Grexit : l'échec de la stratégie de Wolfgang Schäuble

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Wolfgang Schäuble a souvent voulu exclure la Grèce de la zone euro.
Wolfgang Schäuble a souvent voulu exclure la Grèce de la zone euro.
Wolfgang Schäuble n'a jamais caché son envie de bouter la Grèce hors de la zone euro. Mais les menaces proférées via les indiscrétions au Spiegel auront, cette fois, fait long feu...

Le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est raté. Ceux qui sont à l'origine des « indiscrétions » publiées par Der Spiegel, samedi, avaient sans doute cru que la menace de voir le gouvernement allemand « accepter la sortie de la Grèce de la zone euro » aurait fait trembler les électeurs grecs. Mais la menace s'est retournée contre leurs auteurs.

La réaction des marchés

D'abord parce que les marchés financiers ont démenti dans les faits l'argumentation des sources du Spiegel. La dégringolade des marchés actions, la baisse des taux du « cœur de la zone euro » (les 10 ans allemand et français ont atteint ce mardi matin leur plus-bas historique à 0,772 % et 0,484 %) sont autant de signes que le risque grec n'est pas isolé. En cas de « Grexit », il y aura bel et bien un effet sur le reste de la zone euro. Le pari tenté par le gouvernement allemand de « banaliser » une exclusion (puisque, rappelons-le, Syriza n'entend pas sortir de la zone euro) de la Grèce de l'UEM a échoué.

Réactions négatives en Europe

Deuxième échec : les réactions ont été très négatives. En Grèce, évidemment, où Alexis Tsipras, le leader de Syriza, a dénoncé les manœuvres du gouvernement allemand et où il n'est pas certain que la menace pousse les électeurs à choisir le camp du premier ministre sortant. Les derniers sondages ne permettaient pas d'évaluer cet impact. Mais le rejet de la menace a également touché d'autres pays. Werner Faymann, chancelier autrichien, peu connu pourtant pour ses critiques à l'égard de Berlin, a vertement tancé la manœuvre allemande : « La population grecque a le droit de choisir son parlement et son gouvernement, comme elle le juge bon. La Grèce a tenu ses engagements dans le passé, pour moi il n'y a aucun doute qu'elle le fera aussi dans le futur. »

Réactions négatives en Allemagne

En Allemagne même, la réaction a été très négative. La presse de gauche a évidemment été très critique. La Une de la Taz de Berlin a ainsi titré lundi : « L'Oberkommando décrète: la Grèce doit économiser ; la Grèce doit encore économiser ; on doit pouvoir se payer la démocratie ; le vote pour les partis non autorisés est strictement interdit... » sur fond de photo du ministre des Finances Wolfgang Schäuble.

TAZ

Mais même la presse conservatrice, traditionnellement proche du gouvernement, est très critique. A l'image de la Frankfurter Allgemeine Zeitung : « Il n'est pas sûr que cela aide les conservateurs et affaiblisse la gauche », estime ainsi son éditorialiste. Enfin, la SPD allemande, partenaire de coalition d'Angela Merkel, s'est nettement désolidarisée de l'information parue dans Der Spiegel. Le représentant de l'aile droite du parti, Johannes Kahrs, lui aussi peu susceptible d'être jugé proche de Syriza, a mis en garde Angela Merkel et Wolfgang Schäuble qu'ils « n'auront pas de partenaires pour mener une telle politique européenne. »

Rétropédalage allemand

Bref, on comprend le rétropédalage rapide du gouvernement fédéral qui s'est retrouvé pris à son propre piège. Lundi, dans la conférence de presse hebdomadaire, le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert, a dû répéter, un peu agacé que la position de l'Allemagne face à la Grèce « restait la même », sans plus de détail. Cet agacement montre que, en réalité, la droite allemande est très divisée sur ce sujet.

L'obsession de Wolfgang Schäuble pour le "Grexit"

Pour comprendre l'envers du décor, il faut revenir un peu en arrière. Depuis 2010, Wolfgang Schäuble souhaite, en excluant la Grèce de la zone euro, « faire un exemple ». Par deux fois, déjà, il l'a démontré. Lundi, dans la version numérique de Die Zeit, le vice-premier ministre grec Evangelos Venizelos a dévoilé que Wolfgang Schäuble aurait proposé aux Grecs le retour au drachme en novembre 2011, alors que George Papandréou, Premier ministre à l'époque, venait de proposer un référendum sur l'austérité. La Grèce a alors décliné l'offre.

Huit mois plus tard, alors que la Grèce votait pour la deuxième fois en un mois, le débat a été vif entre Angela Merkel et Wolfgang Schäuble autour du Grexit. C'est ce qu'expliquent deux journalistes allemands, Cerstin Gammelin et Raimund Löw, dans un livre paru début 2014, Europas Strippenzieher, (« Les marionnettistes de l'Europe », édition Ullstein). Angela Merkel, en juin 2012, a dû lutter contre son ministre des Finances pour le convaincre de ne pas contraindre la Grèce à sortir de l'euro. « Le point de vue de Schäuble est celui d'un juriste : il y a des règles claires, ceux qui les respectent sont dedans. Et pour défendre « son » Europe, il est prêt à se séparer de ceux qui ne respectent pas les règles », expliquent les deux auteurs. Déjà, à cette époque, Wolfgang Schäuble minimisait le risque de contagion grec pour mieux justifier le Grexit.

L'Europe, selon Wolfgang Schäuble

Il semble donc clair que l'information du Spiegel vient du ministère fédéral des Finances. Mais Wolfgang Schäuble joue à l'apprenti sorcier. Sa volonté de faire de la zone euro un club de « bons élèves » la fragilise en la rendant invivable pour la plupart des Etats membres. Il créé également un risque politique majeur dans la zone euro en obligeant à des ajustements dramatiques qui réduit à néant les systèmes politiques traditionnels. Du reste, la méthode Schäuble donne la priorité non au choix démocratique, mais au « respect des règles », autrement dit à une politique économique donnée. C'est donc à l'absence de choix économique au sein de la zone euro que tend la pensée de Wolfgang Schäuble. D'où ce « chantage » lancé ce week-end et qui a relancé des discussions sur le "Grexit".

La vraie question est le comportement d'Angela Merkel qui semble hésiter, calmant les ardeurs de son ministre, comme en 2012, ou, au contraire, le laissant menacer, comme ce week-end. Avant de le désavouer devant l'échec de la manœuvre... En réalité, si la situation grecque est confuse, la politique européenne de l'Allemagne est également très peu lisible. Le problème, c'est que c'est à Berlin que se dessine l'avenir de l'Europe...

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a écrit le 07/01/2015 à 13:13 :
La France vit à crédit depuis 40 ans, droguée à l'emprunt pour subventionner son "modèle" social de l'aprés guerre. comme si on était en 1980.
Le millefeuille administratif,, les allocations de toutes sortes , les emplois fictifs... tout pour éviter de transformer le pays en autre chose qu'une démocratie populaire étatisée du 20°siècle
a écrit le 07/01/2015 à 11:37 :
Mais nan c'est des bétises... la vraie cible de Schauble c'est la France... les conservateurs aristo allemands cherchent une revanche pour montrer la suprématie allemande... les vieux démons politiques qui refont surface...
a écrit le 07/01/2015 à 11:33 :
vous ne les aimez pas, les allemands, hein? ;-)
ah ben oui, les gens qui ne font pas open bar sur leur portefeuille sont des salauds...
si vous voulez, on peut manger ensemble a l'occase, je connais qques restos tres sympas ou je ne vais pas me priver, vu que je vous laisserai payer l'addition!
Réponse de le 07/01/2015 à 12:24 :
Il y a 10 ans lors de la réunification des 2 allemagnes qui a aidé financièrement?????
Réponse de le 07/01/2015 à 14:21 :
reponse tres simple : les allemands eux meme ! Mise en place des le début 1990 d un impot supplémentaire de reunification " Solidaritätszuschlag" que tout le monde paie, au jourd hui encore !
Réponse de le 07/01/2015 à 14:49 :
Le discours allemand est bien gravé dans votre cervelle. La politique allemande sert l'Allemagne. Point. Quand elle avait besoin déficit elle faisait des déficits. Quand maintenant elle veut profiter de son avantage concurrentiel elle le fait. Et en plus elle se permet de donner des leçons de "morale" ou de "bonne conduite". Vous adhérez à leur intérêts pourquoi pas. Mais vous feriez mieux de vous préoccuper des vôtres. Vous n'êtes pas l'Allemagne, et elle ne paiera pas l'addition pour vous.
a écrit le 07/01/2015 à 9:14 :
élections = débats, échanges d´hypothèses, au plan national, européen, mondial...pour éclairer l´électeur qui saura le moment voulu faire le choix judicieux....
a écrit le 07/01/2015 à 8:54 :
L'Allemagne ne veut pas que la Grèce sorte de l'UE ou de l'Euro. Selon les circonstances, elle choisira la sortie pour elle-même en faisant payer à d'autres le coût de ce qu'elle aura imposé par sa politique de domination par la monnaie, ou favorisera la transition vers une nouvelle monnaie supra-européenne, coincidant avec la démise du dollar et la mise en place d'un ensemble transatlantique. Il suffit pour s'en rendre compte de voir toutes les avancées législatives prises des deux côtés de l'Atlantique pour rendre les zones compatibles.
a écrit le 07/01/2015 à 7:42 :
Ce n'est pas que la Grèce qui devrait sortir de l'Euro mais également la France avant qu'il ne soit trop tard. Prendre exemple sur l'Autriche, après référendum !!!!!!!!!!
a écrit le 07/01/2015 à 0:38 :
Voila ce qui arrive quand on signe des accords avec des rigolos.
Réponse de le 07/01/2015 à 6:06 :
L'économie de la Grèce était basé sur tout sauf de la rigeure. ne pas payer d'impôts était le sport nationale et l'économie grec ne produit quasiemtn rien à part de l'huile d'olive et des yaourght. Si on ajoute à cela que l'état grec dépensait plus qu'il ne gagne en empruntant facilement grâce à l'euro. mais reconnaissons que nous y sommes pour quelque chose puisque nous avons fermé les yeux sur les comptes truqués de la Grèce pour qu'elle rentre dans l'Euro et l'Allemagne était de méche!
Réponse de le 07/01/2015 à 9:51 :
Les plus triste c est de voir des ignorants donner leur opinion sur un sujet qui ne connaissent pas.Vous dites que les Grecs sont des rigolos. Et bien sûre, le sport national est de ne pas payer ses impôts. Ça fait rire. Comme si le grec moyen a la possibilité de ne pas payer. Concernant la production de la Grèce il faut rappeler que le pays est toujours la première puissance maritime à l échelle mondiale, pays très touristique et producteur important minéraux et métaux. En plus ils attendent encore que l' Allemagne rembourser le prêt obtenu auprès de la Grèce pendant la guerre mondial qui s élève a plusieurs centaines milliards d'euros et aussi les dédommagements pour les dégâts te les victimes de la guerre,, pour la justice et pour faciliter le remboursement de de la dette grecque . Merci de votre attention.
Réponse de le 07/01/2015 à 11:35 :
on a bien compris que les grecs ' n'en n'ont pas les moyens', comme on dit a gauche!
par contre, ils ont des ambitions en matiere de niveau de vie!
comme les etudiants! ils veulent montrer leur independance, mais sans travailler, avec de grosses allocations pour payer l'appart, la voiture, le smartphone en illimite, les cuites, les filles, etc...
Réponse de le 07/01/2015 à 14:19 :
l ´Ex = quelle est l avantage d´avoir une des plus grande flottes de bateaux si les companies ne paient pas d impots ? Quels dedommagments de guerre non payés ? A ma connaissance l affaire a ete reglée dans les années 50.
Et est ce que l Italie a aussi dédommagé la Grece car c est Mussolini qui a a d´abord occupé la Grèce, supporté par la suite par la Wehrmacht !
a écrit le 07/01/2015 à 0:11 :
le problème est qu'aujourd'hui tout le monde se moque éperdument de l'augmentation pharaonique des dettes qui malgré le taux négatif augmentent à la vitesse de l'éclair. On veut continuer à faire comme l'on fait depuis 40 ans : dépenser, dépenser : ce n'est pas grave, c'est les enfants qui rembourseront : de cela les allemands ne veulent en aucun cas
a écrit le 07/01/2015 à 0:11 :
Aucune raison de la Grece de sortir de la zone Euro : elle a toujours un fort deficit primaire ( si elle sort de la zone , plus de prêts, plus de paie pour les fonctionnaires et les allocataires) , les salaires etant retombés à un niveau raisonnable ( certes pas celui pré crise gonflé artificiellement), les niveaux de vie baisseraient encore plus avec la hausse des prix ( tout est importé) et le tourisme est revenu et ne pourrait guère augmenter plus avec les installations existantes . Deux années comme cela et la Grece aura retrouvé un niveau compatible avec sa productivité ( certes basse mais ça , ça demande du vrai travail de fond)
a écrit le 06/01/2015 à 23:00 :
Beaucoup d'économistes sérieux pensent que la Grèce aurait intérêt à sortir de la zone euro. La drachme serait fortement dévaluée par rapport à l'euro et la Grèce retrouverait ainsi son attractivité touristique pour le monde entier. Des millions de touristes afflueraient et les grecs s'en sortiraient mieux, retrouveraient des emplois et développeraient leur industrie de services. Au vu de l'énorme dette qui les plombent aujourd'hui, cette solution ne paraît pas infâmante.
Réponse de le 07/01/2015 à 5:16 :
Seulement La Grèce ? Bien d'autre pays on aussi les même problèmes, y compris la France, laissons l'euro a l'Allemagne, se serait un bon début.
a écrit le 06/01/2015 à 23:00 :
echec, echec. Enfin le type taf pour l'allemagne. L'allemagne n'est pas le pays le plus à plaindre et le moins bien armée en cas de cessation de l'euro. Au contraire.
a écrit le 06/01/2015 à 22:41 :
parce que ce qui gène les gens de gauche ; c'est que la même situation pourrait nous arriver... et que les allemands pourraient dire "si la France sort de l'Euro, c'est pas une catastrophe".
Et, effectivement, ce ne serait pas une catastrophe pour les allemands... mais pour nous. ce serait une vraie catastrophe : l'état se retrouverai en défaut, et les français qui ont quelque épargne en assurance vie perdraient tout, le Franc vaudrait à peine plus qu'un billet de Monopoly. Et on verrait les chinois ne plus se contenter d'acheter l'aéroport de Toulouse et le Club Med...
On comprend que ça fiche la trouille... Alors, il faut répéter tous ensemble que ce que font les Allemands, c'est pas bien...
Réponse de le 07/01/2015 à 6:03 :
Pas besoin d'attendre l'intervention de l'Allemagne , si Marine Le Pen passe et que par malheure on sort de l'euro alors la France finira dans le fossé sans éspoir de remonter. Les fonds vautours pourront alors nous dépecer!
a écrit le 06/01/2015 à 22:32 :
Le drame dans l'histoire est que pour sortir de cette fichue crise il faut combiner de profondes réformes économiques avec une politique de relance massive. Bref un politique plutôt de droite et une autre plutôt de gauche. De même que pour marcher il faut s'appuyer sur ses deux jambes, il faut pour mener ces deux politiques très différentes. Sauf que nos politiciens en Europe sont trop bêtes pour l'accepter, à la différence des Américains qui sont beaucoup plus pragmatiques.
Réponse de le 07/01/2015 à 0:13 :
Bonjour,
C'est un peu plus complexe que cela.
Nous sommes arrivé à la fin d'un cycle technologique et le nouveau cycle technologique robotique/cybernétique/génétique/exploitation spatial/Médecine avance tarde à se mettre en place justement à cause de politique trop prudente de la part des entreprises traditionnelles qui devrait plutôt ouvrir les vannes de la recherche et développement.
Une nouvelle physique commence à poindre le bout du nez et de nouveaux composés organiques sont découverts à vitesse grand V dans le monde végétal et animal avant leur destruction définitive.
Des recherches massives sont en cours dans le domaine du stockage de l'énergie comme les batteries à l’aluminium ou encore sur les recharges rapides des équipements électriques (automobiles y compris).
Mais la réalité c'est que le modèle pyramidale capitalistique actuel n'est plus adapté au monde du 21ème siècle qui se devrait d'être coopératif, social et horizontal. Deux mondes sont en confrontation, nous savons déjà que c'est le modèle horizontal qui gagneras à long terme mais dans l'attente de nombreux acteurs politique et économique souhaiterait verrouiller le monde quitte à instituer dictature et conformisme forcé. L'exemple de la Grèce est frappant à ce sujet.
Il est bien évident que dans un modèle horizontal il n'y a plus de place pour les super riches à milliard puisque le but c'est la R&D et l'accessibilité au plus grand nombre et la résolution de toutes les problématiques et de tous les besoins par le plus grands nombre. Dans ce système ou la solution la plus élégante avec le plus bas coût possible et la longévité la plus longue possible ne laisse plus de place aux brevets, aux politiques marketing colorées et à l’obsolescence programmée.
Pire on part du principe que tout matériel ou logiciel sera livré avec son manuel de conception et son code source permettant l'amélioration continue par la communauté dans le temps. Les structures de production construiront du durable réparable et améliorable. Les individus pourront concevoir et construire eux même ce qu'il souhaitent grâce à l'impression 3D, aux fablab et au mouvement doit yourself. Bien entendu il y aura toujours des conglomérats et heureusement mais ils emploieront beaucoup de créatifs qui coopérerons et échangerons et serons un amalgame de visions et non la pensée et la vision d'un seul ou d'un petit groupe. Nous ne sortirons de cette crise structurelle que par le consensus, la coopération et la créativité dans un monde libre et démocratique autrement ce sera l'auto-destruction malsaine que l'on a connu au 20ème siècle et la crise continuera.
a écrit le 06/01/2015 à 21:43 :
1. Le grexit coûterait très cher: le gouvernement allemand en est conscient et n'aime pas dépenser de l'argent et surtout pas pour la Grèce.
2. Le gouvernement allemand souhaite bien la sortie de la Grèce de la ZE, ce qui est juridiquement impossible, donc il a souhaité lancer un débat, les marchés sont stressés depuis des semaines, il faut bien éviter une réaction de panique le jour des élections. La panique peut coûter.
3. Le débat a été fructueux, (RG lisez un peu la presse allemande en dehors de l'incorrigible taz!) les modalités du grexit ont été discuter et Tsipas et le meilleur allié du gouvernement allemand et de Schäuble dans cette grande cause; Tsipas, lui seul, peut commettre les erreurs grotesques pour pousser -enfin- la Grèce en dehors de la ZE. Tsipas est un perdant né, mais détromper vous, il n'a pas de relation immédiate avec notre président....RG: pourquoi retenez-vous les informations précieuses sur ce débat au sujet fort intéressant du grexit aux lecteurs de LT?
a écrit le 06/01/2015 à 21:38 :
Encore un article bien écrit !
Réponse de le 06/01/2015 à 22:37 :
Oui, bon article. La dernière phrase résume bien la cause du problème : "Le problème, c'est que c'est à Berlin que se dessine l'avenir de l'Europe..."
a écrit le 06/01/2015 à 21:33 :
Schauble et Merkel sont deux vieilles radasses égoïstes et veulent faire une Europe avec les économies fortes qui ne leur couteront rien en solidarité bonnes clientes des produits Teutons et des économies plus faibles et vassales, "sous traitantes" de l'Allemagne dans la chaine de production des produits Allemands et qui du coup ne demande rien non plus comme en Europe de l'est.

Avec cette politique, la France , l'Angleterre et les pays du sud de l'Europe n'auront à terme d'autre choix que de sortir de cette Europe Teutonne.
a écrit le 06/01/2015 à 21:32 :
L'Europe pour survivre ne peut rester statique. Elle doit rendre sa liberté à la Grèce. Elle ne peut consolider un élargissement précipité et irresponsable. Elle doit se recentrer sur les membres fondateurs et conserver des accords uniquement commerciaux avec les autres. Aucune politique étrangère commune et défense commune ne sont réalistes.
a écrit le 06/01/2015 à 20:09 :
L'Allemagne a déjà oublié qu'en 1953 toute l'Europe dont la Grèce a effacé les 2/3 de sa dette sans autre contrepartie que de lui demander de relancer son économie. A-t-elle aussi oublié quela Grèce fut une de ses victimes les plus durement touchées par la seconde guerre mondiale ?
Pathétiques ces allemands !
Réponse de le 06/01/2015 à 21:43 :
Et justement pour ne pas réitérer les erreurs de la sortie de la guerre de 14-18 où les alliés ont poussé les Allemands a voter Hitler en forçant l'Allemagne a verser des indemnités de guerre énormes qu'ils ne pouvaient pas rembourser.
L'Allemagne a essayé de rembourser cette dette en faisant des coupes drastiques dans les dépenses publiques , en mettant dehors un grand nombre de salarié et en imprimant des billets.
Schauble se focalise sur la planche a billet mais il oublie que le reste des mesure a aussi participé à la montée d'Hitler.
Ce qui montre que l'application du bon droit (il y a eu des traités qui ont décidés de ces indemnités, traités que l'Allemagne a signé) est parfois particulièrement malsaine.
Schauble est malsain.
Réponse de le 07/01/2015 à 0:35 :
amusant de comparer le traité de Versailles a celui de Maastrich !
Voyons, restons sérieux!
Pour info. l Allemangne a obtenu un moratorium pour repousser le rembousements des dettes de guerre 14-18 mais a reglé la note jusqu au dernier Mark. La derniere traite a été payée en 2012.
Réponse de le 07/01/2015 à 8:04 :
Rien n'est amusant pour les Grec dont 30% sont sous le seuil de pauvreté. Par ailleurs l'Allemagne d'hier n'a remboursé que le 1/3 de sa dette. Enfin ne reproduisons pas les mêmes erreurs du passé : en étranglant la Grèce d'aujourd'hui comme l'Allemagne de l'entre deux guerres on provoque les memes ressentiments et risques de montée des extrémismes dont on sait par le passé que cela mène infailliblement aux désastres. .
bref Relisez votre histoire avec un grand H
Réponse de le 07/01/2015 à 14:09 :
A vous croire c est le petit fils de Clémanceau qui a mis le couteau sous la gorge des Grecs pour les forcer a truander pour retrer dans la Zone Euro, pour encaisser des subventions et emprunter aux banques étrangeres des sommes qu elle ne poura probablement jamais rembourser !!
La Grèce a d abord ete occupée par les troupes italiennes avant d etre renforcées par la Wehrmacht. Quant aux destuctions subiés par la Grece vous voulez probablement parler de la destruction de l Acropolis ?
Réponse de le 07/01/2015 à 17:53 :
10 millions de morts en Europe....un détail qui vous a échappé ?
a écrit le 06/01/2015 à 19:56 :
"Le point de vue de Schäuble est celui d'un juriste : il y a des règles claires, ceux qui les respectent sont dedans" On se marre franchement. Et les caisses noires de la CDU ça lui rappel quelque chose au "juriste" ?
a écrit le 06/01/2015 à 19:44 :
Je ne sais pas si Schauble a raté sa cible. Tout dépend de ce qu'il visait ! S'il cherchait à poser des jalons, c'est plutôt réussi...
a écrit le 06/01/2015 à 19:38 :
d'Angela Merkel sur ce coup là...
a écrit le 06/01/2015 à 19:16 :
Eh oui, Romaric Godin, vous comprenez enfin, que cette UE ne peut qu'au final se défaire car derrière la Grèce, ce sont les autres économies des pays du sud qui vont encore rencontrer des problèmes, Italie en première lieu.

Et l'Italie, ce n'est ni le PIB, ni la dette de la Grèce, là on joue à un tout autre niveau. Les Allemands le comprennent parfaitement, ils mesurent les risquent en permanence ce qui fait qu'ils soufflent le chaud et le froid. Et vous verrez, ils finiront soit par demander à ces pays de quitter l'Euro, soit ils le feront de leur côté si la situation les y oblige. Ils l'ont déjà prévu auparavant et d'ailleurs, ils ont en effet exigé lors de la mise en place de l'Euro que chaque pays conserve sa banque centrale pour permettre un retour aux monnaies nationales sans problème technique. C'est dire !
a écrit le 06/01/2015 à 19:06 :
voir l'article de Michel SANTI du 5/01/2015 qui explique l'attitude actuelle de l'Allemagne.
Une excellente analyse économique de surcroît.
a écrit le 06/01/2015 à 18:52 :
Puisque désormais la France et nos hommes politiques ne comptent que pour du beurre sur la scène internationale, il faut alors critiquer les vrais patrons de l'Europe, les Allemands. Il y a une histoire africaine qui parle des hyènes et d'un lion mais j'ai oublié comme ça se passe….
a écrit le 06/01/2015 à 18:34 :
ces nouvelles sont réconfortantes pour ceux qui croient encore en la démocratie même si nous sommes bien isoles dans le monde actuel
a écrit le 06/01/2015 à 18:29 :
Le cas grec n'est pas l'echec de Schauble mais le l'allemagne de Merkel. Pour memoire la question de l'endettement grec etait une brindille a l'origine de cette affaire. Certes en valeur relative de son PIB la dette de ce pays est tres elevee, mais rapportee a l'UE, Presque rien. L'UE avait les moyens se regler en interne ce pb y compris en mettant dans la balance la sortie de la grece, don't la responsabilite est indeniable. Mais non, il fallait promouvoir l'austerite, le respect de la regle, la regle absolue ou l'ideal allemande. Pres d'une demie decennia après le debut de cette saga ou en est-on ? La crise est devenue systemique, la Grece jamais aussi pres du gouffre, l'UE en quasi recession, etc.
Réponse de le 06/01/2015 à 19:02 :
Pas "la Grèce":le responsable c'est le gouvernement grec de l'époque aidé par les agences de notation.Situation aggravée ensuite par le FMI de Lagarde.C'est mieux comme çà?.Parce que le peuple grec,lui,il bossait et il bosse:hier pour des clopinettes,aujourd'hui pour rien....quand il a du boulot.Valable pour tous les pays.
Réponse de le 06/01/2015 à 20:34 :
Article très drôle. On imagine la difficulté de faire passer le message de la complexité des problèmes et des réglage fins d'horloger que cette situation économique pleine de paradoxe réclame, surtout a la fin d'un repas alcoolisé dont les participants, râleurs de nature, français bon teint, idéologues et peu apte au compromis attendent d'un gouvernement ( de tout bord ) une toute puissance, évidemment imaginaire, et, forcement, déçu. Peut être aurait-il fallu, afin qu'il se battent entre eux ( ;-) ) leur demander que feriez vous, vous, a sa place ?
Réponse de le 06/01/2015 à 22:52 :
L'economie allemande est la seule a profiter de l'Euro (€), car son cours est plus faible que celui de leur monnaie nationale si elle existait encore (le deutschmark).
Les autre nations perdent leur latin et leurs exportations face à un euro trop fort en comparaison de ce qu'est ou serait leur monnaie nationale.
La France notament, gagnerais beaucoup a quitter cette europe castratrice.et une sortie de la ZE créera des emplois.
Une sortie de la Grèce est ce qu'il y a de mieux à lui soutaiter, en espérant leur emboiter le pas au plus bite.

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