« Les acteurs de la grande distribution sont à l'écoute et très regardants sur les possibilités de se différencier », constate Christian Maviel, dirigeant de l'iconique marque girondine Cacolac. Cela passe notamment par le segment des marques de distributeurs (MDD) pour lesquelles elles sollicitent les PME qui ont, elles-mêmes, un intérêt à se positionner. Les MDD sont un relais de croissance intéressant. « Cela permet d'atteindre des seuils de rentabilité liés à l'effet volume », observe Aubry Guillon, actionnaire de plusieurs entreprises de l'agro-alimentaire et membre du conseil d'administration de l'Association régionale des entreprises agroalimentaires (Area) Nouvelle-Aquitaine.
Alors se positionner oui, mais pas à tout prix, nuance Aubry Guillon qui fait la distinction entre deux catégories de MDD. « Les premiers prix n'ont, selon moi, que peu d'intérêt économique pour les PME car il faut avoir de la capacité industrielle. Ce sont plutôt de gros faiseurs qui se positionnent sur ce marché, en complément de leur activité », décrypte-t-il. Elles auraient en revanche leur carte à jouer sur la MDD de terroir ou premium. « Ces produits là sont mieux valorisés, car davantage tournés vers l'innovation que dans la copie de la marque nationale de référence », poursuit-il. « La grande distribution n'attend plus que la marque nationale de référence innove », abonde Clément Cordier, directeur général de Maison Jock à Bordeaux.