CIVB : Bordeaux vendange, le plan Bordeaux Demain récolte

Pascal Rabiller

Vendanges Bordeaux
Appa

Pascal Rabiller

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Il n'est peut être pas question de parler de triomphe, ni de victoire totale, mais décidé en 2010, au pire moment de l'histoire contemporaine de la filière vin bordelaise, le plan stratégique baptisé "Bordeaux Demain" semble payant.
Les chiffres communiqués ce matin par Bernard Farges, président du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) et son vice président, Allan Sichel, également président de la fédération du négoce vont tous dans ce sens.
Qu'est ce qu'on y note ? D'abord que si les volumes écoulés dans les grands et moyennes surfaces françaises reculent (-7%) avec 174 millions de bouteilles vendues, le chiffre d'affaires reste stable à 901 M€.
Conclusion : le plan Bordeaux Demain tablait sur une montée en gamme et une meilleure valorisation des Bordeaux et ce semble désormais gagné puisque si les bordeaux à moins de 3€ plongent (-32%), le cœur de gamme, et les catégories situées entre 4 et 6€ et entre 6 et 15€ progressent elles respectivement de +4 et +9 %
Autre signe fort des bienfaits de ce plan Bordeaux Demain : l'état des stocks.
Enfin, et ce n'est sans doute pas la moindre des réussites du plan stratégique piloté par l'interprofession : les cours du tonneau ont augmenté l'an dernier et surtout se sont stabilisés cette année.
Exit les 900 € le tonneau de bordeaux rouge, désormais, les cours sont plus proches de 1.200 euros le tonneau. "C'était un véritable challenge !" assure Allan Sichel, président de la fédération du négoce, nous tous acteurs de toute la filière, avons su le relever. Nous avons réussi à conserver, en 2014 les niveaux de cours de l'année de toute petite récolte, en quantité, de 2013". Une analyse partagée par Bernard Farges.
Dans ces conditions, le plan Bordeaux Demain qui repose, notamment, sur un régulation et une montée en gamme de la production, la proposition d'un excellent rapport qualité/prix au consommateur, un meilleur fléchage des aides communautaires vers les investissement, de promotion, de restructuration des vignobles, d'amélioration des chais semble avoir tout de la formule miracle à la sauce bordelaise.
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Allan Sichel et Bernard Farges lors de la conférence de presse de ce jour
Et Bernard Farges de poursuivre :
Dans le même temps, après un rapide trou d'air de la part d'une Chine qui semble redémarrer depuis quelques semaines, le grand export semble reparti de plus belle avec +43% sur le 2ème trimestre 2015 par rapport au même trimestre en 2014. La clarification de la Loi Evin promise par François Hollande en juin pendant Vinexpo semble sur la voie du vote par l'assemblée nationale.
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Bref, les bonnes nouvelles semblent désormais vouloir voler en escadrille au dessus d'un vignoble bordelais qui vendange, sous le soleil, une récolte qu'on annonce historique en termes de qualité.
Pascal Rabiller
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