se taire, il parle beaucoup, beaucoup trop. Le politologue allemand Christof Lehmann nous le rappelle, l’Allemagne n’a jamais eu une politique véritablement indépendante depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Elle n’a pas de constitution digne d’un Etat moderne, et elle continue d’être occupée par les forces militaires des alliés américains et britanniques « victorieux ». Selon Lehmann, « l’Allemagne est une colonie de facto des États-Unis. À tout moment, en vertu de la loi fondamentale d’après-guerre**, les troupes américaines peuvent prendre les manettes de l’Allemagne qui est techniquement et juridiquement un état occupé, un état vassal ».
Réponse de le 16/02/2015 à 21:52 :
les rosbifs non plus n'ont pas de constitution "digne d'un état moderne" (ça veut dire quoi au juste cette belle phrase...).
:-)
a écrit le 16/02/2015 à 18:53 :
Est-ce kon peut avoir une photo plus sexy , parce que là , je veux pas dire mais...
Réponse de le 16/02/2015 à 20:40 :
@Cowgirl: tu veux ma photo si j'ai bien compris :-)
Réponse de le 17/02/2015 à 0:38 :
Voui...mais pas celle de l'autre vilain !!! :-)
a écrit le 16/02/2015 à 17:17 :
Pour des gens qui ont forcé la main des autres et refusé de tenir compte des résultats de leur propres experts, je trouve ça un peu gros d'aller parler de tenir parole.
Rappelez moi le résultat des referendums sur les traités européens? Ah oui...
a écrit le 16/02/2015 à 15:55 :
Les irresponsables sont ceux qui ont confié leur souveraineté a des technocrates qui jouent les syndics de l'immeuble européen!
a écrit le 16/02/2015 à 15:49 :
Expression idiomatique populaire argotique au Portugal: «Quem não trabuca não manduca!», c.a.d.: «celui qui ne bosse pas ne mange pas!»...
Réponse de le 16/02/2015 à 17:22 :
Selon St Paul..Celui qui ne veut pas travailler ne doit pas manger..donc expression non idiomatique..
Réponse de le 16/02/2015 à 21:07 :
@ BH: «trabucar» e «manducar» sont des verbes argotiques inexistants dans la langue officeille portugaise, pour «trabalhar» e «comer». De ce fait, la phrase «Quem não trabuca não manduca!», encore mieux traduite en français par «Celui qui ne bosse pas, ne bouffe pas!» est bien une expression (idiomatique) dont l'idiome est le portugais argotique. CQFD! Votre remarque sur St.Paul elle a trait à sa racine étimologique, et non à son caractère idiomatique populaire au Portugal et au Brésil,,,,
Réponse de le 17/02/2015 à 10:46 :
@Viriatus Que les dirigeants portugais actuels essaient de saboter les propositions de la nouvelle équipe grecque, ça se comprend. Il en va de leur crédibilité et de leur prochain mandat. Mais qu'un citoyen Lambda en fasse autant, c'est qu'il est bien au sec loin des mesures d'austérité qui se sont abattues sur le Portugal. La Grèce a perdu 25% de son PNB en 4 ans, le chômage atteint 30%, les salaires et retraites ont baissé de 50%, une personne sur deux est sous le seuil de pauvreté, ça n'est arrivé à personne d'autre dans l'Eurozone, parce que personne n'a subi le même train de mesures. Renseignez-vous ou restez dans la littérature vernaculaire, là on parle de logique économique de base. Quant aux impôts, je précise, les classes moyennes et inférieures en Grèce, qui sont ponctionnées à la source (employés et fonctionnaires du public et du privé) sont appelées à rembourser toutes seuesl le prix de la dette publique. Et puis vous savez que ces "plans d'aide" vont directement aux banques privées.
Réponse de le 17/02/2015 à 13:00 :
@ Athena: Sachez que je ne "roule" pas pour un quelconque gouvernement, mais, je réagis plutôt en citoyen européen qui paie ses impôts - toujours très (et plus) chers...- et qui honore ses engagements!...Pour ce qui des «Autres», qui ne partagent pas ces valeurs basiques, le Monde est assez vaste, et, l'Histoire sépare toujours le grain de l'ivraie... Concernant le train de mesures que la Grèce a mis en place et ses conséquences, elles sont de même nature et intensité envers la population que celles mises en application effective au Portugal!...Un peu de lucidité, voyons!...

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