Fillon dénonce la polémique sur la taxe carbone et sur ses relations avec Sarkozy

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Clôturant le campus d'été de l'UMP à Seignosse (Landes), François Fillon a balayé des "rumeurs" et des "spéculations", une "agitation médiatique (...) dérisoire" alors que de nombreux médias ont perçu dans la confusion de ces derniers jours sur la taxe carbone la preuve d'un nouveau désaveu de "l'hyperprésident" Nicolas Sarkozy envers son "collaborateur".

François Fillon a voulu clore dimanche un nouvel avatar de ses relations contrariées avec Nicolas Sarkozy en assurant qu'aucun désaccord ne l'opposait au chef de l'Etat sur la taxe carbone, casse-tête vert qui met à mal autant la cohésion de la majorité que celle de l'opposition.
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a annoncé sur Europe 1 que le président de la République annoncerait jeudi prochain son arbitrage sur la "contribution climat-énergie" dont la facture reste incertaine même si le Premier ministre a avancé le montant de 14 euros par tonne de CO2.
Un chiffrage prématuré si l'on en croit la chef de file des Verts, Cécile Duflot, qui a assuré jeudi à l'issue d'un entretien avec Nicolas Sarkozy que celui-ci ne s'était toujours pas prononcé.
Clôturant le campus d'été de l'UMP à Seignosse (Landes), François Fillon a balayé des "rumeurs" et des "spéculations", une "agitation médiatique (...) dérisoire" alors que de nombreux médias ont perçu dans la confusion de ces derniers jours la preuve d'un nouveau désaveu de "l'hyperprésident" Nicolas Sarkozy envers son "collaborateur".
"Ceux qui confondent le prix de la tonne de carbone avec un baromètre des relations entre le président et le Premier ministre en seront pour leurs frais", a lancé le chef du gouvernement.
François Fillon a réaffirmé implicitement sa proposition d'une taxe carbone initiale à 14 euros par tonne de CO2, sur la base du prix du marché, proposition formulée dans une interview au Figaro Magazine diffusée mercredi dernier.
Il a ainsi déclaré que l'Etat français ne pourrait "s'écarter au démarrage du prix de la tonne de CO2 sur le marché aujourd'hui".
Membres du gouvernement et dirigeants de la majorité se sont employés durant le week-end à dissiper l'impression de confusion qui paraît présider à la mise en oeuvre de cette nouvelle fiscalité verte critiquée par l'opposition socialiste.
Christine Lagarde a nié le moindre "couac" entre le chef de l'Etat et son Premier ministre.
"PAS L'OMBRE D'UN COUAC"
"J'ai participé avec mes collègues (Jean-Louis) Borloo, (Eric) Woerth et Chantal Jouanno à la réunion autour du président et du Premier ministre (vendredi), il n'y avait pas l'ombre d'un couac", a-t-elle assuré dans le cadre du "Grand Rendez-Vous" d'Europe 1/Le Parisien-Aujourd'hui en France.
"On est en train de finaliser des arbitrages", a-t-elle dit, précisant qu'une ultime réunion se déroulerait mercredi soir et que les arbitrages définitifs seraient communiqués jeudi.
"On a un président de la République qui est en dynamique, en initiative, en force et un Premier ministre qui dirige son équipe, qui organise le travail, qui répartit les compétences" a-t-elle plaidé, saluant en François Fillon "un formidable chef d'équipe".
"Il est dans la discrétion, il fait le travail, il n'est pas toujours en train de chercher de la visibilité", a-t-elle dit.
Invité du "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI, le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a comparé la situation à une "tempête dans un verre de carbone" et assuré que "le Premier ministre n'a pas parlé trop vite" s'agissant des modalités de la taxe.
Pour Rama Yade, la taxe carbone n'est pas "un facteur de clivage" entre Nicolas Sarkozy et François Fillon. "Le Premier ministre a fait des propositions, il n'y a rien de répréhensible à cela", a dit la secrétaire d'Etat aux Sports sur Canal+.
François Fillon l'a réaffirmé dimanche, la taxe carbone, destinée à promouvoir les technologies propres, sera compensée intégralement sans hausse des prélèvements obligatoires. "Une opération blanche", déclare le ministre du Budget, Eric Woerth, dans Le Parisien Dimanche.
Pour les entreprises, la taxe, qui sera progressive, devrait être compensée par la suppression de la part de la taxe professionnelle sur les investissements. Pour les ménages, une baisse des cotisations sociales est évoquée, avec des mesures spécifiques d'accompagnement pour les plus démunis.
La secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, a confirmé dimanche à Seignosse que les critères sociaux et géographiques - les personnes résidant en territoire rural seront plus pénalisées - seraient pris en compte.
Elle a souligné que le montant de la taxe, qui s'appliquera aux énergies fossiles (essence, fioul, charbon, gaz), ne pourrait être "déconnecté du prix du marché".
Signe que l'Elysée et Matignon pourraient finalement se retrouver sur ce terrain après l'imbroglio des derniers jours.

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a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
une taxe de plus ? ... = un impôt de plus
autre mauvaise nouvelle la meme semaine : forfait hospitalier augmenté
au fait, je voudrais bien savoir, puisque je paie des impots en France, combien nous coute les réceptions officielles du président de la république au cap nègre ?
et comment le président de la république compte résorber les 104 milliards de déficit annoncés? déficit doublé en unan, c'est aussi à cause de la crise internationale ? mon oeïl !
la France est en faillite comme l'avez dit Fillon il y a 2 ans...
RAS LE BOL de constater que les Français sont vraiment pris pour des imbéciles !... c'est insupportable!!! ne plus jamais voter pour l'ump sera la solution !.....
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Bon! On a compris! Les relations entre le président et le premier ministre sont cordiales! Monsieur FILLON devrait nous expliquer si cette nouvelle taxe est oui ou non un impôt nouveau; l'Académie Française pourrait également et urilement donner son avis
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Si cette taxe est un Impot direct alors c'est une erreur, mais à vous tous qui lisez ces articles "Il faut faire quoi au juste" tout le monde s'inquiète de l'avenir de la planète mais évidement personne ne veut changer d'attitude ! Ca me fait penser à une route à deux voies qui devient une file, il y a toujours des tarés qui vont jusqu'au bout du bout du bout et qui créent les bouchons l'avenir de la planète dépend de ces mêmes tarés. Je suis 100% d'accord de taxer les parents qui amènent un gamin en 4x4 à l'école sauf s'ils sont dépendant de ce type de véhicule dans leur métiers (c'est ça le problème !) Evidement qu'il faut taxer les yachts, jetski et autre 150 ch sur un zodiac ! ... . Le soucis vient principalement des gens qui vont au travail en voiture et c'est ça qui nous contrarient tous pas du blabla gauche-droite une fois de plus inutile. "Plume" Les Français sont des imbéciles (moi avec je te rassure) et seul les flashs ont stoppé les milliers de morts ! Réfléchissons ensemble à une solution pas comme des imbéciles justement.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Les journalistes continuent leur psychodrame complètrement déconnecté de la réalité. Laissez le Président et le Premier Ministre travailler en paix et arrêtez de vous prendre pour des psychologues avertis. Contentez-vous de rapporter des faits en les ayant vérifiés. Nous en avons assez de lire des aneries dans les médias. Il suffit d'être un professionnel du domaine traité pour juger de la validité de certains articles. Cela ne vous met pas en confiance pour vos autres lectures. Taxe, impôt, contribution, cotisation, contribution, prélèvement... la langue française ne manque pas de mots pour définir des ponctions effectuées dans la poche du contribuable qui n'arrête pas de contribuer... De toute façon les recettes de l'état n'ont qu'une seule origine, les individus, les autres fournisseurs (sociétés) ne sont que des intermédiaires qui répercutent les prélèvements sur l'utilisateur final des produits. Donc le vrai problème est : qui paie parmi les individus. Ce qui ne sera prélevé sur l'un le sera sur l'autre, l'avantage à l'un sera désavantage pour l'autre, la fraude de l'un sera payée par l'autre. Alors, mon cher "plume" ne plus voter pour l'ump n'est pas la solution, d'ailleurs vous n'étiez surement pas un adepte de l'ump. Pourquoi ne pas regarder les réalités en face. Le gouvernement se bat comme un beau diable face à une situation de crise. Il fait au mieux même s'il ne fait pas tout très bien (qui le pourrait ?) Surement pas le PS qui dit tout et son contraire.
Ceci dit le "prélèvement" carbone est surement une bonne chose, mais il sera soit injuste, soit une usine à gaz. Il est relativement facile de taxer des recettes, un peu moins des revenus, mais extrèement complexe un comportement. Il faudrait en venir à une taxe basée sur la prise en considération du comportement de l'individu. C'est totalement impossible. On va donc en arriver une nouvelle fois à la taxation de produits, sans tenir compte de l'utilisation qui en est faite. Quant à une' redistribution éventuelle elle ne pourra que rajouter de l'arbitraire à la taxation. Une redistribution doit être simple et globale et permettre à tous un minimum vital décent. Faire autrement conduit à l'assistanat, à l'injustice, au bénéfice de certains profiteurs.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Je comprends vos aigreurs mon cher Fremen, mais la réalité numérique c'est Plume. Je fais totalement confiance aux journalistes de La Tribune.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Les dégénérés congénitaux de l'UMP (comme tous les autres congénères de la classe politique d'ailleurs) veulent se montrer en grands sauveurs de la planètes pour récolter des voix en 2012 sur le dos des Verts, alors que leur grenelle de l'environnement n'est qu'une nullité de fumiste, puisqu'il ne défend même pas la pollution des sols et des eaux. On verra comment, dans 10 ans, lors de la future guerre mondiale de l'eau, comment les politiques vont nous sortir d'affaire. C EST UN CRIME CONTRE L HUMANITE QU ILS NOUS PREPARENT, CES MARGINAUX !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il nous fait un caca mou Fillon, car n'oublions pas que, le jour même où le gouvernement a annoncé qu'un comité d'expert se penchait sur les modalités de la taxe carbone, Fillon était rendu en Irak pour négocier l'exploitation du pétrole pour Total. Alors, ils se foutent de notre gueule : ils sont pour la pollution par le pétrole ou pour l'écologie ces gens là ? La psychiatrie, il leur faut !

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