Tchad : pour la Banque mondiale, la concurrence pourrait stimuler le secteur des télécoms
Sylvain Vidzraku

Somalie, nouvelle loi pour réguler les télécoms
AFP
Sylvain Vidzraku

Somalie, nouvelle loi pour réguler les télécoms
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Le secteur télécoms tchadien est l'un des plus faibles du continent et afin d'y remédier, la Banque mondiale recommande aux autorités de promouvoir la concurrence. Dans un rapport récemment publié, l'institution a souligné que cette stratégie permettrait une amélioration du secteur, notamment pour ce qui est de la qualité des services, mais aussi d'engendrer une baisse des prix, et par la même occasion d'augmenter le nombre d'abonnés au mobile ainsi que le taux de pénétration d'internet. En somme, avec plus d'opérateurs et une législation adaptée, la concurrence permettrait d'accroître la productivité et la croissance globale du secteur.
Actuellement, relève le rapport de la Banque, il n'existe aucune réglementation favorisant la concurrence dans le secteur des services mobiles, ni de réglementation sur le partage de l'infrastructure nationale. Le secteur en ce qui concerne les services mobiles, est actuellement dominé par Airtel (Bharti Airtel) et Tigo (Millicom), qui ont représenté 96% de toutes les connexions mobiles en 2017. Sur le plan de la connectivité à la dorsale internationale, le pays d'Idriss Déby dépend d'une passerelle unique, notamment un monopole public légal.
Le secteur des télécommunications du Tchad est l'un des plus sous-développés au monde avec un faible nombre d'abonnés à la téléphonie mobile et un faible taux de pénétration d'Internet. Dans le classement établi par l'Union internationale des télécommunications (UIT), sur le plan mondial, seules la République centrafricaine et l'Érythrée obtiennent de plus mauvais résultats.
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En ce qui concerne les prix, ils se trouvent qu'ils sont très élevés. Les experts indiquent que pour les 20% de Tchadiens aux revenus les plus bas, un forfait voix et SMS coûte l'équivalent de 87% du revenu mensuel, ceci, alors que les taxes qui représentaient près de 50% des revenus des opérateurs en 2015 pourraient atteindre 60% aujourd'hui. «Il apparaît donc que le gouvernement a privilégié la génération de revenus à court terme par rapport au développement d'un secteur privé dynamique fournissant à long terme un apport essentiel à l'économie», note la Banque mondiale dans son rapport.
Sylvain Vidzraku
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