Télécoms / Kenya : Safaricom ne sera finalement pas « démantelé »

Safaricom
Reuters
L'opérateur téléphonique historique kényan, Safaricom, semble a finalement eu gain de cause face au gendarme kényan des télécommunications. En effet, l'autorité de régulation vient d'abandonner sa proposition visant à scinder Safaricom en deux entités distinctes, l'une axée télécoms et l'autre services financiers.
Ce plan de "démantèlement"de Safaricom date de février 2017 et s'inscrivait dans le cadre d'un projet de rapport du régulateur sur le renforcement de la concurrence dans le secteur. Après le tollé suscité autour des risques liés à la scission de la plus importante entreprise du Kenya en termes de valorisation, la proposition a été retirée d'une version révisée du rapport.
Safaricom compte 29,4 millions d'utilisateurs pour 71,9% de parts de marché. L'opérateur est détenu à 35% par le groupe sud-africain Vodacom, à 5% par Vodafone le le reste du capital revenant à l'Etat kényan. Le groupe a par ailleurs enregistré un bond de 20,7% de recettes hors taxes à plus de 973 millions de dollars au 31 mars 2017.
L'opérateur porté par les services financiers et Internet mobiles compte élargir son champ d'action et prévoit de lancer très prochainement un service de commerce électronique où les achats pourront être réglés via sa célèbre plateforme d'argent mobile, M-Pesa. Cette bonne santé du groupe, ne semble pas avoir joué en la faveur du projet du régulateur kényan. Ce dernier a finalement déclaré qu'il ne « démantèlerait aucune entreprise ».
Le groupe compte par ailleurs sur le soutien du gouvernement d'Uhuru Kenyatta, qui avait critiqué la position du régulateur, alors que Vodacom avait menacé de se retirer du pays. En revanche, les concurrents Bharti Airtel (filiale de l'indien Airtel) et Telkom Kenya (détenue par Helios Partner) s'étaient naturellement rangés du côté du régulateur.
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Les « petits opérateurs » kényan ont par ailleurs longtemps soutenu que Safaricom « jouissait d'une position dominante » vu que l'opérateur représente à lui seul 90% des revenus dans des segments tels que les appels vocaux et les messages textes. Des motifs que l'opérateur historique a toujours rejeté, allant jusqu'à accuser le régulateur de « chercher à aider ses rivaux plutôt que de se concentrer sur les consommateurs ».
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