Gouvernement : remaniement attendu pour le 15 novembre, maintien probable de Fillon

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Le maintien de François Fillon comme Premier ministre parait de plus en plus probable. Pour autant, des changements sont à prévoir au sein du gouvernement.

François Fillon va rester à Matignon. C'est du moins le sentiment qui prévaut dans la majorité à l'issue d'une semaine riche en rebondissements dans le feuilleton du remaniement. Le chef du gouvernement aurait réussi à prouver à Nicolas Sarkozy qu'il était le mieux placé pour poursuivre l'action entamée en 2007. Selon des sources proches du Chef de l'Etat, le remaniement du gouvernement pourrait intervenir le 15 novembre prochain en vue du conseil des ministres du mercredi 17. L'autre fenêtre était ce lundi 8 novembre mais l'agenda international, juste après la visite du dirigeant chinois Hu JIntao en France et avant le G20 des Chefs d'Etat de ce week-end, le rend difficile à tenir.

"Il n'a pas de passif, il est donc normal qu'il veuille rester actif" a laché dimanche soir le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, un des fidèles de Nicolas Sarkozy. Plutôt partisan de l'hypothèse d'un remplacement par Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Intérieur semble donc s'être converti à l'hypothèse Fillon et aurait même encouragé le Premier ministre à afficher son envie de rester comme il l'a fait la semaine dernière lors d'un discours à Matignon devant des ingénieurs et des scientifiques, vantant une solution de "continuité et dénonçant le risque d'un virage "tacticien".

Conforté, François Fillon serait en train de peaufiner les derniers arbitrages avec Nicolas Sarkozy. Des changements sont à prévoir dans la composition du gouvernement. Valérie Pécresse, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, pourrait ainsi obtenir le poste de Garde des Sceaux. Reste à trouver un point de chute à la très chiraquienne Michèle Alliot-Marie dont l'expérience et la discrétion sont vantées même dans le camp sarkozyste.

Rama Yade dont les dernières déclarations semblent avoir dépassé les bornes - quand elle a dit qu'elle n'allait pas "gifler le Président de la République" malgré certains désaccords - devrait quitter le gouvernement. Le Secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant que l'on avait vu un temps échanger son poste avec Brice Hortefeux ne devrait finalement pas bouger afin de ne pas envoyer l'image d'une prépération avant l'heure du camp présidentiel en QG de campagne pour 2012 avec un tandem Sarkozy-Hortefeux à l'Elysée.

Pas sûr non plus que Christine Lagarde quitte Bercy en plein début de présidence français pour le G20 même pour un ministère des affaires étrangères enrichi du commerce extérieur comme le fameux Miti japonais.

L'Elysée sera attentif à obtenir un gouvernement d'une taille limitée - même si celui d'une équipe resserrée parait une fois de plus difficile à atteindre - et avec un équilibre hommes - femmes respecté afin de ne pas répéter l'erreur de Jacques Chirac et d'Alain Juppé quand avaient été évincées la plupart de ses ministres femmes, les "juppettes".

Pour l'ancien Premier ministre Alain Juppé, dont le grand retour au gouvernement est annoncé, sans doute à la Défense, le délai entre l'annonce de cette refonte gouvernementale, avant l'été, et la composition de la nouvelle équipe est certes "inhabituel" mais ces grandes manoeuvres politiques ne sont pas "l'obsession" des Français, davantage préoccupés par la situation de l'emploi.

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